‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.22Chapitre 24 sur 52 · L. Hx · texte numérisé non relu

L. Hx

t'©XO-FÉ.«©R.%LE (Art.). Voy. H.vnche.

COTTTAR (.Iean), né à Loudun, fit ses études médicales à Poitiers où il prit le grade de médecin. Après avoir quitté cette ville, pour venir exercer la médecine dans sa ville natale, il revint à Poitiers pour y remplir les fonctions de doyen. Il y mourut en 1590. Nous citerons de lui :

1. T>^ fcbribus purpuratis cpidcmicis guœ aniio 1557 vulgatœ sunt liber. Poitiers, 1578. in-4°. — II. Discours sur la coqueluche et autres vialadies populaires qui ont eu cours à Poitiers en i5S0. Poitiers, sans date, in-8°. A. D.

۩ZE (Lesj.

€ozc (Pierre). Chef d'une famille de médecins qui ont été l'honneur de la Faculté de Strasbourg, Pierre Coze naquit le 17 août 1754 à Ambleteuse, dans une famille très-modeste. 11 commença ses études médicales sous la direction de l'un de ses parents, chirurgien-major de l'hôpital civil et militaire de Boulogne; il vint ensuite à Paris, vers 1774, pour compléter ses études, et il passa là cinq années à fréquenter les h6pitau.\ et les amphithéâtres. Devenu chirurgien-major d'un réiiiment de cavalerie, il trouva le temps de se faire recevoir docteur en médecine, et, au commencement de la révolution, il obtint un brevet de médecin pour l'armée des Alpes, puis, peu après, pour l'hôpital mihtaire de Lyon, où il se trouva pendant le siège. De là il passa à Phôpital de Metz; ayant -alors quitté le service milit;(ire, il se fixa à Strasbourg, et son mérite reconnu

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lui valut le titre de professeur de clinique interne lors de la reconstitution des écoles. Ses cours éclairés à la lumière de l'anatomie pathologique et des connaissances chimiques attiraient beaucoup d'élèves; aussi, en 1815, fut-il promu aux fonctions de doyen, qu'il remplit avec autant de zèle que d'intelligence jusqu'à sa mort, arrivée le 25 juin 1821.

Malgré ses occupations multipliées, Coze a trouvé le temps d'écrire un certain nombre de mémoires très-intéressants sur la topographie médicale, la météorologie, la médecine vétérinaire et l'agriculture, ainsi que sur divers sujets de pathologie; dans tous ses écrits on trouve la preuve de son esprit judicieux et pratique.

Nous citerons de lui :

I. Topographie médicale de Dôlc en Fianche-Comié. In Journ. de mcd. mil//., t. V, p. 154, 1787. — II. Constitulion épidémique de Dôle. Ibid., p. 184. — III. Constitution épidémique de Vannée 1785, observée à Auc/t en Gascogne. Ibid., t. VII, 1789. — IV. Obscrv. sur un abcès de la rate ouvert dans l'estomac. In Ane. Journ. de Méd., t. LXXXII, p. 255;

1790. — V. Fièvre nerveuse péléchiale qui a régné à Scklcstadt i)rndant l'hiver de 1790 à

1791. Ibid., t. XCI, p. 3, 1792. — VI. Observations faites à Vliôpilal militaire sédentaire de Ujon en 1792 et 179Ô. In Rcc. demém. de méd. milil., t. I, p. 505; 1815. — VII. Notice sur l'histoire de la vaccine à Strasbourg. In Mém. de la Soc. agric. de Sirasb , t. I, introd., p. 124, 1811. — VIII. Observ. sur le scorbut aigu. Ibid., p. 449. — IX. Température des eaux courantes et stagnantes des environs de Strasbourg. Ibid., p. 460. — X. Reekerclies sur la population de Strasbourg. Ibid., t. Il, p. 5G; 1823, etc. — XI. Mémoires lus à la Société des sciences, agric. et arts de Strasbourg, etc., extr. du recueil des mém. de cette Soc. Strasbourg, 1820, in-S». (Contient plusieurs des mémoires énumérés ci-dessus, et de plus : Recherches sur lasplénite, sur l'usage des viandes provenant des bœufs atteints de typhus; recherches sur le tabès ou fièvre Jiectique des vaches, etc.). L. Un.

Coie (Jean-Baptiste-Rozier) , fils du précédent, est né à Strasbourg, le 9 décembre 1795; il se distingua dès 1814 par les services qu'il rendit dans les hôpitaux militaires, alors envaliis par le typhus, et après d'excellentes études se fit recevoir docteur à Strasbourg, le 15 juillet 1817. Mais laissons la parole à M. Tourdes : « Bien jeune et déjà remarqué |)our l'étendue de ses connaissances et son esprit d'initiative, il est chargé du cours de chimie pharmaceutique à la faculté de Strasbourg, le 9 novembre 1821. Il fait ses preuves dans l'enseignement, et il est nommé professeur de matière médicale et de pharmacie le 19 octobre 1827. Il est appelé aux fonctions de doyen de la faculté de médecine le 14 juillet 1855; alors il entreprend cette œuvre d'organisation, de perfectioimement qu'il poursuit pendant vingt-deux ans, avec autant de dévouement et de persévérance que de succès. Il fonde l'enseignement clinique de la faculté, jusque-là réduit à de faibles proportions; des cliniques spéciales sont créées ; un vaste liôpital est desservi par les professeurs de la faculté ; administrateur des hospices, il contribue à y introduire des améliorations aussi utiles aux malades qu'à l'instruction ; un laboratoire de chimie pathologique est annexé aux cliniques; l'enseignement devient pratique dans toutes ses branches. 11 eut l'idée de faire servir la faculté de Strasbourg à l'instruction des médecins militaires ; ce projet admis prit bientôt une exleiision considérable, et la faculté de Strasbourg, devenue l'école de santé militaire, tout en restant faculté civile, arriva au plus haut degré de prospérité. » Coze prit sa retraite le ol août 1857 et se retira à Oberbruck, dans le Haut-Rhin, donnant ses soins aux pauvres habitants de la montagne avec un dévouement au-dessus de tout -éloge. C'est là qu'il mourut, le 25 avril 1875, à l'âge de quatre-vingts ans, après avoir eu la douleur d'assister à la chute de cette faculté de médecine qu'il

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