L. Hn
DÔBEL (JoiiAinn-Jacol). Né à Uantzick, professeur et médecin pensionné à
Rostock, mort dans cette ville le 6 juin 1684. Il était membre de l'Académie
des Curieux de la Nature, sous le nom d'Hippocrate II, revêtu du titre de comte
palatin. Lors de l'investiture de ce titre, il prit la particule et changea son nom
en DcEBELN. On a de lui :
I. Biss. de lithiasi renum. Lugduni Batav., 1664, in-4». — II. Biss. de fœdis virginum coloribus. Rostochii, 1670, in-4°. — III. De ovis exercitationes. Rostochii, 1676, in-4°. — IV. Conclusiones de corporis naturalis principiis. Rostochii, 1682, in-8». — V. Sciagraphia corporis humani. Rostochii, 1683, in-S». — VI. Hippocratis et Helmontii concilialio de generaiione. Rostochii, 1647, in-4°. — VII. Pénis cancrosi féliciter dissecli historia. Lipsiae. 1698, in-12. Trad. en allem. Copenhague, 1699, in-S». — VIII. Il a encore publié une édition des œuvres de Lazare Rivière (Francfort, 1674, in-foL) et de la Medicina Hippocratica contracta de Van der Linden (Francfort, 1672, in-fol.). L. Hn.
D6BElil\ (Johanm-Jacob von) . Fils du précédent, naquit à Rostock le 29 mars 1674, étudia la médecine dans sa ville natale, à Copenhague et à Konigsberg, puis, après avoir exercé son art à Varsovie, revint à Rostock, oîi il piit le degré de docteur le 18 avril 1696. Il était alors médecin du starosle polonais Nicolas Grudzinski; il quitta ce seigneur en août 1696, passa à Wismar, puis se rendit à Gôlhenborg, où il devint médecin inspecteur le 31 mai 1697. Il se fit ensuite agréger au collège royal de Stockholm, fit en 1698 un voyage aux Pays-Bas, d'oiî le rappela le roi Charles XII, qui le nomma en 1709 médecin provincial en Scanie et l'année suivante professeur d'anatomie à Lund, oii il mourut en 1743.
Dœbeln avait été anobli en 1716 et reçu membre de la Société d'Upsal le 4 décembre 1753, membre de l'Académie des Curieux de la Nature en 1735. Il a laissé une Histoire de l'Université de Lund en latin et une Description des eaux minérales de Ramlœsa, près de Helsingborg, en suédois. On a encore de lui une foule d'opuscules et de dissertations, parmi lesquels nous nous bornerons à citer :
I. Valvularum vasorum lacteorum, lymphaticorum et sanguiferorum dilucidatio. Rostochii, 1695, 10-4°. — IL Biss. de sanguificatione sine novo chylo peremante in inedia diuturna Lundae, 1730, in-4'>. — III. Biss. qua demonstratur scorbutum Suecis non esse endemium Lundae, 1735, in-4°. — lY. Compendium physiologiœ anatomicis demonslrationihus illustratae. Lundae, 1741, in-4°. L. Hn.
DOBERA. Le D. glabra L, arbre de l'Arabie, a été cité comme produisant des fruits comestibles et rafraîchissants. Il est d'ailleurs sans grand intérêt médical. C'est un des deux représentants connus du genre Dobera, rapporté aux Salvadoracées par les auteurs en général (Beinth. et Hook. f., Gen., II, 680) et que nous avons [Hist. des plant., VI, 15) attribué aux Célastracées, comme les Salvadora eux-mêmes dont les Dohera diffèrent par la polypétalie de leur corolle et la présence d'une écaille glanduleuse en dedans de chaque pétale. Leur ovaire supère n'a qu'une loge fertile, uuiovulée, et une ou plusieurs logettes stériles. II. Bn.
106 DOBRZENSKY VON SCUWARZBRCK.
d6bereI!\ER (Johann- Wolfgang). Nous devons une mention à ce chimiste éminent, auteur d'un grand nombre de découvertes qui intéressent l'hygiène et la médecine. Dôbereiner avait du reste obtenu le diplôme de docteur en médecine.
Né à Hof, en Bavière, le 15 décembre 1780, il mourut à léna le 27 mars 1849. A l'âge de quinze ans, il commença l'étude de la pharmacie, et les brillantes qualités qu'il déploya lui valurent bientôt l'amitié de plusieurs médecins et naturalistes distingués. 11 s'appliqua de préférence à la chimie. Après plusieurs voyages, il revint dans sa patrie, en 1803, et y éleva une fabrique de produits chimiques. Peu après, il abandonna l'industrie pour se livrer exclusivement à la chimie expérimentale ; c'est à cette époque qu'il fit la découverte des chlorures alcalins et de j)lusieurs autres et reconnut les propriétés désinfectuutes du charbon. De 1808 à 1810, il dirigea une distillerie et une brasserie près de Baireuth et eut l'occasion de faire des observations très-importantes sur les phénomènes de la fermentation. En 1810, il fut nommé professeur de chimie à l'université d'Iéna, sur la recommandation de Gehlen ; il gagna l'amitié de Charles-Auguste, grand-duc de Weimar, et celle de Gœthe, et, grâce à la protection de ces puissants personnages, put enti^eprendre une série de travaux extrêmement importants. En 1817 et 1818, le gouvernement prussien l'envoya en mission à Aix-la-Cliapelle et à Spa pour faire l'analyse de leurs eaux minérales. En 1820, il devint professeur ordmaire, et tous les autres honneurs suivirent. Il refusa les offres les plus brillantes des universités de Bonn, de Dorpat, de Halle, de Munich et de Wurtzbourg, pour rester fidèle à l'école d'Iéna qui l'avait la première accueilli.
Dôbereiner le premier reconnut que l'acide oxalique ne renferme pas d'hydrogène et constata le dédoublement de cet acide en eau et en oxyde de carbone sous l'influence de l'acide sulfurique concentré, de même qu'il reconnut que ce dernier décompose l'acide formique en acide carbonique et en oxj^de de carbone. Le premier il employa l'oxyde de cuivre dans l'analyse des substances organiques. Mais, de toutes ses découvertes, c'est celle de la propriété de l'éponge de platine d'enflammer l'hydrogme au contact de l'air ou de l'oxygène qui fit le plus de sensation; ihtppliqua cette propriété à la construction de briquets, de veilleuses, d'eudiomètres, etc. Nous nous bornerons à citer de lui :
I. Lehrbuch der allgem. Chemie. lena, 1811-1812, 3 vol. in-8". — II. Grundriss der allg. Chemie. lena, 1816, in-S»; 3. Aufl., ibid., 182G, iii-8°. Suppîem. StuUgart, 1857, in-8». — m. Anleifiutg zur Darstellung und Anwendung aller Arten der krâftigsten Bàder uiid zur kûnstlichen Bereitung der wirksamsten Heilwasser, etc. lena, 1816 (1815], in-S". — IV. Elemente der pharmaceutischen Chemie zu Vorlesungen und zuni Gebrauch fur Aerzte und Apolheker. lena, 1816, gr. in-8''; 2. Aufl., ibid., 1819, in-S". — V. Ueber die chemische Constitution der Mineralwasser. lena, 1822 (1821), in-8''. — VI. Zur pncumalisciten Chemie, etc. lena, 1821-1823, 5 lasc. in-S". — VII. Zur Gâkrungschemie, etc. lena, 1822, in-8°; 2. Aufl., ibid., 1844, in-8° (n'est qu'une partie du précédent publiée séparément). —
VIII. Ueber neuentdeckte hôchst mcrkwiirdige Eigenschafte^i des Platins. lena,, 1824, in-8°. —
IX. Beitrâge zur jjhysikalischen Chemie. lena, 1824-1856, 3 livr. in-8°. — X. Deutsches Apothckerbuch. Stuttgart, 18i0-1844 (en collaboration avec son fils Franz Dôbereiner). — XI. Nombreux articles dans les recueils périodiques. L. Hn.
UOBRZE^'SKY Yo:v SCHIVARZBrCjck (Jacod). Médecin et philosophe, né en Bohême, florissait dans la seconde moitié du dix-septième siècle. Il fit un séjour assez long en Italie et exerça la médecine à Parme. Nous connaissons de lui :
I. Nova et amoenior philosophia Heronis de fontibus. Ferrare, 1659, in-fol. — II. Prœservatlvum universale. Corollarium de principiis. Hippocrates redivivus, seu Thèses medicae
DOCIMÂSIE. 107
inaugurales. Ferrare, 1686. — III. Tincturae metamorphoseos microcosmicae, seu Thèses medicae de transmutatione in chylificatione. Ferrare, 1686, in-8°. L. Hn.
DOBSON (Les deux).
Dobson (Richard). Né dans le Yorkshire, prit en mai 1795 du service dans la marine en qualité de chirurgien assistant, à Haslar Ilospital, et devint en février 1797 chirurgien en titre. Après avoir navigué pendant quelque temps, il revint en 1809 et fut nommé chirurgien du navire-hôpital the Trusty ; le czar et le roi de Danemark lui accordèrent de brillantes récompenses pour les soins qu'il donna aux marins russes et danois et lui décernèrent entre autres des croix de l'ordre de Saint-Vladimir et de l'ordre de Danebrog. En 1814, d lut nommé chirurgien de la marine royale à Chatham, puis en 1824 chirurgien à l'hôpital de Greenwich. Il conserva ce poste jus(iu'en 1844, oij il prit sa retraite. Il mourut en septembre 1847.
Dobson a publié divers articles dans Edinb. Med. Journal, London Medico- Chirurg. Transactions, etc. Il était fellow de la Société royale de Londres.
Dobson (William). Anatomiste distingué, mort à Londres le 10 mars 1836, âgé seulement de vingt-neuf ans. Élève de Charles Turner Thackrah, à Leeds, il enseigna l'anatomie ta l'école fondée par cet éminent chirurgien à partir de 1829, puis en octobre 1855 vint à Londres enseigner l'anatomie comparée à l'École de médecine de Westminster, Il était membre du Collège royal de chirurgie de Londres. On a de lui :
I. An Expérimental Inquiry inio the Structure and Function of the Spleen. London, 1830, in-8°. — II. On the Action of the Heart. In the Lancet, t. I, p. 602, janv. 1851. — III. Essay on Animal Action. Ibid., t. II, passim, 1831. — IV. On the Epidémie Choiera of Leeds 1825. In Johnson s Med.-Chir. Review, t. XX, p. 636, 1832. L. Hn.
DOCHIIIIE {Dochmius])a].). Genre de Vers Nématoïdes, appartenant à la famille des Strongylidés.
Par leur corps blanc, filiforme, très-mince et finement strié en travers, les Dochmies ont les plus grands rapports avec les Strongyles. Ils s'en distinguent par leur tête irrégulière, obliquement tronquée eu dessous, et par leur bouche très-large, placée latéralement. De plus, la cavité pharyngienne est anguleuse et revêtue par une membrane cornée dont les bords sont dentés. Les mâles ont l'extrémité postérieure du corps terminée par deux lobes latéraux assez larges rapprochés en forme de bourse ou de cloche, et munie d'une gaîiie de laquelle sortent deux spicules longs et grêles. Chez les femelles, au contraire, la queue est droite, conique, obtuse ou mucronée; la vulve est située en arrière de la partie médiane du corps.
Les Dochmies sont parasites de certains Mammifères. Des trois espèces connues, l'une (D. tubœforrnis Duj.) a été trouvée dans le duodénum du chat domestique, en Europe et en Amérique, l'autre (D. hypostomiis Dies.), dans l'intestin du mouton, de la chèvre, du chamois, du cerf, du chevreuil et de la gazelle, la troisième enfin [D. trigonocephalus Duj.), dans l'estomac et l'intestin du chien, du renard et du loup. Dans cette dernière espèce, le mâle a de 6 à 7 millimètres, la femelle de 15 à 14 millimètres de longueur. Ed. Lefèvre.
DOCIMASIE {ooy.iiiyZjiv, essayer, éprouver). On appelle docimasie pulmonaire l'ensemble des épreuves faites sur le poumon de l'enfant pour savoir s'il