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les restes de l'un de ses plus éclaires admirateurs. Un sarcophage de porphyre rouge les contenait; il était surmonté d'une pyramide formée d'arbustes et de piaules étrangères fleuries, du milieu desquelles semblait soitir le buste de Daulientmi, couronné de lauriers et de fleurs. Le 14 nivôse an VIII, le coitége, conduit par les professeurs, traversa le Jardin et se rendit en ordre, chaque citoyen portant une branche de cyprès à la main, au lieu du dépôt des re-tes de Daubentoii. Tous les assistants se rangèrent sur deux fdcs; au roulement lugubre de tambours voilés se joignaient le recueillement et le silence de toute l'assemblée. Après un magnifique discours de Lacé[icde, le sarcophage porté par vingt hommes fut placé dans le caveau, au bord duquel Fourcroy prononça un discours proclamant les mérites et les vertus de l'homme que pleurait le monde scientifique.
Les publications de Daubenton sont nombreuses. Nous les rangeons dans l'ordre suivant :
Publications séparées :
I. Inslruclion pour les bergers et pour les propriétaires de troupeaux. Paris, 17^2, in-8°; 1821, in-8° (5" édit. avec des noies par Iluz;ird). — II. Tableau ntélhodique des minéraux suivant leurs différentes natures, et avec des caractères dislinclifs apparents ou faciles à reconnaître, l'aris, 1784 et 1801, in-8°. — Ut. Mémoire sur les indigestions gui commencent à être jdus fréquentes pour la plupart des komines à l'âge de quarante-cinq ans. /'aris, 1785 et 179s, in-8°. — tV. Etirait de l'inslruclion pour les bergers et les ])roprirlaires de troupeaux, ou Catalogue des bergers. Paris, 1810, in-S"; ibid., 1822, in-K" (5° édit., augmentée d'une quinzième leçon sur les mérinos, et de notes par J.-B. lluzard). — V. Diclionnaire des ainnaux vertébrés (Golleclion de l'encyc! ipédie méthodique).
Dans la Collection df' l'Académie des scieiii;es : VI. Distribution méthodique des coquillages et description parlicidière d'une espèce de buccin ou de limaçon terrestre, 1743. — \\l. De la connaissance des pierres précieuses, 1750. — Vlli. Mémoire sur Vlujpi>omanès,\'i^\. — IX. Obs. sur la liqueur de Vallanloïde, 1752. — X. Mémoire sur l'albéitre, 1754. — XI. 06s. sur les musaraignes, et en particulier sur une nouvelle espèce de musaraigne gui se trouve en France et qui n'apas été remarquée ]/ar les naturalistes, 1756. — Xli. Mémoire sur les chauves -souris, 1751). — XIII. Mémoire sur des os et des dents remarquables par leur grosseur, 17G2. — XIV. Mémoire sur les différences de la situation du grand trou occipital dans l'homme et dans les animaux, 176i. — XV. Mémoire sur le mécanisme de ta rumination, et sur le tempérament des bêtes à laine, 17t'i8. — XVI. Sur les laines étrangères, 1777. — XVII. Sur le premier drap de laine superfuie du cru de la France, 178i. — XVIIl. Sur la comparaison dt la nouvelle laine superflue de France, etc., 178."). — XIX. Sur la pierre de Poix, Pechstein des Allemands, 1787. — X.\. Sur r organisation et l'accroissement du bois, 1790.
Dans le."? Jlém. de la Soc. de médecine : XXI. Sur le régime le plus nécessaire aux troupeaux, 1777-1778. — XXII. Sur les remèdes les plus nécessaires aux troupeaux, 1779. — XXllI. Sur les purgatifs bons pour les bêtes à laine, 1780-1781. — XXIV. Sur te spath étincelant , sur Vaventurine naturelle et sur la pierre appelée œil-de poisson, 1781. — XXV. Sur le grand os gui a été trouvé en terre dans Paris, et sur la conformation des os de la tête des cétacés, 1782. — XXVI. Sur les causes qui procurent trois sortes d'arborisations dans les 2>ierres, llSi2. ,
Madame Marguerite Daubenton, épouse du grand naturaliste, et qui mourut le 7 août 1818, a pris place dans la république des lettres par la publication d'un roman : Zélie dans le désert, qui a eu un grand nombre d'édilions.
DAUBE\Y (Charles-Giles-B.). Médecin et chimiste anglais, né en 1795, à Stretfou, près de Cirencester (Gloucestersliire). Professeur de chimie ci de botanique à l'Université d'Oxford, fellow de la Hoijal Society, il a publié ;
I. Introduction (o the Atomic Theory. London, 1851, in-S». Suppl., 1858; 2d Edit. Ibid., 1840, in-S" — II. An Inaug. Lecture on thc Studij of Dolany. Oxford, 1854, in-8°. —
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HT. Three Lecturea on Agriculture. London, 1841. — IV. Description of Active and Exlinct Volcanoes. Lnndoii, 1826, in-8°; 2d Edit. Ibid., 1848, in-S". — V. On lodine and Bromine in the Minerai Wnlers of South Brilain. In P/iilos. Transact., 1850. — VI. On Ihe Gases evolved from Ihe Thermal Springs al Balh. Ibid., 1833. — VII. On the Action of Light on Plants and of l'iants upon ihe Atmosphère. Ibid., 1850. — Vlll. On tlie Rotation ofCrops, etc. Ihid., 1845. — i\. Aulres articles dans Dubl. Journ. of hteil. a. Cheni. Se, Transact. of the Linnean Society, Mem. of the Chem. Society, Reports of the Brit. Assoc, Edinb. New Philos- Journal, etc. L. Un,
DAtCLiM. Un des noms anciens du Meum athamanticum Jacq. Ed. L.
DAICIS {Daucua Tourn.). Genre de plantes Dicotyle'doncs de la famille des Ombellifcres, tribu des Daucine'es, à (leurs liern';iphrodites présentant un réceptacle concave, dans l'intérieur duquel est inséré l'ovaire et dont les bords portent un calice très-court, à cinq dents plus ou moins apparentes. La corolle est formée de cinq pétales libres, émargincs ou bifides, avec un lobule infléchi. L'ovaire, infère, est surmonté de stylopodes coniques ou déprimés dont les bords peuvent être entiers ou crénelés. Le fruit, ovale ou oblong, et comprimé parallèlement à la commissure, se compose de deux méricarpes à côtes primaires tiliformes, hérissées de soies uni- ou bisérices et à quatre côtes secondaires plus saillantes, ailées et découpées en longues soies presque épineuses disposées sur un seul rang; les vallécules ne présenlent qu'une seule bandelette, cachée sous chaque côte secondaire. Le carpopliore est bipartite.
Les Daucus sonl des herbes annuelles ou bisannuelles, à feuilles pennées, décomposées en segments linéaires ou linéaires-lancéolés, incisés-dentés. Les fleurs lorment, par leur réunion, des ombelles planes, blanches ou rosées, rarement jaunes, qui se contractent souvent à la maluvilé pour former une masse globuleuse, et dans lesquelles la fleur centrale, le plus ordinairement stérile, est d'un pourpre foncé presque noir. Les bractées de l'involucre sont d'ordinaire laciniées, celles des iuvohiceiles entières ou trifides, quelquefois nulles.
Outre le D. carola L., qui a été traité spécialement dans ce Dictionnaire au mot G.vnoTTE, le g^iweDaucus renferme une vingtaine d'espèces répandues dans les régions froides ou tempérées du globe, principalement dans la région méditerranéenne. Nous n'indiquerons que celles qui ont eu ou ont encore quelque usage.
Le D. gingid'mm L. est une espèce bisannuelle dont les fruits ovoides sont armés d';iiguillons subulés, épaissis et divisés à leur sommet en branches courtes recourbJes en hameçon. Un la rencontre dans les sables maiitimes du midi de l'Europe, principalement en Sicile et en Corse, où ses feuilles bipinnatiséquées, épaisses, luisantes et glabres, passent pour diurétiques et se mangent comme légume. Quand on incise la tige et les rameaux, il eu découle un suc gommorésineux, d'une odeur agréable, qu'on employait autrefois, sous le nom de Bdellium sicutum, pour remplacer le BdeUium et VOpopanax.
Le D. gummifer l.amk (D. hispanicus DC), qui croît dans les fentes des rochers maritimes sur les côtes de l'océan Atlantique et delà Méditerranée, fournit également un suc gommo-résineux odorant qu'on a substitué au BdeUium. Sa tige flexucuse, liaute de 20 à 50 centimètres, est couverte de longs poils blancs réfléchis; les bractées de l'involucelle, souvent colorées, sont ovales et largement scarieuses sur les bords; les fruits, ovoïdes, sont pourvus d'aiguillons grêles, confluents vers la base et terminés par une pointe droite.
Le D.gutlalus Sibth., espèce annuelle, commune enGrèceet en Asie Mineure,
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était jadis employé en médecine par les Grecs; c'est, croit-on, le Staphylinus agrius de Dioscoride.
Enfin, dans le midi de la France, on mange, cuites ou en salade, les jeunes pousses du D. maritimus Lanik, qui dilfère du D. carota L. par ses feuilles épaisses, luisantes, d'un vei t foncé, parfois rougeâtres, et par ses fruits, dont les aiguillons grêles sont glochidiés au sommet. Ed. L.
Bibliographie. — Tourxefort. Inst., p. 307, t. CLXI. — Linné. Gen., n° 333. — Endlicher. Gen., n<'4497. — Bentham et Hooker. Gen., I, p. 928. — Grenier et Godron. FI. de France, I, p. G64. — Rosentual. Syn. pi. diaph., p. 552. — H. Bâillon. Hist. des plantes, t. VII.
Ed. L.
DAUCUS DE CRÈTE. Nom donné, dans les officines, à VAthamanta cretensis L. Ed. L.
DAIIDI\ (François-Marie). Naturaliste français, né à Paris, le 25 mars 1774, mort à l'âge de trente ans, en 1804. Privé dès son enfance de l'usage des jambes, il dut se condamner à une vie sédentaire et se livra à l'étude de l'histoire naturelle. Avec l'aide de sa femme, qui était habile dessinateur, il publia un grand nombre d'ouvi'ages, très utiles à la science, mais écrits dans un style un peu diffus. Nous citerons de lui :
I. Traité élétnentaire d'ornithologie, etc. Paris, 1799-1800, 2 vol. in-4°, fig. — II. Mém. et notes sur des espèces inédites ou peu connues de mollusques, de vers et de zoophyles. Paris, 1800, 111-4°, 4 pi. — III. Hist. nal. des rainettes, des grenouilles et des crapauds. Paris, an XI (1802), 111-4°, et in-fol., 38 pi. — IV. Hist. nat. gen. et partie, des reptiles pour faire suite à l'hist. nalur. de Buffon. Paris, 1802-1804, 8 vol. in-8°, fi^. — V. labl. des divisions, sous-divis., ord.et genres de jnamniif. et oiseaux, d'après la melliode de Lacépède. Paris, I80i in-18. — VI. Divers articles, surtout sur les oiseaux, dans le Dictionnaire des sciences naturelles, 1802-1803, et dans les Annal, du Muséum d'iiist. natur., t. III, 1804.