DUCHESNE. G
Diicliesne veut-il, au contraire, dans son amour céleste, rendre hommage au Créateur, il lui adresse cette invocation :
Suyvant leurs saints accords, ô muse, donc commence
De louer l'Étei^nel, Dieu de toute clémence,
De louer l'Éternel, le Dieu de toute paix,
De louer l'Éternel, le Dieu de toute gloire,
De louer l'Éternel, que j'adore et veux croire,
Et son amour di\in aimer à tout jamais.
Dans le Miroir du monde, ouvrage dans lequel il traite de tout, du monde physique, de Dieu, des anges, des sciences abstraites, cabalistiques et philosophiques. Quercetanus dévoile la fibre d'un véritable poëte. Son poème des Oiseaux est un petit chef-d'œuvre dont malheureusement on ne peut donner ici qu'un aperçu :
Oiseaux, bostes de l'air, privés et passagers.
Qui aimez les forêts, les granges et les mers,
Par vos becquetlements, par vos .vols et ramages,
Rendez certains, mignons, linissans mes présages,
Ceux qui voguent sur l'eau, ceux qui hantent les champs.
S'il doit laire serain ou quelque mauvais temps.
lorsque les Ramiers, perchés dedans les bois,
Le soir nous font oiiir leur roucoulante voix; Que le sillleur Milan, tout famélique, roule l'armi l'air, pour ravir les Poussins de ta Poule ; Que l'on voit devant soy voler force escadrons, Le soleil se couchant, de petits moucherons ; Qu'avecque ses petits l'Alcion cerche l'ombre. Comme si le soleil luy portait quelque encombre; Qu'en troupe les Corbeaux, enlr'eux s'esjouissans, Nous viennent essourdir de leurs chants croassans ; Que la Chauve-souris vire-volte et tournoie. Sur les rues, le soir, de peur qu'on ne la voye; Nous sommes asseurés d'un temps sex'ain et beau : Suyvons doncque les champs, embarquons-nous sur l'eau.
Ces jolies choses et beaucoup d'autres, le lecteur les trouvera dans les ouvrages suivants :
I. La ynoroscomie, ou de la folie, vanité et inconstance du monde, avec deux chants doriques, de V amour céleste et du souverain bien. Lyon, 1513, in-4''; 1601, in-8°. — II. Le grand miroir du monde, poème en cinq livres. Lyon, 1584, in-S". — III. Poésies chresticnnes
de Messire Odet de la Noue, capitaine de 50 hommes d'armes mises en lumière par le
.sieur de la Violette. Genève, 1594, in-S". A. C.
Ducliesne (Édouard-Adolphe) . Médecin français fort distingué, né à Paris vers 1804. Reçu docteur le 7 mars 1827, il présenta, à cette occasion, une thèse qui fut remarquée, et qui traitait de la colique de plomb. En 1850, il obtenait un prix de l'Académie de médecine pour son mémoire sur le Maïs, Décoré de la Légion d'honneur, chirurgien aide-major d'une légion de la garde nationale parisienne, candidat à l'Académie de médecine (1859), section d'hygiène et de médecine légale, il est mort il y a peu d'années, laissant les ouvrages suivants :
I. Traité complet du maïs ou blé de Turquie. Paris, 1833, in-S", planches. — II. Répertoire des plantes utiles et des plantes vénéneuses du globe. Paris, 1836, 4 vol. in-8°. — III. Histoire statistique du choléra-morbus dans le Xt arrondissement pendant Vépidémie de 1849. Paris, 1851, ia-8°. — IV. Essai sur la colique de plomb. Thèses de Paris, 7 mars
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1827, 111-4». — V. Ohservallons mcdico-léyales sur la strangulation. Paris, J84o, in-S". — VI. Des chemins de fer et de leur influenee sur la santé des mécaniciens et des chauffeurs. Paris, 1857, in-12. — VU. De la colique de plomb chez les ouvriers émailleurs en fer, et des moyens proposés pour les préserver de cette maladie. Paris, 1861, in-8°. — VIII. Des dangers que jjrésente l'emploi des papiers colorés avec des substances toxiques. Paris, 1854, in-8°. — IX. De l'insalubrité des volailles nourries de viaiides en j)utré faction. Paris, 18G1, iii-8°. — X. Mémoire sur les empoisonjiemcnts par les huîtres, les moules, les crabes, et par certains poissons de mer et de rivière. Paris, 1851, in-8'' (avec Clievallier). — XI. De la prostitution dans la ville d'Alger depuis la conquête. Paris, 1855, in-8°. A. G.
Ducliesne (Chârles). Médecin de la fin du seizième siècle, connu par son : Récit véritable de ce qui s est passé au voyage du roi Henri IV à Dieppe jusquà son retour, depuis le décès du roi Henri III, imprimé dans le t. IV du Journal de .ffenn /rparrEsioiie, La Haye, 1741, in-8°. Ce récit, Irès-riche en faits, corrige quelques fautes des Mémoires du ducd'Angoulême (P. Lelong). L.Ih.
DUCHESIVE-DUPARC (Louis-Victor). 3Iédecin spécialiste fort distingué; les maladies de la peau ont été de sa part un sujet constant d'études qui lui ont permis d'apporter dans cette branche importante de la pathologie, sinon des découvertes, du moins de notables améliorations pratiques et théoriques. Né à Monluis-la-Marche (Orne), il suivit la clinique d'Alibert, devint interne à l'hôpital saint-Louis, fut reçu docteur à Paris en 1855 et acquit une grande réputation. Il ouvrit, rue du Paon-saint-André, un cours de clinique sur les maladies de la peau, cours fort suivi par la jeunesse studieuse, qui trouvait là une ample moisson pour l'étude de la dermatologie. Les ouvrages dans lesquels Duchesne-Duparc a exposé ses vues et donné les résultats de son expérience sont les suivants :
I. Traité complet des gourmes. Paris, 1842. — IL Examen complet des doctrines médicales qui ont dominé jusqu'ici l'étude des maladies de la peau, suivi de l'exposé des opinions de l'auteur sur les classifications et le traitement de ces affections. Paris, 1846, in-S". — III. JS'ouveau manuel des maladies de la peau. Paris, 1838, in-8°; ibid., 1840, in-8°. — IV. Tableau synoptique des maladies de la peau, 1843. A. G.
DUCL,ITA]\. On donne ce nom aux îles Philippines à une sorte de lierre dont on emploie la raclure des sarments pour consolider rapidement les plaies. Prise en décoction, la plante accélère les accouchements. Pl.
Bibliographie. -^ Transact. philosoph. abr., I, 134. — Mérat et de Lens. Dict. Mat. méd., II, 692. Pl.
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Diiclos (Dominique). Médecin de Paris, né en 1597, mort dans la capitale en octobre 1684. Nous ne le mentionnons qu'à cause des confusions qui ont eu lieu avec le suivant. Ainsi il n'a jamais été membre de l'Académie des sciences de Paris, comme l'assurent quelques biographes. II consacra presque toute sa vie à la recherche de la pierre philosophale, mais plus tard regretta le temps qu'il avait perdu dans des pratiques ridicules et des spéculations abstruses et brûla tous les manuscrits relatifs à ses recherches. L. Hn.
Duelos (Samuel-Cottereau). L'un des premiers membres de l'ancienne Académie des sciences, qui l'admit dans son sein en 1666, était né à Paris, devint médecin du roi, abjura la religion de son père pour embrasser le catho ' licisme, entra, en 1685, dans un couvent de capucins, et termina ses jours en
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1715. Livré par goût à l'éUide de la chimie, il contribua, sinon à perfectionner cette science, du moins à en répandre le goût. Il fut aussi l'un des premiers qui cherchèrent à fonder la matière médicale sur la chimie expérimentale. Ses ouvrages sont :
I. Observations sur les eaux minérales de plusieurs provinces de France. Paris, 1675, in-12; Irad. en latin, Leyde, 1685, in-12. — II. Bissertalion sur les principes des mixtes naturels. Amsterdam, 1680, in-12. (extr. de la Biographie méd. du Dict. en 60 vol.). A. C.
Duelos (Verdier). Voy. Verdier.
DUCOUX (François-Joseph). Nous reproduisons ici la notice que nous avons consacrée en 1874 à ce médecin distingué, à cet homme de bien, dans notre Parnasse médical français.
Docteur en médecine de Paris ; successivement chirurgien de la marine (1828), chirurgien dans l'armée de terre (1851), médecin à Blois (1848), membre de la Constituante, préfet de police, directeur général de la Compagnie des Petites-Voitures, Ducoux est né à Chateauponsat (Haute-Vienne), le 14 septembre 1808, et est mort le 25 mars 1875. Étant étudiant en médecine, il lança contre les Jésuites une Épîlre qu'il ne signa que de ses initiales, et qui, vendue à Paris chez les marchands de nouveautés littéraires, fit assez de bruit (Paris, 1826, in-o2 de 12 pages). Le poëme, qui porte cette épigraphe : Et nunc intelligite, et qui est dédié à la patrie, à la jetmesse française et aux étudiants, n'est pas sans mérite. On en devine le ton. La comparaison de l'hydre n'y fait pas défaut :
Telle on vit autrefois cette hydre formidable, Reptile croupissant dan:5 des marais fangeux. Exercer en tout lieu sa fureur indomptable, Changeant les plus beaux jours en des jours orageux. Le berger, oubliant la rive accoutumée, Ke savait plus chanter le retour des saisons, Et dans les bras chéris d'une épouse alarmée Le laboureur tremblant négligeait ses moissons.
Telle encore aujourd'hui, cette secte funeste
Ducoux a été nommé préfet de police après les journées de juin : c'était le prix de services rendus à l'ordre dans le quartier de la Villette, dont il désarma la garde nationale. Il réorganisa le service médical de la préfecture. On lui doit un ouvrage sur les Épidémies d'Afrique et un Éloge de Denis Papin. A. C.
DUCREST (Joseph-François). Médecin-littérateur fort distingué, et dont le nom restera dans la Savoie comme représentant le praticien dévoué aux intérêts de l'humanité. Né à Ugine (Savoie) le 7 février 1828, docteur en médecine de l'Université de Paris (4 août 1852), membre du Conseil d'hygiène, médecin de la douane, attaché à l'École normale d'Albertville, professeur d'hygiène, conseiller d'arrondissement, il est mort le 19juillet 1885. Outre sa thèse inaugurale, Des hémorrhoïdes, outre les notices biographiques sur Trésal (1878), Reymond, de Beaufort (1871), Bally, de Verrens-Arvey (1875), nécrologies finement burinées, chaudes d'affection, et constamment rehaussées par le sursum corda, Ducrest a publié une diatribe en prose contre les rhabilleurs et les charlatans de toute sorte. Puis, il s'est mis à écrire dans le langage des Muses, pour lequel la
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nature l'avait doté avec bienveillance. Les amateurs de jolies publications cachent, dans un coin privilégié de leur bibliothèque un petit volume imprimé cà Largentière par A. Ilerben, et qui est signé de ces trois noms : X. de Maistre, P. Lalil, et docteur J. Ducrest. Ce n'est rieu moins que la bluette si fine, si spirituelle, Voyage autour de ma chambre, enrichie d'épigraphes en vers du docteur Ducrest, et illustrée de charmantes et humoristiques gravures à l'eauforte par M. P. Latil, beau-frère du médecin savoisien. N'est-ce pas une pensée heureuse d'avoir chargé la poésie du doux soin de buriner, sous forme de sentences de neuf vers, le sommaire de chacun des chapitres de l'illustre écrivain? Ducrest est encore l'auteur de plusieurs morceaux insérés dans VAbeille médicale (année 1864, p. 225), et d'une Hymne à la Paix, en neuf strophes, qu'il a dite à l'Assemblée générale de l'Association des médecins de la Savoie, tenue cà Modane, le 26 mai 1872. Enfin, le 50 juin 1872, dans une grande fête de pompiers à Albertville, Ducrest a prononcé un discours plein de verve, et qui a été reproduit par un grand nombre de journaux. Voir, entre autres, le Patriote savoisien de Chambéry, du 6 juillet 1872, et le Télégraphe, de Lyon, du 23 juillet suivant. M. le docteur Guillaud, président de cette même association, a prononcé de touchantes paroles pour rappeler les droits de Ducrest à l'estime et au souvenir de la postérité {Société départementale des médecins de la Savoie; 22'= assemblée générale, Chambéry, 1884, in-8°, p. 17). A. C.
DUCRET (Toussaint). Médecin de la seconde moitié du seizième siècle, était né à Chalon-sur-Saône. 11 étudia la médecine à Cahors, à Toulouse, à Bordeaux et à Montpellier ; il s'arrêta quatre ans dans cette dernière Université et y prit le bonnet de docteur. Ducret était non-seulement un savant médecin, mais était en outre fort versé dans le grec et les autres langues savantes. On cite de lui :
I. De ai'thriiidis vera essentia ejusque curandae melhodo adversus Paraceîsistas. Lugduni, 1575, in -8°. — H. Commentarii duo : unus de febrium cognoscendarum curandarumque ratione, alter de earumdem onsibus. Lausannae, 1578, in-8°; Genevae, 1578, in-S".
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Diicros (Gabriel). Médecin français, né à Castres en 1600, mourut en 1651 , Il a écrit un Traité sur la peste (Castres, 1646, in-4°).
Ducros (J.-B.-Antoiine), dit l'aîné. Médecin de Marseille, fut chirurgien chef interne à l'Hôtel-Dieu de cette cité, puis médecin en chef du même, médecin des prisons et lazarets. Il devint successivement professeur adjoint à l'Ecole secondaire de médecine, puis professeur de clinique interne, enfin, en 1857, professeur d'anatomie et de physiologie.
Ducros avait la réputation d'un excellent praticien et était très-recherché par ses confrères comme médecin consultant. Il était très-érudit et possédait un talent d'observation remarquable. A sa mort, arrivée à Marseille le 3 décembre 1859, il légua une grande partie de sa fortune aux hôpitaux. Ducros était chevalier de la Légion d'honneur. Nous connaissons de lui :
I. Avec Giraud, Martin et Roux : Relation médicale de la commission envoyée à Paris par la chambre de commerce et par Vintendatice sanitaire de Marseille pour observer le choléra-