COPAL
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COPAHU DE SAiXT-DOMii^fiîUE. Nom donné au Croton origanifolium Lam. Pt.
COPAIER. Voy- COPAYER.
COPAIFERA, COPAHU. Voy. CoPAÏER.
COPAL. Nous avons déjà fait connaître en parlant, de la résine animé des véritables copals, le copal dur et le copal tendre (voij. Animé).
A part ces copals, on apporte dans le commerce un grand nombre de produits analogues provenant des côtes occidentales de l'Afrique, depuis la Sénégambie, sous le 13° latitude nord, jusque dans le Benguela, par le 15° latitude sud. Ces produits peuvent se subdiviser en deux groupes, ceux de la partie septentrionale de la région, ceux de la partie méridionale. Chacun de ces groupes comprend un nombre considérable de formes dont nous ne décrirons que les principales.
Les copals de la partie septentrionale sont surtout le Copal de Sierra-Leone et le Copal d'Akkrah. Le copal de Sierra-Leone provient des pays voisins de Sierra- Leone, de la colonie portugaise de Bissoa, dés rivières de la Casamanee de Gambie. 11 se présente en larmes arrondies ou en masses irrégulièrement coniques, mamelonnées, recouvertes d'une poussière blanche qui augmente avec l'âge. La substance intérieure est transparente ; sa couleur varie du vert pâle au jaune plus ou moins foncé. Ce copal exsude naturellement d'une espèce de légumineuses voisine des Hymenea, le Guiboiirtid copallifera, sous la forme de larmes blanches qui se réunissent en masses irrégulières, et qui passent rapidement aux teintes verdâtre, citron et jaune foncé. Il se produit même à la surface une efilorescence blanchâtre qui augmente graduellement. Le copal d'Akkrah est produit probablement par une espèce voisine de celle qui produit le copal de Sierra- Leone. Ce copal est très-abondant dans le commerce ; il est en fragments moyens ou en agglomérations mamelonnées. Les morceaux sont un peu nébuleux à l'intérieur; ils varient du jaune sombre au brun clair. Ils sont recouverts extérieurement d'une couche terreuse et salie de diverses impuretés, fis ont une odeur agréable rappelant la térébenthine et deviennent très-glutineuv lorsqu'ils sont mouillés par l'alcool.
Les copals de la Côte des Enclaves, du Soudan, du Kowara, etc., se rapportent aussi au groupe des produits de la partie septientrionale de la région.
298 COPALCHI.
Les copals de la partie méridionale présentent des caractères différents. Ils sont en général en masses moins mamelonnées, moins compactes, plus fragiles.
Leur cassure est vitreuse et d'une grande transparence. Leurs couleurs plus variées paraissent dépendre surtout de la croûte extérieure qui les recouvre. Parmi ces variétés, nous citerons le Copal du Congo, le C. Angola et le C. de Benguela. Le copal du Congo, qui vient des localités de Loango, Ambris, Ambrisette, etc., arrive en abondance dans le commerce. Les morceaux sont arrondis, à surface légèrement recouverte d'une couche granuleuse, blanche. La résine est très-claire et translucide. Les Américains lui donnent le nom de Copal blanc. Le copal d'Angola est apporté par les Portugais en grande quantité depuis une cinquante d'années. La variété principale est le copal rouge en fragments irréguliers ou sphéroïdaux, atteignant la grosseur d'un œuf de pigeon, recouverts d'une croûte marquée de granulations et comme verruqueuse. La couleur varie de l'orangé foncé au rouge, mais elle diminue beaucoup quand on a enlevé la croûte extérieure. Le copal de Benguela se rencontre en morceaux irréguliers, plats ou spliéroïdaux recouverts d'une couche blanche, d'apparence crayeuse. La couleur de la substance varie du jaune pâle au jaune verdâtre. Ce copal vient surtout en Europe par Lisbonne. La plupart de ces formes de copal se trouvent dans le sable et sont regardées comme des résines fossiles.
Toutes ces résines sont excitantes, mais elles sont surtout employées pour la préparation des vernis.
Les copals durs ne peuvent être dissous dans un mélange d'essence de térébenthine et d'huile de lin siccative, qui est le véhicule employé dans la fabrication des vernis, qu'en décomposant préalablement ces résines par la chaleur. Le degré de cette altération ignée a une grande importance ; il a été fixé par M. Violette à 360», et cette température doit être maintenue jusqu'à ce que le copal ait perdu de 20 à 25 centièmes de son poids, ou, en d'autres termes, jusqu'à ce que Vhuite de copal, qui se sépare par distillation sous l'influence de la chaleur, représente le cinquième ou le quart de la résine soumise à l'expérience. Le copal qui, dans ces conditions, a subi la température de 560°, devient soluble, même à froid, dans l'essence de térébenthine.
L'Huile de copal est un liquide jaunâtre, d'une densité de 0,80 ; elle brûle à l'air, est soluble dans l'huile et dans l'essence de térébenthine ; elle dissout les copals tendres et demi-durs.
Le copal tendre est insoluble dans l'alcool, mais se ramollit dans l'alcool bouillant et Tmit par y devenir soluble -après qu'il a éprouvé l'action de la vapeur de l'alcool lui-même.
Le çopal paraît formé de cinq résines différentes, dont une seulement serait neutre. T. Gobley.
COPALCHI. On a donné d'abord comme une sorte de Cascarille {voy. vol. XII, p. 756) cette écorce qui, d'après Guibourt, « paraît avoir été apportée pour la première fois à Hambourg, en 1817, sous le nom de Cascarille de la Trinité de Cuba ; en 1827, 30 000 livres pesant furent envoyées de Liverpool à Hambourg, comme étant une sorte de Quinquina blanc ; mais elle fut promptement reconnue pour une espèce de Cascarille originaire du Mexique, où elle porte les noms de Quina blanc et de Copalche ou Copalchi. »
C'est l'écorce d'une Euphorbiacée, le Croton niveus Jacq., qui croît nonseulement au Mexique, mais aussi en Colombie au Venezuela à Costa Rica et
COPAYER. 29î>
aux Antilles. Kunth l'a nommée C. syringœfolhis, et Schlechtendal, C. Pseudo- China. C'est un arbuste aromatique, haut de 4 à 10 pieds, dont les organes sont couverts d'un fin duvet écailleux, ferrugineux-argenté. Les feuilles sont ovales, cordées à la base, plus ou moins longuement acuminées, chargées en dessous d'écaillés argentées. Les grappes de fleurs se montrent souvent à l'époque où les feuilles ne sont pas développées. Le calice est pentamère. Les étamines sont, dans la fleur mâle, au nombre de dix à seize. Dans la fleur femelle, il y a un ovaire triloculaire surmonté d'un style à branches quadripartites.
L'écorce de Copalchi se rencontre encore aujourd'hui dans certaines officines sous forme de tubes droits, longs de d à 2 pieds, cylindriques. Sa couche superficielle est blanchâtre, mince, très-adhérente. Son liber (ou du moins ce que l'on considère comme tel) est dur, compacte, serré, d'un brun rougeâtre, avec une structure fine et rayonnée. La cassure de l'écorce est courte. Les qualités de cette écorce rappellent beaucoup celle des Cascarilles. Son odeur est faible. Sa saveur est légèrement piquante et en même temps amère, térébinthacée. Quand on la pulvérise, elle répand une odeur résineuse. Son infusé aqueux, de couleur rougeâtre, précipite les sels de fer en noir-verdâtre. Brandes a retiré d'une écorce de Copalchi : « une résine acre et aromatique ; un principe amer, jaune, sbluble'dans l'eau et dans l'alcool ; une huile grasse, concrète, etc. ». J. Eli. Howard (in Pharm. Journ., XIV (1855), 519) y a trouvé une petite quantité d'un alcaloïde amer, soluble dans l'éther, semblable à la quinine en ce que, traité par le chlore et l'ammoniaque, il donne une coloration d'un vert sombre. Mauch, qui a aussi analysé cette écorce (in Wittst. Vierteljahr. prakt. Pharm. (1869), XVIII, 161), n'a pu en obtenir d'alcaloïde. Par distillation, il en a extrait une huile essentielle, formée d'un hydrocarbure et d'un acide organique non étudié. Il en a aussi retiré un principe amer, incristalhsable, qui n'était pas un glucoside.
Les propriétés du Copalchi sont analogues à celles des Cascarilles. On l'a substitué comme fébrifuge au quinquina. C'est un tonique assez énergique, mais peu usité de nos jours^. On a aussi vendu, à Paris et à Londres, un faux Copalchi, attribué avec doute par de Humboldt au Croton suberosus, espèce du même pays que le C. niveus. H. Bn.
]acq., Slirp. amer. Hist., 255, t. 162, fig. 2 (1763). — Gf.isel., Mon. Crot., 29. — 11. B. K., Nov. gen. et spec, II, 67. — Schlciitl, in Linnœa (1830), lY, 84 ; YI, 359. — Kl., in Haxjn. Arzneigew., li, t. 2. — Nées, Offic. Pflanz., Suppl. 5, t. 4; Jafub. cl. Pharm., XXXI, Abtli. 2, 9, t. 2. — Guib., Drog. simpL, éd. 6, II, 364. — Rosenth., Sijn. pi. (liaphor., 833. — M. arc, in DC. Prodr., XV, p. 2, 518. — Flûck. et Hanb., Pharmacogr., 507. — H. Bâillon. Hist. des plant., V, 171, not. 7.
COPALIKE. Principe immédiat qu'on aurait retiré du Copal. D.
COPALME. Nom donné au Liquidambar styraciflua L. {voy. Liquidambar)
Pl.
COPATER, COPAIER {Copaifera L.). Genre de plantes de la famille des Légumineuses, sous-famille des Cuesalpiniées, et qui a donné son nom à une tribu distincte (des Copaiférées). Dans ce genre, les fleurs sont régulières et hermaphrodites. Leur petit réceptacle, convexe ou à peine dilaté au sommet, porte un périanthe calicinal et un androcée, au-dessous d'un gynécée unicarpellé. Le calice est formé de quatre sépales, dont deux latéraux, un antérieur et un postérieur. Ce dernier est ordinairement plus large que les trois autres ; c'est qu'il représente à lui seul deux folioles calicinales, dont on retrouve parfois la trace