UP
NOMBRE TRACHÉOTOMIES.
40 environ.
GUÉRISOiNS
Michon . . «...
Laugier
Nélalon
Monod
n,, ■ 1 enfants. . .
^•^•^"î i adultes. . .
Malsaiene
tël
Ce qui fait environ 2 pour iOO de guérisons, proportion déplorable.
Comment continuer à pratiquer une opération qui donnait des résultats aussi fâcheux entre les mains des premiers maîtres ? Il y avait ici une illusion. En fait de trachéotomis, les maîtres en chirurgie étaient inférieurs à Trousseau. médecin, et à ses disciples, souvent moins chirurgiens que lui. Ces chirurgiens éminents opéraient-ils mieux qu'un simple interne de l'hôpital des Enfants? C'est possible, sans être bien démontré ; mais ce qu'ils ne connaissaient pas aussi bien que lui, c'étaient les soins consécutifs à l'opération, dont ils ne prenaient aucun souci. Or, c'est cette omission des soins consécutifs réclamés par l'opération et par l'opéré qui faisait leur infériorité. Non-seulement pour la trachéotomie, mais encore pour toutes les opérations, les soins consécutifs appropriés contribuent plus à la guérison, que ne le font le procédé opératoire et l'habileté avec lequel il a été appliqué. Trousseau n'eut pas de peine à le démontrer à l'aide des statistiques suivantes, empruntées â des chirurgiens ou médecins imbus de ses idées et préoccupés des soins consécutifs à l'opération.
1° Statistique empruntée à des chirurgiens de Paris s'étant placés dans les conditions ci-dessus et opposable à celle citée par Malgaigne :
ÉRATEURS.
Richel. . .
DI
NOMBRE ^ACHÉOTOMIES,
GDERISONS
Follin . . . .
Broca . . .
Richard . .
Dcmarquay.
Tôt Soit 1
VDI. . .
guérison
sur
2,29 opérations.