‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.24Chapitre 26 sur 56 · CURE-DENTS · texte numérisé non relu

CURE-DENTS

cathécucique ; avec la poudre de zinc, une huile aromatique et, paraît-il, de l'anthracène. L. Hahn.

CURE (Hydrologie). Ou appelle cure un traitement par les eaux minéiales, par le pelit-lail ou par le raisin {voy. Petit-lait, Raisin). Cette dénomin;ition, primitivement allemande, a remplacé en France le mot saison qui est pourtant encore trop souvent employé. Ainsi, chez nous, un malade fait aux eaux une ou deux saisons dans la même année, cela indique qu'il suit une ou deux cures thermales; nous disons aussi faire une heureuse, une longue saison, quand nous voulons annoncer que le traitement a été favorable ou que le malade a passé aux eaux un temps dépassant la limite habituelle. Nous disons encore que la durée du traitement ou de la cure minérale ou thermale est d'un plus ou moins grand nombre de jours suivant les localités ou les habitudes d'une station hydrothermale. Les cures thermo-minérales sont internes ou externes ou mieux intérieures et extérieures, c'est-à-dire, que les eaux sont administrées ou en boisson, ou en bains, ou en douches, ou en injections, ou en lotions. Souvent ces divers modes d'application doivent être employés simultanément et concourent à la cure ou au traitement hydrothermo-minéral. A. Roturkau.

CUREAU DE LA CUAIMBRE (Les DEUx).

Cureau de la Chambre (Marin). Naquit au Mans, en 1594, et mourut à Paris le 29 novembre 1669. 11 avait été docteur en médecine de l'École de Montpellier, membre de l'Académie française ('1655), de l'Académie des sciences (1666), et médecin ordinaire de Louis XIII. Louis XIV avait pour lui la plus haute estime, mais fondée principalement sur le talent dont il le croyait doué de reconnaître le caractère et la capacité de chaque individu sur la seule inspection de la physionomie. Les ouvrages de Marin Cureau de la Chambre sont :

I. Nouvelles pensées sur la cause de la lumière et le dchordemeni du Nil. Paris, 1634, in-4°. — II. Nouvelles conjectures sur la digestion, Paris, 1656, in-4°. — III. Les caractères des passions. Paris, 1640, 111-4° (Plus un grand nombre d'aulres éditions). — lY. Traité de la connaissance des animaux^ où, tout ce qui a été dit ])our ou contre le raisonnement des bêtes est examiné. Paris, 1648, 10-4°. — Y. Nouv. obs. et conj. sur Viris. Paris, 1G50. —

VI. Discours sur les princi]>es de la chiromancie et de la métoscopie Paris, 1653, in-8°. —

VII. Ti'aité de la lumière. Paris, 1657. — YIH. L'art de connaître les hommes. Paris, 1659, iu-4°. — IX. Observations sur l'iris {arc-en-ciel). Paris, 1662, iu-4''. — X Le .tyslème de l âme. Paris, 1664, in-4°. — XI. Recueil de lettres, d'épilres et inéfaces. Paris, 1664, in-12. — XII. Sur l'aviilié et la haine qui se trouvent dans les bêles. Paris, 1667, in-8°.

Cureau de la Chambre (François). Fils aîné du précédent ; il naquit aussi au Mans, fut reçu docteur à Paris, le 5 août 1656, devint premier médecin de la reine, médecin ordinaire du roi, mourut le 25 mars 16S0, et fut enterré à Saint-Eustache. Nous ne connaissons de lui que deux thèses qu'il a soutenues à Paris :

An carnes piscibus salubriores ? (Aff.). Paris, 1655, in-4°. — An asthmati thermarum potus ? (Aff.). Paris, 1656, in-4°. A. C.

CURE-DEIXTS. Petit instrument destiné à extraire les débris de matière alimentaire restés entre les dents. Il est fait avec des tuyaux de plumes d'oie, de l'ivoire, du bois, etc. C'est une mauvaise pratique que de se servir de curedents de métal. D.

440 CUREUS.

CVRE-LAlSGUe. Iiisliument sous forme de lame, fait de bois, de coriii', d'ivoire, etc., et destiné à racler la langue pour la débarrasser de son enduit niuqueux. ^^

CURE-OREIl,LE. VoiJ. CURETTE.

CURETTE. La curette est un instrument qui consiste en une tige plus ou moins longue, terminée par une sorte de cuiller. Le type le plus simple est celui du cure-oreille, qui est ordinairement d'ivoire ou de corne. Pour l'emploi chirurgical, la tige des curettes est en acier et montée sur un manche d'ébène, qui est quelquefois garni d'aspérités pour offrir plus de solidité à la main. Au reste, on comprend que le volume, la forme des curettes doivent varier suivant l'usage auquel elles sont destinées. Celle dont on se sert dans l'opération de la taille, pour détacher et pour faire sortir de la vessie de petits calculs, est munie à l'une de ses extrémités (celle qui ne porte pas la cuiller) d'un bouton (ju'on peut introduire dans la vessie pour aider au détachement des calculs. Dans l'opération de la cataracte, on emploie une petite curette (curette de David) pour extraire les petits fragments de cristallin ou pour pousser la masse entière du cristallin liors de la capsule incisée. Pagenstecher a imaginé une large curette qu'il introduit, après excision d'une partie de l'iris, derrière le cristallin muni de la capsule, pour le pousser dans la chambre antérieure.

On a donné aussi le nom de curette à des pinces ou tenettes munies de cuillers, destinées à appréhender les corps étrangers dans la profondeur des tissus (curette tire-balle). D.

CL'RF.LS (Joachim). Médecin et historien allemand, naquit à Freystadt, dans la Silésie, le 22 octobre 1o52. 11 était fils d'un simple marchand, qui, ayant cultivé la littérature et même rempli les fonctions de juge à Glogau, lui donna une excellente éducation. Après avoir fait ses humanités à Goldberg, Cureus se rendit, en 1550, à Wittemberg, pour étudier la philosophie et la théologie sous Melanchton ; devenu maître ès-arts au bout de quatre ans. il revint dans sa ville natale, où ses leçons contribuèrent beaucoup à fiiire prospérer le gymnase, qui allait en décadence. Désireux de se perfectionner dans les sciences médicales, dont il possédait déjà les premiers éléments, il se rendit, en 1557, en Italie, pour écouler les leçons des hommes célèbres qui professaient alors à Padoue el à Bologne; il prit son bonnet de docteur dans cette dernière ville.

A son retour en Silésie, Cureus fut nommé médecin pensionné de la ville libre de Glogau, et acquit rapidement une grande clientèle; il allait être nomnn' conseiller et médecin personnel du duc de Brieg et de Liegnitz, quand il mourut le 21 janvier 1573, à Glogau et non à Brieg, comme le disent quelques-uns de ses biographes. La mort l'empêcha de donner suite au projet qu'il caressait de combattre en détail le système de Paracelse. On a de lui :

I. Libellas j)htisicus de natiira et diffeventiis colorum, soncrum, odorum, saponnn et gtia- Utatitm sensibiîhiin. Viiltemherg, 1567, in-fol.; ibid ,1572,in-8°. — II. Annales Silesiœ ab origine geiilis usqite ad necem Ludovici Hungarice et Bohemiœ régis. Wittemberg, 1571, in-lol.; Francfort, 1585, in-S" (C'est la première et une des meilleures histoires de la Silésie). — lit. Formulœ precum sumplarum ex lectionibus quœ u-sitato more in ecclesia leguntur. Lipsise, 1574, in-8°. — IV. Exegesis perspicua controversiœ de sancla cœna. Heidelberg. 1575, in-8°. — V. Physica, seu de sensibus et sensibilibus. Wittemberg, 1585, n-8°. yi. Consultations de médecine insérées par Laurent Scliolz dans ?a collection. L. Hv.

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