‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.25Chapitre 22 sur 108 · DALTON · texte numérisé non relu

DALTON

particularité de ma vision ne me fut bien connue que dans l'automne de 1792, Un jour, j'examinai une (leur de géranium zonale à la lumière d'une bougie. Cette Heur, qui, au jour, me paraissait bleue et qui, en réalité, est violette, me parut d'une couleur rouge, tout à fait opposée au bleu. Ce changement n'était point afiparent pour les autres personnes.

« Cette observation m'ayant appris que ma vue était, pour les couleurs, différente de celle des autres, j'examinai le spectre solaire et me convainquis bientôt qu'au lieu de sept couleurs du spectre je n'en voyais que trois : le jaune, le bleu et le pourpre. Mon jaune contient le rouge, Vorangé, le jaune et le vert de tout le monde. Mon blt;u se confond tellement avec le pourpre que je ne reconnais là presque qu'une seule et même cauleur. La partie du spectre qu'on appelle rouge me semble à peine quelque chose de plus qu'une ombre ou qu'une absence de umière. Le jaune, Vorangé et le vert sont pour moi la même couleur à différents degrés d'intensité. Le point du spectre où le vert touche au bleu m'offre un contraste extrêmement frappant et une difiérence des plus tranchées. Au jour, le cramoisi ressemb'e au bleu auquel on aurait mêlé un peu de brun foncé. Une tache d'encre ordinaire sur du papier blanc est pour moi de la même couleur que la ligure d'une personne (lorissanle de santé. Le sang ressemble au vert foncé des bouteilles. A la lumière d'une bougie, le rouge et Vécarlate deviennent plus brillants et plus vifs. Le vert, au jour, me semble peu différent du rouge. L'orangé et le vert clair se ressemblent aussi beaucoup. Le vert le plus agréable pour moi est le vert Irès-saturé, et je le dislingue d'autant mieux qu'il tire davantage sur le jaune. Quant an jaune et à ['orangé, ma vision est absolument la même que celle de tout le monde ».

Daltou a enrichi le domaine de la physique et de la chimie d'une foule de découvertes importantes. Ainsi, il a prouvé que les fluides élastiques, quelle qu'en soit la natiu'e, se dilatent d'une quantité totale égale, quand leur température passe de zéro à 100 degrés et qu'ils acquièrent un pou plus du tiers de leur volume primitif. Vers 1805, il a découvert la loi des mélanges de gaz, c'està-dire a montré que dans un mélange de plusieurs gaz la force élastique est égale à la somme des forces élastiques de tous les gaz considérés chacun comme occupant le volume du mélange tout entier. Après avoir étudié la vaporisation des liquides dans le vide et reconnu que les vapeurs formées dans ces conditions atteignent instantanément leur tension minimum, tension variable avec la température, il étendit la loi du mélange des gaz au mélange des gaz et des vapeurs, démontrant qu'wwe vapeur, en pénétrant dans un espace occupé par des gaz, y acquiert la même tension que dam le vide, à la même température. Pour déterminer la tension maximum des vapeurs dans le vide, correspondant à chaque température, Dalton se servit d'un appareil qu'on trouve décrit dans tous les livres de physique et qui a été, depuis, considérablement perfectionné par Rcmault. ^ En chimie, Dalton découvrit, dès 1801, la loi des proportions multiples, par l'examen de certains composés gazeux du carbone avec l'hydrogène, le "-az des marais et le gaz oléfiant, et du carbone avec l'oxygène, oxyde" de carbone et acide carbonique. 11 alla plus loin encore; reprenant l'ancienne idée des atomes, il lui donna un sens plus précis, eu supposant que « chaque espèce de matière ou corps élémentaire a des atomes d'un poids invariable et que la combinaison entre diverses espèces de matière ou corps élémentaires résulte, non pas de a pénétration de leur substance, mais de la juxtaposition de leurs atomes » Dalton expliquait par cette hypothèse le {\ut des proportions définies, découver'i

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