‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.19Chapitre 39 sur 48 · GERMAINS · texte numérisé non relu

GERMAINS

DELLES-SŒBRS.

Totaux. .

On peut donc, d'après ce tableau, dire avec Boudin qu'en France, de 1855 à 1859, on a compté sur 100 mariages de tous genres :

0,88 mariages entre cousins germains, 0,04 — oncles et nièces,

0,016 — neveux et tantes,

0,9 mariages des trois catégories.

Boudin regrette que les mariages entre cousins issus de germains n'aient pas été recensés, aussi, il force un peu le dernier chiffre et conclut que sur 100 mariages de tous genres, en France, on compte environ 2 mariages entre consanguins. Notre statistique, basée sur des recensements plus exacts, donne en effet des chiffres un peu plus élevés que ceux trouvés par Boudin.

Ainsi que le fait remarquer M . Bcrtillon dans son savant article Mariage de ce Dictionnaire, si la France est le seul pays à relever ce détail démographique, elle ne le fait d'une façon moins imparfaite que depuis 1864. On n'y enregistre pas les unions entre cousins issus de germains, et de plus les chiffres relevés pourraient n'être que des minima, car il est probable que plusieurs ne déclarent pas une parenté qui les expose, devant l'Église, à des redevances pécuniaires.

Le même auteur fait ensuite observer que les renseignements peuvent être puisés à deux sources différentes : dans les registi^es de l'état civil, et dans les fastes judiciaires. Ceux-ci ne fournissent, il est vrai, que le nombre des mariao-es que la loi soumet à une autorisation préalable. M. Bertillon constate une différence dans les relevés de ces deux statistiques. Dans celle de l'état civil, les unions entre neveux ou nièces et leurs ascendants sont plus fréquentes, tandis que celles entre beaux-frères et belles-sœurs sont moins nombreuses. Cet auteur en donne une explication et fait voir les raisons qui l'ont engagé à adopter les chiffres des comptes rendus judiciaires. Mais nous ferons remarquer à M. Bertillon que le chiffre de la statistique judiciaire qui a un cachet de vérité, d'authenticité et de contrôle ne laissant aucun doute sur son exactitude, indique seulement le nombre de dispenses accordées, mais non le nombre de mariages accomplis.

D'ailleurs cette statistique fait deux catégories de dispenses accordées : la première pour mariages entre alliés (loi du 16 avril 1832), la deuxième pour mariages entre parents (art. 164 du Code civil). Voici les dispenses accordées depuis 1861 jusqu'en 1873. M. Yvernès, chef de la statistique au ministère de la justice, a bien voulu nous fournir les résultats de l'année 1873 qui n'ont pas encore été publiés :

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