DICT. E.\C. XXI
où il se ti'ouve. De telle sorte qu'un corps n'a pas, à proprement parler, une couleur, et que lorsque l'on veut indiquer la coloration qu'il présente, il faut en môme temps faire connaître la lumière qui a servi à l'éclairer lors de la détermination qu'on a faite de cette coloration. D'une manière générale lorsque l'on ne spécifie pas la nature de la lumière, il est entendu qu'il s'agit de la lumière blanche du soleil, et lorsque Ton dit d'un corps qu'il est rouge ou vert, cela signifie qu'éclairé directement par les rayons du soleil il donne la sensation du rouge ou du vert.
L'étude des diverses circonstances par suite desquelles les corps nous paraissent colorés nous apprendra que la couleur n'est pas une propriété que ces corps communiqueraient à la lumière blanche qui les frappe, mais au contraire qu'ils agissent en éteignant certains rayons déterminés de telle sorte que leur couleur résulte du mélange des rayons qui n'ont pas été éteints : la cause de cette extinction est variable, mais l'action même est générale.
Les corps présentent des colorations dans diverses circonstances principales que nous allons étudier successivement :
A. Coloration des corps par transparence.
B. Coloration des corps [jar diffusion.