AGE
ts*
oo
• ;io
ce
^ .^ lO 00 o
Ci s ^ 5
o iS fi
ce j
OPÉ
ET UIB
DICT. ENC. XX[V.
178 CUCUBALUS.
résection des extrémités osseuses et d'immobiliser le membre pour obtenir une consolidation. Cittadini et Esmarcli firent cette opération avec succès. Warmuth écboua dans la même tentative. J'ai répété cette opération, en mai 4878^ à l'hôpital de la Pitié. Le malade guérit de l'opération, mais la réunion osseuse n'eut pas lieu.
E. Résection simultanée de la diaphyse et d'une extrémité (tableau III). En raison de l'étendue considérable de l'os enlevé, ces résections ont quelquefois été prises pour des extirpations totales du cubitus. Il importe pourtant de ne pas les confondre avec ces dernières, car la conservation de l'extrémité articulaire inférieure et principalement de l'extrémité articulaire supérieure rend l'opération bien moms grave. Si donc l'une des extrémités est saine, on doit la ménager avec le plus grand soin, afin de ne pas ouvrir l'articulation du coudeou du poignet. Pour enlever l'ostéo-sarcôme qui avait envahi le corps du cubitus, Malagodi désarticula d'abord l'extrémité inférieure, et isola toute la masse morbide jusqu'à l'articulation du coude, où il trouva assez d'os sain pour scier le cubitus sans ouvrir le coude. C'est sans doute à cette précaution que l'opéré de Malagodi dut sa guérison rapide et la faculté de se servir de son membre assez bien pour reprendre ses travaux de paysan. En 1845, Langenbeck {Canstatt's^ Jahreshericht, vol. V. p. 231,'' 1859) fit l'opération inverse. Il enleva, pour une ostéite chronique produite par un traumatisme, toute la diaphyse, y compris l'extrémité articulaire supérieure, mais il respecta l'épiphyse inférieure. Le périoste fut ménagé et un nouvel os, avec des exti'émités articulaires bien développées, se reproduisit.
F. V Ablation ou extirpation totale (tableau IV) n'est guère indiquée que dans les ostéites à marche rapide qui envahissent à la fois toute l'étendue du cubitus, et qui s'accompagnent d'abcès sous-périostiques avec un appareil fébrile grave. L'opération est assez simple, une fois qu'on s'est mis à l'abri de l'écoulement sanguin par l'application de la bande d'Esmarch. Une incision longitudinale un peu en arrière du bord interne de l'avant-bras met le cubitus à nu dans toute son étendue. La dissection de l'os et la conservation du périoste sont ordinairement facilitées par l'épaississement de cette membrane. Cela fait, il ne reste plus qu'à détruire les insertions ligamenteuses de l'olécrane et de la tête cubitale. Si l'on éprouvait des difficultés pour extraire l'os d'une seule pièce, on simplifierait beaucoup l'opération en le sciant par le milieu et eu faisant séparément l'ablation des deux segments.
L'ablation totale a été exécutée trois fois par Carnochan, Jones et Hutchison. Williamson a enlevé avec le cubitus la tête du radius et l'extrémité inférieure de l'humérus. Les mouvements du poignet et des doigts furent conservés. Compton {Médical Register, 1852) rapporte un cas de résection de tout le cubitus et du radius, à l'exception de son extrémité inférieure. L'avant-bras ne pouvait se mouvoir sur le bras que dans l'étendue de 8 ou 10 degrés, mais le patient avait conservé l'usage de sa main. D'après les cas publiés aucun des opérés n'avait succombé. Polaillo.n.
CUCUBALUS. Tournefort. Genre de plantes Dicotylédones, établi par Tournefort, appartenant à la famille des Caryophyllées. L'ancien groupe Linnéen était plus étendu que celui de Tournefort et que celui qu'admettent aujourd'hui les botanistes. C'est ainsi que l'on y faisait rentrer le Silène inflata, Smith (Cucii-