CYGNE
où ils se cachent sous les pierres, sous les mousses ou sous les feuilles mortes. Ils sont répandus surtout dans les régions chaudes du globe. Parmi les espèces que l'on rencontre en P'rance, nous citerons plus particulièrement, outre le Cyclostoma elegans Drap., très-commun dans les terrains calcaires, le C. carthusianum Drap., des montagnes du Dauphiné, les C. sidcatum Drap, et C. patiiluni Drap., propres à la région provençale, enfin le C. Partioti Moq. Tand., qui est confiné dans les Hautes-Pyrénées entre loOO et 2000 mètres d'altitude.
L'existence des Cyclostomes remonte seulement à l'époque tertiaire. Les couches des terrains coquilliers des environs de Paris en renferment plusieurs espèces fossiles, entre autres le C. muinia Lamk et le C. inflata Desh. Ed. Lefévué.
CYDIPPE. Voy. Cténophores.
CïDlSTA {Cydista Miers). Genre de plantes Dicotylédones de la famille des Bignoniacées, voisin des Bignonia L., dont il diffère par les fleurs disposées en panicules axillaires, par les placentas ne portant chacun qu'une seule série d'ovules, et par les graines entourées d'une aile raide, opaque, épaisse et aussi dure que la graine elle-même.
L'espèce type (C. œquinoctialis Miers, Bignognia œquinoctlalis L.) est une liane qui croît dans les contrées équatoriales de l'Amérique, notamment aux Antilles, oij ses rameaux arrondis et flexibles servent à faire des paniers employés surtout pour la pèche aux crabes : d'où ses noms vulgaires de Liane à paniers et de Liane à crabes. Son écorce fournit une belle couleur rouge. Enfin, l'infusion de ses feuilles ou de ses fleurs est usitée comme détersive, dans le traitement de certaines angines. E. L.
CVDONIA. Voy. Coing, Cognassier.
CYG!\!E:. Les Cygnes sont des Palmipèdes de la grande famille des Anatidés [voy. le mot Oiseaux). Dans les classifications ornithologiques, ils constituent maintenant une tribu, celle des Cygniens {Cygninœ), qui correspond à l'ancien genre Cygnus de Linné, et qui se place à côté de la tribu des Anatiens {voy. le mot Canard) et de celle des Ansériens {voy. le mot Oie). Par la structure intérieure, par la conformation du squelette, les Cygnes ont en effet de grands rapports avec les Oies et les Canards, mais ils se distinguent facilement par leur port, parleurs allures et par la coloration de leur plumage. Chez les Cygnes, la tête portée sur un cou long et souple est relativement petite, le bec, assez long, ne se rétrécit pas sensiblement vers la pointe, mais présente souvent à la base des protubérances ou des gibbosités, les narines sont situées vers le milieu de la mandibule supérieure, dont les bords recouvrent et cachent presque entièrement la mandibule inférieure, le loruni, c'est-à-dire l'espace qui s'étend entre l'œil et la racine du bec, est dénudé ; les ailes ne dépassent point la queue, mais sont très-amples, les rémiges cubitales atteignant presque l'extrémité des grands rémiges, la queue est courte, arrondie ou conique, les pattes, de hauteur médiocre, sont rejetées en arrière, de sorte que, sur le sol, le corps semble mal équilibré, les palmures sont bien développées, le doigt externe est aussi long que le doigt interne, et le pouce, très-petit et inséré au-dessus du niveau des autres doigts, est lisse à sa face inférieure. Le plumage est abondant, velouté sur la tête et sur le cou, très-serré sur la région abdominale et composé de