SOURCE SOURCE
I)E LA COUnniÈRE. DU BOUILLANT.
Bicarbonate de chaux 0,043 0,158
— magnésie 0,042 0,075
— fer 0,013 0,017
Sulfate de chaux 0,UoO 0,013
— magnésie 0,053 0,017
— manganèse 0,017 traces.
— fer 0,017 0,020
— alumine 0,033 s
Chlorure de calcium 0,042 0,008
Siiice 0,0i2 0,008
Matière organique azotée.. 0,U17 0,008
Total des matières fixes 0,3ol 0,324
- I acide carbonique 1 . ,,
<^'^- • • { azote j >"delerm.
indcterm.
MM. Méiîière et Godefroy ont trouvé aussi de l'arsenic dans le dépôt des sources de Dur t al.
L'analyse ci-dessus a besoin d'être contrôlée, car elle ne fait pas mention de sels de soude et de potasse contenus pourtant dans toutes les eaux minérales.
L'eau des deux sources de Durtal est employée en boisson seulement par les personnes du voisinage atteinles d'affections où les ferrugineux sont indiqués comme dans l'anémie et la chlorose. Les eaux de la Counière, et surtout celles du Bouillant, qui sont plus chargées de principes martiaux, donnent de bons résultats, alors même que les médicaments analeptiques des pharmaciens n'avaient pu reconstituer les globules rouges du sang et les ramener à leur nombre et à leur qualité normale. A. R.
DL'R¥ILLÉE {Durvillœa Bory). Genre d'Algues marines, que M. Thuret range, avec les Laminaria, les Alaria, etc., dans un groupe spécial, celui des Phéosporées, voisin des Fucacées. L'espèce type, D. iitilis Bory, se rencontre en abondance sur les côtes du Chili, où elle est recherchée comme comestible sous les noms de Porre, Porra, Poireau de mer. C'est le Fucus anfarctîcus de Chamisso et le Laminaria porroidea de Lamouroux [voy. Laminaire).
Ed. Lefèvre,
DUSOL (Philippe). Médecin dont la carrière médicale a été tout à la fois digne, honorable, courageuse et bienfaisante. Né à Cluny (Saône-et-Loire) en 1797. Il fut à Lyon interne de Petit, et à Paris il le fut de Dupuytren. Reçu docteur le 6 janvier 1826, après y avoir soutenu sur la luxation du métatarse une thèse qui a eu les honneurs de la réimpression.' On trouve aussi de Dusol dans les Archives de médecine deux mémoires, savoir :
I. Observation de luxation du métatarse, t. XI, p. 271. — II. Essai sur les effets de l'acétate de plomb dans le traitement des anévrtjsmes de l'aorte (en collabor. avec Legroux, t. Ml, p. 445.
Dusol est mort à Paris, en 1860. 11 avait d'abord exercé dans un petit \illage aux environs de la capitale ; à force de privations, il put acquitter toutes les dettes de son père, le seul héritage qu'il lui eût laissé. Célibataire et voulant en mourant continuer les bonnes actions de sa vie, il a fait un testament par lequel il lé^^ua : à l'Association des médecins de la Seine, 4000 francs; à l'Association o^énérale des médecins de France, 4000 francs; au bureau de bienfaisance du IX® arrondissement de Paris, 5000 francs ; à la Société philanthro-
DICT. ENC. X.XX. 46
723 uuibttTKn;.
pique, 5000 francs; à rAssistance publique, 6000 francs; à l'iiôpilal de Cluny, 10000 francs. A. C.
DUSSA.L'SSOY (André). Chirurgien en chef de l'hôpital ge'néral et grand Hôtel-Dieu de Lyon, né le 30 novembre 1755, mort le 12 décembre 1820. Les publications qu'il a laissées indiquent un excellent praticien et un habile observateur. C'est ainsi que dans le traitement de la gangrène des hôpitaux il conseille, outre le bon air, le régime, la diète végétale, les éraétiques et les purgatifs, l'emploi d'un mélange de poudre de quinquina et de térébenthine, sorte de mastic qu'il faut renouveler toutes les vingt-quatre heures. Dans plusieurs cas où ce traitement avait été sans effet, il a réussi à guérir ses malades en cautérisant les surfaces altérées avec le nitrate acide de mercure. Les articles qu'il a fait insérer dans le Journal de médecine ne sont pas moins remarquables par l'esprit pratique qui les anime :
I. due radicale de Vhydrocèle par le caustique. Amsterdam, 1785, in-8*, 223 pp. — II. Dissertation et observations sur la gangrène des hôpitaux, avec les moyens de la prévenir et de la combattre. Genève, 1787, in-S", 93 pp. — III. Observations sur la rétroversion de la matrice. In Journ. gén. de médecine, t. LXVII, p. 283. — IV. Observations me'dicochirurqicales sur quelques-unes des maladies les p^us communes dans l'hôpital de Lyon. Ibid., t. LXVIII, p. 595. — Y. Suite des observations médico-chirurgicales. Ibid., t. LXIX, p. 3. — VI. Obsc7-vations sur une fracture du col du fémur, compliquée de celle de la partie supéi-ieure de cet os, et celle du grand et du petit Irochanters. Ibid., t. LXXII, p. 334. A. G.
DUTARI Y PIRACES (Baltazar). Médecin espagnol du dix-huitième siècle, né à Saragosse, reçu docteur à l'Université de sa ville natale, y obtint une chaire et devint médecin des prisons de l'Inquisition, de l'hôpital général et du roi. 11 mourut le 11 décembre 1748, laissant :
I. Dictamen del colegio de medicos de la ciudad de Zaragoza, en cumplimiento de la ordèn que tuvo del caballero corregidor para reconocer las carnes que se venden para el abuslo del estado secular, y juz gase del defecto y perjuicio deellas. Zaragoza, 1738, in-t'ol. — II. Indicium relativum medicinae consultorum, sententiam absolutam exquirens erga curationem hidrocelis, vulgo hernia aquosa, Saragosse, 1743, in-fol. L. Hs.
DU TERTRE (François). Chirurgien distingué de la fin du dix-septième siècle. 11 était fils de René Du Tertre, lequel, natif de Montabon, dans le diocèse d'Angers, mourut le 10 décembre 1680, laissant la réputation d'un excellent accoucheur. François, né à Paris, en décembre 1644, reçut la maîtrise en chirurgie le 3 mai 1666, et mourut le 6 février 1731. Les manuscrits de Clérambault {Bihl. nat., 557, p. 105) nous apprennent qu'il fut, en 1690, nommé chirurgien de voyages et de champs de bataille. Ses lettres sont du 25 février ; elles portent que « Sa Majesté (Louis XIV) l'avait choisi pour servir près de sa « personne el le suivre partout où il sera ordonné. » On lui accordait pour ses (( subsistances et entretenement » la somme de cinq mille sept cents livres par an. En ceci, Daquin, premier médecin du roi, était chargé de l'exécution des ordres du monarque. La Faculté de médecine de Paris possède un bon portrait de François Du Tertre, peint par Le Maire en 1728. A. C.
DUTERTRE (P.). Chirurgien français, reçu docteur à Paris en 1805, était, probablement bien avant de prendre son diplôme, chirurgien privilégié de l'abbaye de Montmartre. D'après les ouvrages qu'il nous a laissés, il était trèsversé dans son art ainsi que dans l'anatomie.
DUTROCHET. 725
Dutertre disparaît des annuaires médicaux de Paris vers 1825; c'est probablement vers cette époque qu'il mourut. Nous connaissons de lui :
I. Réflexions et observations sur la plaies en général. Th. de J'aris, an XIII (1805) in-i", 11" 452. - — II. Traité d'opérations nouvelles de chirurgie et inventions mécaniques servant de ?)ioyens pour en assurer le succès. Paris, 1814, gr. in-S", 20 pi. et portrait de Tauteur. — III. Recueil anatoniique à l'usage des jeunes gens qui .se destinent à Vélude de la chirurgie, de la médecine, de la peinture et de la sculpture. Paris, 1820, in-4% pi. Édit. 2, corrigée et aufrm., sous le litre de Planches anatoyniques. Paris, 1825, in-fol. — IV. Observation d'une difformité de la main, suite de brûlure, guérie j^^f une opération et un appareil convenables. In Recueil périodique de la Soc. de méd., t. III, p. 102, an VI (1798). — V. Observation sur une très-grande plaie du cou. In Journ. de méd. de Leroux, t. X, p. J5G, an XIII (1805). L. Hn.
DtTOrQUET (IIippolyte-Ernest). Docteur en médecine, membre du Conseil de la Charente-Inférieure, né à Marans, en 1 813, mort à Rochelort, le 3 avril 1 874. Livré par goût à la fine littérature, poëte à ses heures, il a écrit, en collaboration avec Touchard-Lafosse, les Amours d'un poëte aux dix-huitième et dix-neuvième siècles. Paris, 1855, 2 vol., in-8° ; Marguerite, Leffres?'ec«ei///es en 1863, in-12° ; Petite pluie abat grand vent, comédie en un acte, 1858 ; enfin, une Aventure de Don Juan, 1864, in-8'', de 52 pages, dont voici l'exorde:
Amour, malheur immense, exécrable folie, Toi qu'un lien de fer, à plus d'un être lie,
Sois maudit mille fois !
Que la science expire ou que l'amitié feinte Enserre notre cœur de sa fatale étreinte,
Sois maudit par ma voix! ■ A. G.
DUTROCHET (Rea'É-Joachim-IIenri). Physiologiste distingué, naquit au château de Néon, dans le canton de Tournon (Indre), le 14 novembre 1776. Fils aîné d'une famille noble, il se vit privé de tous ses biens lors de la Révolution et prit en 1799 du service comme timonier-novice dans la marine militaire. Il déserta peu après pour rejoindre l'armée vendéenne. En 1802, il vint à Paris pour y étudier la médecine, se fit recevoir interne des hôpitaux (en l'an Xll) et prit son service à l'hôpital des Enfants-Malades. Le 26 juin 1806, il soutint brillamment sa thèse de doctoral. Peu enclin à la pratique civile de la médecine, il demanda une place de médecin rtiililaire et partit le 8 juin 1808 pour le nord de l'Espagne avec le litre de médecin ordinaire de l'armée. Le roi d'Espagne, Joseph Bonaparte, le nomma médecin en chef de l'hôpital militaire de Burgos, alors dévasté par une épidémie de typhus. Il déploya une énergie et un zèle remarquables dans ces fonctions, mais fut atteint lui-même de la maladie et rentra en France le 9 mai 1809, avec un congé de convalescence. Il donna aussitôt sa démission et se retira dans sa famille à Château-Renault, dans la Touraine. A partir de ce moment, il se livra exclusivement à l'élude de la nature, à ses intéressantes expériences de physiologie animale et végétale, à ses travaux sur l'endosmose, la physique en général, etc. Tous les mémoires qu'il écrivit depuis 1811, il les adressait à l'Institut. Il fut nommé correspondant de l'Académie des sciences en 1819, de l'Académie de médecine en 1823, enfin en 1831 obtint le titre de membre résident de l'Académie des sciences, qu'il convoitait depuis longtemps pour avoir les moyens de se fixer à Paris. Il vécut à partir de ce moment dans la capitale et y mourut le 4 février 1847.
Dutrochet était membre d'un grand nombre de sociétés savantes tant en
724 DUTROULEAU.
France qu'à l'étranger. Il a mis au jour une foule d'ouvrages et de mémoires intéressants, parmi lesquels :
I. Mémoire sur une nouvelle the'orîe de la voix, avec l'exposé des divers systèmes qui ont paru jusqu'à ce jour sur cet objet. Th. de Paris, 1800, iii-4°. — II. Mémoire sur une nouvelle théorie de V harmonie dans laquelle on démontre l'existence de trois modes nouveaux, qui faisaient partie du système musical des Grecs. Paris, 1810, in-S". — III. Nouvelle théorie de l'habitude et des sympathies. Paris, 1810, in-8°. — IV. Recherches sur les Rotifères. In Annal, du Muséum d hist. nat., t. XIX. et XX, 1812, 1813. — V. Histoire de l'œuf des oiseaux avant la ijonte. In Journ. de physique, févr. 1816. — YI. Recherches sur les enveloppes du fœtus. la Mém. de la Soc. méd. d'émulation, an. \'III. — VII. Note sur un annélide d'un genre nouveau. In Bull, des se. de la Soc. philomathique, 1817. — VIII. Recherches sur la métamorphose du canal alimentaire chez les insectes. In Juurn. de physique, févr. et mars 1818. — IX. Observations sur la structure et la régénération des pluma, avec des considérations générales sur la composition de la peau des animaux vertébrés. In Journ. de physique, mai 1819. — X. Mémoire sur les enveloppes du fœtus humain, avec Breschet. InJourn.compl. du Dict. des se. méd., jam. 1820. — XI. Note sur la hauteur du inétéore qui a projeté des aérolithes à Chaisonville en 1810. In Journ. de physique, mars 1820. — XII. Recherches sur l'accroissement et la reproduction des végétaux. In Mém. du Muséum d'hist. nat. Paris, 1821, in-i», avec fig. Cet ouvrage obtint à l'Académie, en 1821, le prix annuel de physiologie expérimentale, partagé avec Milne-Edwards. — XIII. Observations sur l'ostéogénie. \n Journ. de physique, sept. 1822. — XIV. Mémoire sur les directions spéciales qu'affectent certaines parties des végétaux, mentionné honorablement par l'Académie, séance du 8 avril 1822. — XV. Mémoire sur les progrès de la salamandre aquatique, depuis l'œuf jusqu'à l'animal parfait, etc., séance du 8 avril 1822. — XVI. Recherches anatomiques et pliysiulogiques sur la structure intime des aniynaux et des végétaux et sur leur mobilité. Paris, 1<'<24, iii-4", avec 2 planches. — XVII. Mémoire sur la cause de la direction qu affecte la radicule de l'embryon des plantes. — XVIII. Nouvelles recherches sur l'endosmose et l'exosmose suivies de l'application expérimentale de ses actions physiques à la solution du problème de l'irritabilité végétale, et à la détermination de la cause de l'ascension des tiges et de la descente des racines. Paris et Londres, 1828, in-S", avec 2 pi. — XIX. Mém. pour servir à l'histoire anatomique et physiologique des végétaux et des an'imaux. Paris, 1857, 2 vol. in-8"», avec atlas de 50 planches. Cet ouvrage, dans lequel Dulrochtt a réuni et coordonné ses travaux antérieurs à 1837, contient, outre les mémoires publiés à diverses époques, revus et corrigés, et appuyés de nouvelles expériences, un grand nombre de morceaux inédits, entré" autres sur sa découverte de l'endosmose et de l'exosmose. — XX. Rech. physiques sur la force épipolique, 2 parties. Paris, 1842, 1843, in-8% 3 pi. — XXI. Observ. sur les insectes qui attaquent les arbustes, et les moyens de s'en préserver, rédigées par Michaux et publiées dans la Revue agricole. — XXIi. Mémoire sur la respiration. In Journ. de l'Acad. d'horticulture, n° Y. — XXIII. Mémoire sur l'usage physiologique de l'oxygène, considéré dans ses rapports avec les excitants In Mém. de l'Acad. roy. des .se, t. XV, p. 59- 80. — XXIV. Mémoire sur l'endosmose des acides, t. XV, p. 281, 512. — XXV. Observations sur la circulation des fluides chez le Chara fragilis Desvaux. In Mém. de l'Acad. des se, t. XVIII, p. 459-514. — XXYI. Dutrochet a collaboré à YEncyclopéd'ie du dix-neuvième siècle.
DUTRO\E DE LA COUTURE (Jacques-Fra.xçois). Médecin de Paris, mourut dans cette ville le 13 juillet 1814, à l'âge de soixante-cinq ans. En 1785, il était à Saint-Domingue pour y faire l'essai d'une nouvelle méthode d'extraire le sucre de canne. On a de lui les ouvrages suivants :
I. Précis sur la canne et les ynoyens d'en extraire le sel essentiel, suivi de plusieurs mémoires sur le sucre, sur le vin de canne, sur V'indigo, sur les habitations et sur l'état actuel de Saint-Domingue. Paris, 1790, in-8°. Ihid., 1792, in-8''. — II. Vues générales sur l'importance des colonies, sur le caractère du peuple qui les cultive, et sur les moyens de faire la constitution qui leur convient. Paris, 1790, in-8°. L. Hn.
DUTROULEAU (Augcste-Fréoéric). Un des médecins les plus distingués de la marine. Il naquit à Brest en 1807, et entra au service à l'âge de dix-neuf ans pour voir s'écouler ses belles années entre les navigations, le travail et le concours. Parvenu au grade de médecin de l""^ classe au mois de février 1859, il
DUVAL (Les). 725
fut appelé à continuer ses services aux Antilles, et depuis cette époque jusqu'à celle de sa retraite il n'a pas cessé d'appartenir au cadre national. Nommé second médecin en chef pour la Martinique, en 1848, il fut envoyé à la Guadeloupe comme premier médecin en chef au mois d'avril 1857, et arriva dans cette colonie au milieu d'une des épidémies de fièvre jaune la plus meurtrière qu'elle ait eue à supporter. Cinq ans après il fut contraint de prendre sa retraite. Sa constitution, épuisée par dix-huit ans de séjour dans les régions intertropicales, ne lui permettait pas de s'acquitter des fonctions qu'il avait jusqu'alors remplies avec tant d'éclat. Cependant, rendu à la vie civile, Dutrouleau ne pouvait rester dans l'inactivité; il demanda et obtint sans peine le titre de médecin-inspecteur des bains de mer de Dieppe, se fit \h une honorable situation de praticien €t y acquit de nouveaux titres scientifiques. Mais au bout de quelques années sa santé s'altéra profondément, et après une rejH'ise de quelques années il termina sa carrière le 28 janvier 1872. Outre un Traité des maladies des Européens dans les pays chauds (1865, in-8% 1868, in-8'>), qui fait autorité dans la science, et qui, deux fois couronné, a été, en quelque sorte, le vade-mecum des jeunes médecins de la marine, Dutrouleau a publié, outre plusieurs articles de ce dictionnaire :
I. Noies pour servir à l'histoire de la diphthérie en Portugal. In Gaz. hebd. de méd., t. VIII, p. 102. Ce n'est, du reste, que l'analyse de Gazela medica de Lisboa, nov. 1868. — II. De l endémie dysentérique à Saint-Pierre [Martinique). Paris, 1832, in-8". — III. Mémoire sur la fièvre jaune. In Mem. de l'Acad. de méd., t. XXII, 66 pp., 1858. — IV. Sur la fièvre jaune de Saint-Nazaire. Paris, 1863, in-8% 26 pp., et Gaz. hebd. — V, Topographie
médicale des climats inter tropicaux Paris, 1858, in-S", et Annal, d'hyg. publ. et de
méd. légale. A. C.
DUVAL (Les).
Duval (Guillaume). Docteur régent de l'ancienne Faculté de médecine de Paris, où il fut reçu le 21 aoiît 1612, puis élevé à la dignité de doyen dans les deux années 1640-1641, il était né à Pontoise en 1579, et mourut à Paris le 22 septembre 1646, âgé, par conséquent, de soixante-sept ans, pour être inhumé dans l'église de Saint-Nicolas-des-Champs. Il faut surtout voir en lui un des plus fougueux adversaires des huguenots, et leur plus implacable ennemi; sa haine s'est plus d'une fois appesantie sur ses collègues de la Faculté qui professaient ouvertement le calvinisme. C'est lui qui, dans la pensée d'anéantir l'esprit de réforme dans le sens même de l'École, demanda et obtint que, en tête de chaque tlièse, il y eût imprimé: Deo optimo et Virgini, etc., mesure contre laquelle se révoltèrent plus d'un docteur régent. Guy Patin dépeint ainsi G. Du Val : « C'est un pauvre homme quand il fait faire quelque chose de bien, mais, quand c'est du mal, tune operatur ex habitu. » Ce médecin est auteur de plusieurs ouvrages parfaitement oubliés aujourd'hui. Nous citerons les deux plus curieux:
I. Ilisforia monogramma, sive piciura linearis sanctorum medicorum et medicarum in expeditum redacta Breviarium. Parisiis, 1645, in-4°. — II. Le Collège royal de France. . . Paris, 1644, in-4°. Ce dernier ouvrage est intéressant parce qu'on y voit tous les professeurs qui s'y sont succédé jusqu'à l'année 164 i, mais il est d'une lecture presque impossible, par le pathos qui y règne, du commencement à la lin. A. C.
I>tival (Jean). Médecin français, né à Pontoise, vivant au commencement du dix-septième siècle. Il appartenait à la Faculté de médecine de Paris, où on le trouve reçu au baccalauréat en 1610. A l'occasion de ce grade il a soutenu une
726 DUVAL (Les).
thèse qu'il a dédiée à Henry de Mesmes, conseiller au Parlement : An qnalis hiimor corporis, talis calor? Il a, de plus, publié les deux ouvrages suivants :
I. Aristocj-atia corporis humant. Paris, 1615, in-8°. — II. Antidotuire général et spécial. Traduit de J.-J. Wecker. Genève, 1004, in-4\ A. G.
Diival (Jacques). Né à Evreux, ce médecin vivait au commencement du dix-septième siècle. Il s'est fait connaître par des ouvrages plus curieux qu'utiles, plus fantaisistes que scientifiques.
I. Hijdrotlicrapeutique des fontaines médicinales nouvelleinent découvertes aux environs de Rouen- Rouen, 1005, in-8°. — II. Méthode nouvelle de guérir les catarrhes et toutes les maladies qui en dépendent. Rouen, 1011, in-S». — III. Des Hermaphrodites, accouchements des femmes et traitement qui est requis pour les relever en santé et bien élever leurs enfants, oîi sont expliqués la figure des laboureurs et verger du genre humain, signe de pucelage, défloraison, conception, et la belle industrie dont use la nature en la promotion du concept et plante prolifique. Rouen, 1612, in-S". — IV. Responce au discours fait par le ieur Riolan contre l'histoire de l'hermaphrodite de Rouen. Rouen, 1615, in-S" A. C.
Diivai (IIenry-'Auguste). Ce médecin était né à Alençon, le 28 avril 1777, et mourut le 16 mars 1814, âgé par conséquent de trente-sept ans. Il annonçait des connaissances étendues, mais cette fin prématurée ne lui permit de publier que les deux ouvrages suivants :
I. Démonstrations botaniques, ou analyse du fruit, considéré en général. Paris, 1808, in-12. — II. Dissei-lation sur le j)yrose, ou fer chaud. Paris, 1809, in-4°. A. G.
Du val (Jacques-René), (chirurgien fort distingué, doublé de l'écrivain et de l'historien, et qui s'est particulièrement occupé de tout ce qui regarde l'anatomie et la pathologie des dents. II naquit à Argentan (Sarthe), le 12 novembre 1758, et fit ses études à Caen et à Paris, oij il eut pour maîtres Chopart, Delciporte, Desault et Louis. Reçu maître en chirurgie le 12 juin 1786, il soutint une thèse intitulée: De anevrismo varicoso. Parmi les vingt-trois membres titulaires que l'Académie avait k élire le 6 février 1821 et qui devaient la compléter, elle n'oublia pas Duval, qui fut nommé par ses collègues dans la section de chirurgie. C'était la juste récompense d'importants travaux qui lui avaient acquis une grande notoriété. Il mourut le 16 mai 1854, laissant, outre sa thèse, les publications suivantes :
I. Boit-on pratiquer la hronchotomie dans Vangine qui survient pendant la petite vérole? Réponse négative. Paris, 1787. — II. Recherches historiques sur l'art du dentiste chez les Anciens. Paris, 1791, in-8''; 1808, in-8°, 24 pp. — III. Des accidents de l'extraction des dents. Paris, 1802. — IV. L'odontologie considérée dans ses rapports avec d'autres maladies. Paris, 1803, in-8\ — V Le dentiste de la jeunesse. Paris, 1804 et 1817, in-8^ — VI. Observations anatomiques sur l'ivoire pour servir à l'étude de l'organisation des dents. In Mém. de l'Acad. de méd., in-4°, t. VII, 15 pp., 1858. — VII. Essai sur ta sensibilité de la substance dure des dents. In Mém. de l'Acad. de méd., in-4°, t. II, 9 pp., 1835. — VIIl. De l'arrangement des secondes dents, ou méthode pour diriger la deuxième dentition. Paris, 1820, in-8°. — IX. Propositions sur les fistules dentaires, jjrécédées d'observations sur la consomption de l'extrémité de la racine des dents. Paris, 1814, in-8°. — X. fiotice historicomédicale sur les Normands. Paris, 1834, in-8°, 20 pp. — XI. Le serment d'Hippocrate, précédé d'une notice sur les serments en médecine. Paris, 1818, in-8», 20 pp. — XII. Notice des travaux entrepris sur les dents en France, depuis 1790. Paris, 1814, in-8°. — XIII. Notice hist. sur la vie et les ouvrages de Jourdain. Paris, 1816, in-8°. — XIV. Notice sur les Français qui se sont occupés de perfectionner l'opération de la cataracte. In Journ. gén. de méd., t. XXV, p. 1S5, 1806. A. C.
Duval (Vincent). Ce médecin, qui a consacré toute sa vie à l'orthopédie,