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CYCLOPE

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CYCLOPIGÈXES. Nom sous lequel P. Gervais et Van Beneden [Zool. méd. 1859, 1, p. 495) ont établi une sous-classe de Crustacés comprenant trois ordres: les Siphonostomes, les Lernéens et les Copépodes. Mais depuis quelque temps déjà cette sous-classe a disparu de la série carcinologique et, dans les classifications récentes [voy. Schmarda, Zoologie, Wien, 1878), les Siphonostomes et les Lernéens sont placés parmi les Ichthvophtires, tandis que les Copépodes constituent, avec les Notodelphyides, l'ordre des Lophyropodes.

Ed. Lefèvre.

CYCLOPIQUE (Acide). CIPO'^. Acide bibasique que l'on obtient en épuisant par l'eau les feuilles d'une plante, utilisée en Afrique pour la préparation du thé, le Cyclopia Yogelii. Ce composé se présente sous la fo^-me d'une poudre cristalline jaune, qui, dissoute dans une lessive de soude, présente une efflorescence jaune-verdàlre intense. L. Hn.

CYCLOPS. Créé, en 1785, par 0. Fr. Mùller pour un certain nombre de

petits Crustacés d'eau douce que De Géer, Linné, Geoffroy, Jurine, Fabricius,

etc., plaçaient parmi les Monocles, ce genre appartient à l'ordre des Lophyro-

podes et au groupe des Copépodes. Les espèces qui le composent, au nombre

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546 CYGLOPTÈRE.

d'une quinzaine environ, ont le corps mou, presque piriforme, terminé par un abdomen (queue) composé de sept segments et pourvu à son extrémité d'un long appendice fourchu et séligère. La tête, soudée au premier anneau thoracique, est munie sur le front d'un seul œil arrondi et de quatre antennes llabclliformes dont les deux antérieures, beaucoup plus longues que les postérieures, sont transformées cliez les mâles en bras préhensiles. Enfin, les anneaux thoraciques portent quatre paires de pattes filiformes garnies de nombreuses soies pendantes.

Ces Crustacés, tous de très-petite taille, vivent principalement dans les fossés, les mares ou les flaques d'eau temporaires. Leur respiration s'opère par la surface des téguments et, comme le cœur fait défaut, le liquide sanguin est mis en circulation par les mouvements réguliers du canal digestif. Les femelles portent leurs œufs dans deux poches membraneuses vésiculiformes suspendues au dehors à la base de l'abdomen. Les larves éclosent sous la forme de Nauplius et ce n'est qu'après deux mues successives qu'elles acquièrent définitivement la forme de Cyclops.

Parmi les espèces européennes de ce genre, les plus répandues sont : C qiia- (Iricornis L. (C vulgaris Leach), C. brevicornis Claus, C. serrulatus Fisch., C. canthocarpoides Fisch. et C- tenuicornis Claus. La première, qui est le Monocle à queue fourchue de Geoffroy, a été l'objet d'un important mémoire publié par L. Jurine dans les Bulletins de la Société philomatique, t. I (an V), p. H6. Ed. Lefèvre.

CfCLOPTÈRE. Le genre Cycloptère {CyclopterusL., de xûx^c?, cercle, et TTTspov, nageoire) doit son nom à une particularité d'organisation fort curieuse. Chez les poissons qui composent ce petit groupe, les nageoires ventrales ont en effet leurs rayons suspendus tout autour du bassin et réunis par une seule membrane en un disque ovale et concave, en une véritable ventouse au moyen de laquelle ces animaux peuvent se fixer aux rochers. A ce genre Cuvier a réuni celui des Porte-Écuelle {Lepadogaster, de y.znâç, bassin, etyao-rÂ/), ventre), qui portent deux disques à la face inférieure du corps, le premier, petit et incomplet, formé par une saillie des os de l'épaule et par la membrane qui réunit les pectorales; le second, beaucoup plus développé, résultant de la fusion des nageoires ventrales. Ces deux genres principaux, Cycloplerus et Lepadogaster, et les genres Liparis et Gobiesox, qui ont été séparés des Cycloptères par Artedi et par Lacépède, constituent pour Cuvier la troisième famille des Malacopterygiens subbrachiens , celle des Discoboles ou Discobolidés [voy. Poissons). Chez les Liparis, il n'y a qu'une seule dorsale, allongée, et le corps est lisse et comprimé en arrière, et chez les Gobiésoces, il n'y a qu'un seul disque ventral, fendu des deux côtés et séparé de la peau, caractère qui permet de distinguer ces poissons des Porte-Ecuelle ; en outre, de fortes dents arment le devant de la bouche et rappellent vaguement celle des Brochets {Esox). Les Gobiésoces sont essentiellement américains; les autres genres au contraire comptent des représentants dans nos mers européennes. Parmi ces derniers, nous citerons le Porte- Écuelle ou Lépadogastre deCouan [Lepadogaster Gouanii Gûnth.), petit poisson brunâtre, qui vit à une faible profondeur, sur les côtes de France et d'Angleterre, et dont la chair n'est pas comestible, le Liparis vulgaire (L. vulgaris Cuv.), ou Sea-Snail (limaçon de mer), qui se trouve jusque dans les mers glacées du Spitzberg et du Kamtschatka, et qui, par sa peau molle, son ventre

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ballonné et sa coloration jaunâtre, ressemble un peu à une limace, et enfin le Cycloptère lump [Cyclopterus lumpiis L.), qui est appelé Gros-Mollet par nos pêclieurs et Lwnpfish, Sea-owl (Chouette de mer), Paddle (pagaie), par les marins anglais. Le Lump dilfère des deux espèces précédentes par sa tête obtuse, son corps épais et robuste, teinté de bleu et de rouge. Il montre, dit-on, beau- ' coup d'affection pour sa progéniture. C'est un poisson aux allures lentes, <jui devient souvent la proie des Squales. Sa cliair est insipide ; les pêcheurs du Nord la mangent cependant cuite ou séchéc, ou la mettent en barriques pour l'expédier dans les pays voisins ; ils préparent aussi avec les œufs du Lump une sorte de caviar. E. Oustalet.

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C¥CLOSTOME. Comme cela est arrivé trop souvent en histoire naturelle, le nom de Cyclostome (Cyclostoma), appliqué par Lamark, en 1801, à un genre de Mollusques-Gastéropodes, a été employé de nouveau, en 1856, par Duméril et par Richardson, sous deux formes latines presque identiques {Cyclostomi et Cyclostomata), pour désigner un groupe très-important de Poissons cartilagineux {voy. Poissons).

Les poissons que l'on a désignés sous le nom de Cyclostomes présentent dans toute leur organisation des traces manifestes d'infériorité. Chez eux, en effet, le corps est arrondi, vermiforme et dépourvu de charpente solide, la notochorde étant persistante et le squelette n'étant représenté que par quelques pièces cartilagineuses ; le crâne même est à peine indiqué par une capsule incomplète de tissu squelettogène, les nageoires paires, c'est-à-dire les pectorales et les abdominales, font défaut, et la nageoire dorsale existe tout au plus sous la forme d'un long ruban soutenu par des pièces cartilagineuses; les branchies consistent en six ou sept paires de poches placées sur les côtés de l'œsophage ; il n'y a qu'une seule fosse nasale et point de vessie natatoire ; le bulbe artériel manque, la bouche est disposée en suçoir circulaire ou demi-circulaire et dépourvue de mâchoires; le tube digestif est simple, droit, sans appendices ni organes accessoires ; rien ne représente le foie ni les pancréas; enfin les glandes génitales versent leurs produits, œufs ou spermatozoïdes, dans la cavité péritonéale d'oîi ils sont expulsés par un pore génital. Les jeunes larves sont aveugles et subissent parfois des métamorphoses. En revanche, chez les Cyclostomes, le cerveau offre déjà nettement le type de celui des poissons, les yeux sont toujours au nombre de deux, quoique souvent recouverts par la peau ; l'organe de l'ouïe n'est pas complètement atrophié et la langue paraît être le siège d'une certaine sensibilité gustative. Aussi certains ichthyologistes sont-ils peut-être allés trop loin en mettant dans une même sous-classe les Cyclostomes et VAmphioxus, cet être singulier, qui n'a presque plus rien d'un Vertébré et que l'on a récemment rapproché des Ascidies (î;oi/. Poissons).

En tous cas, il est certain que les Cyclostomes doivent constituer, non pas seulement une famille, mais un ordre dans la classe des Poissons. Cet ordre a été divisé par MuUer en deux familles, savoir les Myxinidés {Myxinidœ), chez lesquels la narine s'ouvre dans le palais sur un orifice postérieur, et les Pétromyzontidés, chez lesquels la fossette nasale ne communique pas avec la bouche.

Les Myxinidés ont la bouche tronquée obliquement et entourée de barbillons, une dent palatine et deux rangées de dents linguales, une nageoire à l'extrémité

54S CYCLOSÏOME.

postérieure du corps, et dans la peau de nombreux sacs muqueux s'ouvrant à l'extérieur. Ils vivent dans la mer, aux dépens d'autres poissons, sur lesquels ils se fixent au moyen de leur ventouse buccale. Le genre Myxine proprement dit compte trois espèces d'Europe et d'Amérique, tandis que le genre Bdellostoma, qui appartient à la même subdivision, ne comprend que deux espèces vivant sur les côtes du Japon, du Cbili, de l'Afrique et de la Nouvelle-Zélande.

Les Pétromyzontidés, ou Lamproies, n'ont pas de barbillons, mais des lèvres charnues autour de la bouche, de nombreuses dents, de grosseur diverse, dans la cavité buccale, et deux nageoires dorsales. Les jeunes Lamproies sont aveugles et privées de dents ; leur corps, d'un jaune sale, est recouvert d'une nageoire continue ; elles diffèrent d'ailleurs de leurs parents par la forme de l'orifice buccal, la disposition des branchies, etc. : aussi les affinités de ces petits êtres ont-elles été longtemps méconnues. On sait maintenant que les Ammocètes (c'est le nom sous lequel ont été décrites primitivement les jeunes Lamproies) vivent dans la vase et s'y transforment en individus sexués. Ceux-ci périssent peu de temps après s'être reproduits, aussi trouve-t-on généralement, d'une part, des individus parfaitement adultes, de l'autre, des larves imparfaites.

Le type du genre Petromyzon est la Grande Lamproie ou Lamproie marine {Pet7\ marinum), qui se trouve en Europe, dans l'Afrique occidentale et dans l'Amérique du Nord, et qui remonte au printemps les fleuves et les rivières jusqu'à une énorme distance des côtes. Dans les régions septentrionales des deux mondes vivent également la Lamproie fiuviatile (Petromyzon fluviatilé) et la Lamproie de Planer [Vetr. Planer i, dont l'Ammocète branchial {Ammocœtes branchialis) est la forme larvaire, et qui est désignée vulgairement sous les noms de Sucet, Satoidlle, Chatouille, etc. D'autres espèces de Lamproies fréquentent les parages de la Californie et de la République argentine.

E. OuSTALET.

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CYCLOSTOME {Cyclostoma Lamk). Genre de Mollusques-Gastéropodes, type de la famille des Cyclostomidés, Comme les Mollusques-Pulmonés, les Cyclostomes sont pourvus, à la partie supérieure du manteau, d'un réseau de vaisseaux respiratoires aériens communiquant au dehors par un orifice simple (Holostome), mais leur structure et leur organisation les rattachent plus intimement aux Prosobranches, et c'est parmi ces derniers qu'on s'accorde aiijourd'bui à les placer à côté des Ampullaires.

Ces mollusques sont dioïques ; leur tête porte deux tentacules contractiles à la base externe desquels sont insérés les yeux. Leur coquille, fermée par un opercule calcaire à accroissement concentrique, est conique, contournée, à sommet aigu ou mamelonné et à spires rayées de fines stries longitudinales, souvent très-élégantes ; elle présente une ouverture arrondie dont les bords sont tranchants et réfléchis au dehors.

Les Cyclostomes se nourrissent de végétaux et vivent dans les bois humides

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