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La différence de nos résultats et de ceux de Boudin tiennent certainement à un relevé plus exact de la statistique, qui ainsi que nous l'avons dit se fait nlus convenablement depuis 1863.
Le tableau (2) indique les mariages consanguins dans la population rurale.
ils ont conservé à peu près la même fréquence (les mariages entre beaux- Ireres et belles-sœurs ont augmenté).
Sur 100 mariages de tous genres, dans la population rurale, ily a :
0,0-24 mariages entre neyeui et tantes, 0,056 — oncles et nièces,
1,190 — cousins germains,
1,270 mariages des trois catégories.
Ce dernier résultat est un maximum. C'est à la campagne que les mariages consanguins présentent leur plus grande fréquence.
C'est au milieu social le moins avancé que sont accordées la plus grande partie des dispeii^es données par les autorités civiles ou ecclésiastiques.
Le tableau (5) montre les mariages consanguins dans la population urbaine.
Les mariages entre neveux et tantes, entre cousins germains, deviennent moins Iréquents; cette diminution est moins accusée pour les mariages entre oncles el nièces. D'une manière générale, pendant ces dernières années, le nombre des mariages consanguins, dans la population urbaine, semble diminuer.
Sur JOO mariages de tous genres, dans cette population, il y a :
0,016 mariages entre neveux et tantes, 0,0602 — oncles et nièces,
0,960 — cousins germains,
1,056 mariages. des trois catégories.
Le tableau (4) indique les mariages consanguins dans le département de la Seine.
Ce qui frappe, c'est l'absence presque complète des mariages entre nevenx et tantes, pas même un par an, pendant cette période. Depuis 1871 , il n'y en a pas eu un seul cas.
Les mariages entre oncles et nièces, dont la fréquence est au contraire remarquable, ont lieu, à peu près, dans les mêmes proportions. La diminution est surtout sensible pour les mariages entre cousins germains (les unions entre beaux-frères et belles-sœurs augmentent).
Sur 100 mariages de tous genres, il y a ;
0,0004 mariages entre neveux citantes, 0,081 — oncles et nièces,
1,138 — ■ cousins germains,
1,219 mariages des trois catégories.
Si, comparant ces différents résultats, nous chercbons le rapport des mariages Lonsanguins entre eux, nous arrivons au tableau suivant :
SDR 100 MARIAGES CONSANGlJiNS.