CD
Ci- =1- ^ ,5
'OJ
CD
05 aj
OJ^
ri «
'CJ ::; ,
CL c -?3
'QJ
rt
en
'Ci
âû
Cd 2
rt
118 COTES (médecine opératoire).
étail dans un état très-grave. Ou détacha la dixième côte à son extrémité sternale et l'on 'réunit la plaie par des points de suture. Au bout de six sepiaines la guérison était complète.
C'est principalement dans les blessures faites par des projectiles que l'opération semble devoir trouver ses indications ; pourtant, il faut bien le dire, ses applications à la chirurgie d'armée ne sont ni bien nombreuses ni bien importantes. Dans les fractures non comminutives, on fera bien de pratiquer des incisions convenables pour extraire les portions d'os complètement détachées. Mais, comme le dit Legouest, il est tout à fait inutile de faire la résection des extrémités fracturées des côtes qui ne peuvent blesser le poumon affaissé et éloigné des parois thoraciques. On ne pratiquerait cette opération qu'autant que le poumon, maintenu par des adhérences au contact des côtes, serait manifestement déchiré par leurs extrémités pointues.
Plus tard, à la suite d'une longue suppuration, si les extrémités fracturées se nécrosent, la l'éscction sera mieux justifiée; mais c'est alors la nécrose et non point la fracture qui nécessite l'intervention chirurgicale.
Pseudarthroses. En 1758, Levacher réséqua les deux fragments de la quatrième côte à la suite d'une fracture non consolidée suivie de nécrose des deux extrémités osseuses. Dans des circonstances à peu près semblables, Demarquay pratiqua une opération analogue en 1873. Il s'agissait, dans ce cas, d'un jeune homme de vingt-deux ans qui, deux mois auparavant, avait eu la quatrième côte gauche fracturée par le choc d'un brancard. Un abcès s'était formé ; on donna d'abord issue au pus ; puis, après avoir constaté que les deux fragments osseux étaient dénudés de leur périoste, le chirurgien agrandit l'incision et réséqua les bouts nécrosés.
Peut-on raisonnablement s'autoriser de ces deux faits ou d'autres analogues pour préconiser la résection dans les cas de pseudarthrose? Remarquons d'abord que c'est donner aux mots une acception singulière que de désigner sous le nom de pseudarthrose une lésion constituée par la suppuration du foyer de la fracture avec nécrose des fragments et absence complète de tout travail réparateur. Evidemment, cette catégorie de faits doit prendre place dans le paragraphe des résections après nécrose.
Maintenant, supposons une pseudarthrose vraie, une pseudarthrose comme on l'entend en pathologie, et comme j'en ai cité quelques exemples dans le cours de cet article. Dans quel cas pourrait-on bien être conduit à se poser la question d'intervention opératoire? Dans le seul cas où la fausse articulation serait une cause de très-grande et très-sérieuse gêne pour le malade. Or, ce cas ne s'est jamais présenté que je sache. Un des malades dont j'ai résumé l'histoire était tout juste un peu gêné lorsqu'il voulait s'accouder à une fenêtre ou à un parapet, et jamais l'idée n'est venue à Lisfranc de lui pratiquer la moindre opération. Ainsi donc, sauf changement d'opinion motivé par l'apparition de faits inobservés jusqu'ici, je pose en principe que la pseudarthrose des côtes ne motive jamais la résection de ces os.
Hémorrhagies. Hamilton est, à ma connaissance, le seul auteur qui ait considéré, comme l'une des indications de la résection, la nécessité d'arrêter les hémorrhagies de l'artère intercostale. Ainsi posée d'une façon absolue, la règle est trop générale; cependant je la crois acceptable dans certains cas. 11 n'est pas besoin, je pense, d'insister sur la gravité de ces hémorrhagies. J'ai cité plus haut quelques exemples de fractures dans lesquelles la déchirure d'une
COTES (médecine opératoire). 119
intercostale a été suivie de mort, et Martin a rapporté dans sa thèse un bien plus o^rand nombre de cas d'héinorrhagies graves dues à des causes diverses. Lorsque la compression échoue, la ligature peut quelquefois être pratiquée à la faveur d'un simple débridement des parties molles ; mais, dans les plaies par armes à feu avec fractures comminutives et attrition des tissus, on n'arrive pas toujours à découvrir le vaisseau qui donne. Je crois qu'en pareil cas il n'y a pas à hésiter, et qu'on doit se donner du jour à tout prix, dùL-on, pour cela, porter la scie ou la cisaille sur des côtes auxquelles on n'eût pas touché sans cette circonstance. Cette pratique a été suivie plusieurs fois avec succès, notamment par Barbarin, pendant la guerre de la sécession.
L'hémorrhagie ne provient pas toujours d'une artère intercostale. Dans un cas d'empyème consécutif à une pleurésie ancienne avec ouverture à l'extérieur, Létiévant a eu l'heureuse idée de réséquer deux côtes et de pratiquer à la paroi thoracique une large fenêtre par laquelle il lui a été possible de tamponner efficacement une cavité pleurale pour arrêter une hémorrhagie en nappe qui paraissait provenir de toute la surface de la plèvre épaissie et fongueuse.
Carie ou nécrose. Le plus grand nombre des résections pratiquées l'ont été pour des cas de carie ou de nécrose, et cela se conçoit, car l'opérateur risque beaucoup moins alors de pénétrer dans la cavité thoracicjue, à cause de l'épaississement de la plèvre déterminé par l'ostéite. Sur les quarante-quatre opérations mentionnées plus haut, les trois quarts au moins n'avaient })as eu d'autre motif. 11 n'en faudrait pas conclure pourtant que tous les cas de nécrose ou de carie nécessitent la résection; ce serait aller contre les faits, car on voit journellement les lésions de ce genre guérir sous l'influence d'un traitement bien dirigé, au bout d'un temps fort long il est vrai. L'opération ne doit donc être entreprise que lorsque les moyens ordinaires auront échoué, et encore ne devrat-on pas se faire illusion sur ses résultats probables, chez les individus entachés d'un vice scrofuleux. On sait, en effet, que chez ces sujets les opérations faites sur le système osseux, en général, sont bien souvent suivies de la récidive de l'affection, de sorte que loin de faire gagner du temps aux malade» on a tout simplement ajouté les risques du traumatisme à leur situation déjà mauvaise. En écrivant ces lignes, j'ai surtout en vue la carie scrofuleuse. S'il s'agit, au contraire, d'une nécrose ayant succédé à une contusion, à un coup de feu, à une cautérisation, en un mot à un traumatisme quelconque, et sur un sujet saiu d'ailleurs, comme l'élimination des séquestres peut se faire longtemps attendre, il y aura quelquefois avantage à abréger la durée du mal en pratiquant une résection, d'autant plus que l'opération n'occasionne pas de délabrements bien considérables.
Tumeurs. La résection est bien plus laborieuse lorsqu'elle s'adresse à des tumeurs cancéreuses ou autres. En 1818, dans un cas resté fameux, Richerand opérant un officier de santé pour un cancer des parois thoraciques, enleva û pouces des sixième et septième côtes gauches avec la plèvre correspondante ; on sait que cette brillante opération ne fut suivie que d'une guérison temporaire et que la récidive emporta le malade quelque temps après. Richerand avait été précédé dans cette voie par Suif qui, d'après le Journal encyclopédique, aurait réséqué deux côtes, la plèvre subjacente et une portion du poumon gâté, à un nommé Rotaque qui guérit.
Cittadini fut consulté par un homme qui portait une tumeur fongueuse sur les cartilages des sixième, septième et huitième côtes; plusieurs ablations et
120 COTES (médecine opératoire).
cauléiisalions au fer rouge pratiquées jusque-là, n'avaient amené aucun résultat. Ciltadini fit une incision circulaire et enleva les téguments dans une étendue d'environ 3 pouces de diamètre. Il mit à nu la portion cartilagineuse des trois côtes, et isola la tumeur en même temps qu'il coupait les cartilages malades avec un bistouri boulonné; mais, au moment où il soulevait les parties altérées au moyen d'une spatule, il s'aperçut qu'elles adhéraient fortement à une masse fongueuse située au-dessous et dont le déchirement donna lieu à une hémorrhagie abondante. Le cautère actuel arrêta le sang et le malade finit par guérir. L'opération pratiquée par Wanen, en 1837, pour enlever un ostéosarcome adhéient aux septième, huitième, neuvième et dixième côtes gauches fut extrêmement laborieuse.
Les diflicultcs paraissent devoir être moindres dans les cas d'exostose, ainsi qu'il résulte de l'observation de Jacques; pourtant, dans ce cas, la plèvre fut ouverte, ce qui n'empêcha pas le malade de guérir.
fiévralyie. Je elle textuellement l'observation de Uixon, la seule connue jusqu'ici : « Jane Bailey, âgée de trente-deux ans, versa dans une voiture ef fut ainsi tramée pendant l'espace d'un mille; on la ramassa toute contuse et sans connaissance. Il n'en résulta d'autre accident qu'une douleur très-vive à la sixième côte gauche; on lui fit une saignée pour tout traitement. Quelques semaines après, ce point devint encore plus douloureux, et l'on remarqua une petite saillie irrégulière. Comme cette douleur existait sans trace d'inflammation, je la crus dénature névralgique; elle cessait pendant quelques heures, puis elle recommençait avec une intensité telle que la malade appelait la mort; elle toussait un peu sans expectoration, et je ne pus reconnaître aucun signe d'affection pulmonaire. La douleur s'étendait en avant et en haut (à partir de la tumeur qui siégeait piès de l'extrémité sternale de la côte) jusqu'à l'estomac; en tournant la tète et les épaules du côté opposé, on voyait manifestement que la tuméfaction dépendait de l'extrémité de la côte, comme si le cartilage avait été cassé. Les douleurs n'ayant pas cessé au bout de deux ans, M. Dixon se décida à emporter une portion de la côte. En effet, il réséqua environ 2 pouces de côte, en disséquant avec beaucoup de soin et en respectant la plèvre. L'opération n'offrit aucune difficulté particulière; aucun accident fâcheux n'en résulta; la plaie guérit en une semaine; la douleur disparut instantanément et ne revint point. Quelques mois après, Jane Bailey était parfaitement bien portante et elle avait pris de l'embonpoint. » Cette observation est intitulée : Résection d'une portion de côte pour une névralgie. La lecture seule de ce titi'e pourrait induire en erreur et faire croire qu'il s'agissait d'une névralgie intercostale ordinaire, auquel cas l'idée de l'opération n'eût pas été soutenable. Mais, après avoir parcouru attentivement les détails de l'observation, on reste convaincu que la malade a été tout d'abord atteinte d'une fracture de la côte ou de son cartilage, puis que la consolidation s'est faite et qu'un filet nerveux a été emprisonné dans le cal, d'où cette névralgie traumatique aussi intense au bout de deux ans que dans les premiers jours. En théorie, il eût été préférable d'aller dégager ie nerf sans réséquer la côte, ainsi qu'Gllier l'a fait pour la compression du nerf radial par un cal de l'humérus; mais en prati(]ue, il n'y fallait pas songer, les conditions anatomiques n'étant pas du tout les mêmes à la paroi thoraci jue qu'au bras, et je ne vois pas ce que l'on eût pu faire, sinon de réséquer la côte comme Dixon l'a fait. Je trouve donc cette opération parfaitement justifiée, et je n'hésiterais pas à conseiller d'imiter
COTES (médecine opératoire). 121
la conduite du chirurgien américain, si l'on se trouvait en présence d'un cas
semblable.
Eminjème. ^e rappelais ci-dessus une remarquable opération dans laquelle Létiévant avait réséqué deux côtes saines, et tamponné tout un côté de la t^avité thoracique pour arrêter une hémorrhagie. En terminant l'exposé de ce l'ait intéressant, Létiévant ajoutait : « La formation, par résection des côtes, d'une fenêtre à la paroi thoracique a, dans cette circonstance, non-seulement favorisé le libre écoulement du pus et facilité les injections détersives ou autres, mais encore elle a aidé au rapprochement des parois de la cavité purulente, en rétractant fortement à ce niveau la paroi costale. A ce dernier point de vue, cette pratique est un aclieniincnient dans la voie oîi conduit l'idée de la mobilisation des parois thoraciques en pareille circonstance; nul doute que si cette mobilisation était possible sans trop de danger, soit par fracture, soit par section des côtes, elle ne permît un accolement plus facile des parois du foyer purulent, qui ne seraient plus alors maintenues absolument écartées l'une de l'autre. La paroi thoracique, devenue souple, s'alfaisserait et irait à la rencontre de la surface du poumon, tendant lui-même à se dilater, sans cependant le faire assez pour remplir entièrement la loge thoracique. » J'avoue que je suis médiocrement partisan de celte ouverture, de cette fénestration, — comme le dit Létiévant, — pratiquée à la paroi thoracique, dans le but d'en diminuer l'ampleur; tout cela pour arriver à guérir l'empyème, c'est-à-dire une maladie dont la guérison s'obtient aujourd'hui dans le plus grand nombre des cas, grâce au drainage et aux lavages répétés de la cavité pleurale. D'ailleurs le malade de Létiévant portait encore une fistule persistante dix mois après son opération.
Opération. Dans les faits publiés jusqu'à ce jour, on a pu faire porter la résection sur toutes les côtes, excepté sur la première. Tantôt on a enlevé une portion plus ou moins considérable des arcs osseux, d'autres fois ce sont les cartilages costaux que l'on a extraits. On ne s'est pas toujours borné à attaquer un seul os ; dans un grand nombre de cas, on en a réséqué deux, quelquefois trois, et il a pu devenir nécessaire de comprendre dans l'opération une certaine portion du bord correspondant du sternum. Le plus souvent, la résection de la côte n'a été que partielle; mais Fiori a pu extraire la onzième côte en totalité, et Ileyfelder a exécuté la même opération. Le malade de Fiori a guéri ; celui de Heyfelder a succombé à une péritonite. L'ablation totale se comprend pour les deux dernières côtes ; mais elle serait difficilement praticable sur les côtes sternales dont l'articulation vertébrale est trop profonde pour qu'on puisse l'atteindre sans occasionner des dégâts considérables.
Si l'opération est difficile lorsqu'on doit traverser des masses musculaires épaisses, elle est au contraire des plus simples lorsqu'on agit sur les cartilages ou sur la partie moyenne des côtes. L'incision, destinée à découvrir le siège de la lésion, varie suivant l'étendue de celle-ci ; le plus souvent il suffit de sectionner les tissus longitudinalement, en suivant le milieu de la face externe de la côte, ainsi que le recommande OUier. Si l'on veut se donner plus de jour, on «■oupei'a, par deux petites incisions verticales, les deux extrémités de la grande incision horizontale, ou bien encore on taillera un lambeau quadrangulairc à base supérieure. Chassaignac trace un lambeau curviligne à convexité inférieure. On pourrait, à la rigueur, faire une incision cruciale. Dans tous les cas, on aura soin de dépasser un peu, de chaque côté, les limites de la portion que l'on se
122 COTES (médecine opératoire).
propose d'enlever. Il va sans dire que l'étendue de ces incisions devra être proportionnée au nombre des côtes que l'on veut réséquer ; l'important est, avant tout, de se donner du jour, et de n'être point gêné.
En principe, il est toujours bon de cberclier à conserver le périoste, dût-on n'avoir point de reproduction osseuse, parce qu'en rasant de très-près le tissu osseux on est à peu près sûr de ne pas intéresser la plèvre et de ménager le nerf et les vaisseaux intercostaux. On suivra doncles règles posées par Ollier, c'està-dire qu'on écartera avec la rugine courbe les lèvres de la plaie périostique, en redoublant de précaution près des bords où le périoste est plus adhérent. On décollera ensuite le périoste de la face profonde, soit par le bord supérieur, soit par le bord inférieur, suivant l'obliquité de la côte. Cela fait, on passera la sonde-rugine, et il ne restera plus qu'à couper les deux extrémités de l'os soit avec la scie à chaîne, soit avec la cisaille. Enfin, saisissant avec un davier le fragment mobilisé, on le séparera avec précaution des parties profondes. En agissant ainsi, en se tenant rigoureusement dans les limites de la gaîne périostique, on n'a point d'hémorrhagie à craindre, point de vaisseaux à lier, et l'on n'ouvre pas la plèvre.
La possibilité d'intéresser la séreuse a toujours beaucoup préoccupé les opérateurs; aussi quelques-uns ont-ils proposé, pour rendre l'opération moins dangereuse, de la pratiquer en deux temps. Clot-Bey, ayant à réséquer la deuxième côte, divisa d'abord les parties molles et ne sectionna l'os que le lendemain. Voici comment procède Chassaignac : « Après avoir taillé le lambeau, je place avec de très-grandes précautions, et, au moyen d'une aiguille courbe, deux fds au ras de la face interne de la côte, et dont chacun se trouve à la limite même où doit tomber la section osseuse. Chacun de ces fils est remplacé, au bout de douze ou vingt-quatre heures, par un tube à drainage ; les tubes préparent une voie facile au passage de la scie à chaîne, sans compromettre aucunement le feuillet pleural tapissant la face interne de la côte. C'est alors que, le deuxième ou le troisième jour, je fais la section définitive en enlevant, avec des ménagements extrêmes, le fragment osseux mobilisé à ses deux extrémités. »
Ayant à réséquer le sixième cartilage costal près de son articulation avec le sternum, Cittadini coupa, dans le même but, ce cartilage avec le couteau lenticulaire.
Toutes ces précautions deviennent inutiles quand on opère par la méthode sous-périostée. D'ailleurs, il est arrivé maintes fois, à des opérateurs habiles, d'ouvrir la plèvre accidentellement ; d'autres l'ont intéressée et même réséquée de parti pris, témoin les faits de Suif, de Richerand, etc., et les malades ont guéri quand même. Ce n'est pas à dire pour cela qu'il faille, de gaieté de cœur, risquer de pénétrer dans la cavité pleurale; mais il est incontestable que cet accident est moins grave qu'on ne serait porté à le supposer. S'il survenait, par hasard, ce dont on serait averti en entendant l'air se précipiter dans la poitrine, on boucherait aussi hermétiquement que possible la plaie extérieure, et l'on aurait quelque chance de voir le pneumothorax disparaître par résorption en un temps plus ou moins long, suivant la quantité d'air introduite.
Je ne m'arrêterai pas sur cet autre accident possible de la résection des côtes : l'hémorrhagie des artères intercostales dont Richerand faisait un véritable épouvantail. En admettant que l'on divise cette artère pendant l'opération, il ne serait pas bien difficile de la lier, une fois la résection faite, puisque rien ne gêne plus alors pour la saisir avec des pinces. La ligature ne serait même plus
COTES (bibliographie). 125
nécessaire si l'on agissait sur le tiers antérieur de la poitrine, car l'artère est devenue tellement grêle à ce niveau qu'elle ne saurait fournir un écoulement sanguin bien important. Les hémorrhagies qui peuvent devenir inquiétantes sont celles que donnent certaines tumeurs cancéreuses ou autres pour lesquelles on peut être amené à pratiquer la résection. On comprend qu'il ne me soit pas possible de tracer une règle applicable à ces différents cas, qui varient autant que le nombre des malades ; tout se réduit alors à une question d'babileté et de sangfroid de la part du chirurgien.
Je ne dis rien non plus du pansement que chacun fait à sa gnise, et qui ne me paraît mériter aucune recommandation spéciale.
Résultat de Vopération. On peut dire que la résection des côtes n'est pas une opération grave. Sur les quarante-quatre laits que j'ai relevés, je ne trouve que deux morts, encore s'agissait-il, dans ces deux cas, de plaies pénétrantes de poitrine très-sérieuses, et l'on doit se demander si l'opération a contribué, pour une part quelconque, à la fin des blessés. Dans la statistique de Gunther, le résultat n'est indiqué que 49 fois sur 70. A fois la résection fut faite pour des cancers, 42 fois pour carie, 2 fois pour périostite, et 1 fois pour cause non spécifiée. 11 y eut 13 morts et 36 guérisons, mais ici encore il est bien probable que les 13 cas mortels ne le furent pas tous du fait de l'opération.
A part ces quelques chances de mort que l'on peut faire courir à son malade, ce qui peut arriver de pis est qu'on ne le guérisse pas définitivement si on l'opère pour une carie scrofuleuse. En dehors de ce cas, la gucrison est la règle.
L'opération sous-périostée, pratiquée un très-grand nombre de fois sur les animaux par Flourens, Heine, Ollier, a presque toujours été suivie de reproduction osseuse. Chez l'homme, elle rte donne pas des résultats aussi constants au point de vue de la régénération de l'os, témoin le fait de Labbé, mentionné dans montableau,et un autre de Barrier sur lequel je n'ai pu avoir de renseignements suffisants, et que je n'ai pas cru, pour ce motif, devoir faire figurer dans ma statistique. Pourtant, je le répète, ce mode de résection me paraît devoir être adopté d'une façon générale toutes les fois qu'il sera praticable, ne dût-il avoir d'autre avantage que de rendre l'opération plus inoffensive, sinon plus facile. D'ailleurs, la seproduction du tissu osseux a été obtenue dans plusieurs cas. Ollier en cite un fait très-remarquable. Textor l'a observée également. Sur un enfant auquel Larghi avait enlevé deux pouces et demi de la partie moyenne des septième, huitième et neuvième côles, le tissu osseux de nouvelle formation était tellement exubérant qu'il formait une plaque continue, une espèce de cuirasse à l'endroit où avait été pratiquée l'opération. Enfin, dès 1841, Karawajew avait réséqué près de 3 centimètres de la neuvième côte, en conservant le périoste de la face profonde ; huit mois après, le malade succombait à une carie vertébrale, et l'on trouvait, à la place du fragment enlevé, une lame d'os épaisse de 2 millimètres, et rétablissant la continuité entre les deux extrémités de la côte laissées en place. V. Paulet.
BiBiioGRiPHiE. — Anatomie et physiologie. — Outre les traités généraux d'anatomie et de pliysiologie, consultez encore : Bérakd (A.). In Bulletins de la Société anatomique, 1827, p. t'JI. — BuNDiN. In Bulletins de la Société anatomique, 1828, p. 38. — Cuvier (G.). Leçons d'anatomie comparée, t. I. Paris, 1835. — Caris. Traité élémentaire d'anatomie comparée, trad. JouRDAN, t. I. Paris, 1855. — Pascal. Côte cervicale chez l'homme. In Recueil de mémoires de médecine et de chirurgie militaires, 2= série, t. IV, p. 175. — Boinet. Côte cervicale. In Bulletins de la Société anato7nique, 1836, p. 10. — Chassaignac. Côtes cervicales. In Bulletins de la Société anatomique, 1857, p. 296. — Dugès. Traité de physiologie
124 COTES (bibliographie).
comparée, t. II, p. 574. Monlpellier et Paris, 1838. — Docbotay de Blainville. Osléographk ou description iconographique comparée du squelette, et du système dentaire des mammifères. Paris, 1839 18(i4. — Demlle. In Bulletins de la Société analomique, 1849, p. 8. — Mailliot. In Bulletins de la Société analomique, 1849, p. 146. — Sikbold (V.) et Sïannius. Nouveau manuel d'anatomie comparée, irad. Spring et Lacordaibe, t. II. Paris, 1850. — Gervais (!'.). Théorie du squelette humain. Thèse de Montpellier, 1856, n" 64, p. HO. — FoucHER. In Bulletins de la Société analomique, 1856, p. 69. — Halbertsma. Sur les rapports de Vartère sous-clavicre, dans les cas oii il existe des côtes cervicales chez- l'homme. In Ga- ■iette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, 1857, p. 651. — Milne-Edwards. Leçons sur la physiologie et sur l anatomie comparée de l'homme et des animaux, t. II. Paris, 1857 et t. X, Paris, 1874. — Vielle. In Bu:ietins de la Société analomique, 1862, p. 47. — GouiN. Des agents mécaniques de la respiralion. Ttièse de Montpellier, 1863, n» 42. — Du- GOET. In Bulletins de la Société analomique, 1864, p. 135. — J'.eveiidin. Absence du grand et du petit pectoral. Absence du cartilage costal des troisième et quatrième rôles du même côlé. In Bulletins de la Société analotnique, 1867, p. 584. — Chauveau et Arloing. Traité d'anatomie co7nparée des animaux domestiques, 2« édit. Paris, 1871. — Zaauer. Sur une anomalie de la première et de la deuxième côte. In Arch. Néerlatul. des sciences, vol. \'II, part. 5, 1872. — Stuutmehs (.1.). On Variations of Ihe Verlebrae and Ribs in Man. In Journal of Anal. anclPhgsiol., t. XV. — Clark (E.). Note sur un ras de côtes cervicales. In Glascoio Med. Journ., 1874, p. 361. — Wenzel Gbuber. Gelcnkige Verbindung der er sien mit der ziveiten Bippe an deren Kôrpern. In Arch. de Virchow, vol. LXV, 1875, p. 11.
Fractures. — Paré (A.). Edit. Malgaigne, t. III, p. 489. — G^riopontds. Liber de Dynamidiis. Venetiis, apud Junlas, 1625. — Arcœds Scherkils. De vulneribus thoracis, obs. med. lib. II. Francfort, 1665. — Zwingeh. Epilome totius medicinœ. Hâle, 1696. — Mérv. In Mémoires de L'Académie royale des sciences, 1713. — Verduc. La manière de guérir par le moyen des bandages, les fractures et les luxations. Paris, 1758. — Boetcher. In Mémoires de l'Académie royale des sciences. Savants étrani,'ers, 1740. — Goulard. In Mémoires de l'Académie royale des sciences. Savants étrangers. 1740. — Henkel. In Mémoires de l'Académie royale des sciences. Savants étrangers, 1740 — I'uverney, Traité des maladies des os. Paris, 1751, t. I, p. 867. — Dionis. Cours d'opérations de chirurgie, 5' édition, annotée par La Faye. Paris, 1757. — Gooch. Médical and Surgical Ob^^er valions. London, 17ii7. — MicHAULT. Dissertation chirurgicale sur les fractures. l'aiis, 17S2. — Dœ.rm.k. De gravioribus qiiibusdam cartitaginum muialionibus. Tubin^en, 1798. — Vacca-Berlinghieri. Mémoire sur les fractures des côtes. In Mémoires de la Société médicale d'émulation, t. III, an VIII, p. 151. — LoBSTEiN. Compte rendu à la Faculté de médecine de Strasbourg, 1805, p. 24. — Rossi. Éléments de médecine opératoire. Turin, 1!S06, t. I, p. 83. — Magendie. Mémoire sur les fract. des cartilages des côtes. In Bibliot. méd., t. XIV, p. 81. — Delpech. Précis des maladies réputées chirurgicales, t. I, p. 237, 1816. — Ucelli. Pneumonie, abcès dans le poumon, suite d'une contusion avec fracture non reconnue des côtes. In Arch. gén. de méd., 1824, 1'= série, t. V, p. 300. — Baillif. description d'un bandage pour la fracture des côtei, . Berlin, 1826. — Clément. Fracture de la clavicule et des côtes. In Bulletins de la Société analomique, 1826, p. 107. — Lisfranc. In Archives générales de médecine, 1827, 1" série, t. XIV, p. 452. — Manec. In Bulletins de la Société analomique, 1827, p. 191. — .\venel. Mémoire sur les fractures des côtes. In Nouv. bibliotk. méd., 1828. — Barrit. In Bulletins de la Société analomique, p. 92, 1828. — Vincent. In London med. and cliim., t. 1, p. 574, 1828. — DupuYTREv. Leçons orales, 2= édit., t. II el Gazette des hôpitaux, 1830. — Sanson. Dictionnaire de médecine et de cliirurgie pratique. Paris, t. VIII, 1832. — Graves. Fracture d'une côle produite par une violente quinte de toux. In Medico Surg. review. Octobre, 1833 eX. Archives générales de médecine, 2= série, t. III, p. 283 — Broussais(C ). In Journal hebdomadaire, 1855. — Ci.oquet et Bérard. Dictionnaire de médecine. Paris, t. IX, 1835. — Nankivelt. In London Médical Gazette, 1S35. — Lebert. In Bulletins de la Société analomique, p. 238, 1856. — CoopER (A.). OEuvres chirurgicales, trad. Ciiassaignac et Uichelot. Paris, p. 129, 1^*37. — Mondière. Fracture des côtes par contre-coup. In Archives générales de médecine. 2" séi ie, p. 555, 1837. — Fleuhy. Cas remarquable de fracture du sternum et des côtes. In Gazette médicale de Paris, p. 670, 1838. — Malgaigne. Recherches sur les variétés et le traitement des fractures des côtes. In Archives générales de médecine, 1838. — Houston. In Dublin Médical Press., 1840. — Richter (L.). Handbuch der Lehre von den Briichen und Verrenkimgen der Knoclien. Berlin, 1840. — Malgaigne. Recherches snir les fractures des cartilages slerno-costaux. In Bulletin de tliérapeutique, avril 1841. — Beecebon. In Bulletins de la Société analomique, p. 186, 1843. — Goubaincoubt. Fracture du cartilage de la huitième ou neuvième côte par action musculaire. In Gazelle des liôpitaux, p. 498, 18(3. — Lisfranc. Fracture des côtes, appareil modifié. In Gazette des hôpitaux, 1845, p. 317. — Dd même. Précis de médecine opératoire. Paris, t. II, p. 513, 1846. — Gerdv.
COTES (liinLioGUAPniE). 125
Fracture de côte par acliuii musculaire, abcès consécutif du méâiastin. Elude sur le mécanisme de la poitrine. Cas très-remarquable. In Gazelle des hôpitaux, p. 121, 1847. — GossELiN. Recherches sur les décliirures du poumon sans fracture des côtes correspondantes In Mémoires de la Société de chirurgie de Paris, t I", p. 201, 1847. — Malgaigne. Traité des fractures et des luxations. Paris, t. I", p. .i26. 1847. — Lp.tixerant. Fractures multiples. \i\ Bulletins de la Société anatomique, p. "KiO, 1848. — Hancock. In The Lancet, 185(1. — Malgaigne. In Gazelle des hôpitaux, 1850. — Bartii. Im Bulletins de la Société anatomique, p 115, 1851. — BiiocA. In Bulletins de la Société anatomique, p. 184, 1851.
Legendbe. In Bulletins de la Société anatomique, p. 86, 1851. — Vidal de C\ssis.' Fracture du cartilage de la cinquième côte gauche, par un coup de pied de cheval. In Traité de pathologie externe. Paris, 3"= édition, t. II, p. 218, 1851. — Hilton. In The Lancet, t. I p. 141, 1852. — Bailly. In Bulletins de la Société anatomique, p. 517, 1853. — Didaiit. Iiî Bulletins de la Société anatomique, p. 265, 1853. — Denonvillieiis. Fracture des côtes par cause musculaire. In Utiion médicale, p. 258, 18:i3. — Bitoc». In Bulletins de la Société anatomique, p. 8, 1854. — Sattin. Des fractures des côtes. Thèse de Paris, n» 250, 1854. — Broca. Rapport sur une communication de M. Gavasse. In Bulletins de la Société aiiatomique, p. 35i, 1855. — Gavasse. Fracture des cartilages costaux. In Bulletins de la Société anatomique, p. 350, 1855. — IIébaiid. Fracture spontanée de la onzième côte gauche, déterminée par lex seuls efforts de toux. In Société médicale des hôpitaux, 25 juillet 1855.
Lhoxneur. In Bulletins de la Société anatomique, p. 134, 1855. — Martin. Des lésions des artères iiiterccstnles. Thèse de Paris, 1855. — Koveii, de Joinville, Fracture de neuf côtes H du bassin; lésion du poumon, de la vessie, et luxation de l'épaule gauche; mort. In Union médicale, p. 619, 1855. — Waeterloot. Des fractures des côtes. Thèse de Paris 11° 195, 1855. — Uegui^e lils. Fracture d'une côte opérée par le manche d'une pelle ci feu introduit par l'œsophage. In Bulletins de la Société de chirurgie, p. 71, 1850. — Fako. Sur quelques-uns des accidents qui compliquent les fractures des côtes. In Union médicale, p. 333, 1856. — Laré. Fractures des côtes, emi)hij.%ème sous-rutuné ; pneumonie traumatique, hydro-pneumothorax. In Bulletins de la Société anatomique, p. 176, 1850. — Cava.sse. In Bulletins de la Société anatomique, p. 509, 1857. — Mauvais. In Bulletins de la Société anatomique, p. 63, 1857. — Tricou. Essai sur les fractures des côtes. Thèse de MontpeHier,
n» 42, 1857. — Morel-I.avallée. In Bulletins de la Société de chirurgie, 10 juin 185^.
Petit, de Lille. Fracture du cartilage de la quatrième côte. In Gazette des hôpitaux, p. 568, 1858. — Legouest. Fracture indirecte et isolée de la dernière fausse côte. Leçon recueillie par M. Giard. In Gazelle des hôpitaux, p. 65, 1859. — B innejuy. Fracture du
cartilage costal inférieur gauche. In Bulletins de la Société anatomique, p. 166, 1860.
Dolbeau. de l'emphysème traumatique. Thèse de concnuis pour l'agrégation. Paris, 1860. — Joiioîi. In Bulletins de la Société anatomique, p 47, 1860. — Mouel-Lavallée. Fracture du crâne, de l'cxlrémilé interne de la clavicule et de la troisième côte ; décliirure du péricarde et de la plèvre In Bulletins de la Société de chirurgie, 8 lévrier 1800 et Union niédicale. 2» série, t. V, p. 301, 1800. — Piffahd, de Brignoles. Fracture de côte déterminée par une quinte de toux. In Gazette des hôpitaux, p. 442, 1800. — Turner. In Médical Times and Gazelle, t. II, p. 107, 1860. — Bernardet. In Bulletins de la Société anatomique, p. 3,22, 1861. — Casiella, de Fribourg. Fracture de côte produite par un élernument. In Gazette des hôpitaux, p. 599, 1801. — Coulon. Rupture du poumon causée parle passage d'une roue de voiture sur la poitrine. Epanchement sanguin de la plèvre et pneumothorax à la suite de cette rupture. Fractures de côtes incomplètes. In Bulletins de la Société anatomique, p. 673, 1861. — Gallard Une fracture de la troisième côte peut-elle, à partir du vingt-sixième jour , donner lieu à des troubles fonctionnels, s'il tie s'en est manifesté aucun avant cette époque. In Union médicale, 2« série, t. X, p. 534, 1861. — Auvray. Fractures des côtes, pleurésie. In Bulletins de la Société anatomique, p. 571, 1863. — Duguet. 7'Vacture des cartilages des huitième et neuvième côtes gauches, avec consolidation osseuse In Bulletins de la Société anatomique, p. 115, 1863. — Du même. Fractures multiples de treize côtes, de la jambe gauche et de l'avant-bras droit. In Bulletins de ta Société anatomique , p. 186, 1863. — Hénocque. Fractures tnultiples des côtes avec emphysème Iraumatique. In Bulletins de la Société anatomique, p. 230, 1863. — Charrier. Fracture du sixième cartilage costal par action musculaire. In Union médicale de la Seine-Inférieure, n° 9, 1864. — Morrl-Lavallée. Mémoire sur la rupture du péricarde. In Gazette médicale de Paris, 1864. — Denonvilliers. Fracture de côtes. Emphysème. In Gazette des hôpitaux, p. 10, 1865. — Dejurquay. Pneumatol. mcdic. Paris, p. 346, 1866. — Hégnaud. Fracl. du corps de la huit, vertèbre dorsale avec déplacement. Oblilér. compl. du canal rac/iidien. Deslr. de la moelle. Hématorachis. Fracture des sixième, septième, huitième et neuvième côtes gauches au niveau du col. In Bulletins de la Société anatomique. 1866, p. 22. — Liocville. Fracture du sternum et des cartilages costaux. Contusions multiples. Mort rapide. In Bulletins de la Société anatomique, p. 210,1867. — Ollier. Traité expérimental et clinique de la rcgéné-
■126 COTES (bibliographie).
ration des os. Paris, t. I", p. 255, 1867. — Schwetch. Fractures incomplètes des cinquième et sixième côtes gauches. In Bulletins de la Société anatomique, p. 668, 1867. — Démarquât. Blessure de l'artère inlercoslale, hémorrhagie; mort. In Bulletins de la Société de chirurgie, 25 mars 1868. — Magdelain. Fracture du crâne, de la clavicule, du sternum et des côtes. In Bulletins de la Société anatomique, p. 117, 1868. — Mechan. Traitement des fractures des côtes. In Cincinnati Lancet and observer. Octobre 1868, et Gazette hebdom. de médecine et de chirurgie, p. 45, 1869. — Bassebeau. Fracture d'un cartilage costal, consolidation, régénération du cartilage, points osseux. In Bulletins de la Société anatomique, p. 451, 1809. — Michadd. Fractures de côtes axjant amené des suppurations multiples chez un alcoolique. In Bulletins de la Société anatomique, p. 136, 1869. — Peïradd. Etudes expérimentales sur la régénération des tissus cartilagineux et osseux. Tlièse de Paris, 1869. — Barxes. The Médical and Suigical historij ofttie war of the rébellion, t. I. Wasliington, 1870. — Béranger- Féraud. Traité de V immobilisation directe des fragments osseux dans les fractures. Paris, ■1870. — Uervey. Fractures multiples de côtes .In Bulletins de la Société anatomique, p. 402, 1870. — Dumas. Appareil collodionné pour les fractures de côtes. In Montpellier médical, septembre 1871. — Pozzi. Fracture de côte compliquée de pneumothorax et d'emphysème. Mécanisme de ces complications. In Gazette des hôpitaux, p. 605, 1871. — Boucht. De quelques complications des fractures de côtes. Thèse de Paris, n° 83, 1872. — Castiaux. Fracture décote, cal périphérique seul osseux. In Bulletins de la Société anatomique, p. 231, 1872.
— Curti.^'. Fracture simple de la clavicule gauche, des quatrième, cinquième et sixième côtes gauches ; pneumonie. Mort. Autopsie. Suppuration de chaque fracture. In Bulletins de la Société anatomique, p. 223, 1872. — Podrazki. Fracture de côte par effort musculaire. In Œsterreick Zeitschrift fur praklische Heilkunde, 1872, n" 18 et Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, p. 557, 1872. — Roussie. Quelques considérations sur les fractures des côtes et leurs complications. Thèse de Pdris, n° 15, 1872. — Podrazki. Fracture du dixième cartilage costal j'ar effort musculaire, en éternuant. In OEsferreich Zeitschrift fiir praktische llcilkundc, n" 44, 1873. — Darwcll. Deux observations de fractures décotes avec déchirure du poumon; emphysème, pneumothorax, hydrothorax, guérison. In The Lancet, t. I, p. 91, 17 janvier 1874. — Henriet. Ecrasement des parois thoraciques, emphysème traumatique, pleurésie ancienne, contusion du foie. In Bulletins de la Société anatomique, p. 203, 1874. — Tudor. Fracture d'une côte avec emphysème. In The Lancet, t. I, p. 2'j9, 28 février 1874. — Ddssaussay. Plaies pénétrantes de poitrine; emphysème extérieur, pneumo-hématocèle. Fracture de côtes, emphysème généralisé. In Union médicale, ù" série, t. XIX, p. 433, 1873.
Luxations. — Paré (.\.). Livre XIV, chap. xx. Édition Malgaigne, t. II, p. 367. — Babbette. Œuvres chirurgicales et anatomiques. Lyon, p. 26, 1689. — Junker. Conspectus chirurg., tab. LXV, art. YI, p. 456. — Hkister. Institut, chirurg., t. I, cap. vi, n" 3, p. 240, 1750. — Platneb. Institut, chirurg. § 1149, p. 774. — Buttet. Mémoire sur la luxation des côtes. In Mémoires de l'Académie royale de chirurgie. Paris, t. IV, p. 573, 1 768. — Mabti.v, de Bordeaux. In Journal de médecine de Vamlermonde, t. LIV, p. 528, 1780. — Chau.-sier. In Bulletin de la Faculté, p. 50, 1814. — Bell Cli.). Surgical Observations being a quatcrly Beport of Cases in Sitrgery. London, 1816. — Hknkel. Lésian de la colonne vertébrale avec dilacération complète de la moelle. In Mcdicinische Zeitung et Gazette médicale de Paris, p. 187, 183i. — .\lcock. Luxation traumatique des sixième, septième et huitième côtes. In London Médical Gazette et Gazette des hôpitaux, p. 390, 1839. — Bensox. Luxations des côtes. In Archives générales de médecine, 1841, 3= série, t. II, p. 99 et Dublin Médical Piess. n° de février et mars 1841. — Dunne. Luxation des côtes. In Dublin Médical Press., février et mars 1841 et Gazette médicale de Paris, p. 409, 1841. — Fikucane. Luxation des côtes. In Dublin Médical Press, février et mars 1841. Archives générales de médecine, 1841, 5» série, t. II, p. 99 et Gazette médicale de Paris, p. 409, 1841. — Kenxedy. Luxation des côtes. In Dublin Médical Press., février et mars 1841 et Gazette médicale de Paris, p. 409, 1841.
— KiMPE. De la luxation des cartilages thoraciques. In Archives belges de médecine militaire, 1852 et Gazette des hôpitaux, p. 18, 1852. — Saurel (L.). Mémoire sur les luxations des cartilages costaux. In Mémoires de V Académie des sciences et lettres de Montpellier et tirage à part. Montpellier, 18:)4. — Bouisson. Becherches et observations sur quelques variétés rares de luxations. In Bévue médico-chirurgicale de Paris, t. II, p. 47 et Tribut « la chirurgie, l'aris, t. I, 1858. — Carbonell. Luxations des articulations chondro-costales, déchirure de la trachée, fractures multiples, emphysème. In Bulletins de la Société anatomique, p. 17, 1865.
Lésions organiques et vitales. — Paccixi, de Lacques. Abcès des parois thoraciques avec adhérences pleurales. In Nouveau journal de médecine, 1822. — Hervez de Che'goix. Vaste abcès circonvoisin sans communication avec la plèvre, suite d'une pleurésie suppurée. Rap-
COTES (bibliographie). 127
port sur une observation de Mérat. In Journal général de médecine, 1827. — Bonnet. In Archives qénérales de viédecine, 1829. — Ménière. Sur quelques cas d'emplujshne dépendant de causes différentes. In Archives générales de médecine, 1" série, t. XIX, p. 341, 1829. — Laruey. In Bulletins de la Société anatomique, p. 48, 1830. — Crlveilhier. In Bulletins de la Société analomiquc, p. 1-49, 1833. — Castelxau. In Bulletins de la Société anatomique, p. 12,
.1843 Grapin et Pigné. In Bulletins de la Société anatomique, p. 298, 1844. — Parise.
De l'osléophyte costale pleurétique. Recherches sur une altération particulière des côtes. Lille 18i9. — JIorel-I.avallée. In Bulletins de la Société de chirurgie, 2i janvier 1849. — DuFOUR. Exostoscs cartilagineuses. In Bulletins de la Société anatomique, p. 85, 1851. — RoMBEAU. In Bulletins de la Société anatomique, p. 28, 1852. — Vauthier. Ostéoplnjte costal. In Bulletins de la Société anatomique, p. 2G0, 1852. — Ducluzeau. In Bulletins delà Société anatomique, p. 93, 1852. — Beuhiiy. De l'ostéite des eûtes et du sternum. Thèse de Paris, n» 83, 1S52. — Dlin. Ulcération du cartilage de la deuxième côte droite, et du cartilage interposé entre la première et la deuxième pièce du sternum. In Bulletins de la Société anatomique, p. 25, 1853. — Verneuil. Exostose costale. In Bulletins de la Société anatomique, p. 339, 1854 et p. 80, 1855. — Cruvkilhier. Traité d'anatomie pathologique générale. Paris, t. III, p. 793, 1856. — Lebert. Traité d' anatomie pathologique générale et .spéciale. Paris, t. I, p. 232, 1857. — Chassaignac. Traité de la suppuration et du drainage chirurgical. Paris, t. I, p. 581, 1859. — Gulrtneau. Sur un mode de terminaison des abcès par congestion. Tlièse de Paris, n" 151, 1859. — Coote. Compression des vaisseaux et des nerfs axillaires par une exostose d'une côte cervicale. In Med. Times and Gazette, août 1801 et Arch. gén. de méd., 5= série, t. XII, p. lUG. — Mai.gaigne. Leçons d'orthopédie. Paris, p. 363, 1862. — Nicaise. Ulcérations nombreuses des cartilages costaux chez un liomme mort de tubcrcuUsation pulmonaire. In Bulletins delà Société anatomique, p. 230, 1863. — Charles. Tumeur cancéreuse développée dans le corps des deux premières côtes droites. In Bulletins de la Société anatomique, p. 412, 1863. — Carrière. In Bulletins de la Société anatomique, p. 468, 1804. — I.eplat. In Archives générales de médecine, 1865. — Marjolin. Exostoses épiphysaires nombreuses et presque toutes symétriques. In Bulletins de la Société de chirurgie, p. 297, 1866. — Virchow. Pathologie des tumeurs, trad. AnoNssoiix, t. I, 1867. — NiEMEïER. Traité de pathologie interne et de thérapeutique, trad. Paris, t. I, p. 141, 1869. — Halassez. Tumeur sterno-claviculaire [arthrite et ostéo-périostite). Fracture du sternum et de la première côte par effort musculaire. Phlébite suppurée satis abcès métastatiques. \n Bulletins de la Société anatomique, p. 96, 1869. — Humbebt. Cancer des cotes, tumeur des méninges comprimant la troisième circonvolution frontale gauche, aphasie. In Bulletins de la Société anatomique, p. 335, 1870. — Verneuil. Tumeur volumineuse de la région thoracique antérieure droite. In Bulletins de la Société de chirurgie, 11 janvier 1871. — James Bailey. A Case ofNccrosis of one third of Ihc sevenlii Bib. In New- York Med. Journ., p. 384, oct. 1872. — Kottmann. Fait von Ostitis der Bippen und Bruslîvirbel. In Corresp. blatt fiir Schweizer Aerzte, 15 novembre 1872. — Petit (Ch.). Chondrôme calcifié de la troisième côte gauche. In Bulletins de la Société anatomique, p. 85, 1872. — Bourdon. Cancer des côtes, de l'os iliaque droit et du saci-wn. In Bulletins de la Société anatomique, p. 203, 1872. — Choné. Etude sur une variété d'abcès froids Ihoraciques. Thèse de Paris, n" 189, 1873. — Terrillon. Sur le frottement sous-scapulaire et le développement d'une bourse séreuse accidentelle sous l'omoplate. In Archives générales de médecine, 6° série, t. XXIV, p. 385, 1874. — Bartels de Kiel. Etude sur les abcès péripleuraux. In Deutchcs Arch. fiir klinische Medic., 1874, p. 21 et Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, p. 31 7, 1874. — Duplay. Abcès chroniques des parois thoraciques, leçon recueillie par Marot. In Progrès médical, l"' juillet 1876. — Legranii. Des abcès des parois du thorax, causes ou conséquences des lésions des organes thoraciques. Thèse de Paris, n° 122, 1876. — Follin et Duplay. Traité élémentaire de pathologie externe, t. V, p. 534. Paris, 1877.
Résections. — Celse. De re medica, lib. VII, cap. iv et lib. YIII, cap. ii, — Galien. Methodus medendi, lib. V, cap. vin. — Soranus d'Ephèse. Collection de Kicet. — Paré (A.). Édit. Malgaig.ne, t. II, p. 25. — Marc-Aurèle Séverin. De efficaci medicinû. Francofurti, 1646. — Schenkibs. De vuln. thorac. Obs. medic. Francofurti, 1. II, p. 297, 1665. — Verduc. Im. manière de guérir par le tnoyen des bandages les fractures et les luxations. Paris, p. 116, 1758. — Levacher. Mercure de France, avril 1758. — fiivERius. Observ. medic. centuriœ quatuor. Lugduni, p. 129, 1763. — Goulard. Œuvres chirurgicales, 1766. — Hérissant. Thèse de Paris, 1768. — David. Observations sur une maladie connue sous le nom de nécrose. In Mémoires de l'Académie de chirurgie, llhl. — Callisen. Systcma chirurg. hodiern. H:ijnise, 1788. — Buttciier. Auswahl. cl. chirur. Verhandl. Berlin, 1795. — Roux (Ph ). De larésection ou du retranchement des portions d'os malades. Paris, 1802 et Exam. méd., t. 1, p. 122. — Champion. Résection des os cariés dans leur continuité. Thèse de Paris,
i28 COTON (botanique).
1815. — lIoREAu (P.-F.). Essai sur l'emploi de la résection des os dans le traitement de plusieurs arliculalions affectées de carie. Bar-le-Duc et Paris, 18 16. — Richerand. Histoire d'une résection des côtes et de la plèvre. In Bulletins de la Faculté, t. VI. — Aïmar. In Journal de médecine, t. LXXdl, p. 356, 1820. — Peucy. Dictionnaire des sciences médicales. Art. l\ésection. ?d.r\s, 18i0. — CirTAoïNi. Observations chirurgicales sur la résection des côtes. In Annali universali di med'icina, mars 1826 et Archives générales de médecine, 1" série, t. XVIII, p. 71, 18-28. —William JIac-Dowel. Dissertation on the Pathology of the Bones. In Amer. med. recorder, t. XIII, p. 119. — LAiinEv. Clinique chirurgicale, t. II, p. '215. Paris, 1829. — Clot-Bey. In Journal hebdomadaire, t. XI, p. 297, 1835. — Wabres. Deux cas de résection de plusieurs côtes pratiquée avec succès. In Boston Médical and Surgical Journal, 1837 et Gazette médicale de Paris, p. 797, 1837. — Jaeger. Handwôrterhuch der gesammten Chirurgie. Lei[izig, 1839. — Dixon. Hésection d'une portion de côte pour une névralgie. In New-York Journ. of Med. and Surgery, juillet 1839 et Arcliives générales de médecine, 3° série, t. VIII, p. 226, 18iO. — Blanhin'. Carie ou nécrose d'une côte. \n Gazette des hôiiitaux, p. 373, 1840. — Karawajew. Trois observations de résections d'os. In Zeitsclirift fur die gcsammte Medicin, féiriei' et mars 1841 et Gazette médicale de Paris, p. 188, 1841. — Spessa. Résection de deux côtes. In Gazette médicale de Paris, p. 266, 1841. — FiORi. Résection de la totalité d'une côte. In Annali medico-chirurgici, 1842 et Gazette des hôpitaux, p. 518, 1842. — Jicques de Braine le Comte. In Examinateur médical, '24 avril 1842. — Laruiii. Rescissione délie costale. Torino, 1847. — Linoli. In Annali universali di med'icina, mars 18 i8. Archives générales de médecine, 4' série, t. XVIII, p. 96 et Union médicale, p. 298, 1848. — Marciial dk Calvi Résectiim d'une notable portion delà sefitième côte. In Bulletins de l'Académie de médecine, 13 janvier 1852. — Malle. Traité d'anatoniie chirurgical' et de médecine opératoire Paris, p. 660, 1855. — Heagas In Amer. Journ. of the Med. sciences, t. LIV, p. 564. Octobre 1867. — Démarquât. Résection des côtes. In Gazette médicale de Paris, p. 29, 1869. — Bahnes. The Médical and surgical Ilistorg ofthe War of the Rébellion. Washington, p. 566, 1870. — Barbari.v. Remarks ona Case of Contusion with Fracture ofthe Ribs, followed by Necrosis. In War Department Circular, n° 3. Washington, 1871. — Hamiliox. Princi/>les and Practice of Surgery, p. 206, 1872. — Legouest. Traité de chirurgie d'armée, 2» édit., p. 355. Paris, 1872. — Demarquay, Jii Dulltl'ins de la Société de chirurgie, p. 431, 1873. — Létievant Empyème, ouverture spontanée; guérison temporaire à la suite d'injections. Récidive, drainage, hémorrhagie, résection de deux côtes, tamponnement de la cavité thoracique droite, guérison. In Bulletins et Mémoires de la Société de chirurgie, p. 6U5, 1875. V. P,
COTIIKIIS. Voy. Sumac.
COTOIE, COTONNIER {Gossypium L., Gen., n. 845). § I. Botanique.
Les Cotonniers sont des plantes de la famille des Malvacées, série des Ketmies ou Hibiscus. Ils ont, comme ces derniers, des fleurs hermaphrodites et pentamères, mais le calicule qui les enveloppe est formé seulement de trois bractées, larges, cordées à la base, souvent déchiquetées sur les bords et valvaires, rédupliquées dans le bouton. Le calice est porté sur un réceptacle convexe ; il est gamosépale et tronqué, ou partagé en cinq dents plus ou moins profondes. Souvent il est charo^é de ponctuations glanduleuses. La corolle est malvacée, c'est-à-dire formée de cinq pétales, alternes avec les divisions du calice, tordus dans le bouton, unis à leur base entre eux et avec le tube androcéen. Celui-ci, parcouru dans sa longueur par le style, porte supérieurement et en dehors un grand nombre d'étamines, formées d'une anthère rénilbrme, uniloculaire, extrorse, déhiscente suivant sa longueur et supportée par une portion assez courte de filet libre et grêle. Le gynécée est supère ; il est formé d'un ovaire à cinq loges alternipétales, et plus souvent à trois loges, les latérales venant à manquer ; surmonté d'un style dont le sommet se partage en trois ou cinq branches terminées par un IoIdc stigmatique dressé ou réfléchi. Dans l'angle interne de chaque lo"e ovarienne se voit un placenta multiovulé. Le fruit, souvent accompagné du calice et du calicule persistants, est une capsule loculicide, à trois ou cinq loges polyspermes. Les graines sont presque globuleuses, légèrement réniformes ou
COTON (botamique). 129
anguleuses. Elles renferment sous leurs téguments un embryon volumineux dont les cotylédons foliacés sont fortement plissés sur eux-mêmes et auriculés à la base, là où ils recouvrent généralement la radicule cylindro-conique. Dans l'iatervalle des replis des cotylédons se voit une petite quantité d'albumen mucilagineux, qui peut même faire totalement défaut. Dans la plupart des espèces, le tégument superficiel de la graine, au lieu de demeurer lisse, se recouvre de bonne heure (et même avant l'époque de la fécondation) de papilles irrégulièrement ou presque régulièrement disposées, qui répondent à autant de cellules saillantes de ce tégument. Ces cellules qui, à ce moment, s'agrandissent considérablement, ne peuvent le faire sur les côtés, arrêtées qu'elles sont par les cellules ambiantes ; elles ne s'accroissent donc que par leur face libre ou extérieure. Celle-ci représente d'abord un petit dôme saillant, puis une sorte de tube terminé en cul-de-sac, lequel peut devenir très-long et ne contient plus finalement que des gaz dans son intérieur. A ce moment, ses paiois, relativement peu épaisses, n'ont plus la rigidité voulue pour que la forme cylindrique se maintienne exactement. Les parois peuvent se rapprocher cl se tordre plus on moins. Cette origine et ce mode de formation des tz-ms du Cuton ex|)li(piont suffisamment les caractères qu'ils doivent présenter et qu'on doit conslater dans une expertise ayant pour but de déterminer la nature d'un tissu. D'ailleurs, la paroi de ces tubes est formée en majeure partie de cellulose et doit alors présenter les réactions caractéristiques de cette substance. De même qu'il y a des espèces de Gossyphim dans lesquelles ces poils séminaux font défaut, ou à peu près, de même il y a des variétés d'une même espèce dans lesquelles les dimensions de ces tubes présentent des variations considérables, notamment dans les longueurs : d'oîi les expressions pratiques de Cotonniers à longues soies et à courtes soies. Les Gossypiiim sont herbacés ou ligneux, frutescents ou presque arborescents. Ils ont le bois mou et des feuilles alternes, quelquefois entières, plus ordinairement 5-9-lobées, pétiolées et accompagnées de stipules latérales. Leurs fleurs, assez grandes, rappelant beaucoup celles d'une Mauve ou d'une Ketmie, sont de couleur jaune ou pourprée. Elles sont axillaires ou terminales, pédonculées.
Les auteurs qui ont écrit sur ce genre s'entendent peu sur le nombre d'espèces qu'il renferme. M. Todaro en admet jusqu'à quarante-trois. M. Parlatore [S/j^c. di Cot. (Firenze, 1868), c. icon.] en conserve sept. MM. Benlham et J. llooker {Gen., 1, 209, n. 39) les réduisent à deux auxquelles ils adjoignent comme troisième type spécifique le Stiirtia de R. Brown (App. Stiirt., Exped., 5), originaire d'Australie et remarquable par des bractées entières au calicuie, des divisions calicinales plus prononcées et des graines anguleuses, dépourvues ou à peu près de poils. D'ailleurs, les sépales, l'ovaire, etc., portent, comme dans les autres Gossyphim, des ponctuations noirâtres. En dehors du Sliirtia, M. M. Maslers, qui a fait des Malvacées une étude spéciale, admet dans le genre Cotonnier les quatre espèces suivantes qui toutes sont utiles pour la production du coton et dont voici les caractères principaux.
I. Cotonnier des Barbades [Gossyphim barbadense L., Spec, 975. — DC, Prodr., I, 456, n. 10. — G. penivianian DC, Prodr., loc. cit., n. 11. — G. vitifolium LAMK.,Dici. encycl., Il, 135. — G. piinctatum Schum et Thônn., Beskr. pi. Giiin., 310). C'est un petit arbuste, à branches lisses, un peu anguleuses, rougeâtres, avec des ponctuations noirâlres. Ses feuilles sont pétiolées et ne portent qu'une glande. Leur limbe est profondément palmati-o-5-lobé, avec