L. Un
CtS.iCK (James-Wilmam). A'é on 1787, d'une ancienne famille irlandaise, fut admis au collège des chirin'giens de Dublin, en 1812, et remplit d'abord les fonctions de chirurgien résident à l'hôpital Stevens, puis à l'hôpital de Swift pour les aliénés. Malgré sa répugnance pour l'emploi de l'instrument tranchant, il n'eu devint pas moins très-habile dans son art, comme le montrent beaucoup d'opérations très-graves exécutées par lui avec succès. En 1850, il prit le grade de docteur en médecine à l'Université de Dublin, et obtint la chaire de chirurgie à cette même université; enfin, en 1858, à la mort de sir Phil. Crampton, il lui succéda comme chirurgien ordinaire de la reine en Irlande. C'est dans le même temps qu'il fut élu président du collège de chirurgie. Cet habile praticien succomba le 50 septembre 1861 , à l'âge de soixante-quatorze ans.
On n'a de lui aucun ouvrage de longue haleine, mais beaucoup de mémoires iiîtéressants publiés dans les journaux de Dublin.
I. An Account of Bemoval ofa Tuniour luhirh ivas situated beneath thc Angle of the Jaw. In Dublin Hosp. Rep., t. 1, p. 205; 181S. — 11. Two Cases of ruplurcd Bladder, etc. Ibid., t. 11. p. 512; 1818. — 111. A Case of Fatal Hœmorrhaqe, succeeding to the Tijing of the Carotid Aitery. Ibid., 1. 111, p. 5ô5 ; 1822. — IV. Hepoit of the Amputation of Portion of thc Lowerjaw. Ibid., t. IV, p. 1; 1827, lig. — Y. Cases of Aneurisnt. In The Dublin Journal of Med. ISc, t. I, p. 117; 1852. — VI. Exiract of a Communication respcctinq Venereal Diseuses of the Testiclc. Ibid.. t. Vlll, p. 504; 1836. — VII. On a Case of Cleft Patate, successfully operated. Ibid., t. XXII, p. 321 ; 1843. — Vlll. Case of Ancurism treated by Pressure ivith Success. Ibid , t. XXYII, p. 155; 1845. — IX. On the Mortality of Médical Practiiioncrs in Ireland (avec Stokes). In Dubl. Quart. Journ., t. V, p. 111: 1848, etc., etc
E. Bgd. et L. Ils.
CUSCLTK. discuta, L. Genre de plantes Dicotylédones, qu'on fait rentrer
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dans la famille des Convolvulacées. Ce sont des plantes curieuses par leur mode de végétation. Elles vivent en parasites sur d'autres espèces, et se réduisent, comme organes de végétation, à de longues tiges filiformes, jaunâtres ou rougeâtres, qui s'étendent ou s'enroulent et adhèrent par des suçoirs aux végétaux aux dépens desquels elles se nourrissent. De là le nom de Cheveux de Vénus, qu'on a quelquefois donné à ces Cuscutes.
Les fleurs, généralement petites, globuleuses, blanches ou rosées, disposées en glomérules latéraux, rappellent par leur structure celle des autres Convolvulacées. Elles ont un calice persistant à quatre on cinq lobes, une corolle hypogyne, marcescente, ayant le même nombre de pièces que le calice; quatre ou cinq étamines alternes avec les lobes de la corolle et insérées à la base ; quatre ou cinq écailles pétaloïdes insérées au-dessus des étamines ; un ovaire surmonté de un ou deux styles, un fruit capsulaire, à deux loges, s'ouvrant circulairement et contenant une à deux graines à embryon fdiforme, sans cotylédons.
On connaît plusieurs espèces de ces parasites : la Cuscute commune {Cvscuta europcea L.), qu'on voit surtout sur l'ortie, mais aussi sur le houblon, la pomme de terre, la vesce, la féverolle; la Cuscute du Lin {discuta epiimum Vah.), plante plus grêle, observée sur le lin; c'est la Goutte de Lin.
La Cuscute du Thym [Cuscuta epithymum Nur.), dont les tiges très-grêles et rameuses s'étendent sur le thym, le serpolet, la bruyère commune, et le genêt à balai.
Enfin, la Ciiscule de trèfle {Cuscuta trifolii Bab.), qui se développe circulairement sur des espaces étendus, et qui détruit les champs de trèfle ou de luzerne. C'est la plante vulgairement dénommée Rache.
Les Cuscutes avaient dû attirer de bonne heure l'attention par leur mode spécial de végétation. Aussi les anciens employaient-ils déjcà ViTciOviiov, qui correspond à notre Cuscute du Thym, et probablement aussi aux espèces voisines. Ilippocrate et les Arabes s'en servaient dans la phthisie pulmonaire. Lémery rapporte que V Epithymum arrive « sèche de plusieurs pays chauds, comme de Candie et de Venise. Celle qui vient de Candie est en filaments longs ; au contraire, celle qui vient de Venise est en filaments courts, frisés. L'une et l'autre sont usitées en médecine. Elle est apéritive, arthritique, elle lâche un peu le ventre, elle purifie le sang ; on s'en sert pour les maladies qui viennent de mélancolie, pour les maux de rate, pour la gale, pour les rhumatismes, pour la goutte, étant prise en poudre et en infusion. » D'après Pallas, on l'a employée en Russie contre la rage.
En Amérique, on a aussi employé certaines espèces de ce genre : le Cuscuta americana Jacq., des Antilles, camme apéritif, laxatif et hydragogue; les Cuscuta miniata Mart., C. racemosa Mart. et C. umbellata Kunth, du Brésil, contre l'enrouement, le crachement de sang ; enfin en poudre sèche, sur les plaies, pour en accélérer la cicatrisation. Pl.
Bibliographie. — Tournefort. \Instit. Rei herb., p. 652, et 422. — Linné. Gênera, 170. Species, 180. — Endlicher. Gênera, 3816. — De Candolle. Flore française, V, 42h. — Gre:«ier et GoDRON. Flore de France, 11,505. — Descourtils. Flore médicale des Antilles, II, 354. — DioscoRiDE. Materia medica, IV, 179. — I.emert. Dict. des drogues, 340. — MtBATet De Lens. Dict. de mat. médicale, II, 527, Pl.
CVSPARE, CUSPARI.4. Voy. AiXGtISTURE VRAIE.
CUSPARIT^E. Princips découvert dans l'angusture vraie. Voy. Angusture .
CUSSET (Eaux minérales de). 447
CUSPllMiEi^l (Jean). Nom latinisé de Spieshammer, médecin et littérateur allemand, naquit en 1473, à Schweinfurt, en Franconie. Il commença ses études littéraires dans sa ville natale, puis se rendit à Vienne, qui possédait alors le gymnase le plus célèbre de l'Allemagne. Il fit de rapides progrès en pliilosopliie, en jurisprudence, en histoire et surtout en littérature; bientôt il entreprit aussi des études médicales et obtint dans ces différentes sciences de tels succès, qu'ils lui valurent de bonne heure une grande réputation. L'empereur Maximilien I, appréciant la valeur d'un tel homme, le nomma son conseiller inlime, puis ambassadeur en Hongrie, en Bohème et en Pologne pendant douze années consécutives, et enfin l'éleva au rang de préfet de la ville de Vienne; Cuspinien était en même temps conservateur de la bibliothèque impériale. « On conçoit que dans une position aussi avantageuse, Cuspinien préféia naturellement les études historiques à l'exercice de l'art médical, auquel il n'aurait pas eu le temps de se livrer... c'est ce qui explique pourquoi il n'a laissé aucun écrit sur la médecine » (Renauldin). Cuspinien mourut le 19 avril 1529, laissant :
I. De CcBsaribus atqve imperatoribus, a Julio Ccesarc ad Maximilianum primum cornmenlariun. Strasbourg, 1540, et autres éditions. — II. Auilrin, sive comment, de rcbus Ausirice, etc. Uàle, 1553. — 111. Divers autres ouvrages historiques. L. Un.
CUSSET (Eaux minérales de). Protothermales , bicarbonatées sodiques fortes, ferrugineuses faibles, carboniques fortes. Cussel est un chef-lieu d'arrondissement du département de l'Allier, peuplé de 4 500 habitants, à o kilomètres de Vichy, son climat est celui du centre de la France (ligne d'Orléans jusqu'à Saint-Germain-des-Fossés, où l'on trouve des voitures qui mènent en une heure à l'établissement minéral). Le règlement de Vichy (voy. ce mol) qui limite à une heure la durée des bains n'est pas suivi à Cusset. Il en résulte qu'indépendamment de ses baigneurs spéciaux, Cusset reçoit chaque jour de Vichy d'assez nombreux malades venant y prendre des bains aussi prolongés qu'ils le désirent. L'administration de l'établissement de Cusset a dû par suite établir entre ces deux stations un service de voitures qui est extrêmement actif pendant toute la saison qui commence le 15 mai et finit le 20 du mois de septembre. Trois sources émerj^ent sur le territoire deCus?et, mais la source de Mesdames est conduite à Vichy et sera décrite en traitant de cette station. Les denx sources de Cusset sont : la source Sainte-Marie et la source Elisabeth.
1° Source Sainte-Marie. Elle émerge à 80 mètres, derrière rétablissement de ce nom, et dans le jardin au centre duquel il est bâti. On se rend au pavillon de la source Sainte- Mai ie par la rue de Jolan. Ce pavillon de forme hexagonale est entouré d'une grille et se trouve à 5 mètres en contre-bas du sol; aussi y descend-on par deux marches. Dans son intérieur se trouve le puits artésien d'où s'échappe la source dont le point d'émergence est, à une profondeur de 84 mètres, au milieu d'une couche de sable. Le débit de cette source est de 28 mètres cubes en vingt-quatre heures. Un jet intermittent, s'élevant tantôt à 12 centimètres de hauteur par un tuyau central, verse l'eau dans une vasque circulaire élevée sur un piédestal. L'intérieur du bassin est tapissé d'une couche épaisse de sédiment jaune ocracé dont les villosités sont très-distinctes. Des tuyaux viennent aboutir à la vasque, l'un d'eux est de fer et conduit l'eau destinée à l'exportation, l'autre de grès, vernissé à l'intérieur, correspond avec
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la buvette et avec uu réservoii- dans lequel plonge un corps de pompe aspirante et foulante qui alimente les bains et les douclies.
L'eau de cette source est très-limpide, claire, transparente, et ne tient aucun corps solide en suspension. Elle n'a d'autre odeur que celle du gaz acide carbonique. Incolore dans le bassin, elle est blancbe et mousseuse, à son point d'émergence. Sa saveur est fraicbe, agréable, piquante, et son arrière-goùt est iranchement ferrugineux. Malgré la proportion notable de gaz acide carbonique qui s'en dégage, sa réaction est très-alcaline. Ce gaz, reçu sous un verre servant d'éprouvette, éteint les corps en combustion. La température de l'air étant de 26" centigrade, l'eau de la source Sainte-Marie fait descendre la colonne du thermomètre à 16° centigrade. Nous donnons l'analyse chimique de l'eau de cette source avec celle de l'eau de la source Elisabeth.
2" Source Elisabeth. Le bassin de captage de cette source a été creusé sons le milieu de l'allée conduisant de la porte au vestibule de l'établissement des bains, à 5 mètres de la grille de l'entrée principale. De ce bassin partent deux tuyaux de fer galvanisé qui conduisent l'eau à la buvette de cette source et à un réservoir commun à l'eau des deux sources, ce réservoir est situé immédiatement en avant de l'aile droite de l'établissement.
L'eau de la source Elisabeth, limpide comme celle de la source Sainte-Marie, a été découverte à la suite d'un forage artésien de 89 mètres de profondeur. Elle n'a d'autre odeur que celle de son gaz acide cai'bonique dont les bulles viennent |)ar intermittences et sans bruit s'épanouir à sa surface; elle en est tellement chargée qu'elle en est blanche. Sa saveur est à la fois bicarbonatée et ferrugineuse, sa réaction franchement alcaline. L'air extérieur étant à 21" centigrade, la température de l'eau de la source Elisabeth est de 16", 5 centigrade. L'analyse de 1000 grammes de l'eau de chacune des deux sources de Gusset a donné en 1854 à M. Ossian Henry, les principes suivants :