L. Hn
DUCASTAI!\G (Jeân-Bâptiste). Maître en chirurgie, né à Hères (Hautes- PyréAées), le 19 septembre 1744. Son père, chirurgien, l'initia dans les premiers
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principes de Tart médical. A vingt ans, il vint à Bordeaux et suivit avec zèle les cours du Collège royal de chirurgie, et se livra à la pratique sous les auspices de deux chirurgiens distingués, David et Vitrac. Il mit à profit ses connaissances dans les voyages qu'il lit aux colonies d'abord sur les bâtiments de commerce, puis dans la marine royale oi'i il servit en qualité de chirurgien sur le vaisseau le Vaillant et la frégate la Ménagère.
Il passa les années 1774 et 1775 à Paris où il suivit le Collège royal de chirurgie et écoula surtout les leçons de Sue et de Desault. Apres quoi il revint à Bordeaux et fut reçu maître en chirurgie au Collège royal. Dès l'origine de la Société de médecine de Bordeaux, il en fit partie, et s'acquitta toujours avec zèle des travaux qui lui étaient confiés. C'est dans les procès-verbaux de cette Socie'té qu'il faut chercher les observations intéressantes qu'il lui communiquait. Ducastaing mourut à Bordeaux le 1" septembre 1819. L. His.
DUCCIIVI (Giusepi'e). Professeur de médecine à l'Université de Pise au conmiencement du dix-huitième siècle. 11 était grand partisan des théories iatrochimiques. On cite de lui :
I. De bagni di Lucci tratiato chemico-medico. Lucca, 1711, in-S". — II. Niiovo trallato sopra la natura de' liquidi del corpo iimano e delV animale. Lucca, 1729, iii-12, L. llx.
DUCIIATVOY (Claude-François). Nous empruntons à Dezeimeris la notice suivante sur ce médecin : « Docteur régent de l'ancienne Faculté de médecine de Paris, oii il prit sa première inscription le 19 octobre 1763, il naquit en 1742, à Yauvilliers, dans le déparlement de la Haute-Saône. Après avoir reçu une éducation solide, il se livra de bonne heure à l'étude de la médecine, et eut pour premier maître le célèbre Antoine Petit, dont il devint bientôt l'ami et le collaborateur. Nommé à la fin du dernier siècle administrateur des hôpitaux civils de Paris, il quitta la pratique médicale pour se livrer tout entier à son nouvel emploi ; on lui doit un grand nombre des améliorations qui se sont opérées depuis lors dans les hôpitaux. Il fut aussi président du Comité de vaccine, et contribua beaucoup à propager cet heureux préservatif de la variole. » Duchesnoy est mort à Paris, le 4 novembre 1827, ayant publié :
I. Lettre à M. Portai sur sa critique des ouvrages anulomiques d'Antoine Petit. Amsterdam, 1771, in-S", 79 pp. — II. Mémoire sur V utilité' d'une école clinique en médecine. Paris, 1778, in-4°, 12 pp. (en collaboration avec Jumelin). — III. Essai sur l'art d'imiter les eaux minérales, ou de la connaissance des eaux minérales et de la manière de se les procurer en les composant soi-même, dans tous les temps et dans tous les lieux. Paris, 1780, in-12. — IV. Mémoii-e sur les narcotiques dans les fièvres intermittentes, ou nouvelle méthode de traiter les fièvres d'accès. Paris, 1785, in-12, 35 pp. — V. Extrait d'un projet d'organisation médicale. Paris, 1800, in-S», 29 pp. — VI. Projet d'une nouvelle organisation des hôpitaux, hospices et secours à domicile; avec le plan d'un hôpital à construire, son explication, et le développement de ses diverses parties. Paris, 1810, in-8*. — VII. Lettre en réponse à M. Portai sur la prétendue découverte des vaisseaux pulmonaires. InJourn. de méd., sept. 1770, t. XXXV, p. 119. — VIII. Observations sur l'abus de l'eau en topique et à l'intérieur. Ibid., p. 482. — IX. Lettre sur la rupture du tendon d'Achille, et observations sur le même sujet. Ibid., t. XLIII, p. 271 et 443, an. 1775. — X. Lettre aux auteurs du Journal de médecine, relative au jugement qu'ils ont porté sur l'usage des narcotiques dans les fièvres intermittentes. Ibid., t. LV, p. 256, an. 1781. — XI. Observations sur les bons effets des eaux sulphureuses d'Enghien dans une fièvre hectique j)récédée de déjections de pus et de sang. Ibid., t. LXXI, p. 246, 1787. A. C.
BUCHATEAU (François-Thomas). Accoucheur français distingué. Il naquit à Ligny-le-Ghâtel (Yonne), le 15 novembre 1751. Orphelin dès son bas âge et
DU ClIASTEL (Les deux). 625
livré aux soins d'un beau-père irascible, il fut souvent victime de sa brutalité : aussi l'éducation première lut-elle à peine ébauchée, qu'il s'achemina vers Paris, oiî il consacra tout son tempsàranalomie, à la chirurgie et à la langue française. A force de travail, de veilles et de privations, il acquit les connaissances nécessaires pour obtenir un titre qui l'autorisât à exercer légalement, mais ses faibles moyens pécuniaires ne lui permirent pas de se présenter au Collège de chirurgie pour y être reçu maître en chirurgie, et il dut acheter un privilège. Duchateau ne tarda pas à se faire une excellente clientèle, surtout dans la pratique des accouchements. Nommé membre de la commission des hôpitaux, il se lia d'une étroite amitié avec Yicq d'Azyr, auquel il ferma les yeux, après lui avoir sauvé la vie pendant la tourmente révolutionnaire. C'est à lui que l'on doit la fondation, en 1806, de la Société médico-pratique. Fr.-Th. Duchateau est mort à Paris, le 29 août 1829, laissant plusieurs mémoires intéressants sur l'art obstétrical, entre autres : Quelques remarques critiques sur les observations d'accouchements par le docteur Lobstein; une ISotice et réflexions sur un nouveau procédé pour pratiquer V opération césarienne, 1824; des Réflexions sur les moyens de délivrer les femmes contrefaites à terme et en travail (1824). Je remarque que notre chirurgien se fit recevoir docteur à la Faculté de médecine de Paris à soixante-deux ans ; sa thèse est une Dissertation sur la délivrance, 5 avril 1815, in-4'\ Son avant-propos se termine par cette phrase : « Peu accoutumé à écrire, je sens tout ce que je vais laisser à désirer dans cette dissertation ; je sens aussi combien m'est nécessaire l'indulgence que je réclame de mes juges et de mes lecteurs. » A. C.
DU CBASTEL (LeS DEUx).
Du Chastel (Ho>oRÉ), eucore appelé Castellan, naquit à Barbentane, dans le diocèse de Riez, en Provence. Il étudia pendant longtemps la médecine à Montpellier et y fut reçu docteur en 1544, sous Denis Fontanon, auquel il succéda la même année dans la régence. Cette promotion rapide surprit tout le monde et lui suscita beaucoup d'envieux et d'ennemis. Mais son mérite supérieur ne tarda pas à réduire ces derniers au silence.
Quelques années plus tard, il fut appelé à la cour pour être médecin de la reine Catherine de Médicis. En quittant Montpellier, il chargea Laurent Joubert, jeune médecin du plus grand avenir, de remplir les fonctions de régent qu'il ne lui redemanda plus par la suite. Il fut successivement médecin de Henri II, de François II et de Charles IX, et mourut au mois de novembre 1569, à l'armée du roi devant Saint-Jean-d'Angély. Du Chastel était l'oncle maternel d'André Du Laurens. De Thou a écrit son éloge.
Grâce au crédit dont il jouissait auprès du roi. Du Chastel avait fait augmenter les traitements des professeurs de la Faculté de Montpellier. Il ne reste de lui qu'un discours prononcé à Paris :
Oratio qua summo medico necessaria explicantur. Parisiis, 1555, in-8°. L. H.v.
Du Chastel OU Du Chatel (Pierre). Né à Gerstberg, dans la Flandre, le 7 mars 1585, fit ses humanités à Gand, à Mons et à Douai, puis se rendit à Orléans, où il étudia la langue grecque avec tant de succès qu'il fut peu après chargé de l'enseigner. De retour à Louvain, il fut nommé professeur en cette langue et commença ses leçons en 1609.
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Tout en s'acquillant de ses fonctions, il cUidia en même temps la médecine et fut reçu docteur en 1618. Bientôt après il fut nommé professeur auxlnstitutes. Il mourut jeune encore, à Louvain, le 25 février 1652. Ses ouvrages témoignent de plus d'érudition que de jugement. En voici les titres :
I. Conviviuni saturnale. Lovanii, 1616, in-S". — II. De Grœcorum festis syntagma. Antverpiae, 1617, iii-8°. — III. Vitae illustrium medicorum qui loto orbe ad liœc usque lempora floruerunt. Antverpiae, 1618, in-8°. C'est une des premières biographies médicales publiées dans les langues occidentales. Elle renferme du reste beaucoup d'erreurs. — IV. Laudatio fuiiebris Alberli pii Belgai-um j^rincipis. Lovanii, 1622, in-4°. — V. De csu carnium librl quatuor. Antverpiae, 1626, in-8°. I,. Un.
DUCHATEL. Voy. Parent.
DUCHEXl^E (GuILLAUME-BeJÎJAMIN-AmANd), dit DlCHENNE de BoULOGiSE. 11
naquit à Boulogne-sur-Mer, le 17 septembre 1806; sa famille habitait la ville depuis la première moitié du dix-huitième siècle, et son père, Jean Duchenne, était un capitaine de marine. Reçu bachelier à Douai, à l'âge de dix-neuf ans, il vint à Paris pom^ y étudier la médeciue, et s'y fit recevoir docteur en médecine le 50 avril 1851. Le sujet de sa thèse [Essai sur la brûlure) ne fait guère présager la nature des études qu'il devait faire plus tard avec tant de succès sur l'éleclrothérapie. Une fois possesseur de son diplôme, Duchenne revint à Boulogne et s'y fixa jusqu'en 18-42. Quelques essais d electro-puncture entrepris à l'occasion d'un malade auquel il donnait ses soins semblent avoir, vers 1845, éveillé sa curiosité scientifique et décidé de sa carrière. Mais Boulogne n'offrait pas un champ favorable à ses recherches spéciales et il résolut de s'installer à Paris. Depuis lors, tous ses travaux, toutes ses veilles, ses nombreuses observations, ses expériences, furent consacrés à l'étude du fluide électrique, tant sous le rapport de l'emploi qu'on en peut faire à la physiologie, comme instrument d'exploration, que sous celui de son usage en pathologie. De là ses magnifiques acquisitions sur l'anatomie et la physiologie de l'appareil musculaire, au moyen de l'électrisation localisée, sans la participation des centres nerveux et en gouvernant l'électricité à travers les organes et en lui imposant des limites; ses beaux travaux sur l'expression des passions par la face humaine, travaux si propres à servir l'art plastique ; les progrès qu'il a fait faire à la symptomatologie de la paralysie du nerf facial, de la paralysie saturnine, de la paralysie à frigore du nerf radial, des paralysies et contractures du diaphragme, du grand dentelé, des péroniers, etc. ; ses recherches sur l'atrophie musculaire progressive, sur l'atrophie progressive des enfants, sur la structure du bulbe rachidien, sur la paralysie glosso-labio-laryngée, sur la paralysie myosclérosique, l'ataxie locomotrice progressive, etc., etc. En un mot, Duchenne (de Boulogne), à l'aide du fluide électrique, a éclairé, touchant la physiologie et la pathologie, de vives lumières une foule de points [qui étaient restes avant lui, ou mal interprétés, ou relégués dans l'ombre absolue. Ce grand et noble expérimentateur est mort à Paris, d'une attaque d'apoplexie, le 17 septembre 1875, après avoir souffert pendant quatre années d'une affection grave qui s'était atténuée à la longue, mais qui avait donné à ses amis et à lui-même les plus sérieuses inquiétudes. Portant dans toute sa personne les aptitudes physiques et intellectuelles de la race Boulonnaise, il était de taille au-dessous de la moyenne, trapu, actif dans ses mouvements, lent dans sa parole. Nous empruntons à ses panégyristes, Lasègue et Straus, les lignas suivantes : « La vie de Duchenne se
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résume pour nous dans son existence scientifique, et la biographie du savant est pleine d'enseignements précieux. La conscience du but qu'il voulait atteindre et qu'il a dépassé le soutenait contre tous les découragements, et la ferme notion des moyens à employer le préservait des écarts; sa volonté sans défaillance prenait d'emblée son point d'appui sur une méthode dont il ne s'est jamais départi. S'il n'est pas donné de s'assimiler les qualités intellectuelles d'un homme, sa pénétration dans la recherche, sa sagacité daus l'observation, sa rectitude dans l'appréciation des résultats obtenus, au moins peut-on bénéficier de ses procédés de travail. Duchenne avait réglé sa manière de vivre ou plutôt de s'instruire à sa façon, il n'avait visé aucune des situatiouà officielles, et on pourrait presque dire qu'il avait pris ses précautions pour être garanti de ce qu'il eût regardé comme une entrave. Libre, n'étant pas astreint à un service hospitalier, étranger à l'enseignement oral, où se dépensent tant d'efforts, il se mouvait à son gré dans sa sphère tracée d'avance. Tous les matins, ^auf les plus rares exceptions, il visitait un ou deux hôpitaux, choisissant le= cas les plus favorables à ses études, consultant les ébauches d'observations déjà recueillies, aussi honnêiemcnt habile à profiler des données positives que des aperçus indécis. En retour il mettait libéralement au service de tous sa mémoire médicale qui s'enrichissait chaque jour et son expérience technique. Ses idées, ses notions acquises, ses travaux en voie d'élaboration, se produisaient à découvert au cours de ses causeries familières... Le courage scientifique dont Duchenne fut une si remarquable expression exclut les solennelles aventures, il s'épuise dans une résistance impassible, et n'en impose pas moins de douloureux sacrifices. Peu d'hommes ont, au même degré, abdiqué leur susceptibilité légitime, ou opposé au mauvais vouloir une volonté en apparence toute passive; le succès finit par récompenser ses peines et, quand il l'eut atteint, la tâche était devenue aisée... »
Nous croyons devoir donner la bibliographie, aussi complète que possible, du célèbre éleclrolhérapiste :
I. Élude comparée des lésions dans V atrophie musculaire graisseuse progressive et dans la paralysie générale. In Union méd., 1853. — II. Recherches électro -physiologiques, pathol. et thérap. sur le diaphragme. In Union méd., 1853. — Ht. Recherches électrophysiologiques et pathol. sur les usages de la sensibilité musculaire. In Monit. des hop..
]g55, IV. Note sur quelques symptômes et sur le traitement de la contracture du
diaphragme. In Monit. d. hôp., 1853. — Y. De l'influence de Vélectrisation localisée sur l'hémiplégie rhumatismale de la face. In Gaz. bebd., 1874. — VI. Recherches éleclruphysiologiques et pathol. sur les muscles de l'épaule. Paris, 1854, in-8°. — VII. Paralysie €Ltrophique graisseuse de V enfance; son diagnostic, de son pronostic et de son traitement par la faradisation localisée. Paris, 1855, in-8°. — VIII. Du second temps de la marche, suivie de quelques déductions pratiques. In Union méd., 1855. — IX. Action thérap. de la respiration artificielle par Vélectrisation des nerfs phréniques contre l'intoxication chloroformique. In Union méd., 1855. — X. Recherches électro-physiologiques et pathol. sur les muscles qui meuvent le pied. In Arch. gén. de méd., 1856. — XI. Orthopédie physiologique, ou déductions j>ratiqucs de recherches électro-physiol- et pathol. sur les mouvements de la main et du pied. In Bull, de thérap., 185 . — XII. De la valeur de la faradisation de la corde du tympan et des muscles moteurs des osselets, appliquée au traitement de la surdité nerveuse. In Bull, de thérap., 1858. — Xlli. De l'ataxie locomotrice progressive. . . In. Arch. gén. de inéd., 1858. — XIV. Paralysie musculaire progressive de la langue, du voile du palais et des lèvres. In Arch. gén. de méd., 1860. — XV. Diagnostic et curabilité de la surdité et de la surdi-mutité nerveuses par la faradisation des muscles moteurs des osselets et de la corde du tympan. Paris, 1861, in-S". — XYt. Anatomie pathol. de la paralysie înuscul. progressive de la langue, du voile du palais et des lèvj-es. In Gaz. hebd., 1861, in-8». — XVII. Mécanisme de la physionomie humaine, ou analyse électro-physiol. de ses différents modes d'expression. In Arch. de tnéd., 1802. — XYIII. Recherches
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cliniques sur Vétat palhol. du grand synipallùque da)is Valaxie inotrice progressive. In Gaî. hebd., 1804. — XIX. Diagnostic différentiel des affections cérébelleuses et de Valaxie locomotrice jnogressive. InGaz. hebd.,\SGL — W. Étude microscopique, photo-autographie des ganglions de Vhomme à l'état normal. In Bull, de l'Acad. de méd., 1864-1865. — XXI. De la crampe du pied ou de l'impotence fonctionnelle du long péronier. In Union méd., 18G8. — XXII. Recherches ieono-p holographiques sur la morphologie et la structure du bulbe humain. Paris, 1820, in-S", 12 pp. — XXIII. Exposé d'une nouvelle méthode d'électrisation dite galvanisation localisée. In Arch. gén. de méd., 1851. — XXIV. Du choix des appareils d' induction au point de vue de leur application à la thérapeutique et à l'étude de certains phénomènes électro-physiologiques et pathol. In Bull, de l'Acad. de méd.. t. XVI, 1850-1851. — XXV. Recherches sur les propriétés physiologiques et thérapeutiques de l'électricité de frottement, de l électricité de contact et de l'électricité d'induction. In Arch. gén. de méd., mai 1851. — XXVI. Considérations critiques sur Vélectrisalion par courants centrifuge et coiifripètc, et sur Vélectrisalion des extrémités nerveuses dans leur application à la médecine. In Revue méd., mars 1852. — XXVII. Recherches électro-physiol. et pathol. sur l'action individuelle et les usages des muscles qui meuvent le pouce et les doigts de la main. In Arch. gén. de méd., 1852. — XXVllI. Électricité au point de vue physiologique et tliérapeutique. Démonstrations expérimentales. In Union méd., 5 juin 1852. — XXIX. De la valeur de Vélectrisalion dans le traitement des maladies, suivie de Vapplication de la faradisalion localisée au diagnostic et au traitement des paralysies consécutives aux lésions des nerfs mixtes. Gand, 1852, in-8». — XXX. Étude physiol. sur la courbure lombo-sacrée et V inclinaison du bassin pendant la station verticale, à l'aide de V expérimentation électro-physiol. et de Vobservation clinique. In Arch. gén. de méd., 1866. — XXXI. Mouvements de la respiration. Paris, 1866, in-8°. — XXXII. De la paralysie musculaire pseudo-hypertrop/iique, ou paralysie myo-sclérosique. In Arch. gén. de méd., 1868. — XXXIII. Considérations critiques sur V électro-puncture, sur l'électrisation, etc. In
Revue méd., 1852. — XXXIV. De Vélectrisalion localisée Paris, 1855, in-S-; 1861,
in-S"; 1872, in-8°. — XXXV. Album de photographies pathologiques. Paris, 1862, in-S". — XXXVI. Mécanisme de la physionomie humaine, 2« éd. Paris, 1876, in-8°. — XXXVII. Physiologie des mouvements démontrée à Vaide de Vexpérience électrique et de Vobservation c/inz^we. Paris, 1867, in-8°. — XXXVIII. Iconographie photographique pour servira V étude de la structure intime du système nerveux de Vhomme. Paris, 1869, in-4''. A. C.
DUCnES:\E (Les).
Duchesne (Joseph). Plus coiinu SOUS le nom latinisé de Quercetanus, sieur de Moranie, de Lyserable et de la Violette. Natif du comté d'Armagnac, il demeura longtemps en Allemagne, fut reçu docteur à Bàle en l'année 1575, devint médecin de Henri IV, et mourut à Paris en 1609, âgé de soixante-cinq ans. Il a composé un grand nombre d'ouvrages sur la médecine chimique ou spagyrique, dont il s'est montré le plus chaud partisan. Aussi a-t-il eu plus d'une fois maille à partir avec la Faculté de médecine de Paris, qui le poursuivit comme son plus mortel ennemi et qui défendit à ses membres de tenir aucune consultation avec lui. Duchesne n'en continua pas moins à pratiquer au grand jour une méthode qui commençait à faire parler d'elle, et qui inaugura une ère médicale nouvelle, l'ère de la chimiatrie, de l'emploi de médicaments tirés du règne minéral. De plus, Duchesne était poëte. En cette qualité il a écrit plusieurs poésies fort remarquables, qu'on lit encore avec plaisir, et qui indiquent un enfant gâté des Muses. Veut-il, par exemple, dépeindre les tristesses de l'humanité, il s'écrie avec amertume :
Le monde est tel qu'une chouette Qui n'aime que l'obscurité ; Voilà pourquoi tant il rejette La langue de la vérité.
Qui de l'éclairer s'évertue.
Mais c'est en vain qu'elle se peine, Car le misérable a sa vue De cataractes toute pleine.