DICT. ENC. XXIX. AC
178 DIARRHEE.
grammes.
^ Sirop de consoude I ^ ^q
Eau de chaux i
Sous-nilrale de bismuth 5,00
Six ou huii fois dans les vingt-quatre lieures, une cuillerée à café avant de présenter l^j sein, surtout daus les cas de diarrhée verte.
Lorsque ces moyens auront échoué, que la diarrhée aura des tendances à passer à l'état chronique ou à devenir grave, il faudra alors mettre les enfants, bien entendu s'ils sont sevrés, à l'usage de la viande crue. Ce traitement a été préconisé d'abord par Weisse (de Saint-Pétersbourg). Trousseau, qui a surtout contribué à le faire connaître en France, raconte de la manière suivante comment Je médecin russe fut contluit à l'appliquer : il traitait depuis plusieurs mois un enfant d'un an, épuisé par une diarrhée colliquative et réduit à l'état de squelette. Un jour la mère de ce petit malade lui demanda s'il ne consentirait pas à lui donner de la viande crue. M. Weisse, se rappelant les bons effets que certains médecins disaient en avoir retiré dans les maladies hectiques, consentit à en essayer. Le lendemain, il fut fort étonné en voyant l'enfant mâcher à belles dents un énorme morceau de viande toute saignante. Ayant trouvé dans les garde-robes des morceaux, non digérés, il ordonna de ne plus donner que trois cuillerées à soupe de viande saignante coupée en très-petits morceaux. La digestion s'en opéra facilement et, au bout de quelques semaines, le malade, que l'on croyait perdu, était complètement rétabli.
Voici, d'après Andrieu, quelle était la préparation à laquelle Weisse s'était arrêté : « On peut employer le maigre de bœuf, de mouton, de volaille; mais le premier est de beaucoup préférable. Après avoir coupé la chair en très-petits morceaux, on la pile et on la réduit en une pulpe épaisse. Celle-ci, placée sur un de ces tamis très-étroits dont on se sert pour faire des purées est renversée et pressée avec un pilon jusqu'à ce que la portion rouge et charnue ait complètement traversé les trous, tandis que les vaisseaux et le tissu cellulaire restent sur le tamis. Alors on ramasse cette boudlie rouge et on la mélange à divers ingrédients.
« Il est des personnes qui n'ont pas la patience de préparer la viande avec tout ce soin; et, lorsque le malade va déjà un peu mieux, il peut suffire de la hacher en morceaux très-menus. Mais si la vie de l'enfant est en danger, il ne faut pas hésiter de faire passer la pulpe au tamis. »
Ce régime répugne bien souvent aux mères de famille et aux nourrices, mais les enfants ne partagent nullement cette répugnance. Il existe cependant des cas où on la rencontre et l'on est alors obligé d'employer certains subterfurges pour la faire accepter. Suivant le conseil de Weisse, on mélange la pulpe, préparée comme il vient d'être dit, à des confitures de groseilles, à du sucre, et l'on en fait de petites boulettes qu'on leur donne à avaler. Lorsque la maladie a cédé, on peut en confectionner de petites quenelles salées que l'on administre dans un potage.
Lorsqu'ils commencent à faire usage de cet aliment, les enfants rendent des selles infectes et contenant une certaine quantité de viande non digérée; mais la quantité digérée augmente chaque jour et l'on peut aussi alors augmenter progressivement la proportion de celle qu'ils absorbent. Quand la maladie est guérie, il ne faut les remettre que très-graduellement au régime ordinaire. Le régime de la viande crue peut être du reste continué très-longtemps sans inconvénient et sans que les petits malades manifestent aucune lassitude.
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Une question importante est celle de la quantité de viande à prescrire. Il faut, suivant le conseil de Trousseau, débuter par de faibles doses sons peine de déterminer des indigestions qui ne feront (ju'aggraver le mal et d'amener chez les enfants un dégoût qui pourra être insurmontable. On commencera donc par 25 grammes pris dans le courant de la journée en trois ou quatre fois. Si •ces '25 grammes de viande sont bien digérés, le lendemain on doublera la dose qu'on augmentera successivement de jour en jour, lorsque l'enfant aura bien supporté celle de la veille, de manière à l'élever à 100 ou 150 grammes dans les vingt-quatre licures. On maintient quelque temps l'enfant à cette dose, puis si l'appétit est bon, si la santé reprend le dessus, on augmente encore de 25 grammes par jour jusqu'à 175, 200 et 250 grammes par jour.
Ce traitement a pourtant un inconvénient, bien petit en comparaison du bénéfice qu'il donne et qui ne peut évidemment pas en contre-balancer les avantages; il expose les malades à contracter le taenia. On en est quitte pour les en débarrasser, ce qui n'offre aujourd'hui aucune difficulté.
Le choléra infantile exige un traitement plus énergique et un peu différent; de ce traitement on doit absolument bannir l'opium qui ne servirait qu'à hâter l'apparition de la seconde période, de la période typhique qu'il faut au contraire s'efforcer de prévenir.
Dans la première période, on prescrira la diète absolue d'aliments et ou ne permettra de donner à l'enflmt que des boissons féculentes : eau d'orge ou de riz, eau albumineuse.
Dujardin-Beaumetz conseille de chercber en même temps à relever les forces des malades avec du vin sucré, des potions au rhum, des frictions énergiques faites sur tout le corps.
Une médication considérée par Trousseau comme la plus puissante c'est le bain sinapisé. Pour préparer ce bain on commence par faire une pâte avec 50 grammes de farine de moutarde et de Veau froide. L'buile essentielle de moutarde, en effet, n'est pas toute formée dans la farine de moutarde; elle résulte de la réaction de deux substances l'une sur l'autre, la myrosine et le myronate de potasse, dont la première est albuminoïde. Or si l'on se sert d'eau chaude ou de vinaigre, par exemple, pour délayer la farine de moutarde, la myrosine se trouve coagulée, la réaction ne se produit pas, l'huile essentielle ne se forme pas et la moutarde est inactive. Cette pâte une fois préparée, on l'enferme dans un nouet de linge fin, dans un torchon, comme cela sç fait pour le bain de son, qu'on exprime dans 25 litres d'eau. Le petit malade est plouf^é dans ce bain et on l'y laisse 10 à 15 minutes, le temps nécessaire pour obtenir la réaction qui ne se produit que lentement en raison de l'état de la peau. Cela fait, on l'enveloppe dans des langes bien secs et on renouvelle ce bain deux trois et quatre fois dans la journée, « On aura la mesure du temps que doit durer ce bam, dit Trousseau, par ce qu'éprouve la personne qui lient l'enfant dans l'eau. La nourrice sera avertie de cesser l'immersion lorsqu'elle-mème éprouvera une vive cuisson sur la peau des bras plongés dans le bain.
En même temps, on pourra donner le sirop d'éther par cuillerée à dessert ou toutes les demi-heures.
Dans la seconde période, on continuera les boissons mucilagineuses, tout en recourant aux laxatifs légers.
Werteimberg, un auteur allemand, préconise un traitement qui diffère de ceux que nous venons de rapporter et qui consiste dans l'administration des
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ammoniacaux et du llié cliinois. Les premiers serviraient, d'après lui, à neutraliser dans l'estomac l'excédent d'acide formé par la iermeiitation du lait non différé et éliminerait ainsi un des éléments les plus fâcheux de la maladie. Les médicaments qu'il emploie pour atteindre ce but sont la liqueur ammonuiCMle anisée et le carbonate d'ammoniaque. La formule et le mode d'administration auxquels il a le plus souvent recours sont les suivants : nous les donnons parce ([ue ce traitement est peu connu chez nous.
grammes.
2i Décoction ^e racines de salep 0,20