‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.19Chapitre 36 sur 48 · CONQUEST · texte numérisé non relu

CONQUEST

conlro\erses, nous voulons parler du no-restraint, ou traitement sans contrainte. Ce n'est pas ici la place de discuter sur la valeur et l'opportunité de ce mode de traitement, il faut cepcndanl ajouter que son propagateur, doué d'une trèsgrande bonté, autant que d'une perspicacité intelligente, sut appliquer sa méthode, selon ses malades, et il est bon d'ajouter que la liberté relative et les occupations appropriées à chacun d'eux n'excluaient pas une surveillance qui pour être parfois occulte n'était pas moins vigilante. Conolly est mort le 5 mars 1866, regretté de tous ceux qui avaient pu apprécier ses rares qualités et son amour du bien. Il avait concouru avec Forbes à la publication de la British and Foreign médical Review, et a laissé plusieurs écrits :

I. De statu mentis in insania cl melancholia. Edimbourg, 1821, in-8°. — II. Observations on Vaccination and on the Practice of Inoculation for the Small Pox, luitli an Appenclix of Cases and Facls. Londres, 1824, in-8°. — Ilï. Introductory Lecture delivered in Ihe University of London, le 2 octobre 1823. Londres, 1828, in-8°. — IV. An Inquiry concerning the Indication of Insanilu, vnth Suggestions fur the better Protection and Cure of Insane. Londres, 1830, in-8°. — V. Hanwell Asylum Reports, 1839 à 1844. — VI. Instruction and Management ofLunatic Asylums. Londres, 1839, in-8°. — VII. Une étude sur Ilamlet. Lond. 1864, in-8°. A. D.

COKORI4. VoiJ. CoxOHORIi.

COlXQlJES (Eau MINÉRALE de), Gi/ierma/^, sulfatée calciqiie et ferrugineuse, non gazeuse. Dans les environs de la station sulfurée de Saint-Sauveur, émergent plusieurs sources ferrugineuses, Bué, Viscos, Saligos, Conques. De toutes ces sources, celle de Conques est la plus éloignée de Saint-Sauveur. Il faut, pour arriver à son griffon, faire une excursion dans la montagne qui sépare la vallée de Cauterets de celle de Saint-Sauveur. On ne boit jamais qu'accidcnteHement Teau de Conques à son point d'émergence ; on la transporte rarement même à Saint-Sauveur, en raison de son éloignement et des difficultés de la route qui conduit à sa fontaine. Cette eau est claire, transparente et limpide ; elle n'a aucune odeur ; sa saveur est légèrement ferrugineuse ; elle tapisse les parois intérieures de son bassin d'une couche peu épaisse de rouille ; aucune bulle gazeuse ne la traverse ni ne se dépose sur les vases avec lesquels on la puise. Sa température est de 1 6° 8 centigrade, l'air extérieur étant à 21° 4 centigrade. Son analyse chimique n'a jamais été faite, mais son goût et ses vertus curatives font penser qu'elle doit contenir les mêmes éléments, et presque en quantité égale, que l'eau des sources de Bué et de Viscos [Voij. ces mots). A. R.

CORIQIIEST (JoNH T.), né à Chafam, en 1789; il servit pendant quelque temps dans la marine militaire, puis il vint à Edimbourg achever ses études et prendre le grade de docteur, en 1815. 11 se rendit aussitôt à Londres pour y exercer son art et se livra spécialement à la pratique des accouchements, où il obtint beaucoup de succès. A la mort de Gooch, il fut nommé professeur d'obstétrique et de maladies des femmes à l'hôpital Saint-Barthélémy. Il a contribué à créer l'école de la cité de Londres pour laquelle il fonda un prix. Ce praticien distingué s'était retiré depuis quelques années déjà à Schooter's Hill quand il succomba le 24 octobre 1866, à l'âge de 77 ans.

Nous citerons de lui :

I. De rheumatismo. TU. d'Edinb., 1813, m-8°. — II. Outlines of Midwifery developping ils principles, etc. Lond., 181. ?, in-8°, plusieurs éd., 5= Lond., 1854, in-8°; trad. en différentes langues. — III. Practical Remarks on Obstetric Instruments, with Suggestions, etc. In Lond.

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