‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.21Chapitre 4 sur 40 · COSTA · texte numérisé non relu

COSTA

du sulfure de mercure. L'introduction de la glycérine dans les savons liquides constitue une utile application de cette substance. Les farines végétales de tourteau d'amandes douces ou amères sont d'excellentes préparations.

La meilleure poudre pour les ongles se compose d'oxyde d'étain pur, parfumé avec de l'essence de lavande et coloré avec du carmin. On frotte l'ongle avec un polissoir eu cuir. C'est précisément, dit Piesse, le procédé qu'on emploie pour l'écaillé de tortue. 11 est sans inconvénient au point de vue de l'hygiène.

Les cosmétiques sont tous plus ou moins aromatisés. L'odeur qu'ils répandent peut quelquefois être assez intense pour causer des accidents. Tels sont ceux qui contiennent du nuise, du patchouly, etc. {voy. à ce sujet le mot Parfums). P. Coulier.

CO^miBL'EiVA. jVom donné par Piuiz et Pavon, dans leur Flora Periiriana, à deux espèces que de Candolle a fait rentrer dans le genre Buena Pohl. Ces plantes appartiennent à la famille des Rubiacées, à la même subdivision que les arbres à quinquina. Certains botanistes les avaient même rangées dans le genre Cinchona, avant que ce groupe eût été nettement délimité. Ils en diffèrent par l'œstivalion imbriquée de la corolle et par la déhiscence de la capsule, qui se fait de haut en bas et non de la base au sommet, comme chez les vi-ais quinquinas.

Les espèces qui ont porté ce nom sont :

J" Le Cosmibuena acuminata Ruiz et Pav., actuellement nommé Buena acuminala DC, et dont Poiret avait fait le Cinchona acuminata.

2° Le Cosmibuena ohtusifolia R. et P., Buena obtusifolia DC, que Ruiz et Pavon nommaient aussi Cinchona grandiflora Lopez ; Cinchona China , et Mulis, Cinchona longiflora. On rapporte à cette espèce une écorce désignée sous le nom de Quinquina cannelle, écorce roulée, sans épidémie, ressemblant à la cannelle par l'apparence et ayant l'amertume du quinquina.

On range maintenant ces deux espèces à côté du Buena hexandra Pohl. plante du Rrésil, de la province de Rio-Janeiro et des Minas Geraes. Cette espèce fournit le Quinquina du Brésil, dont il a déjà été question à l'article Quinquina [voy. t. 1, 3*^ série, p. 307).

Rniz et Pavon. Flora Peritviana, III, p. 3, et H, p. 53, tab. 198. — De Candolle. Prodromus, IV, 536. — Pohl. Plantce Brasil., I, p. 10, tab. 8. — Weddell. Histoire naturelle des quinquinas, p. 16 et 72. — Triana. Nouvelles études sur les quinquinas, p. 73. Pl.

COSTA (Cristovalda) ouAcosta. Était né en Afrique, et prit ses degrés à Burgos,vers le milieu du seizième siècle. Désireux d'étudier les plantes les plus utiles à la médecine, dans les pays mêmes oii elles prennent naissance, il voyagea dans la Perse, dans l'Inde, en Chine. Pendant son séjour dans l'Inde, il eut occasion de se rencontrer avec Garcia de Orta ou llueita, médecin portugais, qui lui communiqua l'ouvrage qu'il avait composé, en forme de dialogues, sur la flore médicale de ce pays ; c'est cet ouvrage qui servit de modèle au travail d'Acosta. De retour à Burgos, Acosta s'empressa de publier les résultats de ses recherches dans l'Inde ; il avait promis de publier également ce qu'il avait pu recueillir dans la Perse et en Chine, mais ce travail, s'il a été fait, n'a pas vu le jour. Morejon, qui analyse le livre d'Acosta, cite avec détail cette assertion, à propos de l'opium, que le vin serait en quelque sorte l'antidote des effets fâcheux produits par ce puissant narcotique. Ajoutons encore une circonstance assez précieuse : c'est qu'il donne la synonymie de chaque plante dans différentes langues, avec le nom par-

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