COSTA-SICRE
ticulier qu'on lui donne tlans cliiique contrée. Acosla termina, dit-on, ses jours dans une retraite cénobitique.
Voici le titre des ouvrages dont nous parlons :
• Tratadn de las drogas y medicinas de las Indias Orientales con sus piaillas dihujadas al vivo etc. Burgos, 1578, in-i», trad. en ital. Venezia, 1585, etc. E. Bgd.
COSTA BEN LUCA. Costa, fils de Luca, chrétien de religion, naquit à Balbek. Nous ignorons les dates de sa naissance et de sa mort, luais nous savons qu'il vécut dans le courant du neuvième siècle de notre ère.
C'était alors l'époque des traductions du grec en arabe, et dans ce travail Costa figure au premier rang, au point que les historiens se sont demandés si Honein ne devait pas lui céder le pas. S'il produisit moins, il opéra sur des matières plus difficiles, et. ses traductions sont manjuées au coin de la perfection.
Ses connaissances embrassaient l'encyclopédie des sciences, et on le donne comme particulièrement versé dans la médecine, en môme temps que possédant parfaitement les deux langues, sans compter le syriaque.
En raison de ses aptitudes spéciales, ses traductions portèrent principalement sur la philosophie et les mathématiciues. C'est ainsi qu'il traduisit des ouvrages d'Aristolc, d'Alexandre d'Apiinidiséc, de l'Iiiloponiis, d'Eiulide, de Théodose, d'Autolycus, de Héron, d'ilypsiclès, de Diophanle, ainsi ijue l'agriciillure de Costus.
En fait de médecine, Costa n'aurait traduit que le commentaire de Galien sur les aphorismes d'ilippocrate (B. de Florence, numéro 2G0).
Ses écrits originaux sont au nombre d'une cinquantaine. Une moitié porte sur la philosophie, la politique, l'histoire, les mathématiques, l'astronomie et la musique ; l'autre moitié sur la médecine.
Quant à ces derniers, ce sont des introductions à l'étude do lu médecine, des monographies sur les éléments, les humeurs, l'hygiène, le régime, les poisons, le pouls, les jours critiques, la mort subite, etc. Plusieurs de ces ouvrages sont fréquemment cités dans le Continent de Razès.
Costa avait rapporté de Grèce un grand nombre d'ouvrages et il fut invité à se rendre à Bagdad pour les traduire. Ses derniers jours se passèrent auprès d'un prince d'Arménie, et à sa mort on éleva une coupole sur sa tombe, « honneur, disent les historiens, que l'on ne rend qu'aux grands personnages.
Jean d'Espagne traduisit en lutin son traité de la différence entre l'âme et l'esprit ; Arnauld de Yilleneuve, son traité des Amulettes, et Goliiis, sa version du Barulcus de Héron.
SoDRCES : Fihrist de Mohammed-ben Ishaq ; Kitab elhokamade Djcmaleddin ; Ouioun el Amba d'Ebn Abi Ossaïbiah; Dynasties d'Aboulfaradji, Iludji Khalfa et Gasiri. L. Leclerc.
COSTA-RICA. Voy. Centre-Amérique.
COSTA-SICRE (Lahr. -François-Raphaël). Né à Saint-Laurent de Cerdans (Pyrénées-Orientales) en 1797. Ce médecin offre cette particularité, qu'il était le dix-septième de la même famille et en ligne directe qui ait exercé la médecine. II fit ses études médicales à Paris, où il se fit recevoir docteur en 1820. Puis il retourna dans son pays natal, et là il remplit les fonctions de médecin en chef du Grand-Lazaret, à l'époque de la célèbre épidémie de Barcelone. Costa ayant réuni
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un grand nombre de documents sur celte question se prononça hautement pour la non-contagion. Dans sa dissertation inaugurale, discutant la question alors si controversée des fièvres, il avait accepte le dogme de la non-essentialité, regardant la lièvre elle-même comme un trouble sympathique produit parla souffrance d'un organe. Costa étant ensuite revenu se fixer à Paris ne s'occupa que de la pratique de son art, et mourut à la fin de l'année 1865. Il était chevalier de la Légion d'honneur.
On a de lui :
I. De la non-existence des fièvres essentielles. Thèse de Paris, 1820, n° 189. — II. Considérations grnérales sur l'épidémie qui ravagea Barcelone en 1821 et sur les mesures, etc. l'aris, 1820, in-S». — III. Réflexions sur le typhus qui a ravagé une partie de la France en 1825. (.\iial. in ArcJiiv. génér. de méd., 1" lévrier, t. XIII, p. 113; 1827). — IV. Traitement des in/lanimations cérébrales (id. ibid., p. 2851. — \'. Avortevienl (id. ibid., p. 441).
E. Bgd.
cosTALLitT (Arnault). Né en 1801 à Bagnères de Bigorre ; il fit ses études médicales à Paris et, après avoir rempli les fonctions d'interne dans les hôpitaux, il se fit recevoir docteur en ïS'^'i. Costallat pratiqua pendant quelques années à Paris, puis il retourna dans son pays natal, où il continua avec succès l'exercice de sa profession. Ce médecin, aussi honorable par son caractère que rccomman dable par son mérite, succomba aux suites d'une longue et douloureuse maladie, à la lin de l'année 1872.
On lui doit d'intéressantes recherches sur les rétrécissements du rectum et leur traitement par la dilatation, pour laquelle il inventa un nouveau procédé, malheurousemcnt un peu trop compliqué pour être d'un emploi facile. Mais il s'est surtout distingué par la })art qu'il prit aux discussions qui eurent lieu, il y a une douzaine d'années, sur les causes de la pellagre, et l'énergie avec laquelle il soutint l'étiologie proposée par Balardini, et qui consiste à attribuer cette maladie à l'usage du maïs altéré par le venlet. Profondément imbu de la vérité de cette doctrine, que, pour notre compte, nous ne croyons pas si solidement démontrée qu'on le prétend, il a tenté, mais sans succès, auprès de l'Administralion, de faire instituer des expériences qui consisteraient à faire nourrir des familles pellagreuses avec du maïs de bonne qualité, passé au four, et consommé dans les vingt-quatre heures. Enfin, pour expliquer l'existence de la maladie dans des localités où l'on ne fait pas usage de maïs, il s'est efforcé de distinguer deux espèces de pellagre : l'une, la vraie, due à l'usage du maïs verdéramé ; l'autre, . sorte d'acrodynie, occasionnée par Isicarie du froment. Yoici les principales publications de Costallat :
I. Piopositions de médecine et de chirurgie. Thèse de Paris, 1832, n° 5. — II. Essai sur un nouveau mode de dilatation, parliculièrement appliqué au rétrécissement du rectum. Paris, )848, in-8», pi. 1. — lil. Mémoire sur l'influence probable du climat d' Alger pour la guérison de la phtkisie. Paris, 1837, in-8°. — IV. Etiologie et prophylaxie de la pellagre, suivies, etc. In Ann. d'hyg. pubL, 2' série, t. XIII, p. 5, 1860, et Br. Paris, 1860, in-8°. — V. Pellagre et acrodynie. Tarbes, 1860, in-8°. — VI. Question de la pellagre. Ibid., 1860, in-8°- — VII. Instruction populaire pour l'extinction de la pellagre. Bagnères de Bigorre, 1866, in-8°. — VIII. De la pellagre. Paris, 1868, in-8°. E. Bgd.
COSTE (Les).
Coste (Jean-François). Premier médecin de l'armée, membre du conseil de santé militaire, médecin en chef de l'hôtel des Invalides; était né à Ville, près de Nantua, dans le Bugey, le 4 juin 1741 . Après avoir suivi les cours de médecine de la Faculté de Paris pendant quatre ans, il alla se faire recevoir docteur
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à Valence (1765), et relourna dans sa ])rovince. Le zèle qn'il déploya lors d'une épidémie qui sévissait sur les confins du liugey et du pays de Gex, et qui s'était étendue jusqu'à Ferney, alors habité par Voltaire, attira sur lui l'attention du grand philosophe, qui, en 1769, le fit nommer médecin de l'hôpital de Versoy. A partir de ce moment sa vocation était décidée, et nous le voyons successivement médecin des hôpitaux militaiies de Nancy et de Calais ; en 1 780, il part avec Rochambeau comme médecin en chef de l'armée expéditionnaire envoyée au secours de l'indépendance américaine, et il lendit là des services signalés. A son retour, il remplit dans le service de santé de l'armée différents postes éminents. Par un concours de circonstances particulières, il fut, en 1790, nommé maire de Versailles, oîi, grâce à son indomptable fermeté, il sut empêcher bien des malheurs. Démissionnaire au bout de deux ans, il avait été placé en 1 796 comme médecin en chef à l'hôtel des Invalides ; mais il fut obligé de quitter cette position pour suivre avec un grade supérieui' nos armées dans les grandes campagnes de l'Empire jusqu'en 1807, oîi l'âge et les fatigues qu'il avait éprouvées le forcèrent à prendre sa retraite; il mourut le 8 novembre 1 819, des suites d'une affection des voies respiratoires, à l'âge de quatre-vingts ans. Il était depuis 1814 commandeur de l'ordre de la Légion d'honneur, ot affilié à la plupart des sociétés savantes de l'Europe.
Comme écrivain médical, Coste ne s'est pas élevé bien haut, mais ses idées sur les questions relatives au service de santé méritent d'être prises en considération.
Nous citerons de lui :
I. Lellre sur l'épidémie de Colonges au pays de Gex. Gex, 1703, in-8°. — II. Essai sw les moyens d'améAiorer la salubrité du séjour de Nancy (Méin. cour.). Nancy, 177"» in-8°. — III. Du genre de philosophie projjre à l'élude et à la pratique de la médecine. Nancy, 177*, in-8°. — IV. Essai botanique, chimique et pharmaceutique sur tes plantes indigènes, substituées avec succès à des végétaux erotiques (Mém. cniir.). Nniicv, 1770, in-8° ; Paris, 1793, in-S». — V. De antiqua mcdiea jihilosoj/hia orbi novo adaptandu. Liigil. Batav., 1780, in-8°. — VI. Mém. sur Fasphyrie. Plilhidelpliie, 1782, iii-8» (tnd. en nngl. ibid.). — VII. Du service des hôpitaux militaires ramené aux vrais principes. l'aiis, 1791), in-S». — \1II. Avis sur les moyens de conserver el de rétablir la santé des troupes à l'armée d'Italie. Paris, 1796, in-S". — IX. Vues générales sur les cours d'instruction dans 1rs hôpitaux militaires. Paris, 1796, iii-S». — X. Compendium p/iarmaceuticum mitUaribus Galtoruni nosocomiis in orbe navo boreali adscriptum. Newport, 1800, 111-8°. — XI. De la santé des troupes. Ang-b., 1800, in- 12. — XII. Notice sur les officiers de santé de la Grande- Armée, morts en Allemagne depuis le \" vendémiaire an XIV, jusqu'au ["'février 1800. Ibid., 1806, in-S". — XIII. Traduction de la Philosojdtie des corps organisés de Kecker. Bouillon, 1775, in-S". — XIV. Recueil des œuvres physiques et médicinales de Mead, trad. franc. Bouillon, 1774, in-8% 2 vol. — XV. Art. Hôpital, in Dict. des Se. méd. E. Bgd.
Coste (Adolphe-Urbain). Petit-fils du précédent, né à .Amiens, en 1795, se fil recevoir docteur à Paris, en 1817 ; placé naturellement dans le service de santé militaire où son aïeul s'était illuslré, il fut d'abord professeur à l'hôpital militaire d'instruction de Lille, et fit la cairipagiie d'Espagne de 1825, puis il l'evint à Paris où il s'occupa surtout de littérature et de philosophie médicales ; c'est là qu'il mourut, en 1828, à l'âge de trente-cinq ans.
Urbain Coste possédait une profonde et solide instruction. D'un caractère un peu sombre, animé de sentiments spiritualistes très-prononcés, ses critiques acerbes et mordantes portent un peu l'empreinte de ces dispositions. C'est avec l'ardeur d'une conviction profonde qu'il soutint et défendit les doctrines de Broussais, excepté dans tout ce qui regarde les fonctions de l'intelligence, oii il ne voulait pas voir le rôle de la matière organisée. Il n'a laissé que des articles détachés des analyses critiques ; il avait préparé un traité de philosophie médiwle el une traduction d'IIippocrale que la mort ne lui a pas permis de terminer.
DlCT. EXC. XXI, 3
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Nous citerons seulement de lui :
I. Tlicscs inaugurales. Paris, 1817, n" -186. — II. Observations sur la campagne d'Espagne en 1823, pour servir, etc. In [\ec. de mém. de méd. milit., 1825. — III. Un trèsgrand nombre d'articles de critique dans la Blbliolhèque médicale et le Journ. univ. des se. vicdicales. E. Bgd.
t'oste (Jea>-Jacques-Marie-C\prien-Victor). Naquit à Castries dans l'Hérault, le 10 mai 1807. Etant venu à Paris pour compléter ses connaissances, il se livra à l'étude des sciences naturelles et particulièrement de l'embryologie, alors peu cultivée en France. Ses premières recherches sur cette question, qu'il fit paraître, en 1834, avec Delpech, son maître, eurent un grand retentissement, et lui méritèrent une médaille d'or que lui décerna l'Académie des sciences. Après avoir professé quelque temps (1836-37) ses doctrines au Muséum d'histoire naturelle, il oLtint en 1 841 , au Collège de France, une chaire d'embrvologie, créée spécialement pour lui; enfui, en 1851, l'Académie des sciences l'admit au nombre de ses membres en remplacement de de Blainville. Vers la même époque, deux simples cultivateurs des Vosges, Géhin et Remy, ayant retrouvé, on peut bien dire découvert, l'art de féconder artificiellement les poissons et d'ensemencer les rivières, Cosle, qui avait été cliargé par l'Institut d'un rapport sur celte question, entreprit lui-même, avec ardeur, des recherches expérimentales sur la pisciculture. 11 fit établir des bassins au Collège de France, et poursuivit sans relâche cette étude qu'il s'elforçait ensuite de faire appliquer en grand. Une série de communications sur cette question si importante pour l'alimentation publique fut faite par lui à l'Académie des sciences à partir de 185'2. Aussi, dix ans après, en 1862, fut-il nommé inspecteur général des pèches Ûuviales et maritimes. Ce savant distingué succomba, après quelques jours de souffrances, le 19 septembre 1873, à une occlusion intestinale, laissant les ouvrages suivants :
I. Revhcrches sur la génération des mammifères, suivies de recherches sitr la formation des embryons (avec DelpechI. Paris, 1835, in-i", pi, 8. — II. Embryogénie comparée. Cours sur le développement de l'homme et des animaux, fait au Muséum d' histoire naturelle, etc. Paris, 1837, t. I, in-S" et allas in-^", pi. 10. — III. Ovologie du kangourou. Paris, 1858. — IV. Histoire générale du développement des corps organisés. Paris, 18-i7-53, in-4° Part. I, II, atlas in-fol. — V. Voyage d'exploration sur le littoral de la France et de l'Italie. Paris, 1855, in-4°, cartes. — VI. Instructions sur la pisciculture. Paris, 1855, in-18, 2" édit. 1856, in-18. — VII. Rapport sur les pêches maritimes. In Moniteur, avril 18G1. — Vlil. Communications sur la pisciculture. In Comptes rendus de l'Acad. des se, à partir de 1852. — IX. Eloge de Dotrochet. In Mém. de l'Acad. des se., t. XXXYII, 1'» part. 1868. E. Bgd.
COSTELLO (WiLLiAM-B.). Célèbre chirurgien anglais, naquit près de Dublin en 1800 ; il fit ses études médicales en partie dans cette ville et en partie à Paris, où il suivit de préférence les leçons de Ileurteloiip. Il s'établit à Londres vers 1852, et eut le mérite de pratiquer l'un des premiers la lithotritie en Angleterre; ce ne fut pas sans succès. Par la suite il devint surintendant médical de Wykehouse Asylvm, près d'isleworth. Cela ne l'empêchait pas de faire de longs séjours à Paris. Esprit aventureux, Costello perdit toute sa fortune par des entreprises hasardeuses. Une mine de charbon qu'il avait achetée fut noyée par une irruption d'eaux souterraines; presque toute l'édition de sa Cijclopœdia fut détruite par un incendie, et il avait négligé de la faire assurer ; une spéculation sur les canaux en Espagne échoua complètement, et après ces désastres il mourut des suites d'un ramollissement cérébral, dans une modeste maison de santé de Saint-Mandé. le 15 août 1867.