‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.25Chapitre 28 sur 108 · L. Hahn · texte numérisé non relu

L. Hahn

DAIHBOLRIN'EY (Louis-Auguste). Chimiste et botaniste français, né à Houen, 'le 10 mai 1722, de parents oiiginaires de Lyon, mort dans la même ville, le ^ juin 1795. Il suivit d'abord la carrière commerciale, tout en s'occupant dr poésie et de beaux-arts, puis s'adonna à la botanique et à l'horliculture. En 1761, il devint le secrétaire de la classe des sciences de Roue-i, et remplit ces fonctions, lisant à l'Académie ainsi qu'à la Société d'agriculture une foule de mémoires. Vers la même époque, il fut nommé directeur du jardin botanique de celte ville.

Damliourney « s'occupa activement d'étendre l'emploi des végétaux dans l'économie domestique, et démontra par de nombreuses expériences quels avantages l'industrie manufacturière pouvait tirer de la chimie appliquée à la teinture. Il tourna surtout sa pensée vers les ressources que peuvent offiir les plantes indigènes. Le gouvernement fut frappé de l'utilité des travaux de i)anibourney, il en fit imprimer le compte rendu. Dambourney réussit à naturaliser la garance dans la Normandie et à lirer un vert primitif très-solide des baies de la bourdaine ou boitrgène {Rhamnus frangula). 11 reconnut ensuite la possibilité d'extraire du vouède ou pastel {Isatis tinctoria) un bleu comparable à l'indigo, et imagina qxie par le moyen du feu on pourrait porter la fermentation à sa perfection. Celte idée fut accueillie à cette époque par les habitants de Saint-Domingue, mais négligée en France. Les longues guerres maritimes ayant rendu l'indigo excessivement cher, la culture du pastel fut reprise, et, au moyen de quelques perfectionnements dans la fabrication, on tira un parti très-avantageux de la découverte de Dambourney. Ce chimiste est aussi le premier qui ait •cherché à remplacer le café par une autre plante : en 1761, il fit remarquer que le noyau des baies de Ruscus aculeatus (petit houx), torréfié et bouilli comme le café, en renferme plusieurs propriétés. Inhisé dans l'eau-de-vie sucrée, ce môme noyau donne une liqueur plus parfaite que le café. Dambourney indiqua également plusieurs moyens de perfectionner le cidre ; il confirma aussi par sa propre expérience l'utilité de l'usage du tafia associé à la gomme du gaïac dans les accès de goutte». (Biogr. Didot).

On cite de Dambourney :

I. Mémoire sur les moyens de perfectionner la manière de faire les cidres. In Becueil de ta Soc. d'agric. de Rouen, t. III. — II. liecueil de procédés et d'expériences sur les teintures solides que nos végétaux indigènes communiquent aux laines et lainages. Pains, 1786, in-S". — lit. Instruction sur la culture de la garance et la manière d'en préparer les racines pour la teinture. Paris, 1788, in-4°. — IV. Histoire des plantes qui servent à la teinture. Paris, 1792, in-8°. — V. Le coup d' œil purin, poème burlesque en patois normand. Rouen, 1 774, in-8» (satire faite lors du rappel des parlements et de la suppression des conseils supérieurs, contre les juges renvoyés). L. Ils.

DAME i^iUE. Nom donné par quelques auteurs au Colchique d'automne.

380 DAMEROW.

DAiiE d'onze heures. Nom donné à rOrnilhogale commun [Ornithogalum umhellatum L.). Pl.

DA!VIE DES SEBPEIN'TS. Un des noms du Crotalus horridus. D.

DA!ME]\ (Johannes-Christianus). Chirurgien hollandais distingué, né vers le dernier tiers du dix-huitième siècle, fut d'abord médecin provincial et médecin de la ville à La Haye, puis en 1 789 devint professeur d'anatomie, de chirurgie et d'accouchements à l'Université de celte ville. Il remplissait en outre les fonctions de chirurgien de la généralité. On a de lui :

I. Bericht von einer Schaambein-Trennung und deren glûcklichen Erfolq. Ans dcm ilolland. ûbers. von F.-"W. Jung. Francfurt a. M. u. Leipzig, 1785, in-8°. — II. Chirurgische Wahrnehmungein ûber eiiiige Gexchivulsle; mit Anmerk., aus dem Hollàiid. In N. Samml. fur Wundàrzie, M. X, p. 190, 1780. L. Un.

DAMEROIV (IlEFNRicH-PHiLipp-AnGusT) . Célèbre médecin aliénistc allemand, né à Stettin, le 28 décembre 1798, mort à Halle, le 22 septembre 1866. H était fils d'un pasteur et reçut sa première éducation au gymnase de sa ville natale. Ses goûts le portant vers l'étude de la médecine, il se rendit en 1817 à Berlin pour étudier cette science et obtint son diplôme de docteur en 1821. Nommé privat-docent à Berlin en 1822, professeur extraordinaire de médecine à l'Université rie Grcifswald en 1850, il (piitta ce poste en 1856 pour se fixer à Halle et y prendre la direction de l'Institut provisoire des aliénés qui y avait été fondé. H travailla ensuite pendant plusieurs années dans la section médicale du ministère de l'instruction publique de la Prusse, et ne revint à Halle qu'en 1842, pour prendre la direction de l'établissement destiné aux malades et aux aliénés de la province de Saxe, et qui avait été construit sur ses plans.

Le mérite principal de Damerow se trouve dans l'amélioration des maisons d'aliénés en Allemagne. Avant lui, on affectait à ces malades des bâtiments quelconques, souvent construits dans un but tout différent, et les aliénés susceptibles de guérison n'étaient pas séparés des incurables. Damerow a déterminé les gouvernements allemands à ériger des établissements spéciaux, dans Iesq<iels la séparation entre les diverses catégories de malades est rigoureusement observée, grâce à la construction de corps de bâtiments isolés les uns des autres, mais groupés autour d'un bâtiment central aftecté à la direction, de manière à les réunir tous sous une même administration.

Outre un grand nombre d'articles dans Heckers litlerarische Annaleri der He'dkunde, Berliner Jahrbûcher fur wissensch. Kritik, Schmidt's Jahrbûcher der Medicin, Preussische medicinisdie Vereinszeitung, Damerow a publié :

I. Disfterl inang. quomodo et quando medicinœ iheoria vera. I^erolini, 1821, gr. in-8*. — II. Die Elemenle der ndchsien Zukunft der Medicin, eniwickell aus der Yergangenheit und Gegenwart . Ein Dlick, Berlin, 1829, gr. i)i-8°. — III. Veber die relative Verbindung der Irren-, lleil- und Pflegeanstalten in histor -krit., so wie in moral., wissensch. u. administr. Beziehung. Leipzig, 1840, gr. in-S". — IV. Zur Kritik des politisclien und religiôsen Walmsinns. Aus dem brenhause bei Halle (Extr. de Zeitschr. f. Psychiatrie). lîeilin, 1851, gr. in-S". — Y. Sefeloge. Einc Wahnsinns-Sludie. Halle, 18."i5, gr. in-8°. — \"1. Zur Cretinen- und Idiotenfrage (Ext. de Allg. Zeitschr. f. Psychiatrie). Be'lin, 1858, gr. in-8">. — \II. Veher die Grundiage der M/mik und Physiognotnik, ah freier Beitrag zur Anthropologie und Psychiatrie (Ibid.). Berlin, 1800, gr. in-8''. — VIII. Irretigeselte und Verordniingen in Preussen. Berlin, 1803, in-8°. — IX. Damerow a fondé avec Fleming et Roller, en 1844, le AUgemeine Zeitschrift fï(r Psychiatrie (Berlin, in-8°), dont la publication se continue encore de nos jours. L. Hn.

DAMIRI. 381

Dii.i?llLil.\0 (Caklo-Giuseppe). Médecin italien, naquit en 1732, à la Trinité, dans la province de Mondovi. Il fit d'excellentes études médicales à Turin, prit le bonnet doctoral à cette Université, puis revint dans sa ville natale et exerça fart de guérir avec le plus grand succès. Damilano était membre correspondant de l'Académie des sciences de Turin, à laquelle il présenta un vocabulaire de mots itidiens, dont une piirtie fut adoptée et entra dans l'usage. Elève de Beccaria, très-versé dans les matbématiques, il professa même cette science pendant quelque temps à l'Université de Turin- Il mourut en I8I0, laissant une traduction italienne de Boerbaave qui est restée manuscrite, entre les mains de son fils Yincenzo, et l'ouvrage suivant :

Nuovo traltnto pratico sopra le malatlie délie miliari in Piemonte, ridotto a cerli e stabili principii deW antico sisleina délia nalura, cou varie note e riflessioni. Mondovi, 1774, in-8°. L. llx.

DA1IIRI (Aboudaka Mohgammed BEN MoussA Kemaleddin ed DAMini) naquit en 742 de l'hégire (1341 de notre ère). Il consacra une partie de son existence à l'étude de la langue, des tiumanités, des lois et de la religion, et la seconde soit à la composition, soit à l'enseigement, particulièrement dans la célèbre mosquée el Adzliar. Après avoir passé quelques années à la Mekke, il revint au Caiie, où il mourut en odeur de sainteté, en 808 (1405) '.

bamiri laissa plusieurs écrits, sans intérêt pour nous, en rapport avec ses études el ses fonctions. Celui dont nous avons à nous occuper, et qui l'a rendu populaire, y déroge moins qu'il ne semblerait tout d'abord. La loi musulmane, comme la loi juive, s'occupe de la pureté et de l'impureté des animaux, et ce fut là une des causes qui engagèrent Damiri à écrire la Vie des animaux, Hmjat alhayouan, pour laquelle il consulta, dit-il, 500 ouvrages, et 200 recueils de poésie. On pressent déjà quel sera l'esprit du livre.

Damiri consulte bien les naturalistes et les médecins, parmi les Grecs Aristote et Galien, parmi les Arabes Iljabidh et Kazouini, Razès et Avicenne ; mais il emprunte surtout aux traditionnaires, aux légistes, aux littérateurs, aux poètes, aux historiens, aux lexicographes ; il n'oublie rien de ce qui peut se rattacher de près ou de loin à l'histoire des animaux. Son livre est une véritable encyclopédie zoologique.

Tout n'est pas cependant d'emprunt. Parfois il doime de son cru, et malgré «a tolérance et sa crédulité, il fait un certain usage de la critique, se prononçant fréquemment entre des avis contraires.

La Vie des animaux a la forme alphabétique, et chacun des articles est uniformément traité. Ce sont d'abord les questions de lexicologie, les synonymes, les surnoms ; puis les caractères physiques, les mœurs et l'habitat ; ensuite les propos du Prophète, des anecdotes, des particularités, des raretés ; l'état légal, c'està-dire si l'animal peut ou non servir d'aliment; les propi^étés médicales ou superstitieuses; les proverbes, enfin l'oneirocrilique.

L'exécution vient encore ajouter aux vices de ce programme. Le futile et le superflu prennent trop souvent la place du sérieux et du nécessaire, môme étant donné le caractère encyclopédique de l'ouvrage. Janiiiis peut-être auteur n'usa

' La date de la naissance est empruntée à une notice annexée à un manuscrit de la Bibliothèque nationale, qui donne aussi les noms de tous ses maitres. Wustenleld a douné l'année

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plus largement de la digression. Pour peu qu'un animal se soit trouvé mêlé à la vie d'un personn ige, il en donne la biographie. C'est ainsi qu'à propos d'une oie rencontrée par Ali il nous donne l'histoire sommaire des Khalifes.

Ce-; défauts ont élé relevés par le^ Arabes notamment par Iladji Khalfa (n" 4660 de l'édilionFlugcl). C'était, dit le célèbre bibliographe, unémiiientjurisconsulte, mais non un homme du métier. Damiri sentit lui-même ce qu'il y avait d'excessif dans sa compositition, et il en fit deux éditions, une grande et une petite. D'autres abrégés furent exécutés plus tard, desquels on élagua les superflu i tés.

Malgré ses défauts, la Vie des animaux n'en resle pas moins un ouvrage précieux, qui n'a pas d'analogues, qui ne saurait être remplacé: c'est une source très-riche de 1 enseignements où tout le monde peut puiser. Il n'y a pas jusqu'aux surnoms et aux proverbes qui n'aient leur intérêt: ils portent l'empreinte des observations séculaires de tout un peuple. Expurgée et réduiie à moitié, la Vie des animaux mériterait une trailuclion et remplirait un vide en zoologie. Pour donner une idée de ses proportions, nous dirons que le n" 873 bis de la Bibliothèque nationale ne comprend pas njoins de 800 pages in-folio à 53 lignes par page.

Bellin de Ballu, à la suite de sa traduction de la Chasse d'Oppien, a donné de nombreux extraits de Damiii. L'anleur anonyme delà traduction, « le modeste et vertueux jeune homme », n'est autre que M. de Sacy.

Le sivant Docliart, dans son Ilierozoïcon, a fait un grand usage de la Yie des^ animaux, qu'il cite presque à chaque page.

Les exemplaires de D.imiri ne sont pas rares. La Bibliothèque nationale en possède plusieurs, tant de la grande que de la petite édition. Elle en possède aussi une traduction persane.

Damiri a été dans ces derniers temps imprimé à Boulaq. L. Leclerc.

DA9iiRO\' (Nicolas). Médecin français distingué, docteur de la Faculté de Paris (an XI II), chirurgien aide-major au 4° régiment d'infanterie légère, puis professeiu' adjoint au Val-de-Gràce. Né à Belleville, département du Bhône, le l"' octobre 1785, il entra, à l'âge de vingt et un ans, dans la médecine militaire, et lit les campagnes de l'Allemagne et de la Russie. Fait prisonnier à Wilna (1815), il fut remis en liberté l'année suivante, et le gouvernement de la Restauration l'attacha à Thôpital de Besançon (1815). D'une santé faible, il mourut le 25 septembre 1855. Outre un gr.md nombre d'articles de critique littéraire et scientifique, et de bibliographie, recueillis par la Revue encyclopédique, Damiron a laissé :

I. Dissertation sur la sensibilité. Thèses de la Faculté de médecine de Paris, 28 prairial an XllI, 111-4". — II. Observations sur la cautérisation des pustules varloliques de la face à l'aide du nitrate d'argent fonda. In Recueil de mémoires de médecine... mihtairei, t. XVIU, p. 276. A. C.

OAiviitiAR. Genre de plantes de la famille des Conifères, qui croissent dans les îles de l'Archipel indien, dans l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Arbres très-élevés ; fleurs dioiques ; chatons màles extra-axillaires ; cônes globuleux à écailles coriaces, tombantes; graines munies de deux ailes membraneuses inégales; embryon à deux cotylédons entiers.

D. australis {Damniar d'Australie, Cowdie gum, Kouriresin). Il vient principalement de la IVouvelle-Zélaude, oîi il atteint jusqu'à 50 mètres de hauteur et est

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très-estimé pour la construction des mâts de navire. Il fournit une résine d'un bluic, jaunâtre ou d'un jaune verdâtre, transparente, à cassure lirillante, à odeur de lérébeutliiue Cette substance, aisémei\t fusible, est soluble dans l'alcool bouill.int et dans l'essence de térébenlhino. L'alcool bouillant en extrait un acide [acide damninrique) soluble dans l'alcool faible, et il reste une matière neutre appelée dammarane, soluble dans l'alcool absolu. Enfin on donne le nom Aëdammarol au produit mal délini de la distillation de la résine, et celui de dammarone au produit de la distillation avec la cliaux.

D. orientalis Lanib., ou Dammara alba Rbunipb. [Altingia excelsa). Cet arbre, à brandies verlicillées, étalées, relevées au sommet, à feuilles lancéolées et obtuses à l'extrémité, croît aux Moluques. Son écorce gris cendré laisse suin'er une abondante résine, d'abord incolore, mais qui prend bientôt une teinte jaune dorée. On la trouve dans le commerce en morceaux irréguliers, transparents, à cassure conchoïde et vitreuse, très-friable, commençant à fondre à 75" G. Son odeur est peu prononcée. Cette résine traitée par l'alcool faible lui cède une substance acide [acide dammaryliqiie) fusible à 50". Le résidu traité par l'alcool absolu donnerait l'anhydride dammarylique.

La ré.-ine des dammars sm-t principalement à pré()arer des vernis.

On vend dans les bazars du Bengale, sous le nom de dammars, deux substances : l'une, le dammar blanc, fourni principalement par le Valeria Indica L.; l'autre, \q dammar noir , fourni par un Cnnarium. D.

DiiTioCRATES (Servilius). Médecin grec, vivait sons le règne de l'empereur Néron; d'après Pline, son nom serait Di:mocra.tes. Galien en parle eu fort bons termes, l'appelle «pt<7Toç i7.Tpb;. H a joui à Rome d'une réputation considérable; le prénom de Servilius lui a été donné, parait-il, parce qu'il réussit à guérir d'une maladie grave, par la seule administration du lait de cbèvre, la fille d'un magistrat de la ville, nommé Marins Servilius.

Itamocrales composa vers l'an 05 de l'ère chrétienne plusieurs ouvrages, perdus depuis, sur la matière médicale et la pharmacologie, et écrits en vers trimètres iambiqnes. Galien les loue beaucoup et leura même fait de nombreux emprunts; il en a conservé des fragments entiers. D'après Galien, ces ouvr.iges étaient intitulés ; xJwtzo;, cpiXia-po;, ttuôizoç (du nom d'un médecin dont Damocrates

utilisa les travaux), |3iê^ia tû-j yapftazwv, nipi fhq T'>>v «vTt^oTwv <ry.î-ua<ji'xç. Les

fragments de ces ouvrages arrivés jusqu'à nous ont été réunis par Ch.-F. Harless sous le titre : Servit ii Damocratis quce supersunt carmina medicinalia. Partie. I, Bonnse, 1854, in-4°. L. Hn.

DAinoLiQUE (Acide). Substance peu étudiée que l'on trouve dans l'urine de l'homme, de la vache et du cheval. On l'en extrait en même temps que l'acide damai urique (voi/. ce mot). HJ,

DA\A (Les).

Dana (Giovanm-Pietro-Maria). Médecin et naturaliste italien distingué né à Barge en 1736, fit ses études à Turin et s'appliqua avec ardeur aux sciences naturelles, particulièrement à la botauiipie. Élève de Donati et d'Allioni, il fut nommé premier professeur adjoint à l'Université de Turin, et à la mort d'Allioni obtint la chaire de botanique, qu'il remplit pendant près de trente ans. Il devint

^'^^ ^ DANA (Les).

ensuite directeur du cabinet d'histoire naturelle et du jardin botanique de Turin, et profita de cette situation pour favoriser les progrès de la botanique, surtout en instituant des excursions nombreuses dans les provinces subalpines. Il était en outre membre ordinaire de l'Académie des sciences de Turin, dans les actes de laquelle on trouve de lui un grand nombre d'excellents mémoires, membre de la Société d'agriculture de Turin, de la Société Linnéenne de Londres, etc., etc. Pendant plusieurs années il remplit avec honneur les fonctions de président de l'administration du protomédicat de Turin. Atteint d'une affection cérébrale à marche lente et insidieuse, il devint incapable, dans les dernières années de sa vie, d'exercer la médecine et d'enseigner. Bonino dit en effet que, pendant ses leçons, il s'endormait dans sa chaire ou devant le lit des malades. 11 mourut à Turin le 21 juin JStil, à l'âge de soixante-cinq ans, laissant :

I. De gcneralione planlarum. Taurini, 17C4. — II. De renibus. Ibid., 1764. — III. De lol'd sccrelione et nalura. It)id., 1764. — IV. De calcula renum. Ibid., 1764. — V. De scilla of/icinarum, ibid., 1764. — VI. De calcul i renalis prognosi et curatione. Ibid., 1764. — Vil. De hirudini nova specie, noxa rcmediisque adhibendis. In Mém. Acad. Taurin., t. III, 1766. — VIII. î)e quibusdam urlicœ marince vulgo diclœ differenlds. Ibid., 1766. — IX. Descriptio et nsiis agarici, seu boleli jielUcei. Ibid , 1770. — De solaiio melanoceraso horti regii Tauriiiensis. Ibid., t. V, 1774. — XI. Fœtus oclimefitris in quo maxilla inferior immotiilii, ttvula exserta, lingulata, osque necessai^io aperlum cum lingua bifida inclusa inveniebatur, descriptus a P. M. Dana. Ibid., t. VIII, 1788. — XII. De.tcriptto fœtus absque pêne et viilva, ultra biennium viventis , obscurique ideo sexus liabili. Ibid., 17S8. — XIII. Obs. sur la préparation du carlhame ou safran bâtard, nommé par Linné Cart/iamus liiictoriit.^. Ibid , t. XI, 1801.— XlV. De aquis ad fanum .S. Genesii. Taurini, 1787. — XV. De aquis mai lialibus Biblianensibus. Taurnii, 1789. — XVI. Thèses ex materia medica regni mineralis. Ibid., 1789. — XVII. Gu'^o mostruoso descrillo in latino dal signor G. P. M. Dana. Torino, 1776. — XVIII. Mezzo facile e di poca spesa per rimeJiare in parte al forte guaslo, che la gragnola produce soprn le leneri crescenli piaule di canapé, etc. In Mem. délia Soc. agrarla di Torino, t. II, 1788. L. Un.

Dana (James-Freeman) . Médecin et chimiste américain distingué, né à A mherst, dans le New-llampshire, le 25 septembre 1793, mort à New-York en avril 1827. Après avoir fait ses premières études à Exeter, il entra à 1 "âge de seize ans à l'Uni ver^ité de Cambridge et obtint ses premiers grades en 1813. Il étudia ensuile la médecine sous John Goiham, à cette époque professeur de chimie à Harvard University. En 1815, il fit un voyage en Angleterre, où il compléta ses connaissances en chimie pratique, et à son retour devint aide de chimie à rUniversilé. Reçu docteur en médecine en 1817, il fut encore, la même année, charité du cours de chimie au Dartmouth Collège (New-Ilampshire) ; en 1820, il fut nommé proî'esscur de chimie et de minéralogie à la même institution et remplitavcc le plus grand succès sa chaire jusqu'en 1826, oii il devint professeur de chimie à l'Université de New-York. Il mourut peu après du chagrin, dit-on, d'avoir perdu sa tille unique, à peine âgée de quelques mois.

Outre deux dissertations, auxquelles fut décerné en 1815 et en 1816 le prix Boylslou, le premier intitulé Dissert, on the Tests of Arsenic, Je second : dissert, on the Composition of the Oxjjmuriatic Gas, écrits tous deux à une époque ou il était encore étudiant, Dana a publié :

].Oulliiiesoflhe Geology and Mineralogy of Boston. Boston, 1818 (avec son frère Snmuel L. lami). — II- Epitome of Chemical Philosophif, 1825 (ouvrase très-remarqiuible). — lit. Heiiorl un aSinqular Disease ol fjorned Caille in the Town of Bitrton. New llam/ishire.

Y\ Elcclrical lialterij. In Silliman's Journ., t. I, 1819. — V. Effect of Vapour on Flame.

Ibid. id. — VI. On the Wax oflhe Myria cerifera. Ibid., id. — Vil. On Cantharidin in the

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