DOCTRINE
a ou non respiré. Ces épreuves auxquelles on peut avoir recours reposent, ou sur une différence de rapports entre le poids du poumon et le poids du corps, suivant que l'enfant a respiré ou n'a pas respiré {méthode de la balance); ou sur une différence dans le volume d'eau que déplace et le poids que perd le poumon immergé {méthode hydrostatique de Daniel), ou sur une différence de poids spécifique {méthode hydrostatique de Galien) .
Ces diverses méthodes seront exposées en détail et appréciées à l'article Infanticide. D.
DOCKE^BL'RCi (Hans von). Chirurgien slrashourgeois du quatorzième siècle, célèbre par la cure heureuse qu'il obtint sur le célèbre roi de Hongrie Mathias Corvin. Brunschwig, dans sa Chirurgie {Tract. Il, p. ixiiv*» de l'édition de 1508), raconte que ce prince avait élé blessé au bras par une flèche dont la pointe en fer était restée dans la plaie. Dockenburg eut le courage d'entreprendre le traitement du roi ; il recouvrit la plaie d'un onguent composé de bol d'Arménie, de vinaigre et de camphre, et qui provoqua la suppuration. Le chirurgien de Strasbourg pratiqua alors une simple incision à la peau et retira le fragment sans se servir de pince. Pour le récompenser, Mathias Corvin l'éleva au rang de chevalier et de comte. L. Hn.
DOCTOR's GUM. Substance gommo-résineuse, extraite du Bhus Metopium L., espèce de Sumac des Antilles, dont l'écorce est astringente et a été vantée contre les affections diarrhéiques, scrofuleuses, hémorrhoïdales, vénériennes, etc. La résine s'obtient par incisions de l'écorce, et on l'emploie comme évacuant, à l'intérieur, contre les affections syphilitiques, certaines maladies de foie, de la vessie. A l'extérieur, on l'applique au traitement des plaies. On a proposé de re\nployer, comme on fait des feuilles, au traitement de la pustule maligne : son action serait donc comparable, dans ce cas, à celle du Noyer. Les auteurs parlent peu de ce médicament, et c'est d'après une indication de Bertero, que l'on connaît le nom de Doctor-gum ou Doctors gum, qu'il porte à la Jamaïque. On l'appelle aussi Hog-gum; il se présente en masses demi-opaques ou en larmes friables, jaunâtres, dont l'apparence a été comparée à celle de la gomme-ammoniaque teintée avec de la gomme-gutte. Sa saveur est légèrement amère, et son odeur nulle. H. Bn.
Bibliographie. — Mér. et de L., Dict. Mat. méd., II, 665; VI, 77. — Guib., D7-og. simpl. éd. 7, III, 489. — RosE.NTH., Syn. plant, diaphor., 850. — H. Bn, Rist. des pi., V, 300; Tr. Bot. méd. j^hanér., 9G2. H. Bn.
DOCTRl!\E. Le mot doctrine signifie simplement ce qu'on enseigne; mais, en langage philosophique, il suppose que ce qu'on enseigne renferme un principe général, repose sur une proposition première, de laquelle on déduit une série d'autres propositions, dont l'ensemble constitue ce qu'on appelle un corps de doctrine.
Certaines doctrines sont entièrement hypothétiques. L'hypothèse sera déduite de certaines observations positives, mais elle sera indémontrée et indémontrable : par exemple, la doctrine de la métempsychose, ou même celle de la composition élémentaire des corps et de l'indivisibilité des atomes. Parmi les doctrines qui ont un fondement expérimental, il en est qui sont tirées de l'observation des phénomènes du monde extérieur; d'autres, de l'observation des phénomènes