‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.30Chapitre 70 sur 119 · DRAIN. DRAINAGE · texte numérisé non relu

DRAIN. DRAINAGE

est le Dragonuier d'Orotava, dans l'île Ténériffe. Son Ironc s'élève, jusqu'aux premières branches, à la hauteur de 24 mètres, et dix personnes se tenant par la main, peuvent à peine l'embrasser. On rapporte que, lorsque 1 île fut découverte, en 1402, cet arbre était déjà aussi gros qu'aujourd'hui, et on remarque, en effet, que les jeunes dragonniers plantés depuis dans l'île ne croissent que très-lentement. Il en résulte que le dragonnier en question doit remonter à une époque extrêmement reculée; c'est peut être le plus vieux des arbres vivant aujourd'hui à la surface du globe.

Le dragonnier laisse exsuder de son tronc une résine rougeâtre, de la nature du sang-dragon, que les Espagnols paraissent avoir exploitée à Ténériffe, dans les premiers temps de leur domination ; mais cette résine n'arrive plus depuis longtemps sur nos marchés, et ne contribue en rien à la production du sangdragon du commerce.

Le Dracœna reflexa Lam., arbre à feuilles ensiformes, dont les inférieures se réfléchissent vers le bas, croît à Madagascar, à Bourbon, à Sainte-Hélène. Ses fleurs passent pour emménagogues.

On faisait entrer autrefois dans le genre Dracncna le D. terminalis Rich., qui appartient, d'après les botanistes modernes, aux Cordylines [voy. ce mot). Pl.

Bibliographie. — Linné. Syslema, 275. — Lamarck. Encyclopédie, II, 523. — Willdenow. Species, II, 155. — Kumh. Acta Acad. Berol., 1842, p. 34, et Enumeratio plantarwn , V, 5. — Endlicher. Gênera. — Le Maout et Decais.ne. Traité général de botanique, (301 . — Guibolrt. Drogues simples, 7*édit., II, 137. Pl,

DR4I\. DR.4.I\i&GE. Les drains sont des tubes à parois perforées qu'on introduit dans les loyers purulents pour faciliter et entretenir l'écoulement du pus. Le mot n'est pas de l'inventeur du procédé; il a été employé pour la première fois parM.Brochin dans un article consacré à l'innovation de Ghassaignac, et celui-ci s'est empressé de l'adopter. Cette opération, en effet, a beaucoup de rapport avec celle qui, en agriculture, a pour but d'écouler l'eau de terres trop humides et qui porte le nom de drainage.

Le drainage chirurgical, s'il s'agissait de l'étudier dans ses diverses applications, nécessiterait un article assez étendu ; Ghassaignac en a fait, en y joignant la suppuration, le sujet de deux gros volumes. Mais, dans ce Dictionnaire, de même qu'il a été traité à l'article Marais du drainage de l'agriculture, de même on a parlé de l'emploi des drains à l'occasion des maladies où. il est indiqué, et plus particulièrement dans l'article consacré aux divers modes de pansement des plaies [voij. Pansement, p. 272, 285, 528, 551). 11 suffira donc ici de décrire en termes généraux le manuel opératoire avec les instruments qu'il exige.

Le plus souvent, le foyer dont il s'agit d'assurer l'évacuation permanente ne présente pas encore d'ouvertures, ou celles qui se sont déjà produites ne sont pas convenablement disposées. Il faut donc en pratiquer : 1° en nombre suffisant pour offrir des voies d'évacuation à toute l'étendue du foyer (d'ordinaire une ou deux seulement) ; 2*» de telle manière que le liquide puisse se faire jour par les parties déclives ; 5<* d'une grandeur telle que les tubes à introduire ne soient pas serrés. Pour cela, Ghassaignac préconisait l'emploi d'un trocart de son invention, qui n'a pas moins de 22 centimètres de longueur, pour pouvoir être applicable aux grandes collections comme aux petites. Le poinçon de l'instrument peut être détaché de la tige et retourné de manière à présenter sa base au lieu de sa pointe; de plus, il porte près de cette base une coche. Si le chirurgien n'a

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