DAIM
1783, in-12. IX. Adnotaliones brèves de febribus (avec le fraiiçais en regard). Paris, 1783,
in 8. X. Ordre du service des hôpitaux militaires. Paris, 1785, in-8. — XI. Tableau des
variétés de la vie humaine. Paris, 178G, in-8. — XII. GijmnasUque des enfants convalescents, infirmes, faibles et délicats. Paris, 1787, in-8. — XIII. Gtjmnastique militaire. Besançon, 1790, in-8. —XIV. Réflexions d'un citoyen sur ce qui intéresse le plus essentiellement le bonheur de tous les ordres de la Société, 1791, in-8. — XY. Nouvelle administration politique et économique de la France à commencer de sa nouvelle organisation. Paris, 1791, jn-8. — XVI. Mémoire sur la dysenterie qui a régné à l'armée de l'Ouest . Paris, 1792, in-8. — XVII. Conservatoire de santé. Paris, 1802, in-8. — Supplément, 1802, 2 pari., iii-8. — .WIII. Mémoire sur les moyens d'e.rtirper la mendicité en France. Paris, 1802, in-8. — XIX. Plan général pour remédier aux principales causes qui nuisent à la constitution de l'homme. Paris, 1802, in-8. — XX. Relation d'un voyage en Normandie et dans les Pays- Bas. Paris, 180(î, in-8. — XXI. Centuries médicales du dix-neuvième siècle, ou Collection des faits remarquables dans la pratique de la médec'ine en France. Paris, 1807-1808, 1' édit., 2 vol. in-8. — XXII. Toilette secrète des dames... Paris, 1808, in-18. — XXIII. L'Échelle de la vie humaine ouïe thermomètre de santé. Paris, 1811, in-8. — XXIV. Traitement de l' hydropisie qui succède aux fièvres d'automne (ouvrage posthume). Lille, 1817, in-8. A. C.
D.4l.tl. Dans la famille des Cervidés, composée, comme chacun sait, de liiiminanls à bois caducs {voy. Humin.\>ts), entre les Hennés et les Élans d'une part et les Cerfs d'autre part [voy. Renjne, Élan et Cerf), mais un peu plus près des derniers que des premiers, se place le Daim vulgaire {Cervus dama L. ; Dama vidgaris Gr.), qu'on appelle aussi Daim platycère [Dama platyceros), à cause de la disposition particulière de ses appendices frontaux. Chez le Daim, en effet, la tige du bois est arrondie dans sa partie inférieure et porte un andouil- 1er basilaire pointu auquel succèdent un ou deux andouillers latéraux; mais bientôt après elle s'aplatit en une lame osseuse à bords dentelés, rappelant un peu ce qu'on observe cbez l'Élan, et ne s'épanouit pas, comme chez le Cerf, de manière à constituer une empaumure à plusieurs pointes. Le Daim est d'ailleurs de taille beaucoup plus faible que l'Élan et même que le Cerf élapbe, puisqu'il ne mesure pas plus de 1 mètre de hauteur au garrot; il a les jambes plus courtes, le corps moins robuste, les oreilles et la queue plus développées. Son pelage est sujet à d'assez grandes variations qui ne dépendent pas toutes de l'âge ou de la saison ; généralement cependant il est, en hiver, d'un brun noirâtre, tournant au gris sur les parties inférieures du corps, et pendant l'été, d'un fauve assez vif, avec le ventre blanc, des cercles noirs autour des yeux et de la bouche et des séries de taches blanches sur les lianes.
Quelques naturalistes prétendent que le Daim est originaire des contrées baignées par la Méditerranée, et qu'il s'est propagé de proche en proche jusque dans les contrées septentrionales. Mais cette opinion ne semble guère acceptable. On a découvert en effet des restes de daims dans des sépultures anciennes de l'Allemagne, et les chroniques du moyen âge nous apprennent que ces animaux étaient jadis très-répandus dans les grandes forêts du nord de la France et de la Thuringe. De nos jours au contraire, c'est à peine si l'on pourrait rencontrer en Europe des daims vivant à l'état sauvage ; privés de leurs retraites naturelles par les progrès du déboisement et traqués de toutes parts, ils seraient même à l'heure actuelle complètement anéantis, si en Allemagne, en France et en Angleterre, quelques grands propriétaires ne s'étaient eflbrcés de conserver l'espèce en lui procurant dans leurs parcs les moyens de se reproduire en toute sécurité.
D'une extrême méfinnce et d'une agilité presque égale à celle du Cerf, le Daim est un gibier Irès-diflîcile à atteindre ; néanmoins, en dépit des dilTicultés que présente sa chasse, ou peut-être à cause de ces difficultés mêmes, il a été de
DALBERGIA. ^^^
tout temps poursuivi avec ar.leiir. Sa peau molle et souple est du reste trèsestimée et employée dans la fabrication des gants; sa chair est tendre et savoureuse, sauf pendant la saison du rut, époque à laquelle elle prend une forte
odeur de bouc.
Dans l'Amérique du Nord les chasseurs anglo-américains désignent à tort, par le nom de Daim, une espèce de Cerf, le Cerf de Virginie (Ce/ws vlrginianus).
E. OUSTALET.
Bibliographie. — Pline. Hist. nat., XI, cli. xxxvii. — Ray. Quadr., p. 83. — C. Gesnkr. Quarfr, p. 355, et fig., p. 400. — Bcffon. Histoire naturelle, t. VI, p. 107, et pi. 27 et 28. — Linné. Syst. nat., éd. Gmelin, 1788, p. 178. — Cuvier. Règne animal, 1817, t. I, p. 255. — BuEHM. Vie des animaux : Uamviifbres,\..\\. *'• "•
DAIS (L., Ge/z., n. 540). Genre de Daphnacées, à fleurs printanicres, dont les caractères sont presque ceux des Gnidia dont ils ne se distinguent que par l'absence d'écaillés à la gorge du périanlhe. Ce sont des arbustes de l'Afrique australe et de Madagascar, quelquefois cultivés dans nos jardins. Ils ont des feuilles alternes et opposées, et de jolies fleurs, souvent rosées, réunies en capitules entourés de bractées involucranles. Horsfield indique, dans son Catalogue dea plantes de Java, que le D. octandra, « de la famille des Rubiacées », a des graines qu'on emploie à Java comme purgatives. Il ne s'agit pas là d'un véritable Dais. Le D. madagascariensis Lamk a une écorce filamenteuse qui sert à faire des cordages. Dans Hippocrale, disent Mérat et De Lens [Dict. Mat. niéd., 11, 578), le mot Dais ou Das indiquait une substance résineuse, provenant d'un Pin qu'il employait pour l'expulsion du fœtus, etc. Voy., dans le Dictionnaire de médecine de James (111, 945), une dissertation curieuse sur cette substance » .
n. Bn.
BiELioGBAi'HiE. — Lamk. Dict. eiicijcl., II, 234; lllustr., t. 368. — Endl. Gen., n. 2093. — Meissn. In Linnœa, XIV, 388 (part.) ; in DC. Prodr., 528. — Rosentii. Sijnops. plant, diaphor., 241. — H. Bn. Hisi. des plant., YI, 107, 127, fig. 78. Bn,
DALADER. Nom donné anciennement à l'AIaterne (t^oî/. ce mot). Pl.
DALBERG (NiLs). Médecin suédois, mort à Stockholm, le 5 janvier 1820. •Médecin particulier du prince royal, depuis Gustave 111, il le suivit à Paris en 1770 et 1771, et sut gagner l'amitié des médecins et des savants les plus illustres de cette capitale, entre autres Lassonne, Fabre, Petit, Jussieu, d'Âlembert, Cassini. En Allemagne, il se lia avec Meckel, Gleditsch, Spalding, etc. Tombé en disgrâce en 1781, il quitta la cour pour n'y revenir que lors de la mort si tragique de Gustave 111. L'Académie des sciences de Stockholm le choisit deux fois pour son président. Linné fils a donné son nom à un genre de plantes, Dalbergia, de la famille des Légumineuses. On cite de Dalberg :
I. Sur les effets de Vipécacuanka à petites doses. In Mém. de l'Acad. de Stockholm, 1770. — II. Sur la coloquinte. Ibici., 1782. — III. Journal de voyage, manuscrit conservé â la bibliotlièque de Linkôping. L. Un.
DALBERGIA. Genre de plantes Dicotylédones appartenant à la famille des Légumineuses, tribu des Dalbergiées.Ce sont des arbres souvent grimpants, dont les rameaux sont garnis de feuilles impari-pinnées. Les fleurs ont un calice gamosépale à cinq dents; une corolle papilionacée, dont les pétales de la carène
564 DALE (Les).
sont unis seulement au sommet; huit à dix étaniines, tantôt monadel plies, tantôt groupées en deux faisceaux égaux. Le fruit est un légume stipité, membraneux, comprimé, oblong, à une ou deux semences.
L'espèce la plus intéressante e.-t le Dalbergia latifoUa l\o\h., qui habile les ludes orientales et dont les feuilles ont de trois à cinq folioles, alternes, ovalesarrondies, éraarginées, pubescentes sur la face inféi'ieure. Les fleurs, blanches, sont disposées en panicules axillaires. Les ctamines sont monadelphes, plus courtes que les feuilles.
Le bois est fort estimé dans l'ébénisterie. On l'appelle vulgairement bois de palissandre, on l'apporte du Brésil, de l'Inde orientale et d'Afrique, en longues poutres ou madriers.
D'autres espèces portant le nom Dalbergia sont employées comme médicament. Tel est entre autres le Dalbergia arborea Willd., nonRoth; mais celte espèce est actuellement un Fonganiia {voy. ce mot). Pl,
BiBLioGuAPiiiE. — Roxuuucii. l'iovu Çoroiiiaiidel, II, p. 7, lab. 115. — De Caxdolle. Prof//otiius, U, 416. — Endiiciii:!!. Gênera, n° 6718. Pl.
DALCllO (rr.EDKnicKJ. Médecin américain du conmienccmciit de ce siècle, secrétaire de la Société médicale de la Caroline du Sud, vivait à Columbia. Nous connaissons de lui :
I. .1 Case <if"r<Unu<,y. In New-York Med. lieposit., Ilcxade II, t. III (t. IX), p, 1, 1806. — II. A Case shvw/n;/ llie iminopi icly o/'la/iiiu/ the w/iolc ofllic Virus ofa Vaccine-Vesiclc. Ibid., p. 264. — III. An Oralion delivercd before the Médical Societij of South Caroline, at tlieir Anniversary Meeting, Dec. 24, 1SI)5. In Coxe's Philad. Med. Muséum, t. III, p. Viô, 1807. L. Un.
DAi.fr: (Antonij vain). Né à llaarlem, le 8 novembre 1658, commença ses premières études dans cette ville. Il montra de bonne heure un goiïl très-vif pour l'érudition, mais ses parents le destinaient au commerce et il dut leur obéir tout d'abord. Dès qu'il put continuer librement ses travaux de prédilection, il embrassa la carrière médicale, quoique âgé de trente ans, et se lit recevoir docteur. Il ne négligea pas les belles-lettres et se livra même à l'étude de la théologie. 11 fut quelque temps l'un des propagateurs les plus zélés de la doctrine des memnonites et devint l'un de ses prédicateurs enthousiastes, mais il revint à la médecine et fut nommé médecin de l'hôpital de sa ville natale; il est cité comme un bienfaiteur des pauvres, en raison de sa charité et du zèle avec lequel il prodiguait aux déshérités de la fortune les ressources de son art, et mourut à llaarlem, le 28 novembre 1708. Il a publié plusieurs ouvrages sur des sujets de religion et d'histoire. Parmi ces derniers, nous citerons seulement ceux qui intéressent l'ethnologie.
I. De oracuUs ethnicoruni disseriationes duœ, quuruni prior de ipsorum duralione uc dcfcclu, poslerior de eortinideni auctoribus. Accedil sckediasina de consecrationibus etlinicis. Amsterdam, 1685, in-8°; antre édition, 1700, in-4''; ouvrage qui aurait servi à Fontenelle pour son îlistoire des oracles. — II. Verdrng de oiiden rjoodspraken van der Oiulen. Amsterdam, 1687, in-S". — 111. Disseitationes de origine et progressu idolatriœ et superslitionuin, de leia et /alsa pruplielia, uli et de dwinatiunibus idolalricis Judœorunt. Amsterdam, 1696, in-i". — IV. Disscrtationes noveni antiqinlatibus et inarmoribus cum Bomanis tum potissinmm Gra'cis illustra ndis inscrvientis. Amsterdam, 170-2, in-4». A. D.
Oale (Samuel). Né en 1650, dans le comté d'Essex, exerça d'abord la pliai macie à Braintree, puis la médecine à Docking. II s'est surtout occupé de
DALKiN. 565
zoologie et de botanique, et a introduit en Euro|)e un certain nombre de plantes provenant de la Caroline. Linné lui a consacré le genre Dalea, de la famille des Légumineuses. Il est mort en IToO.
Nous citerons de lui :
I. Phnrmacologia seu manuductio ad maleiUim medicam in qua iticdicoinenla officinaha simplicia, hoc est, 7)iineralia, vegetabilia, animalia eorumque parles in mcdicinœ <>f/ici>iis mitata in melhoduni naturalcm diqesta, succincte et accurale describunliir. Brênie, 1096, in-S"; Londres, 1705, in-S»; Brème, 1707, iii-12; 1708, 1713, in-8°; Londres, 1710, 1718, in-S"; 1737, in-4°; 1758, in-8»; Leyde, 1739, 1751, in-4°. — II. A Fact of Nijctohpia. In Transact. i>f tlie R. Society of London. ^- ^^
DALECUAliPis (Jacques). Il est bien étonnant que les biographes donnent si peu de renseignements sur ce médecin, sur ce savant, qui a contribué, plus que beaucoup d'autres du seizième siècle, à faire progresser les sciences et à vulgariser les œuvres de l'anliquité. Guy Patin, si bon juge en pareille matière, écrit ceci (12 déc. 1043 ; 29 avril 1644) : « J'honore fort la mémoire de M. Dalechamps. Je confesse lui avoir grande obligation eu la lecture de Pline, et ai appris quelque chose en son Histoire des plantes. Vous me mandez qu'il est mort l'an 1588... L^ chirurgie française de Dalechamps est très-rare et trèsbonne. La dernière édition, qui est la meilleure, est in-4% avec les nouvelles annotations de feu M. Lucien Piètre. » Dalechamps était de Caen, cela est certain, et il y naquit en 1515. Il vint étudier la médecine à Montpellier, où il reçut le bonnet de docteur en 1547. En 1552, il se fixa à Lyon, et l'on a vu, d'après le correspondant lyonnais de Guy Patin, qu'il mourut dans celte ville en 1588. Dezeimeris a ainsi jugé Dalechamps : « Malgré les occupations d'une pratique étendue, il se livra jusqu'à la fin de sa carrière aux études philologiques, et les savants commentaires qu'il a publiés sur divers auteurs grecs et latins prouvent qu'il joignait à une connaissance approfondie de son art une vaste érudition. Comme botaniste, Dalechamps mérite d'être cité au nombre des auteurs qui rassemblèrent les premiers, dans un ordre méthodique, les plantes connues jusqu'alors ; il est un de ceux qui ont montré le plus de sagacité pour déterminer les espèces indiquées par les anciens, et lui-même a fait connaître une centaine d'espèces nouvelles. »
On doit à ce laborieux médecin les ouvrages suivants :
I. De peste libritres. Lugduni, 1552, in-10. — II. Chirurqie française. Lyon, 1570, in-S ; l'aris, 1610, in-4. — 111. lïhloria cjeneralis plantarum in libros XVU in cerlas classes arlificiose digesta. Lugduni, 1587, 2 vol. in-fol., figures. — IV. Histoire générale des plantes, contenant XVIII livres, partie latine de la bibliothèque de M. Dalechamps, puis faite française par M. Jean des Moulins. Lyon, 1615, 2 vol. in-fol.; ibid., 1653, 2 vol. in-fol. — Y. Plinii secundi hisloriœ mundi libri XXVIl, édit. de Jacques Ualechamps. Lugduni, 1587, in-l'ol. ; Aureliae AUobrogum, 1825, in-fol. GenevcO, 1631, in-fol. ; — VI. Dalechamps a de plus laissé : une traduction des Animaduersiones anatomicae de Galien. Lyon, 1566 et 1572, in-12 ; celle des deux livres: De la dissection des muscles. Lyon, 1564, in-8, e\.à\i Traité de l'iisaqe des parties. Lyon, 1566, in-8; une édition fort estimée du traité De morbis aculis et diitturnis de Cselius Aurelianus. Lyon, 1560 et 1507 ; une version latine de Dioscoride. k. C.
DALE\ (KoRNELis van). Né à Rotterdam, en 1766, fit ses études médicales à Leyde, où il fut reçu docteur en 1790. Il mourut le 10 décembre 1840. Nous ne connaissons de lui que sa thèse :
Dissertalio iiiaugiiralis medico-chiruvgica de nariuni polijpo. Lcy le, 1790, in-i». A. D.
366 DALLY.
DALIBARD (Thosias-François). Naturaliste français, né à Crannes en J703, mort à Paris en 1779. C'était l'élève et l'ami de Buffon. Dalibard a le mérite d'avoir le premier adopté et vulgarisé en France le système sexuel et les principes de Linné, et celui d'avoir vérifié par l'expérience la belle théorie de l'électricité et des paratonnerres établie par Franklin. L'épouse de Dalibard était une femme de lettres, connue par diverses productions peu importantes.
Nous citerons de notre savant naturaliste :
I. Florœ Pai'isiensis Prodromus, ou catalogue des plantes qui naissent dans les environs de Paris, rapportées sous les dénominations modernes et anciennes, et arrangées suivant la méthode sexuelle de Linneus. Avec l'explication en français de tous les termes de la nouvelle nomenclature . Paris, 1749, in-8°. — II. Histoire abrégée de V électricité , jointe à une traduction des Expériences et observations sur l'éleclricilé faites à Philadelphie par B. Franklin. Paris, 1752, in-S". — III. Observ. sur le réséda à fleurs odorantes et expériences sur la variation de la pesanteur des corps plongés dans différents liquides. In Mém. de mathém. etdephysiq. des savants étrangers, t. I, 1750. L. Hn.
DALLA DECIMA. Voy. DecIMA.
DALLÉocniKiE. Vert de quinine. Matière verte, insoluble dans l'eau et les alcalis, soluble dans l'alcool, obtenue en ti-aitant le sulfate de quinine par l'eau chlorée, ou eu chauffant ce sel avec du chlorure de chaux, de l'acide chlorhydrique et de l'ammoniaque. Employé dans la teinture des étoffes. D.
DALLT (Nicolas). Né à Sampigny (Meuse) en 1792, étudia la médecine à l'école de sanlé militaire et, après y avoir obtenu son brevet, prit part à la campagne de Russie en qualité d'aide ou de sous-aide. Après deux ans de captivité à Moscou, il revint en France, mais fut compromis dans un complot sous la Restauration et dut émigrer en Belgique. Là, il se livra à l'enseignement, et prit, vers 1825, époque oii il habitait Liège, le grade de docteur en philosophie, puis devint successivement directeur du Collège royal de Tongres et professeur à l'Athénée royal de Bruxelles, où il fonda une école centrale sm' le modèle de celle de Paris.
Plus tard nous le retrouvons à Paris, se livrant à l'enseignement et prenant une part active aux travaux de la Société de géographie, de la Société asiatique, de la Société d'ethnologie, dont il fut l'un des membres fondateurs. Il était, en outre, membre de la Société des sciences du Hainaut.
Daily a contribué beaucoup aux progrès de la linguistique, dont il a l'un des premiers saisi les lois générales, de l'ethnologie, sur laquelle il a publié plusieurs travaux remarquables, et surtout de la gymnastique dans sa partie hygiénique et médicale. Dès 1848, il rédigeait des projets pour l'introduction régulière de la gymnastique dans toutes les écoles de France, projets qui n'ont été mis à exécution que tout récemment. C'est qu'en effet il attachait une importance capitale, dans l'éducation, à la gymnastique, et à tout ce qui, en hygiène comme en médecine, se rapporte à l'emploi méthodique du mouvement; les opuscules que Daily a publiés sur ce sujet ont reçu toute l'approbation du public médical, et le docteur Eugène Daily» a continué dignement l'œuvre de son père, sans tomber toutefois dans les abstractions et celte sorte de métaphysique
\ C'est à l'obligeance de M. le docteur Eugène Dally que nous devons la plupart des détails qui précèdent. ^ ^
DALMAS (Les deux). 367
thérapeutique où versa notre auteur dans son traité sur la Cinésiologie ou science du mouvement (de -/.maiç, mouvement).
Nicolas Daily mourut à Paris, en 1862, laissant, entre autres ouvrages :
I. Mœurs, coutumes et usages de tous les peuples ilu monde. Bruxelles, 1842. — II. Aperçu de la méthode géographique, ou Division naturelle de la surface de la terre, dans ses rapports généraux avec la géographie, la phytologie, la zoologie, etc. Paris, 1843, in-8°. — III. Gipnnaslique. De la régénération physique de V espèce humaine par la gymnastique rationnelle. Paris, 1848. — IV. Du Traitement rationnel de la phthisie pulmonaire par le mouvement gymnastique. Paris, 1850, in-8°. — V. Prophylaxie cl curation du choléra par le mouvement. Paris, 1855, in-S». — VI. Cinésiologie ou science du mouvement dans ses rapports avec l'éducation, l'hygiène et la thérapie. Paris, 1857, in-8°. — VII. JVo/îce sur la cinésie, ou l'art du mouvement curatif dans ses rapports avec les mouvements naturels tir l'organisme humain. Paris, 1861, in-8. L. Un.
DALMAM (Johan-Wilhelm). Médecin naturaliste suédois, né le 4 novembre •1787, à Hinseberga, dans le Vestmanland, reçut sa première éducation à Christianfeld, dans le Schleswig-Holstein, puis étudia à Lund et à Upsal; l'entomologie et la botanique avaient surtout captivé son attention. II termina cependant ses études médicales et fut reçu licencié en 1816 et docteur en médecine à Upsal en juin 1817, devint successivement bibliotbécaire de l'Académie des sciences, intendant du jardin zoologique, membre du conseil de santé, adjoint, puis démonstrateur de botanique de l'institut Carolinska de Slockbolm. 11 est mort dans cette ville, en 18:^5. Outre un grand nombre de mémoires sur des sujets de zoologie et de botanique, nous connaissons de lui :
I. De narcoticis ohservationes. Upsal, 1816, in-4°. — II. Fôrteckning paa S/cri fier i nudicinska vetenskaperna,samt i kemi och Naluralhistorie, utgifne i Soerige aaren 1817, 1818 och 1819. In Svenska Lakare-Sàllskapels Handlingar. A. D.
DALLAS (Les deox).
Dalmas (Antoine). Né à Entrevaux (Basses-Alpes), en 1757, ce médecin s'est fait connaître par des études et des travaux qui lui assurent une place distinguée dans les recueils de biographies. Après avoir étudié la médecine et la chirurgie dans les hôpitaux d'Aix, de Toulon et de Marseille, il se destina pour la médecine navale, et fit sa première campagne dans le Levant. A son retour il fut placé à bord de la flotte de l'amiral Grasse, envoyé dans les mers du Nouveau- Monde. Jeté, par suite des hasards de la guerre, dans l'île de Saint-Domingue, il y résida plusieurs années, ne tarda pas à y rencontrer la fièvre jaune, et put étudier les épidémies successives de cette terrible maladie. L'opinion à laquelle il se trouva peu à peu conduit, et qu'il défendit avec vaillance et talent, fut que la fièvre jaune n'a rien de contagieux, et ne se transmet point d'individu à individu ; sa méthode consiste principalement à prévenir les ravages d'un fléau en prescrivant l'émigration dans les campagnes. Cette pratique qu'il put faire prévaloir aux États-Unis, où Dalmas était fixé après les malheurs de Saint- Domingue, devint bientôt générale depuis la Nouvelle-Orléans jusqu'à New- York Rentré en France, notre médecin y fut accueilli avec la plus (^rande faveur lorsque, surtout, il rendit publiques ses vues particulières sur une affection qu'il avait pu étudier dans toutes ses manifestations. « L'ouvrao^e qu'il publia alors est riche de faits positifs, de détails d'autopsies cadavériques, et de réflexions sur l'effet des causes ou agents physiques qui modifient si puissamment
368 DALWAS (Les deux).
l'organisme dans les latitudes où il observait. Sa doctrine a quelque chose de simple, de conforme à la médecine antique, et jilaît comme elle. P.amenantles phénomènes de la fièvre jaune aux phénomènes ordinaires dus à riniluence des agents extérieurs, elle part de ce principe pour donner de la fièvre jaune une explication plus plausible et plus satisfaisante que celle d'un virus ; féconde en applications utiles, elle recommande l'émigration, la dispersion des habitants, interdit, au contraire, les mesures de concentration, les cordons sanitaires et autres dispositions, dont l'ensemble constitue nos règlements sanitaires. »
Antoine Dalmas, qui fut médecin du roi (oct. 1814), membre de l'Académie de médecine aux premiers jours de la fondation de cette compagnie savante, membre de la société royale des sciences et arts du Cap, médecin des hôpitaux des colonies, est mort à Paris, en 1850, laissant les ouvrages suivants:
I. Recficrclic.i his(oiiqucs et mcdlcales sur In fièvre jnune. Paris, 180."), in-8; 1822, in-8. — II. Disserinlion sur une espèce de diarrhée (Ihèse de la Faculté de Paris, 29 décembre 1808, in-i). — lit. Histoire dr la révolution de Saint-Domingue, depuis le commencement des troubles jusqu'à la prise de Jfyémie et du môle Saint-Nicolas par les Anglais. Paris, 1815, 2 vol. iii-8. — lY. Histoire de la guerre entre les Élals-Vnis d'Amérique et l'Angleterre, pendant les années 1812-1815, traduction de l'anglais, de Brackenridge. Paris, 1K20, ia-8. A. C.
nalinsts (Jean-Auguste-Adolphe). Fils du précédent, né à New-York le 4 décembre l7t)*J, il marcha avec honneur sur les traces de son père. Docteur en médecine de la Faculté de Paris (17 juillet 1826), après avoir été' interne à riIùlcl-Uieu, il devint médecin de la Charité en 1835, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris, médecin en chef de la Saipêtrière (1856), chevalier de la Légion d'honneur (1852). 11 a succombé, dans un âge peu avancé, aux suites d'une cruelle maladie qui, depuis plusieurs années, minait son existence, et avait détruit loute sa carrière médicale. Il fut, sans contredit, un des palhologisles les plus distingues de l'école médicale française. Espiit net, ferme et de portée, un avenir brillant paraissait s'ouvrir à lui ; mais la maladie qui le conduisit au tombeau (4 septembre 1844), à travers mille vicissitudes de sfinté, et en lui laissant une infirmité permanente, la surdité, détruisit tout. Il avait été élu membre de l'Académie de médecine le29 novembre 1850. C'est lui, qui, avec Casimir Alibert, Boudart, Dubled et Sandras, fut envoyé en Pologne, en 1851, pour y étudier le choléra, qui y faisait des ravages, et qui, un an plus tard, devait se montrer si terrible à Paris.
Outre un grand nombre d'articles qu'ont recueillis les Annales d'hygiène publique, les Archives générales de médecine, ÏEncjjclographie des sciences médicales, la Gazette des hôpitaux, le Journal universel et hebdomadaire de médecine, le Dictionnaire de médecine en 50 volumes, outre sa dissertation inaugurale, pour obtenir le grade de docteur en médecine des altérations organiques considérés comme causes uniques des maladies et Des moyens de rattacher ces altérations à leurs symptômes ; 17 juillet 1826, in-¥), J.-A.-A. Dalmas a écrit, plusieurs autres thèses remarquables, destinées au concours de l'agrégation :
I. An specics et gênera morhoruvi indicalionibus therapeulicis inserviunt ^ Thèse de concours pour l'agrégation, 1826, in-4°. - II. Nwn icterus a biliaris apparatus lœsionibus temper pendes llièse de concours pour l'agrégation, 1829, i.i-4°. - III. Quels sont les caraclères des maladies spécifiques^ Quelles sont les indications thérapeutiques qu'elles présentent! Thcae de concours pour la chaire de clinique interne Paris 1835 in 4° -
DALRYMPLE (Les). 369
IV. Des métastases. Thèse de concours pour la chaire de palholopie interne. Paris, 1840, in-4°. — V. Recherches sur quelques états pathologiques du tissu cellulaire situé sous les systèmes muqueux, séreux et cutané. In liépert. gén. d'anat. et de physiol. palh., in-4% t. 1,1826, p. 196-211. A. G.
DiLRitTiE. Une des provinces de l'Autriche. L'article Autriche renvoie à Dalmatie, Kroatie, IIoiSGRiE, pour les détails de géographie médicale lelalifs à ces provinces. Nous avons pensé que ce serait s'ex|;oser à des lonijueurs et à des répciitions que de consacrer à chacune d'elles un article particulier. Nous traiterons ù la fois de la Dalmatie, de la Krojtie. de la Hongrie et de la Slavonie au mot Hongrie. D.
d'ali^OXCOURT (Franz-Ludwig-Cvrl). Médecin allemand, né vers le commencement du siècle, fut reçu docteur à Leipzig en 1826, puis se fixa dans celte ville et y exerça la médecine avec succès durant de longues années. Nous connaissons de lui :
I. Diss. inaug. de aère puro, prœcipue agitato, mutlis in morbis remédia saluberrimo. Lipsife, 1826, in-4''. — II. Influeniaund Choiera. Ein Beitrag zur Kennlniss galliger Kraiikheilen uiid deren Ilciluiig . Leipzig', 183"2, iti-S". — llf. Uer praktische Halhgebcr in Wor/ien-, Kinder- und Kranken-Stiiben. Leipzig, 1856 (1855), pr. in-8°; 2le Ausg-., ihid., 1857, gr. in-8°. — IV. die Gehirnaf feclionen der Kinder in der Denlilionsperinde physiologisch, eine JJnkenntniss i pallwlogisch, ein Irrthum ; therapeutisch, ein Mord! in Sumnia, eine Tàuschung der Aente. Lfipzig, 1846, in-8°. — V. D'Alnoncourt collabora activenicnl à Schmidt's Jahrbûcher à partir de )85i; il rédigea les tomes XM à XIV de Universal-Lrxicon der praktischen Medicin und Chirurgie, dont l'cstel avait rédigé les 11 premiers vol. (18").5-I849), et qui n'est autre chose que la traduction libre du i)«c<wnrt. de méd. pratique d'Andral, Bégin, Blandin, etc., etc. L. ILv.
DALRYinPLE (Les). Nom d'un grand nombre de médecins ou de chirurgiens anglais, parmi lesquels :
Dalrymple (William). Chirurgien très-distingué, né eu 1772, mort à Norvvich, le 5 décembre 1847. Il fit ses études médicales à Londres sous Cline et Astley Cooper, puis en 1793 alla se fixer à Norwich ; en 18 12 il obtint la charge de chirurgien du Norfo'.k and Norwich Hospilal et par la suite devint en outre chirurgien du Lunatic Asylum de Norfolk et des hôpitaux Domjhly et Saint-Helen.
Ddrymple se distingua comme lithotomiste et comme accoucheur, mjis cet habile chirurgien attira surtout sur lui l'attention du monde savant par une opération heureuse de ligature delà carotide primitive, clfectuée en 1813 pour cause d'anévrysme, l'une des premières opérations de ce genre qui soient connues dans la science. Nous connaissons de lui :
I. Ill^torii of a Case of Trismm, in wklck the Af fusion of Cold Wnler ivas successfulhi emploged In Edinb. Med. a. Surg. Journal, vol. I, p. 294, 1805. — II. A Case of Aneurism by Anatomosis in the Lefl Orbit, cured by Tying the Commun Trunk of the un mr^t; i Arterg. In Lond. Med.-Ckir. Transact., t. VI, p. 111, 1815. - m. Aulres articles dant divers journaux médicaux. , ,,
'' L. Un.
Dair^^mple (Joh.n). Ophtlialmologistc distingué, mort à Londres le 2 mai 1852, à un âge peu avancé, d'une albuminurie consécutive à une affection" rave des poumons. D'abord cliirurgien assistant de i'Ophthalmic Infirmanj, il enseigna ensuite la cinrurgie au Sjjdenliam Collège; il était eu outre membre de la Royal Society, dans le Recueil de laquelle il a publié plusieurs mémoires im-
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