‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.19Chapitre 37 sur 48 · CONRING · texte numérisé non relu

CONRING

Meci. Reposit., t. XllI, p. 185, pi. ; 1820. — IV. Case oflappim/ in H])drocephahis, terminating successfully. In The Lancet, t. XVIII, p. 82; 1829-30, etc. E. Bgd.

C01XQUEST (Le). Station marine (Fo?/. Le Conquest).

COXRitDl (Georges-Christophe), né le 3 juin 1767 à Roessing en Hanovre, fit ses éludes médicales à Gollingue, où il prit le grade de docteur, et exerça ensuite la médecine à Ilameln. En 1791, il fut nommé médecin pensionné de la ville de Nortlien, Hanovre, où il était allé se fixer, et où il mourut le 16 décembre 1798. Il est surtout connu par un manuel d'anatomie pathologique, l'un des premiers sur la matière, et par un procédé d'opération de la cataracte qui consistait à ouvrir la capsule du cristallin, procédé qui dans certains cas lui paraissait suffire pour déterminer la résorption de la cataracte. Nous citerons de ce médecin :

I. Bemerkungen ûber einige Gegenstânde der Amziehung des grauen Staars. Leipzig, 1791, in-8°. — II. Taschenbuch fiir Aerzte zur Beurtheihmg der Aechtheit, Verfâlschiing und Vcrderbniss der Arzeneymitlel. Hanovre, 1793, in-8°. — III. Auswahl aus dem Tagehuch eines praktischen Arztes. Cliemnitz, 1794, in-8°. — IV. Haitdbuch der pathologisehen Anatomle. Chemnilz, 1796, in-S" ; trad. en italien pai- Pozzi. Milan, 1804-1805, 5 vol. in-8'.

COIVRIIVG (Hermann), plus connu sous son nom latinisé de Conringius. Le biographe est fort embarrassé pour faire connaître, un peu complètement, dans un article qui doit être court, ce. médecin, l'un des savants les plus remarquables et des plus féconds polygraphes du dix-septième siècle. Né à Norden, dans la Frise orientale, où son père était prédicateur évangélique, le 9 novembre 1606, il mourut le 12 décembre 1681, âgé , par conséquent, de 75 ans. A l'âge de 14 ans, il écrivait sur les poètes couronnés une satire qui lui attirait l'attention de Corneille Martini, professeur de philosophie à Helmstaedt, et qui fit que ce dernier savant voulut diriger lui-même le jeune homme dans ses études philosophiques. C'est grâce à ce patronage que nous voyons Conring résider trois années dans cette dernière ville, pour de là aller à Leyde (1625), y étudier simultanément la théologie et la médecine, et y obtenir ses premiers degrés. En 1652, l'Université d'Helmstsedt le choisissait pour son professeur de philosophie naturelle : quatre ans après il était couronné docteur, et bientôt après il échangeait sa chaire contre celle de médecine. C'est là, surtout, qu'il s'est illustré. La gloire, les honneurs, la réputation, se sont accumulés sur sa tète ; tous les souverains de l'Eui'ope lui ont prodigué des marques d'estijue ; Louis XIY le fit inscrire dans le nombre de ses pensionnaires ; la princesse régnante d'Ost-Frise le prit pour son premier médecin en 1 649 ; Christine de Suède en fit de même l'année suivante ; on peut dire que successivement tous les rois et princes de l'Europe l'ont reconnu en cette qualité. On assure même que telles étaient son habileté et ses connaissances dans les affaires de jurisprudence, que souvent il fut choisi pour régler les différends entre plusieurs princes de l'empire et des pays voisins. N'est-il pas touchant de voir la puissance terrestre s'incliner devant le génie et les talents, devant ce Vir eruditissimus, comme l'appelle Guy Patin, son contemporain et son correspondant? (Lettre à Spon, 15 nov. 1665.)

Pendant plus de cinquante ans, Hermann Conring n'a pas cessé, pour ainsi dire, d'écrire et défaire gémir la presse; sa tête, vraiment encyclopédique, s'occupa de presque toutes les hautes sciences, et en vainquit toutes les difficultés ; presque

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