‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.25Chapitre 19 sur 108 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

DAHLIA Cavanilles. Genre de plantes Dicotylédones, appartenant à la famille des Synanthérées, à la tribu des Astéroïdées. Ce groupe, établi par Cavanilles, fut nommé par Willdenow Georgina; mais la première dénomination a prévalu et est acceptée de nos jours par tous les botanistes. Les Dahlias sont des plantes herbacées du Mexique, à feuilles opposées, pinnatipartites ou bipinnatipartites, qui fleurissent eri automne, et dont les fleurs forment de o-ros capitules d'un très-bel effet, recherchés comme ornement dans les jardins. Les caractères principaux sont les suivants : les capitules sont radiés, les fleurs de la circonférence, en ligules, sont femelles ou neutres ; les fleurs du disque en fleurons à 5 lobes. L'involucre est double, fermé d'une première série de 5 à 6 bractées réfléchies, et d'une série plus interne composée de nombreuses bractées ; le réceptacle est plane, garni de paillettes membraneuses. Les achées sont oblongues ou obovales, sans aigrette.

^^^ DÀHNE (Les).

Introduits vers 1790 dans les jardins d'Europe par Pené Moçirio et Cervantes, les Dahlias ont donné un nombre Ircs-considérable de variétés, créées par les liorticulteurs soit par hybridation, soit par sôleclion. Mais les espèces primitives paraissent être au nombre de trois principales :

1" Dahlia vanahilis Desfont., Dahlia super flua Act., Georgina variahilis L. Kunlh, reconnaissable à sa tige glabre, à son efflorescence cireuse à la surface, et à ses fleurs ligulécs pourvues manifestement d'un style. Il varie beaucoup par la saillie, la division des feuilles, tantôt glabrescentes, tantôt pubérulentes, par la couleur des fleurs rouges, blanches ou jaunes, par le développement plus ou moins grand des ligules, tantôt sur un seul rang (fleurs simples), tantôt sur plusieurs rangs (fleurs demi-pleines), tantôt occupant toute la surface du disque (fleurs pleines) ; tantôt tout étalées, tantôt contractées en une sorte de boule [Dahlia en houle).

2" Le Dahlia Cervantesci Lag. diffère du précédent parce que les ligules sont vraiment neutres, c'est-à-dire dépourvues complètement de style. La plante est le plus souvent moins haute que dans l'espèce précédente; les ligules sont pourpres, violacées ou rouges ; la tige est pleine.

0° Le Dahlia coccinea Car. a la tige creuse, les ligules neutres ; il se distingue surtout à l'efflorescence cireuse {pniinosa) qui le recouvre. La plante est moins haute et les feuilles sont plus glaucescentes ; les capitules un peu plus petits, à ligules rouges ou jaunes.

A part l'intérêt que présentent les Dahlias comme plantes d'ornement, ils doivent être signalés pour leurs racines tubéreuses, qui peuvent être mangées cuites à l'eau ou sous la cendre ; mais leur arôme particulier et leur saveur peu agréable les rendent difficilement comestibles. Ces tubercules coutienneal une proportion considérable d'inuliue. Les ligules contiennent une matière colorante tirant très-facilement au rouge par les acides, au vert par les alcalis. Pl.

BiBLiOGRAriiiE. — Cavamlie?. Icônes, I, 1791, p. 57, tab. 80. — AVilldenow. Species, l\l, 1805, p. 2124. — De Ganbolle. Annales Muséum, XV, 367, et Prodromus, 494. — Konth. Nova gênera americana, IV, 243. — I'ayen. Journal de pharmacie, IX, 383. — Braconsot, Juurnal 'de pharmacie, X, 241. — Desmazièues, Bulletin des sciences naturel/es, 111, 51.

Pl.

DAIILII^IE. Voy. Incline.

Dini\E (Les).

Dahnc (Johank-Gottlieb). Médecin allemand, né à Leipzig, le 6 octobre 1755, était avec son frère jumeau, plus âgé que lui, l'aîné de quinze enfants. Il était si faible en venant au monde, qu'on dut l'envelopper d'une épaisse couche de duvet et l'élever ainsi. 11 arriva néanmoins à l'âge avancé de soixante quinze ans; il mourut en effet à Leipzig, le 27 mars 1850.

Dahnc étudia la médecine et les sciences dans sa ville natale, se fit recevoir

docteur en philosophie en 1779 et docteur en médecine en 1785, après avoir

aidé pendant cinq ans le docteur Dcichel dans sa clientèle. 11 ne tarda pas à se

trouver lui-même dans une situation florissante, devint professeur extraordinaire

de médecine à l'Uuiversité de Leipzig en 1790, et, en 1805, à la mort de Ileben-

streit accepta pour plusieurs années le physicat de sa ville natale.

On connaît de Dalme :

DAIGNAN. ■ 361

I. Dlss. de aromatum usu nimio nervis noxio. Lipsiœ, 1777, in-4°.— II. Dus. de mcdicina Homcri. Lipsiœ, 1778, in-4°. — 111. Diss. de consensu partium fluidarum cl sohdarum corjwris Iiumani, per exempta illusirata. Lipsiœ, 1779, in-8°. - IV. Diss. de a(/uis L>imcnsibus. Lipsiœ, 1783, in-4°. — V. Laliiie a en oulre Irad. de l'ilal. en allem. le Traite des malad. vénér. de Cyrillo (Leipzig, 1790, in-8») et le Traité de méd. pratiq. de Carminuli (Leipzig, 1792, in-8°]. L- ""•

Dâhnc (Gabl-Friedrich-Adolph). Né à Leipzig, lo IG avril 1709, était probablement de la même famille que le précédent. Déjà reçu maître en philosophie, il prit le grade de docteur en 1797 et exerça la médecine dans sa ville natale. En 1804, il devint médecin pensionné de Leipzig.

Nous connaissons de lui :

I. Diss. depulsu ut signo. Lipsise, 1796, in-4'' —II. Diss. ittaug. de obstructionibus in vniversum primariis morboriun caussis. Lipsise, 1797, in-4''. — III. Diss. physico-medica de noxia mcdicaTuenforum compositonun in pharmacopoliis copia. Lipsiœ, 1798, in-4°. — IV. Banscril, oder ïiber den Nac/ttheil welchen dastiefe Stillsdiwcigen iinsercr Erzieltcr in [iïœksicht des Geschleclistriebes nach sich zicht. Leipzig', 1801, in-8°, 3. Aufl., iljid.,1815, iji-S". V. Sendheim, odcr aufricidige Belicnntnisse eines geheillen Ilujiocliondristen. Leipzig, 1805, in-8°. — VI. Einigc DcUrcige zur .Etiologie und Kur des Sckarlach- oder Hâutwigsfiebers; nebst Empfehlung eincr neuen Behandlung dcsselben, mil Einrcibung von Oel. Leipzig, 1810, in-8°; '2. Aufl. Ibid , 1821, in-8°. — VII. Die Milch- und Molkcnkuren, und zioeckmàssige Anwendung in verschiedenen Krank/icitcn. Leipzig, 1817, in-S"; 2. Aull., ibid., 1820, in-8». — VIII. Trad. de Sam. Crumpe : Untcrsuchung des Opiums. Aus den Engl. Leipzig, 1790, in-8°. I- Un-

Uâhiic (JoiiANN-CHRisTorn). Naturaliste, né à Zeitz, le 19 janvier 1776, prosecteur de l'école de Zeitz, a publié :

I. Einige Bemerkungen iiber die zu Thiede aufgefundenen Knochen von Thieren der Ur~ nett. In Gilbert' s Annal, der Pliys., Bd. LVII, p. 315, 1817 (Attribué par erreur au prcccdent par Callisen). — II. Ueber den natïtrliclicn Alaitn zu Tsclunmig. Ibid., Bd. LVIII, 1818. (L. llx.

Dâhne (Johakn-Christian-Coxrad). Voy. Dehme. L. II:\.

DAlGAtAlM (Guillaume). Praticien habile, littérateur distingué, hygiéniste fort accrédité dans son temps, ce médecin a de plus laissé une réputation de probité et de l'amour du prochain. Né à Lille en 1752, il alla faire ses études à Montpellier oti il prit le grade de docteur. 11 avait atteint sa vingt-cinquième aimée lorsqu'il entra au service en qualité de médecin, et ne larda pas à devenir médecin en chef des armées de Bretagne et de Genève, après avoir été employé dans les hôpitaux des Côtes-du-Nord. En quittant le service militaire, il vint se fixer à Paris, fut nommé médecin du roi, et eu remplit les fonctions jusqu'à l'époque de la révolution. La Convention le plaça au Conseil de santé, mais Daignan n'y resta pas longtemps. Ayant demandé sa retraite, il vécut très-retiré jusqu'à sa mort, arrivée le 16 mars 1812. La liste de ses ouvrages indique bien la variété de ses connaissances. Us portent ces litres :

I. Remarques et observations sur l'hydropisie. Paris, 1770, in-8. — II. Recherches sur les

causes des maladies qui ont régné àGravelines en [111. Lille, 1877, in-8. III. Mémoire sur

les effets saUdaires de l'eau-de-vie de genièvre dans les pays bas, froids, humides et marécageux. Saint-Omer, lin, in-4, — IV. Mémoires sur lé pizotie de la chûtellenie de Berf/ues. Paris, 1778, in-8. — V. Topographie médicale du Calaisis. Caluis, 1778, in-8. — VI. Précautions gc'm'ralcs dans le traitement de la dysenterie qui régna en Bretagne en Mil . Saint-Malo, 1779, in-8. — VII. Reflexions sur la Hollande..,. Dunkerque, 1780, in-12. — VIII. Rajiportdes épreuves du remède de Godernaux contre les maladies vénériennes. Paris,

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