CO,PAYER
Purchas {Pilgrims and Pilgrimage.^ Londi-., IV, 1508). Parmi maints autres produits naturels du pays, l'auteur signale le Cupayba comme un grand arbre dont le tronc, profondément entamé, laissa écouler en abondance une buile claire, fort estimée comme médicament. Les autres faits relatés par Hanbury relativement à l'histoire, à la production et à l'extraction du Gopahu, sont trop intéressants pour que nous ne les lui empruntions point également. Dans son Descubrimiento del gran Rio de las Amazonas, publié en 1641 à Madrid, le P. Acucffia, qui avait remonté l'Amazone depuis le Para, en arrivant à Quito en 1658, fit connaître que le pays produit de très-grandes Casses, d'excellente Salsepareille et des huiles d'Andirova et de Copaiba, aussi bonnes que le Baume pour guérir les blessures. Pison et Marcgraf, dans leur Historia naturalis Brasiliœ, publiée en 1648, traitent tous deux des Copaiba et de la manière dont s'obtient leur oléo-résine. L'arbre qui la produit croît à Fernambouc et dans l'île de Maranhon d'où le baume s'envoie en abondance en Europe; il y arrivait par le Portugal, dans des pots de terre oii il était souvent fort impur, d'après \almont de Bomare {Dict. d'Hist. nat., 1 (1775), 587). Dans la Pharmacopée de Londres pour 1677, il était nommé Balsamwn Capivi. M. Karsten rapporte qu'il a observé dans les Copaifera des conduits résinifères souvent de plus d'un pouce de large et traversant toute la longueur de la tige. 11 pense que les parois cellulaires du parenchyme voisin se liquéfient et se transforment en oléorésine (Bot. Zeil., XV (1857), 516). Il y a peu de voyageurs qui aient pu nous renseigner sur l'extraction du médicament. On sait seulement que l'on enlève du tronc, tout près de sa base, un coin qui pénètre jusqu'au cœur. Généralement, le baume s'écoule de cette large solution de continuité en quantité telle qu'on peut en recueillir plusieurs livres en quelques heures. S'il ne se produit aucun écoulement, on bouche l'ouverture avec de la cire ou de l'argile qu'on enlève après quelques jours; l'écoulement se produit alors en général avec abondance. L'incision se pratique quelquefois à l'aide d'une large tarière.
Il paraît que le liquide s'accumule dans ses réservoirs naturels en quantités quelquefois assez considérables pour que le tronc éclate, ne pouvant supporter cette pression intérieure. M. Spruce a rapporté le phénomène en ces termes : J'ai trois ou quatre fois entendu le fracas que, m'ont assuré les Indiens, produit un vieil arbre à Copahu, lorsque distendu par l'huile il finit par éclater. C'est un de ces bruits étranges qui quelquefois troublent le silence des vastes solitudes de l'Amérique australe. Il ressemble à la détonation d'un canon tiré à quelque distance et est tout à fait distinct du craquement d'un vieux tronc qui tombe par décrépitude. Un phénomène semblable, ajoute Hanbury, est connu à Bornéo. Les troncs des vieux Dryobalanops aromatica (l'arbre à Camphre de Bornéo) contiennent de grandes quantités d'huile de camphre, lesquelles, suivant Spencer St-John, font éclater l'arbre qui les renferme dans sa cavité. Le « Baume » de Copahu est récolté par les Indiens sur les bords de l'Orénoque et de ses affluents et apporté à la Ville de Bolivar (Angosture). Une partie de ce baume est expédié en Europe par voie de la Trinité. On le récolte en bien plus orande abondance sur les bords des cours d'eau tributaires du Casiquiari et du Bio-Neoro, tels que le Siapa, Tlçanna, l'Uaupès, et il s'envoie par le Para. Les aflluents septentrionaux de l'Amazone, comme le Trombetas et le Nhamunda, en produisent aussi une certaine dose. D'après Spruce, c'est des forêts vierges de la vallée de l'Amazone, Caaguacù des Brésiliens, Monte alto des Vénézuéliens, que l'on tire le plus d'oléo-résine, et non des Catingas bas et secs ou des forêts riveraines des
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fleuves. C'est du môme voyageur que l'on sait que dans le Venezuela méridional le Copahu se nomme Aceite, le nom de Balsamo étant celui de l'Huile de Sassafras qui se retire d'un Nectandra (Lauracées). Le Copahu s'exporte aussi en grande abondance de Maracaibo où, d'après Engel {Zeitschr. d. Ges. fur Erdk. zu Berlin, V (1870), 455), il est produit par le Copaifera officinalis, le Canine des indigènes.
On a souvent à tort désigné, sous le nom de Copahu, le liquide oléagineux qui s'extrait par incisions, dans l'Archipel indien, du tronc des Dipterocarpus et autres arbres de la même famille. Ses propriétés sont à peu près les mêmes ^ mais au point de vue botanique, il n'y a aucun rapport entre les plantes des deux groupes {voy. Diptérocaiipe).
Dans l'Inde, on donne aussi comme véritable Copahu le suc d'une plante trèsr voisine des Copaifera par son organisation, V Hardwickia pinnata Roxb.
Il y a des Copaifera en Afrique ; on les a nommés Gorskia; mais je ne sais s'ils ont été employés jusqu'ici à quelque usage médical. Leur fruit est aplati et milice et leurs feuilles ont deux folioles multinerviées (Bolle, in Pet. Mossamb., Bot., I, 15, fig. 3). Le C. Mopane Kirk, espèce de l'Afrique tropicale, a dans sa graine des cotylédons très-développés, corrugués, parsemés de réservoirs à suc , résineux. Le Guibourtia copaUina, espèce également africaine, que M. Bentham a attribuée au genre Copaifera et que nous nommons C- copallina, produit, à ce qu'on assure, le Copal de Sierra-Leone, en partie du moins, et ce que les Anglais appellent African red Guni et yellow Guni.
C'est probablement à certaines des espèces américaines que nous avons étudiées ci-dessus que doivent être rapportés les C. Beyrichii Hayne, Sellowii IIayne, Blancheli Beuth., etc., espèces brésiliennes que nous n'avons pu étudier et dont la synonymie demeure, par suite, fort incertaine pour nous. On dit qu'elles donnent aussi du Copahu. H. Bk.
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COPÉPODES. Ordre de crustacés inférieurs dont le principal genre est celui des cyclopes, animaux de petite taille vivant, les uns dans les eaux douces, les autres dans les eaux salées. P. Gerv.
COPLAlVD (James). Né dans l'une des îles Orcades en novembre 1795, fit ses études médicales à Edimbourg sous des maîtres tels que Monro, Gregory, Duncan, Home, etc., et prit ses degrés en 1815. Puis, après avoir parcouru la France et l'Allemagne, il prit un engagement comme médecin au service de la Compagnie d'Afrique ; mais au bout d'un an de service à la Côte-d'Or, sa santé, malgré la vigueur exceptionnelle de sa constitution, se trouva tellement altérée qu'il fut obligé de revenir en Angleterre, et se fixa à Londres où il fut agrégé, en 1820, au Collège des médecins. Il se livra à la clientèle, et par la protection du duc de Sussex, il fut nommé médecin consultant de l'hôpital d'accouchements de la reine Charlotte en même temps qu'il s'occupait avec ardeur de