CUCURBITACÉES
balus Behen L.), le Silène Otites Smith [Cucubalus Otites L.), dont il sera question au mot Silène.
Le genre Cucubalus, restreint à ses limites actuelles, renferme des plantes dont les fleurs ont un calice campanule, divisé en cinq lobes, à pétales bifides et appendiculé, à onglet long et cunéiforme, un ovaire à trois styles, et le fruit est une baie, et non une capsule comme dans le Silène. Il contient un certain nombre de graines réniformes contenant un embryon périphérique autour d'un endosperme farineux. La seule espèce intéressante est le Cornillet haccifère (Cucubalus hacciferush.). C'est une plante grimpante et rameuse, dont la tige de 1 mètre à l'^jbO de longueur porte des feuilles opposées, ovales, aiguës molles et pubesccntes, des fleurs penchées dont le calice est enflé à la maturité et dont les pétales sont d'un blanc verdâtre. Le fruit est une baie globuleuse noirâtre, à suc aqueux et incolore.
La plante croît dans l'Europe moyenne et méridionale. « Elle est, d'après Lémery, humectante, rafraîchissante, propre pour les pertes de sang, étant prise en décoction. » Pu
Bibliographie. — Tournefort. Institut iones Rei herboriœ, 197. — Linniî. Gênera, 770, et Species. — De Candolle. Prodromus, I, 3C7, et Flore française, IV, 760. — Endlicher. Gênera, n° 5251. — HooKEii et Bentuam. — Grenier et Godron. Flure de France, I, 201. — Lemery, Dictionnaire des drogues, p. 294. Pl.
CUCULliATA. Nom donné par d'anciens auteurs à la Grassette ou Pinguicula vulgaris L,, dont les fleurs sont éperonnées. Pl.
Mérat et De Lens. Dict. de matière médic, p. 485. Pl.
ClîCULLillX. Yoy. SCLÉROSTOJIIENS.
CUCULUS. Nom donné au Cresson des prés, Cai'datnine pratensis L.
Pl.
CUCUMIS. Sous les noms de Cucumis agrestris et de Cucumis asininus on a désigné le Concombre sauvage ou Concombre d'aine, qui est le Momordica Elaterium oa Ecballium Elaterium {voy. Concombre, EcbaUium.). Pl.
CUCUPHE. Bonnet médicamenteux autrefois employé pour soumettre la tète à l'action de poudres dites céphaliques. Ce bonnet était fait de toile fine, en double, et contenait une couche de coton piqué où l'on avait semé la poudre médicamenteuse. ~ D,
CUCURBITA. Voij. Citrouille.
CUCURBITACÉES. Famille de plantes Dicotylédones, appartenant au groupe des Caliciflores de De CandoUe. Ce sont des herbes ou des sous-arbrisseaux à racines fibreuses, ou plus souvent tubéreuses. Les tiges sont cylindriques ou anguleuses, le plus souvent grimpantes; elles portent des feuilles alternes pétiolées, palminerviées, souvent échancrées à la base. Les fleurs ordinairement monoïques ou dioïques ont un calice campanule à cinq dents ou cinq lobes imbriqués pendant ï'estivation. La corolle est gamopétale, à cinq lobes entiers ou frangés. Les étamines sont au nombre de cinq ou plutôt de trois, dont une
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unilociilaire, les deux autres biloculaires, à anthères extrorses, linéaires et sinueuses. L'ovaire est infère, à trois ou cinq carpelles, formant de six à dix ovules nombreux, horizontaux, anatropes. Le fruit, qui porte le nom de Péponide, est une baie charnue, généralement indéhiscente, s'ouvrant quelquelois, comme dans les Ecballium, avec élasticité. Ce fruit, dont la consistance va en diminuant de la circonférence au centre, a plusieurs loges, et contient attachées à des placentas déjelés vers les parois de nombreuses graines, généralement comprimées, à testa crustacé et membraneux, souvent entourées d'un rebord épais, à amande sans albumine, formée d'un embryon à gros cotylédons veinés.
Les Cucurbitacées sont des plantes des régions tropicales ou subtropicales ; elles n'habitent que rarement les pays froids ou tempérés ; mais la plupart peuvent y être cultivées parce qu'elles parcourent rapidement les diverses phases de leur végétation. Beaucoup d'entre elles donnent des espèces alimentaires : le Concombre, le Melon, les Courges, les Gourdes, les Citrouilles, etc. D'autres, comme la Coloquinte {Citrullus colocynthis) , ont au contraire une amertume insupjjortable, qui les fait employer seulement à titre de médicament drastique. Le suc d'Ecballium ou Elaterium est aussi amer et purgatif. Les fruits des Luffa sont comestibles avant lu maturité, mais ils deviennent ensuite purgatifs. Les semences de certaines espèces de ce groupe, des Melons, des Polirons, sont données comme calmantes et appelées, à cause de l'idée qu'on s'en faisait. Semences froides. Enfin dans certaines espèces, dans la Bryonc, par exemple, les racines, très-développées, ont un suc acre et purgatif. Pl.
BiBLioGiiArmE. — JussiEU. Gênera, 395. — De Candolle. Prodromus, III, 297 — Exdlicheu. Gcncra plantaruvi, p. 934. — Bentiiam et IIooker. Gênera. — Le Maout et Décaisse. Traité q encrai de botanique, p. 495. I'l.
CL'CUiiKiTE. Voy. Alambic.
CUDOWA. (E-vux MINÉRALES HZ). Athermales, bicarbonatées-sodiques moyennes, ferrugineuses et arsenicales faibles, carboniques fortes, en Prusse, dans la province de Silésie, est un village à 410 mètres au-dessus du niveau de la mer, dans le voisinage des montagnes de Glaz, qui appartient à la famille Kraraska. De cette station située dans un très-beau pays et dans un chmat doux on peut l'aire dans les environs un très-grand nombre d'excursions intéressantes : les baigneurs visitent surtout le Heuscheuer, amas singulier de rochers inaccessibles dominant le plateau dénudé du Leierberg. Trois sources connues dès le dixseptième siècle, mais en usage seulement depuis la fin du siècle dernier, émergent d'un terrain où se rencontrent des roches granitiques, du grès, du calcaire; non loin de là on trouve de la houille, des pyrites et du minerai de fer. Ces trois sources, dont les eaux se i^essemblent beaucoup, se nomment : die Trinkqiielle (la source de la buvette), die Gasquelle (la source gazeuse) et der Oberbrunnen (la source supérieure). Leur débit en vingt-quatre heures est de 360,600 litres. Les caractères particuliers de Peau de la Trinkquelle, qui résument parfaitement celui des deux autres sources de Cudowa, sont les suivants : l'eau de la Trinkquelle dégage sans cesse et avec bruit du gaz dont les bulles viennent s'épanouir à sa surface ; elle est claire, limpide, transparente ; son goût est agréable, quoiqu'un peu styptiqiie, elle pétille dans les verres, elle précipite un dépôt de carbonate magnésien et ferreux, une couche de gaz acide carbonique qui, par les journées chaudes et orageuses, varie comme puissance
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(le 1 mètre ii \ mètre 50 centimètres, suivant la hautem- de la colonne barométrique, existe au-dessus du niveau des sources, ce que l'on constate aisément en plongeant dans cette atmosphère des corps en ignition qui s'éteignent bientôt. La température de l'eau de la Trinkquelle est de il", 3 centigrade, sa densité est de 1.0022. M. Duflor en a fait l'analyse; ce chimiste a trouvé que 1000 grammes de l'eau de la Trinkquelle contiennent les principes suivants :
Bicarbonate de soude 1,25078
chaux 0.490:i2
— magnésie 0,1562»
— oxyde de fer 0,02565
— manganèse 0,00278
Clilorure de sodium 0,11718
— potassium 0,00145
Sulfate de soude cristallisé 0,70632
Phosphate de chaux 0,00669
Arséniale d'oxyde de fer 0,00156
Silice 0,09l6i
Total des matières fixes 2,85382
Gaz acide carbonique libre 1 litre 275
I/établissement de Gudowa est très-bien aménagé, les eaux s'y administrent en boisson et en bains.
Emi'loi thérapeutique. Elles sont toniques, excitantes, résolutives, elles agissent comme analeptiques, reconstituantes, et en même temps comme altérantes, en vertu surtout du fer et de l'arsenic qu'elles contiennent. Elles s'emploient dans les cas oîi les eaux bicarbonatées sodiques moyennes ferrugineuses et arsenicales conviennent, c'est-à-dire, dans toutes les affections des voies hépatiques et urinaires oîi il importe de tonifier et de refaire des constitutions pi'ofondément débilitées. A. Rotdreau.
C'UELLAR (Francisco). Cet auteur, Portugais de naissance, qui vécut au seizième siècle, mérite d'être cité pour ses commentaires sur les Prédictions d Hippocraie. Ce fut l'un des premiers médecins qui entreprirent ce genre d'études, et il précéda de quarante-quatre ans le Français Duret et ses commentaires des Prénotions conques, qui valurent à ce dernier le suinom d'Hippocrate français. Entre les deux ouvrages se remarque cette différence essentielle ({ue Duret a mis largement à contribution les commentaires hippocratiques de Galien, sans les citer, tandis que Guellar donne ces derniers mot à mot en les faisant suivre de ses commentaires propres, souvent en contradiction avec ceux du médecin de Pergame. Voici, du reste, le titre du livre de Guellar : Opus insigne ad libros très prœdictionum Hippocratis. Comento eliam Galeni apposito et exposito. Annotationes ejusdem sub primo libro cjuce interlegendum occurrere. Goimbrœ, 1545, in-fol. Ajoutons que cet ouvrage est très-estimé dans la Péninsule ibérique et considéré comme supérieur à tous ceux du même genre qui parurent plus tard à l'étranger.
Guellar était docteur de l'université de Coimbre, et y remplit dignement la première cbaire de médecine. L. Hn.
cx'niiRAQUAM. Nom brésilien du Cœsalpinia echinata Lam. ou Bois du Brésil. Pl.
MAncRAV. Brasil. tOl, Pl.