‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.30Chapitre 105 sur 119 · II. Bi · texte numérisé non relu

II. Bi

Bibliographie. — L., Syal. nat , éd. 13, 581. — Lamic, ///., t. G41. — Kœn., in Trans- Linn. Soc, VII, 26G, t. 14-16. — Endl., Geti., n. .5305. — 0. II , Gen., I, 213, n. 55. — Mér. et DE L., Dict. Mat. mécL, If, 693. — Rosentji., Syn. pi. diaphor., 720. — II. Bn, Ilist. des pi, IV, 101, 112, 158, fig. 173; Tr. Bot. mcd. phanér., 806, flg. 2468; in Bull. mens. Soc. Linn. Par.,ôW. 11. Bn.

DiJîlHDl^IW (Eaux minérales et cures de raisin de). Âlhermales ou protothermales, chlorurées sodiques fortes, chlorurées calciques moyennes, bromoiodurées, carbonirpies moijennes, sulfureuses faibles, est une ville de la Bavière, peuplée de 6(J00 habitants, à IIG mètres au-dessus du niveau de la mer, agi'éablement située au débouché d'une vallée du Ilaardt arrosée par la rivière d'Iscnach et dominée à l'ouest par les ruines du couvent de Limbnrg. Son climat est très-doux, ainsi que le prouve la température moyenne observée pendant cinq années, qui est de 11°, 76 centigrade. Les environs offrent d'intéressantes excursions, telles que Pliilippslialle, saline à l'est de la ville où l'on prend des bains avec addition d'eau-mère; les ruines de l'abbaye de Limburg fondée en 1030 par Conrad II le Salien, qui sont à 2 kilomètres à l'ouest de Dûrkheim; le IlartenbiHg, ancien château d'où l'on découvre les campagnes voisines, à 4 kilomètres de la station minérale ; le Ileidenmauer (mur des païens), rempart élevé par les Celtes; le Peterskopf, sommet de 510 mètres d'élévation d'où l'on a une très-belle vue; le Dûrkbeimerlhal, Griinstadt, Frankcnthal, Ludwigshafen,Mannheim, Spire et Kaiserslautern, sont autant de points curieux à visiter. La saison commence dans les premiers jours du mois de mai et finit à la fin de septembre (chemin de fer par Metz, Forbach, Kaiserslautern et Neustadt. 14 kilomètres séparent INeustadt de Dûrkheim ; une voilure les parcourt en une heure et demie) .

Sept sources émergent de puits forés, les uns dans le grès vosgien, les autres dans le calcaire tertiaire tant à Diirkheim qu'à Philippshalle qui en dépend ; elles se nomment Klammerbrunnen (source du crochet), Altbrunnen (source vieille), Bleichbriinnen (source à blanchir), Fitzschenbrunnen (source de Fitz), Virgiliusbrunnen (source de Virgile), Engehbrunnen (source de l'ange) elWiesenbrunnen (source de la prairie). Leur eau est limpide, incolore, a une faible odeur de gaz acide carbonique, un goût légèrement amer, plus ou moins salé suivant les sources ; elle pétille quand on la puise et elle dépose dans le verre un sédiment blanc grisâtre ; elle laisse dégager plus ou moins d'acide carbonique, suivant les saisons et la température de l'atmosphère, mais jamais assez pour rendre dano-ereux l'accès des puits. La température de l'Althrunnen est de 15^7 centio-rades, c'est la moins élevée; celle de Virgiliusbrunnen qui est la plus chaude est de 18% 7 centigrade. Le débit de l'eau de toutes les sources de Dûrkheim est de 600500 litres en vingt-quatre heures. La densité de l'Altbrunnen est de 1,01, celle de Bleichbrunnen est de 1,0095 el de Virgiliusbrunnen de 1,0105. Wilhelm Herberger a fait en 1850 l'analyse chimique des eaux de toutes les sources de Dûrkheim, il a trouvé, dans 1000 grammes de l'eau des trois principales, les substances qui suivent :

DURKIIEIM (Eaux minérales de).

BLEICII- BRUN.NEN.

Chlorure de sodium] 12,8o0

— calcium 1,580

— magnésium 0,190

— potassium 0,048

— aluminium »

— lithium et ammonium. . traces.

Bromure de sodium 0,013

lodure de sodium 0,001

Bicarbonate de chaux 0,252

— magnésie »

— d'oxyde de fer 0,012

— — manganèse . »

— de baryte et strontiane . »

Sulfate de chaux 0,025

Pliospliate de soude »

— d'alumino »

Silice 0,003

Alumine »

Acide crénique et apoerénique, matières organiques, etc »

Total pes maih^bes fixes.. . . l'i,9i)6

i acide carbonique .... indéterm.

azote et oxygènf^. »

acide sulfiiydriquc. ... »

FITZSCHEN-

VKIGILIUS-

IsnLNNEN.

liltUN.-SEN.

traces.

traces.

traces.

traces.

traces.

170 ce. 64

0 litre 140

0 litre 022

traces.

L'établissement de Durklieini bâti depuis vingt-cinq ans se compose de trois l)uvcttes, d'une division de bains et d'une division de douches.

Mode d'administraton et doses. Les eaux de Dùrkheim s'emploient en boisson, pures ou coupées de bouillon ou de lait chaud, en bains et en douches d'eau et de vapeurs minérales simples ou aromatiques. Les bains d'eau sont quelquefois additionnés d'eau-raère.

Les eaux de Bleichbrunnen et de Fitzschenbrunnen sont exclusivement employées à l'intérieur, leur goût d'abord désagréable finit par être accepté aisément par les buveurs et môme par les enlants. Leur dose varie entre deux et six verres pris le matin à jeun et à une demi-heure d'intervalle. La durée des bains d'eau est d'une heure, excepté quand ils contiennent de l'eau-mère des salines de Philippshalle ; ils ne doivent pas être prolongés alors pendant plus de vingt minutes ou une demi-heure.

Emploi thérapeutique. Les eaux de Bleichbrunnen et de Fitzschenbrunnen sont purgatives et diurétiques ; elles sont à la fois altérantes et reconstituantes à doses élevées ; mais à doses faibles (un demi-verre en deux fois, par exemple) elles produisent de la constipation, comme toutes les eaux chlorurées sodiques fortes d'ailleurs. Elles déterminent souvent, au début de la cure, une fièvre thermale avec embarras gastrique et quelquefois une poussée assez intense pour forcer d'interrompre le traitement minéral. Les maladies le plus utilement traitées sont toutes celles qui sont sous la dépendance d'un tempérament lymphatique ou déterminées par l'existence de la scrofule. Nous renvoyons pour plus de détails aux articles Nauheim et Kreuzxach {voy. ces mots) dont certaines sources, la Salzbrunnen de JSauheim, par exemple, a une grande analogie de composition élémentaire, d'action physiologique et curative, avec la Bleichbrunnen de Dùrkheim.

On se rend encore à Dûrkheirn pour y suivre une cure de raisin dans les vignes des alentours de celte station chlorurée.

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