DINDON
ville, on l'appelle la source de la Coninaie. Son eau claire et limpide, que traversent des bulles assez rares de gaz acide carbonique, n'a aucune odeur particulière, son goût est ferrugineux et elle laisse déposer, sur les parois intérieures de sa fontaine, une couclie assez épaisse de rouille. Bignon l'a analysée et a trouvé qu'elle renferme des bicarbonates calcaires et ferriques, du silicate de chaux, des chlorures de calcium, de magnésium et de sodium, et en lin de la silice. L'eau de la source des environs de Dinan est exclusivement employée en boisson par les personnes des environs auxquelles conviennent les préparations martiales et qui sont affectées d'anémie et de chlorose. A. I\.
DIlVAPHTYLE. Carbure qui se forme par décomposition de la naphtaline par la chaleur. D.
DllVARD (Station marine de). Dans le département d'Ille-et-Vilaine, dans l'arrondissement de Saint-Malo, est une station des côtes de Bretagne, sur le littoral de l'Océan, à 2 kilomètres de Saint-Malo dont il n'est séparé que par un bras de mer qu'un bateau-omnibus franchit en un quart d'heure à peine. La plage de Dinard, qui est beaucoup moins belle que celle de Saint-Malo [voij. ce mot), est cependant fréquentée parles personnes qui y ont leur maison de campagne qu'elles viennent habiter pendant l'été ou par les étrangers qu'attire en assez grand nombre la très- belle position de Dinard qui, tous les ans, s'agrandit et devient un poste marin de jour en jour plus important.
DIKDOIW. Les Dindons constituent parmi les Gallinacés [voy. ce mot), sous le nom de Meleagris, un genre distinct qui, pour les ornithologistes modernes, est devenu le type d'une tribu de la famille des Phasianidœ {Maleagrinœ), ou même d'une famille distincte [Meleagridœ). Ce nom de Meleagris, appliqué aux Dindons, est le résultat d'une confusion ; il provient de ce que les naturalistes du dix-septième et du dix-huitième siècles ont fréquemment appliqué aux Dindons divers passages des auteurs anciens qui se rapportent évidemment aux Pintades [voy. ce mot). Les Pintades d'Afrique étaient en effet certainement connues des Grecs et des Piomains, qui les élevaient en captivité, tandis que les Dindons, originaires d'Amérique, n'ont été introduits en Europe qu'après la découverte du Non veau- Monde. Il est probable que ces derniers oiseaux, déjà domestiqués par les anciens Mexicains, ont attiré l'attention des conquérants espagnols qui les ont fait parvenir dans leur patrie, d'oii ils se sont répandus très-rapidement en Angleterre, en Allemagne, en France et en Italie. D'après une tradition généralement accréditée, les premiers Dindons que l'on ait mangés dans notre pays furent servis au repas de noces de Charles IX, en 1570; cependant Pierre Belon raconte que ces Gallinacés étaient déjà communs dans les fermes dès 1550. La Bresse, la Bourgogne, le Languedoc et la Normandie, eurent d'abord le monopole de l'élevage de ces superbes oiseaux, mais d'autres provinces leur firent bientôt concurrence, et à l'heure actuelle il n'est guère de ferme, de quelque importance, qui ne possède un troupeau de Dindons.
En captivité, les Dindons offrent des livrées très-diverses : les uns sont d'un brun foncé ou d'une teinte café au lait presque uniforme; d'autres sont d'un blanc pur ou d'un blanc maculé de brun; d'autres enfin présentent des teintes cuivrées et dorées extrêmement brillantes ; mais, quel que soit leur pluraaoe,
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