‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.26Chapitre 37 sur 75 · DE LA BERGE · texte numérisé non relu

DE LA BERGE

tient peut-être à un homonyme de notre auteur. — II. Expériences nouvelles sur les vapeurs d'éther expliquant les différentes causes des insuccès et des accidents nerveux gui se manifestent quelquefois pendant l'éthérisalion. Moyens à employer pour prévenir ces accidents. Paris, 1847, in-8°. — III. Des accidents de dentition chez les enfants en bas âge et des moyens de les combattre. Paris, 1851, in-8% fig. — l\. De la gutta-percha et de son application aux dentures artificielles en remplacement des plaques métalliques et des substance-: osseuses corruptibles. Paris, 1852, in-8% i pi. — V. De la mortalité des enfants en bas âge à l'époque de la dentition. Guide maternel. Paris, 1855, in-8">.. — Mémoires sur le redressement des dénis mal rangées, sur la dentition des enfants, etc., présentés successivement à l'Acadcmie de médecine dès 1839, 1840, etc. L. Hn.

DE LA BERCE (Alexakdre-Locis). Médecin français fort distingué, mort, malheureusement pour la science qu'il commençait à cultiver avec succès, à trente-deux ans, c'est-à-dire dans l'aurore de ses talents et de son expérience. Il était fils, croyons-nous, de M. De la Berge, qui fut reçu docteur à Strasbourg, le 12 août 1819, après avoir défendu cette thèse : Essai sur les bains d'eau douce. Alexandre-Louis vint, lui, se faire immatriculer à la Faculté de médecine de Paris, oii il fut couronné des lauriers du doctorat, le 16 mars 1853. Deux ans après, il concourait pour l'agrégation, et l'emportait sur plusieurs de ses concurrents. Il avait, du reste, été un interne aimé de ses chefs à cause de son assiduité au travail et de ses connaissances. Ce fut pendant les premières années de cet internat qu'il se livra à des études assidues, et qu'il commença, dans le journal hebdomadaire , la publication d'articles sur la pneumonie des nouveaunés, sur le choléra, etc. Mais sa plus importante publication est le Compendium de médecine pratique qu'il entreprit de concert avec son ami Monneret. C'est là qu'il mit en œuvre les nombreux matériaux qu'il avait amassés, c'est pour cet ouvrage qu'il multipliait encore ses recherches, lorsque la phthisie pulmonaire est venue l'enlever dans le courant du mois de mars 1839. Il fut alors remplacé au Compendium par Louis Fleury. La thèse doctorale de De la Berge est précédée d'une lettre à Orfila, alors doyen de la Faculté de médecine de Paris, membre du Conseil général des hôpitaux, etc. Ce morceau est tellement singulier et par le fond et par la forme, que l'on nous saura gré de le rappeler ici :

Monsieur,

Je fais tout mon possible pour me séparer des hommes de notre époque, que je n'aime pas ; ils ont pour habitude d'oublier les services rendus, et je veux conserver toujours de la reconnaissance envers les personnes qui m'ont servi ; ils ont pour habitude de saluer bien bas le pouvoir, à l'effet d'obtenir ses faveurs, et, en ce sens, ils font injure aux hommes puissants, puisque par cet acte ils dénotent penser que le pouvoir fait plus pour la bassesse que pour le vrai mérite. Vous le sentez, je veux encore, je dois me séparer d'eux.

Vous m'avez aidé de vos conseils dans l'étude de la médecine ; vous m'avez toujours donné des marques d'intérêt : j'en garde souvenir et je voudrais plusieurs fois en ma vie vous le prouver encore; mais vous êtes un homme puissant, professeur et doyen de la Faculté de Paris, membre du Conseil général des bAnjtauÂ, etc., etc., et je crains, en vous donnant un témoignage public de ma gratitude, que dans notre petit monde médical on ne veuille me confondre avec certains flatteurs que je n'estime pas. Mon intention était de vous dédier ma thèse; si je ne le fais pas, il faut l'attribuer à la supériorité de votre position. Néanmoins, comme je compte sur votre bonté, je vous demande en grâce de vouloir bien me servir de président dans la dernière épreuve que je vais subir; vOtre manière d'agir à mon égard fait que je ne mets pas de doute que vous ne consentiez à m'accorder cette faveur ; j'en serai très-reconnaissant.

Recevez, Monsieur, l'expression des regrets et de la vive gratitude d'un de vos élèves.

LocisDe La Berge..

Il faut ajouter qtie le jeune docteur dédie sa thèse à son père, « docteur en médecine, décoré de Juillet ».

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