‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.29Chapitre 30 sur 83 · DIGBY · texte numérisé non relu

DIGBY

tage les p-xemplcs, ceux que nous avons donnés suffisant pour donner une idée des pliénonièncs de dilïusioii chez les corps solides. L. IIahn.

DlGAl.LlQL'E (âcide). Voy. Gallique.

DIGBY (Kenelm). Dit le chevalier Digby, célèbre naturaliste anglais, né à Londres en 1605, fils d'Everard Digby, l'un des auteurs de la conspiration dite des poudres. Il fit d'excellentes études et voyagea de bonne heure en Europe. Destiné à la carrière administrative, il se fit remarquer dans divers emplois successifs, et devint bientôt gentilhomme de la chambre du roi, intendant de la flotte et souverneur de l'arsenal de la Trinité. En 1628, à la tête d'une escadre en partie équipée à ses frais, il combat dans la Méditerranée et bat la flotte vénitienne. 11 fait un voyage en France, quitte la religion protestante pour le catholicisme et se trouve emprisonné, à son retour, par ordre du parlement, pour la part qu'il prend dans les démêlés de l'Ecosse avec l'Angleterre. Il se livre alors à des études philosophiques et publie divers ouvrages. Sorti de prison, à la recommandation, dit-on, d'Anne d'Autriche, il revient en France, où il v passe quelques années , se liant avec les savants de son temps. Descartes entre autres, puis retourne en Angleterre pour essayer de rentrer dans ses biens, est banni par le Parlement avec défense de rentrer sous peine de mort, retourne en France et revient de nouveau en Angleterre, après l'avènement de Cromwell, qui l'écoute et lui donne son approbation, à l'occasion des efforts de Digby pour la réconciliation des catholiques avec le nouveau gouvernement. Il revient en France en 1656 et 1657, et réside en Allemagne en 1658 et 1659. Il passe à Paris l'année 1660, s'occupant un peu de tout, de médecine et d'alchimie, et retourne en Angleterre en 1661, mais sa liaison avec Cromwell lui nuisit à la restauration, il n'obtint aucun emploi et il consacra ses dernières années à la science. Sa poudre de sympathie, qu'un grand nombre de ses lecteurs ont pris au sérieux, consistait en de la poudre de vitriol dissoute dans un peu d'eau et dans laquelle il avait fait tremper la jarretière teinte du sang du secrétaire du duc de Buckingham qui avait été blessé en voulant séparer deux de ses amis qui se battaient en duel. Au moment où le vêtement rougissait l'eau, le blessé qui causait dans un coin de la chambre, sans faire attention à l'opération de Digby, se sentit beaucoup mieux, éprouvant sur la main blessée la sensation d'une fraîcheur bienfaisante. La poudre de sympathie était trouvée. Quoi qu'il en soit, le discours sur la poudre fut publié d'abord en français, parce que son auteur l'avait lu pour la première fois, assure-t-on, dans une réunion de savants à Montpelher. Ce discours, de 150 pages petit in-8°, eut les honneurs de la traduction eu plusieurs langues, et il eut aussi la bonne fortune de figurer à la suite des mémoires du Grand Bacon. L'auteur, d'ailleurs, s'efforça toujours d'enlever à sa découverte toute idée surnaturelle, il pensait qu'il s'agissait d'une influence exercée à distance, sans doute, mais par des effluves [sic) transmises de la poudre dissoute au corps humain, par l'intermédiaire des atomes de l'air ambiant. Les écrits du chevalier Digby sont remplis de faits et d'explications de ce genre. Il est mort à Londres le 11 juillet 1665. On lui attribue un certain nombre d'ouvrages et de mémoires qui la plupart ont eu un grand nombre d'éditions. Les dates citées par les biographes et les catalogues des principales bibliothèques de l'Europe sont rarement d'accord sur le nombre et la date d'impression de ces éditions.

I. A Treatiseon the I^alure of Bodies, Paris, 1644, in-8°. — II. A Treatise declaring the Opérations and Nature of Man's Soid, out of which the bnmortaliiy of lieasonahle Soûl îs coinced. Londres, 1644, in-S". Traduct. latine. Paris, 1651, in-fol. Franclort, 1664, in-8°. — III. Institutionum peripatelicaium libri V, ciim appendice theologica de origine mundi. Paris, lOSl, in-S". — IV. Discours sur la foudre de sympathie. Paris, 1658, in-S". Ibid.. 1661. Ibid., 1681, in-12. Ibid., 1730, in-8°. L'édition de 1661 est suivie de la dissertation de Nicolas Papin. Ti'aduct. anglaise par White. Londres, 1658, in-8°. Ibid., 1659, in-S". Ibid., 1660, in-12. Ibid., 1669. in-4''. Traduct. latine par Strauss, dans le Theatrum sijmpatheticum. Amsterdam, 1662, in-4''. Traduct. allemande. Francfort, 1689, in-8°. Piatzbourg-, 1715, in-S». — V. il Discourse concerning the Végétation of Plants. Londres, 1661, in-8°. Traduct. latine. Amsterdam, 1661, in-12. Ibid., 1662, in-12. Ibid., 1678, in-12. Traduction française. Paris, 1667, in-12. — VI. Receipts in Physic and Surgery. Londres, 1665, in-8°. Ibid-, 1668, in-12. — VII. Choice Experiments and Receipts in Physik and Surgery as also Cordial and Distilled Waters and Spii-it Per fumes and other Curiosities. Londres, 1668, in-8°. Traduct. allem. Hambourg, 1684, in-8". Traduct. franc. Paris, 1669, in-8<>. Bruxelles, 1685, in-12, Paris, 1684. La Haye, 1700, in-8''. Bruxelles, 1715. La Haye, 1715. Anvers, 1678. — VIII. Closet opened, whereby is discovered several Ways for Making of Metheglin^ Sider, Cherrywine, etc., together with Excellent Directions for Cookery. Londres, 1668, in-S". — IX. Remèdes souverains et secretz expérimentez. Paris, 1668, in-8°. — X. Of Bodies and of Mans Soûl with two Discourses of the Power ofSympathy and of the Végétation of Plants. Londres, 1669, in-4''. — XI. Medicina exjjerimentalis. Francfort, 1670, in-8°. Ibid., 1676, in -8'. Ibid., 1681, in-8°. Traduct. allem. par M. A. Hyrin. lleidclberg, 1672, in-8°. Francfort, 1672, in-8''. Ibid., 1676, in-8°. Ibid., 1681, in-8°. Ibid., 1687, in-S". A. D.

DIGBY (Poudre SYiMPH.vTinuE de). Sulfate de fer })rivé de son eau de cristallisation. D. .

DIGÉ^'ËSE. Voy. MoNOGÉNÈsEs et Génératioa.

DIGESTIF (Appareil). Vojj. Digestion.

DIGESTIF (ONGUE^'T). Ouguent qui a pour but de désagréger, de disperser [di et cjerere, porter) des matières stagnant dans l'épaisseur des tissus ou à la surface des plaies. Ils rentrent dans les maturatifs {voy. ce mot). Dans l'esprit de l'ancienne pharmacopée, il y avait analogie entre le mode d'action des topiques digestifs et la coction digestive qui se fait dans l'estomac.

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