‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.26Chapitre 24 sur 75 · DÉCOCTION. 1J · texte numérisé non relu

DÉCOCTION. 1J

deviennent insolubles. Kulmann et Guibourt ont d'nilleurs montré qu'il se fait à une température élevée une véritable combinaison des principes solubles avec les fibres végétales. Voilà pourquoi bon nombre de substances médicamenteuses fournissent plus de principes actifs par infusion que |iar décoction.

Certains métaux soumis à une ébullition prolongée ont fourni |à la tbérapeutique des préparations célèbres. 11 en a été ainsi principalement du mercure.

Il va sans dire qu'on ne peut employer la décoction pour les substances volatiles et qu'il faut alors recourir à la distillation {voij. Distillation) . Mais il peut être utile d'ajouter à une décoction des substances aromatiques; alors on ajoute ces substances quand la décoction est terminée, de manière à ne les soumettre qu'à une simple infusion, ou à une simple dissolution, s'il s'agit de substances solubles. On peut, du reste, [lour compenser le refroidissement causé par l'addition de ces substances, élever de nouveau la température du li(|uide.

Disons enfin qu'on doit préférer l'infusion à la décoction pour toutes les plantes qui, outre les principes solubles qu'il s'agit d'administrer, renferment une quantité notable de matières amylacées, dont la dissolution rendrait sans avantage la liqueur épaisse, surtout si elles contiennent en même temps du tannin, avec lequel la matière amylacée formerait un composé insoluble.

Certaines décoctions plus ou moins compliquées nécessitent plusieurs opérations successives. On en pourra juger par les exemples ci-après.

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