‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.25Chapitre 21 sur 108 · DALTON · texte numérisé non relu

DALTON

portants, membre du Collège royal des chirurgiens, et peu avant sa mort fut élu au conseil de cette Société.

Dalrymple était un excellent opérateur et avait acquis une grande habileté dans l'emploi du microscope; il a beaucoup contribué à faire sortir l'ophlhalmologie de l'ornière de l'empirisme et à la constituer à l'état de science distincte. Nous citerons de lui :

I. The Anatomy of the Human Eije, being an Account of the History, Progress and Présent Stale of Knowledge of tlie Organ of Vision in Man. London, 1834, in-S". — II. Palhology of the Human Eye. London, 1851-52, petit in-fol., pi. (ouvrage capital, d'une exécution remarquable à tous les points de vue). — III. Nombreux articles dans les journaux médicaux. de l'époque. L. Un.

DALTO:^ (John). Célèbre physicien et chimiste anglais, né à Eaglesfield, dans le Cumberland, le 5 septembre 1766, mort à Manchester, le 27 juillet 1844. Il était fils d'un pauvre tisserand, appartenant à la secte des Quakers, et reçut sa première éducation dans sa ville natale, puis à l'école de Kendal, tenue par un de ses parents ; dès ce moment, il montra des dispositions remarquables pour l'étude des mathématiques et de la physique. A partir de 1785, il dirigea avec son l'rcre l'école de Kendal, et dès 1788 entreprit des observations météorologiques qu'il continua tonte sa vie, et dont le nombre s'éleva jusqu'à 2000. Nommé, en 1793, professeur d'histoire naturelle et de mathématiques au Collège de Mancbester, il ne conserva ces fonctions que jusqu'en iSOi, mais ne cessa d'habiter cette ville, si ce n'est pour faire de temps à autre, à partir de 1804, des leçons de chimie dans la plupart des grandes villes de l'Angleterre. 11 fit également un voyage à Paris, où il obtint un excellent accueil de la part des savants et des philosophes français, qui appréciaient déjà toute la valeur de l'éminent physicien, à une époque où il commençait à peine à être connu dans son propre pays.

En 1817, Ualton fut nommé président de la Literary and Philosophical Society de Manchester; il fit partie en outre de la Société royale de Londres et de l'Institut de France. En 1853, le gouvernement lui accorda une pension, et dans le courant de la même année ses amis lui firent élever, au moyen d'une souscription qui monta à 2000 livres sterling, une statue due au ciseau du célèbre sculpteur Chantrey. Enfin, l'Université d'Oxford lui décerna le titre honorifique de docteur en droit.

La vie de Dallon n'est certes pas remplie de ces événements romantiques ou chevaleresques qu'on s'attend trop souvent à rencontrer dans la carrière d'un illustre savant : c'est la vie calme, débonnaire, mais très-intéressante, du grand penseur, du chercheur infatigable. D'une nature sentimentale, Dal ton nedétiaigna pas, dans ses moments perdus, de rimer quelque peu, sans aucune prétention; très-religieux, fidèle à sa foi de quaker, il le fut sans fanatisme,

Dalton était atteint de la singulière infirmité qui, depuis, a reçu le nom de daltonisme, et qui, actuellement, poite, principalement chez les Allemands et chez les Anglais, le nom de cécité des couleurs. Voici comment s'exprime Dallon lui-même sur son inaptitude à distinguer certaines couleurs : « Dans le courant de l'année 1790, je m'occupais de botanique, et cette étude dirigea particulièrement mon esprit vers les couleurs. Si une couleur était blanche, jaune ou verte, je l'appelais sans hésiter par son propre nom, tandis que je ne faisais presque pas de différence entre le bleu pourpre, le violet et le cramoisi. Cependant la

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