‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.26Chapitre 38 sur 75 · DE LACROIX · texte numérisé non relu

DE LACROIX

Publications de A.-L. De la Berge :

I. Inflammation de la veine basilique du bras droit. In Journ. univ. et hebdomad., t. II, 1831, p. 424-429. — II. Observation sur un cancer du foie et sur une tujneur cancéreuse située dans le mediastin antérieur, ayant causé une perforation du sternum. In Journ. univ. et hebdomad., t. III, 1831, p. 488-495. — III. Quelques réflexions sur une inflammation observée chez des sujets scrofuleux. Thèse de P.n'is, doctorat, IG mars 183'', iii-i". — IV. Quelle est ta pari de la prédisposition dans la production des maladies ? Thèse de Paris, afrré^ation, 1835, in-4°. — V. Compendium de médecine pratique. Paris, 18.'5t>-1846, 8 vol. pd. in-8°. A partir du tome III, le nom de De La Berge est remplacé par celui de Louis Fleury. A. C.

DELACOUX (Les). Famille de médecins français, parmi lesquels :

Delaooux (Alexis). Nc à Briguoil-le-Chantre (Vienne), en 1792, était fils d'un médecin. Il servit tout'd'abord dans la chirurgie de marine à Rocliefort et prit le grade de docteur en médecine à Paris en 1817. 11 remplit pendant plusieurs années les fonctions de médecin des épidémies dans les départements de l'Ouest, voyagea dans diverses contrées pour étudier le choléra qui sévissait en 1831 et fut médaillé en 1832 par la ville de Paris pour sa belle conduite durant cette épidémie. En 1834, il se rendit à Oaxaca (Mexique), y exerça avec succès sa profession et en 1837 fut chargé du service sanitaire des mines de Fresnillo; mais la prise de Vera-Cruz et du fort Saint-Juan-d'Ulloa en 1838 amena une réaction contre les Français établis au Mexique, et Delacoux, dépossédé de tout ce qu'il avait, mobilier, livres, collections, argent, etc., dut fuir au Guatemala. La convention de Jalapa, en 1859, ayant permis aux exilés de ren-4 trer au Mexique, Delacoux vint s'établir à Saint-Jean-Baptiste de Tabasco et y devint médecin en chef de l'hôpital militaire. iMais la révolution des fédéralistes en 1840 le força une fois de plus à fuir. Fatigué de toutes ces vexations, il quitta définitivement le Mexique en 1844 et vint se fixer d'abord à Paris, puis à Montrouge, où il resta plusieurs années. Il alla enfin se retirer à l'ile- Jourdain, puis à Poitiers, où il mourut le 7 janvier 1860.

Delacoux était décoré de l'ordre militaire de Pologne, de la croix de Juillet, médaillé de Suinte-Hélène, etc. On a de lui :

I. Essai sur l'entérite aiguë. Thèse de Paris, 1817, in-4"'. N° 174. — IL Éducation sanitaire des enfants. Paris, 1827; S^édit., ibid. 1829. — lil. IJijgiène des sages -femmes célèbres. Paris, 1834. — IV. Mémoire sur le chole'ra-morbus obsené en Russie, en l'oloyne et en Prusse, adressé à l'Académie des sciences en 1832. — V. Des maladies trojncales équatoriales {Mexique). Uapp. sur ce travail, par Pariet, du 14 févr. 1847. — VI Thermogénoses inlcrtropicales. Ii. Journ. des connaiss. méd. elpharm., 1857, 1858 et 1859. — VII. Simple note sur les désinfectants. In Gazette des hôpitaux, 1859, p. 474. L. IL'*.

Deiacoux-Deroseàu (Philippe-Antoine-Melchior). Frère du précédent, né à Brigueil-le-Chantre, en 1784, chirurgien de la marine jusqu'en 1808, reçu docteur à Paris en 1821 {Observât, de méd. pratique, in-4), depuis 1850 médecin en chef de l'hôpital et de la prison de Montmorillon (Vienne), mourut le 16 janvier 1808 dans cette ville. 11 s'était fait une réputation comme accoucheur et était estimé comme tel par Ant. Dubois. L. Hn.

Delacoux-Deroseau (Louis-Joseph). Né à La Trémouille (Vienne) en 1810, mort d'une affection du cœur à Montmorillon le 17 janvier 1865, était, croyonsnous, le neveu d'Alexis. Il se fit recevoir docteur à Paris en 1855 {Réflexions sur les devoirs du médecin..., in-4), puis exerça son art dans la Vienne peu-

DELAFOND. 285

dant plus de vingt ans et dirigea une maison d'aliéne's à Poitiers. Deux ans avant sa mort, il s'était fixé à Paris. L. Hn.

DE LACROIX (Demetrios). En tête de son édition da Botanicon Parisiense de Vaillant (Leyde, 1727, in-ibl.), Boerhaave a fait insérer un poëme charmant ponant ce titre: Fratris ad Fratrem de connubiis florum Epistola prima. Ce morceau est signé ainsi : Mac-Encroe hybemiis, medicinœ doclor, que l'on a traduit par Lacroix (Demetrius). Mais d'après L.-T. Hérissant, Demetrius De Lacroix ne serait qu'un pseudonyme, et le poëme aurait réellement pour auteur Jacques Trant, qui était de l'ancienne Faculté de médecine de Paris, et qui y prit le bonnet le 26 novembre 1720. Il est de fait que d'Olivet ayant inséré le Mariage des fleurs dans le premier volume de ses Poemata didascalica (1813, in-8°, t. 1, p. 515) le signe sans licsitcr de Trant, D. M. Nous pouvons assurer que Jacques Trant fut bien réelkment docteur de l'École de Paris ; les Registres- Commentaires en font foi.

Apres l'édition qu'en a donnée Boerhaave, le Connnhia florum a été imprimé l'année suivante, en 1728, par Thihoust, typographe à Paris, avec une traduction française en prose. Il a été reproduit, en 1792, par le baronnet Richard Clayton, avec notes et observation> (Balhoniac, in-8", de 139 p.) ; enfin, il a été rendu de nouveau en français, avec texte en regard, en 1798 (in-8''). Les préliminaires du mariage des plantes sont ainsi rendus par le poète :

Ergo cupidineas ubi persensere sagittas

Et (ii'ocus et virgo, seii sint communia tecta,

Seu variis liabitent discreti sedibus ambn,

Jungil eos llymerasus, oval cum inatre Cupido.

Aurcus inlcrea pennis IrepidanliLus inter

Papilio lascivit apes, fil Indus in hoilis,

Et carrnen géniale caait Philomela sub ulrao.

(Soit que le mâle et la femelle demeurent ensemble, ou qu'ils soient séparés, lorsqu'ils ont une fois senti les premiers feux de l'amour, l'IIyménce, Cupidon et sa mère s'empressent de les unir. Le papillon folâtre voltige de tous côtés dans les jardins avec les abeilles, et le rossignol, perche sur une branche d'oimeau, égayé la noce par un agréable concert). A. G.

DErAFOXD (IIenri-Mamert-Onésius). Médecin vétérinaire distingué, membre de l'Académie de médecine, naquit à Saint-Amand (Nièvre), le 13 février 1805. A l'â^^e de dix-huit ans, il entra à l'École d'Alfort où il se fit immédialement remarcnicr par son intelligence et ses succès. Après quatre années de séjour dans cet clablissement, marquée chacune par l'obleulion des premières récompenses, il retourna dans son pays natal, y exerça sa profession pendant un an et se présenta l'année suivante, en 1828, à un concours pour une place de chef de service à l'École d'Alfort; il y fut nommé. Peu après il devint l'un des collaborateurs les plus remarqués du Recueil de médecine vétérinaire et y publia des articles permettant déjà de pressentir tout ce que Delafond devait faire plus tard pour lu science et pour la pratique. Nommé en 1855, après un concours brillant, professeur de pathologie, de thérapeutique et de police sanitaire, il porta toute son attention sur les matières qu'il était "chargé d'enseigner et publia plusieius ouvrages devenus cl.issiqucs.

Cependant Delafond ne négligeait pas la science et on peut dire qu'il a beau-

Page 1