‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.19Chapitre 34 sur 48 · CONNA.RE · texte numérisé non relu

CONNA.RE

li'me. Il y a deux manières de considérer un radical conjugué. Ou peut l'expri^ mer comme conjugué par addition, lorsqu'il renferme tous les éléments des deux autres radicaux simples ou composés.... Ou bien on peut considérer un radical comme conjugué par substitution, lorsqu'il contient tous les éléments d'un radical et une partie seulement des éléments d'un autre radical, le premier radical étant ainsi censé remplacer les éléments manquants du second. » 11 résulte de la courte exposition historique précédente que la classe des composés conjugués n'a plus aucune raison d'être aujourd'hui ; les corps aux- (|uels on avait donné ce nom ne sont que des dérivés de substitution. Toutes leurs propriétés, et surtout les lois de leur atomicité, s'expliquent fort bien ainsi qu'il suit :

a. Que deux corps dont l'atomicité' soit égale à 0 réagissent, le produit de subtitution résultant aura aussi une atomicité égale à 0.

b. Lorsqu'un corps d'atomicité égale à 0 réagit sur un corps monoatomique, le produit peut avoir une atomicité égale à 0 ou à i, selon la manière dont la substitution se fait. Le produit a une atomicité égale à 0, si le résidu du premier corps remplace l'hydrogène typique du second ^ ; il est au contraire monoatomique, s'il remplace un atonie d'hydrogène non typique engagé dans le radical.

c. Enfin, lorsqu'il s'agit d'acides bibasiques, ce sont les résidus monoatomi- (jues dérivés de ces acides par élimination d'un seul 011 qui se substituent à H.

Malaguti.

Bibliographie. — Gebhabdt. Ann. de chhn. et de phijs., t. LXXII, p. 184; 1859. — Dumas et PiRiA. Ibid. (ô), t. V, p. 553. — Gerhardt. Comptes rend, de l'Acad. des sciences, t. XX, p. 1051 , 1648 ; Coinpt. rend, des travaux de chimie pour 1855, p. 87 et 101 , et Ann. de Milon, et Rciset, p. 572, 18i6. — STREChEn. Ann. der Chem. und Pharm., t. LXVIII, p. 47, et en^ extrait Ann. de Milon et Reiset pour 1849, p. 286. — Gerhardt. Traité de Chim., t. IV, p. 604, 639. — MiTSCHERLicH. Compt. rend, mensuels de V Académie de Berlin, février 1841. — Mendius. Ann. der Chem. und Pharm., t. ClII, p. 39; nouv. série, t. XXVII, et en extr. Ann. de chimie et de phys. (3), t. LUI, p. 243. — Limpricht. Ann. der Chem. und Pharm., t. Cil, p. 139; t. GIV, p. 127 ; t. CV, p. 177; t. CVI, p. 129. — Kékulé. Traité de Chim., 1. 1, p. 192; 1859.

COIXIVARE {Connariis L., Gen., n. 830). Genre de plantes monocotylédones, qui a donné son nom à la famille des Connaracées. Celle-ci a été, de tout temps, considérée comme voisine des Légumineuses, dont elle se distingue par ses fleurs polycarpellées ; des Térébinthacées, dont la séparent ses carpelles indépendants les uns des autres? et des Piosacées, principalement des Spirées qui ont souvent, comme les Cnestidées, tribu des Connaracées, un périanthe double, un androcée diplostémoné et des cai'pelles libres, renfermant chacun deux ovules. Mais il reste constamment, pour séparer les deux groupes, ceci : que certaines Spirées ont des stipules et que leurs graines sont le plus souvent dépourvues d'albumen. Quant aux Couinants, ils ont des fleurs régulières et hermaphrodites,.

1 Le mot atomicité exprime la complication moléculaire d'un corps, ou l'état decondensalion du type auquel on le rapporte, tandis que le mot basicité exprime la capacité de saturation d'un acide.

- Dans les substances organiques, notamment dans les acides, l'iiydrogèiie qui en fait partie peut occuper deux places distinctes. Dans l'une d'elles il se trouve comme isolé, caractérise la molécule et le degré de saturation dont elle est susceptible; c'est l'hydrogène typique: dans l'autre place l'hydrogène est engagé dans un groupe auquel il ne communique aucun caractère distiiictif. Il peut être en tout ou en partie éliminé par substitution sans que le degré de saturation de la molécule entière en soit affecté. C'est l'hydrogène non typique-

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