‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.24Chapitre 45 sur 56 · CYNIPS. ' 56S · texte numérisé non relu

CYNIPS. ' 56S

C. tozœ Bosc = C argentea Hartig. La galle dite en artichaut, squameuse, semblable à un cône de houblon et provoquée par la déformation d'un bourgeon de Cliène, résulte de la piqûre du C. [ecundalrix Hartig. Les iialles des racines et surtout celles des feuilles, tantôt rondes, molles, vertes ou rouges, proviennent d'espèces diverses. La galle du dessous des feuilles du Chêne, ressemblant à de petites boules, vient du G. divisa Hartig. D'autres galles remarquables ayant l'apparence de petits boutons ombiliqués au centre , d'aspect •soyeux, placés sous la face inférieure des feuilles du Cbène, proviennent du C. Beatimuri Hartig, La galle en forme de disques un peu renflés, rappelynt les lentilles biconvexes, vient du Diplolepis lenticitlavis Olivier 3=Cî/wi/Js (oh ISeuroterus) Malpighii Hartig. J'ai observé sur celte dernière galle ce fait trèsremarquable d'une déformation particulière, quand la galle ne renferme [)lus un légitime habitant et seulement le parasite qui l'a fait périr (A. LABocLcÈiSE, Mémoires de la Société de biologie, -4" série, t. V, p. 217-219, 1869).

Une espèce de petit Chêne des bords de la mer Morte ol'fre des galles colorées appelées Pommes de Sodome. Ces mala sodomitica, ponia insana, qui après dessiccation sont remplies de poussière, proviennent de la piqûre d'un Cynips (C. insana Westwood).

Les galles des Cynipides sont dues à des insectes vraiment producteurs et des genres Cynips Linné, Andricus Hartig, Neuroterus Hartig, etc.

Les Rhodifes Hartig font développer les galles chevelues des églantiers et rosiers, ou Bédéguars (voy. Bédéguar).

Les Diastrophits Hartig produisent des intumescences sur les Scabieuses et les Ilonccs; les Aulax sur les Hieracium et les Potentilla, etc.

Les Biorhiza Westwood sont les artisans des galles des racines des Chênes d'où sortent des Cynipides aptères, rappelant l'aspect des fourmis.

Outre les Cynips vrais, artisans ou producteurs de la galle végétale, celle-ci renferme parfois d'autres insectes qui, sans être producteurs, sont féculivores et se nourrissent à l'état de larve de la substance végétale préparée par d'autres. Ce sont des Cynipides commensaux. Au lieu d'avoir la tarière courte et droite des vrais Cynips, les commensaux des genres Synergus Hartig, Sajdwiytus Fœrster, Ceroptres Hartig, etc., ont la tarière longue, enroulée, et percent les galles déjà formées pour y pondre leurs œufs. Les larves des Synergus vivent côte à côte avec celles du fondateur de la galle et ne lui nuisent que faiblement ou point, en diminuant un peu la même nourriture végétale.

On voit très-souvent éclore des galles végétales, tant cà la place des producteurs légitimes que des commensaux, de véritables parasites entomophages, ou bourreaux,* qui tuent et dévorent les larves gallicoles. Ce sont des Chalcidides et des Proctotrupides, souvent à longue tarière et pourvus de couleurs extrêmement brillantes, ou métalliques. J'ai noté que les larves de ces parasites étaient plus allongées et parfois à pseudopodes {voy. p. 5G2).

L'histoire des Cynipides, si étroitement liée à celle des galles, est extrêmement intéressante, elle mériterait d'occuper une place d'honneur dans les études entomologiques de notre époque. J. Giraud, G. Mayr, entre autres, ont récemment fourni des matériaux très-importants, mais beaucoup de faits restent inexpliqués, et la variabilité des galles provenant d'un même insecte offre une difficulté ardue, qu'il ne faut pas méconnaître.

Enfm, des incertitudes ont longtemps arrêté les entomologistes sur la reproduction de beaucoup de Cynipides. Les espèces admises du genre Cynips sont

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