DES
COlXTACilOX. Définition. Ce qu'il faut entendre par le mot contagion. a Jusqu'à ce jour, dit Rochoux dans le Dictionnaire de médecine de 18ô4, on a généralement ajDpelé contagion la transmission d'une maladie d'un individu à un autre, par le moyeu d'un contact médiat ou immédiat. ^Jous croyons devoir donner à cet mot une signilication moins restreinte, et nous admettons la contagion pour toute maladie dans laquelle le corps du sujet qui en est al'fecté produit un principe susceptible de communiquer le même mal à un individu sain, quelles que puissent être d'ailleurs l'origine primitive de ce principe, les conditions qui rendent son imprégnation plus ou moins facile, les voies par où elle a lieu et la manière dont elle s'effectue. »
L'idée que vise celte définition se trouve contenue aussi dans la suivante qui st celle d'Anglada, adoptée par Trousseau : « La transmission d'une affection morbide de l'individu malade à un ou plusieurs individus par l'intermédiaire d'un principe matériel étant le produit d'une élaboration morbide spécifique ; lequel principe communiqué à l'homme sain détermine chez lui les mêmes phénomènes, les mêmes expressions symptomatiques que les phénomènes, les expressions symptomatlques, observés chez l'homme d'oii il est parti. »
Ces définitions insistent sur le ïaiit de production, élaboration par le corps luimême, du principe qui transmet la maladie, du contage. Mais ce fait est- il bien démontré? La question ainsi posée est-elle à l'abri de toute critique? Savons-nous si les principes des maladies réputées contagieuses par tout le monde, si les poisons typhique, variolique, rubéolique, syphilitique, etc., sont élaborés par l'organisme malade, ou si l'organisme ne leur sert pas simplement de substratum, c'est-àdire de terrain favorable à leur développement, à leur multiplication? Le germe de ces maladies se multiplierait dans le sang ou les tissus de ces malades comme l'acarus de la gale se multiplie sur la peau des galeux. La part que prend l'organisme à la genèse des contages est obscure ; tout ce que nous savons, c'est qu'ils s'y reproduisent, que le corps leur fournit la matière dont ils se nourrissent et avec laquelle ils prolifèrent. Tous les parasites du corps, l'acarus, l'oïdium,