‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.24Chapitre 33 sur 56 · SOURCE SOURCE · texte numérisé non relu

SOURCE SOURCE

SAINTE-MARIL'. ÉLISABEIII.

Bicarbonalo de soude 4, '2000 5,20nO

— potasse 0,0050 trace».

— chaux 0,43eO 0,0610

— magnésie 0,1200 0,5300

— slroQliane i

— liihine ) "■^'^"- '""=«*•

Sulfate de soude . . . 0,4000 0,5t>20

— potasse > 0,0100

Chlorure de sodium i ( 0,1600

— potassium j ^<^^^ | 0,0200

lodures et bromures alcalins .... traces fort sensibles. traces sensibles.

Phosphates? azotates? traces. trace?.

Silicate de soude O.UOO 0,l'.m

— alumine 0,0210 0,1500

Protoxyde de fer et de manganèse. . 0,0220 0,0090

.Vrsenic et matière organique azotée. traces. traces.

Total des matières fi.ies. . . . 5,84o0 7,4920

SOURCÇ SAINTK-MARIE. SOURCE ÉMSAnETH.

Gaz azote traces inappréciables. traces appréciables.

— acide cariionique libre . . 0 litre 6100 0 litre 280

Établissement. L'Etablissement minéral de Gusset se compose d'une buvette pour chacune des deux sources, de 24 salles de bains, de 6 salles de douches et de 3 réservoirs pour leur alimentation, de deux salles de douches ascendantes

CUSSET (Eaux minérales de). 449

(l'une salle de bains et de douches de vapeur minérale et enfin d'une salle pour les applications générales et locales de gaz acide carbonique.

Mode d'ad>iii\istratioi\ et doses. Le mode d'administration de l'eau des deux sources de Cusset est à peu près le même que celui des eaux de Vichy avec lesquelles elles ont une grande ressemblance. Nous allons nous borner à étudier non leurs points de contact, mais leurs différences, en donnant les indications qui doivent, dans certains cas, faire préférer les unes aux autres. Les eaux de Cusset et les eaux de Vichy agissent à peu près identiquement sur l'homme en santé ; il n'en est pas tout à fait de même de leur action sur l'homme malade. Emploi thérapeutique. Piises à l'intérieur le matin à jeun et par verres de quart d'heure en quart d'heure, les eaux de Cusset n'ont pas une action bien marquée sur la circulation sanguine. Cependant, comme les eaux de Vichy, elles tendraient plus tôt à ralentir qu'à accélérer les battements du cœur et des artères. Ce phénomène est marqué surtout si, à l'usage interne, on joint l'usage des bains frais. Ingérées à haute dose, elles produisent des pesanteurs de tête, de la tendance au sommeil et de l'ébriété. La quantité considérable de gaz acide carbonique dont elles sont chargées donne l'explication de ces phénomènes. Les lourdeurs d'estomac, le ballonnement du ventre sont rarement occasionnés par l'emploi intérieur de l'eau des sources protolhermales de Cusset qui augmentent l'appétit, même lorsqu'elles déterminent de la constipation. L'eau des sources de Lusset est diuréti(iue; elle change les qualités de l'urine comme les eaux de Vichy, c'est-à-dire qu'elle la rend alcaline, alors surtout qu'on l'emploie à l'extérieur en même temps qu'en boisson. Les forces semblent augmenter au commencement de la cure, mais elles ne tardent pas à diminuer lorsque le traitement hydrominéral est appliqué pendant un certain temps. Les effets physiologiques de ces eaux sur les organes contenus dans le ventre sont à peu près nuls, lorsque ces organes jouissent de l'intégrité de leurs fonctions; mais lorsqu'ils sont encore enflammés, l'action de ces eaux est très-marquée, et si le médecin ne suspendait pas la cure interne, l'état aigu se représenterait, les fonctions et principalement les sécrétions intestinales seraient troublées.

La source Sainte-Marie contient une proportion beaucoup plus considérable de gaz acide carbonique que la source Elisabeth; elle renferme aussi une quantité de protoxyde de fer et de manganèse presque triple, mais la source Elisabeth est plus chargée de bicarbonate de soude. Nous dirons, en traitant de l'action spéciale des diverses sources de Vichy, que la composition élémentaire de plusieurs d'entre elles ne peut expliquer leurs effets différents tant sur l'homme sain que sur l'homme malade. Les sources de la Grande-Grille et de l'Hôpital nous en fourniront un exemple. Il n'en est pas de même à Cusset, et les quantités différentes de principes fixes et gazeux que ces eaux tiennent en dissolution suffisent parfaitement pour déterminer leur spécialité d'action physiologique et thérapeutique, soit qu'on les compare entre elles, soit qu'on étende la comparaison aux eaux de Vichy, et que Ton recherche quelles sources conviennent plus particulièrement à tels tempéraments ou à telles affections.

Les eaux de Cusset ayant pour ainsi dire les mêmes vertus physiologiques et physiologico-palhologiques que les eaux de Vichy, réussissent aussi dans les affections morbides auxquelles ces eaux sont opposées avec le plus de succès ; par exemple, dans les maladies des organes contenus dans l'abdomen, dans celles du tube digestif et de ses annexes, dans celles de l'appareil génito-urinaire et dans les maladies générales, telles que la chlorose, la goutte, le diabète,

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