ARRONDISSEMENTS
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1" Louvre. . . . .
2° Bourse
5' Tem[ile
8'JM'
A' Hôlel-de-ViUe. .
5' Paiilhéon. . . .
6" Luxembourg . .
7° Palais-Bourljou. .
8' Elysée ....
9« Opéra
10° Saint-Laurent. .
11" Popincourt . . .
12» Reuilly
15" Gobelins ....
14' Observatoire. , .
15° Yaugirard. . . .
16" Pa sy
17" Batignollos . . .
18° Montmarire. . .
19° Buttes-'-haumont
20° Ménilmontaut. .
682 DIPIITIIEUIE.
Le tableau précédent que j'emprunte à M. Besnicr donne des renseignements plus circonstanciés encore. La mortalité par la dipliihérie dans la ville de Paris y est répartie par arrondissement. De plus, au moyen d'échelles de comparaison, on peut juger la prédominance qu'imposent à certains -quartiers l'altitude, la densité de la population et le nombre des indigents.
Celui qui vient à la page suivante indique la mortalité causée par le croup seul dans les hôpitaux de Paris. De même que, dans un tableau précédent, on a constaté l'influence des saisons sur l'expansion de la maladie, de même on verra, dans celui-ci, cette action s'exercer sur la mortalité.
Pronostic. Cette question a été abordée chemin faisant, dans tous les chapitres qui précèdent. Chaque forme, aussi bien que les comi)lications et les données étiologiques, ont été appréciées au point de vue des restrictions qu'elles apportent au pronostic. En se reportant aux chapitres correspondants, on se rendra compte de l'influence qu'exercent ces différentes circonstances sur la marche de la diphlhérie. Il ne saurait donc être question de reprendre le sujet par le menu, mais seulement d'en donner un aperçu général.
Prise dans son ensemble, la diphthérie est une maladie grave. Si bénigne qu'elle soit en apparence, on n'est jamais assuré qu'un brusque revirement ne viendra pas la transformer en une maladie mortelle. L'intoxication peut cheminer sourdement et miner l'édilice qui s'écroule inopinément, sans qu'aucun symptôme positif ait pu faire prévoir la terminaison fatale. D'un autre côté, on voit des cas qui semhlaient désespérés se terminer par le retour à la santé. Toutefois, la gravité apparente actuelle de la diphthérie varie suivant un grand nombre de circonstances.
Parmi les causes qui agissent sur le pronostic, certaines restent impénétrables à nos moyens d'investigation. Pourquoi une épidémie est-elle plus meurtrière qu'une autre qui l'a précédée dans le même pays, dans des conditions climatologiques sensiblement pareilles? On répond à cette question par les expressions un peu vagues de constitution médicale, de génie épidémique, qui ne font que la reproduire sous une autre forme, et montrent ainsi que la solution est encore à trouver.
A côté de ces conditions qui restent inappréciables, il en est d'autres dont l'empire peut être reconnu. Celles qui dominent toutes les autres sont la forme de la maladie et sa localisation.
La forme infectieuse ou maligne est toujours grave, quelle que soit sa localisation; l'empoisonnement tue le malade alors que les fausses membranes n'ont qu'un développement insignifiant et ne gênent les fonctions d'aucun organe essentiel à la vie. Aussi l'avenir devient-il très-sombre quand le malade présente tout ou partie des symptômes suivants : altération profonde des traits, pâleur extrême, anéantissement des forces, agitation incessante ou somnolence, petitesse et ralentissement du pouls, tendance à la syncope, refroidissement général ou partiel du corps, bémorrhagies abondantes et répétées, diarrhée fétide, anorexie absolue, gonflement considérable des ganglions cervicaux avec tuméfaction œdémateuse du tissu cellulaire, écoulement ichoreux et fétide par le nez et par la bouche, mortification des tissus, couleur brune des fausses membranes, etc.
Le peu d'étendue des pseudo-membranes n'est donc pas toujours un gage de bénignité; cependant, à part les cas où l'on rencontre les symptômes précités, la fausse membrane discrète coïncide le plus souvent avec une diphthérie peu
DIPHTHÉRIE.
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