‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.19Chapitre 17 sur 48 · COMBES. 26T · texte numérisé non relu

COMBES. 26T

l'aris conquérir le titre de docteur. La querelle entre les médecins et les chirurgiens était alors dans tout son feu, et Combalusier prit fait et cause pour les premiers, dans quelques écrits très-passionnés, oii il demandait au nom du bien public la subordination de la chirurgie à la médecine ; une partie de la faculté, pour montrer sa reconnaissance envers cet auxiliaire, voulait abréger le temps^ d'épreuves pour la licence et l'admettre sans examen aux honneurs du doctorat malgré la résistance et les criailleries des rigoristes. Enfin, après bien des débats survint un arrêt du parlement qui autorisait cette dérogation aux vieilles coutumes, et le 3 août 1750, Combalusier prit enfin la licence dans la rue de la Bûcherie. Trois mois après il obtenait la régence. En 1755, il fut nommé professeur de pharmacie et son cours obtint un très-grand succès. Ce médecin mourut jeune encore, le 24 août 1762. Outre ses écrits polémiques Combalusier a pubHé un traité sur les vents qui a joui longtemps d'une grande réputation et que l'on consulte encore quelquefois ; il renferme en effet des observations assez cui'ieuses, surtout à l'occasion delà ponction dans la tympanite proposée par lui. Une note à la mam insérée dans l'exemplaire, que je possède, des maladies de l'urèthre par Daran (éd. de 1748), contient la mention suivante, que je donne bien entendu sous toute réserve : « Ce livre, dont il paraît que M. Daran est l'auteur, a été fait par MM. Bruhier et Combalusier, médecins, à qui Daran a donné de l'argent. » Singulière manière, si le fait est vrai, d'entendre la subordination de la chirurgie !

On a de Combalusier :

I. 'Pneumato-pathologia sive tractatus de flatulentis corpons humani affeclibus. Paris, 1747, in-12, trad. fr. par Jault. Ibid.. 1754, in-12, 2 vol. — II. La subordbialion des chirurgiens aux médecins, démontrée, etc. Paris, 1748, in-4". — III. Remarques sur la subordinalioiides médecins aux chirurgiens en général et sur celle, etc. Ibid., 17i8, in-4°. — lY. Prétexte fnvnle des chirurgiens pour s'arroger V exercice de la médecine. Ibid., 1748, in-^". V. Considérations d'un médecin de Montpellier sur les deux jyremiers mémoires du sieur Pichaut de la Martinicre. Ibid., 17i9, in-4°. — VI. An diîi j)ossit homo sine cibo potuque vivere cl valere ? (Kesp. diii vivere non valere.) Th. de Paris, 1750, iii-4°. — VII. Observations et réflexions sur la colique de Poitou ou des jyeintres, etc. Pai^is, 1701, in-l^.

E. Bgd.

CO.nsES (JosEPH-MARiE-Louis-HrppoLYTE), né à Castres, le 13 août 1809. Après de solides études au collège de Sorèze, il alla étudier la médecine à Montpellier et se fit recevoir docteur en 1832. Il vint alors à Paris suivre les hôpitaux, et collabora à divers recueils de médecine. En 1837, il fit un voyage en Algérie et revmt à Jlontpellier, en 1839, disputer au concours une place d'agrégé qu'il conquit avec beaucoup d'éclat. C'est à la suite de ce succès qu'il se rendit en Italie, et la relation de cette excursion scientifique est assurément l'ouvrage le plus remarquable qu'il ait produit. En 1841, malgré ses absences continuelles, sa réputation était si bien établie qu'il fut appelé à Toulouse, pour occuper la chaire d'hygiène et de médecine légale. Au bout de quinze ans il abandonna l'enseignement et remplit les fonctions d'inspecteur d'académie à Foix, à Aix et à Montpellier. Mais dès 1859 le mauvais état de sa santé l'obligea d'abandonner les" fonctions universitaires, et il se retira dans sa ville natale, consacrant les rares instants que lui laissaient ses souffrances à des questions d'intérêt professionnel. C'est là qu'il mourut, le 13 février 1875. — Comme nous l'avons dit, le travail le plus important sorti de sa plume est son histoire de la médecine en France et en Italie. Sous une forme rapide, concise, aussi claire qu'élégante, il nous fait connaître l'état de l'enseignement, mais surtout des fameuses doctrines des Rasori.

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