DU PORT
L'auteur propose, dans cet ouvrage, de tenter sur des criminels ou des condamnés à mort des opérations hardies et dangereuses, comme l'infusion et la transfusion dans les veines. « Mon projet, dit-il dans son discours préliminaire, doit scandaliser l'insouciant et le faible, révolter le fanatique, soulever le vieux routinier et le jeune raisonneur; autant au-dessus des préjugés qu'audessous de toute ambition qui ne serait pas celle de rechercher et d'obtenir l'utile, je mépriserai le persiflage de la médiocrité et les clameurs de l'ignorance, et je prétends tirer vanité et des sifflets du jaloux et des outrages du calomniateur » (Dezeimeris). L. Hn.
DUPLAWIL (Jean-Denis). Ce médecin, natif de Paris, appartenait à la l'acuité de médecine de cette villp, où nous le voyons prendre la première inscription, le 26 octobre i765. Il est mort à Argenteuil, près de Paris, le 7 août 1702, après avoir été médecin iionoraire du comte d'Artois (Charles X).
Fort laborieux, ami des sciences, possesseur d'une riche bibliothèque, Diiplanil à laissé les ouvrages suivants :
I. Médecine du voyageur, ou avis sur les moyens de conserver la sanlé et de remédier aux accidents et aux maladies auxquels on est exposé dans les voyages, tant par terre que par mer ; suivie d'un essai de médecine pratique sur les voyages, considérés coinme remèdes. Paris, an IX (1801), 3 vol. in-8°. — II. Médecine domestique de Buchan; trad. en franc., 1775, 5 vol. in-S". — III. Méthode nouvelle et facile de guérir la malad. vénérienne, par Clarc. Trad. en franc. Paris, 1785, in-8°. A. C.
DL'PL,lCA.TElJRS. Certains instruments destinés à extraire les corps étrangers de la vessie après les avoir plies sur eux-mêmes, si leur nature s'y prête, OLi après les avoir redressés de telle manière que la direction continue celle de l'instrument. Duplicateurs, de Belmas, de Leroy d'EtioUes, de Mercier [voij. Corps étrangers et Vessie). D.
DU PORT (François). Il était de Crépy-en- Valois, où il naquit en 1348. On n'a aucun détail ni sur ses parents, ni sur les années de sa jeunesse. Ce qu'il y a de sûr, c'est qu'il était docteur en médecine à la Faculté de médecine de Paris dans les années 1572 et 1573, et qu'il fut reçu docteur le 10 janvier 1575. Dix ans après, il versifiait en quatre livres les signes de maladies. Le 6 novembre 1604, il était proclamé doyen et continué l'année suivante. Il mourut à Paris, rue des Deux-Boules, le 5 septembre 1624, lais.sant de sa femme, Marie Planson, un fils qui n'a pas suivi la carrière du père. Du Port était si bien l'esclave du démon de la poésie, qu'il ne pouvait écrire quoi que ce fût, médecine ou antre chose, sans que ce fût en vers. Les Aphorismes d'Hippocrate, i\ les a trouvés en vers. C'est en vers qu'il a exposé, en quatre livres, toute la séméiotique, les diagnostics du père de la médecine, le diagnostic des affections épidéraiques. C'est encore sous forme rimée qu'il a exhalé le Triomphe du Messie :
I. De siynis morboruin libri quatuor. Parisiis, 1384, in-8°. — II. Medica Decas. Lutetiée, 1615, ^1-4». Dufour [voy. ce nom) a traduit cet ouvrage en vers français, 1694, in-8°. — III. Hippocratis Coi, prognosticon liber donatus versibus. Luteti8e, 1398, in-8. — IV. Hippocratis A])horismorum libri System expressi versibus. Parisiis, 1374, in-8''. — V. Pestilentia
îuis domandœ ratio Paris, 1006, in-8°. — VI. Le Triomphe du Messie. Paris, 1617,
in-8°. — YII. Franc. Du Port libri IH de Messiœ victoriâ, iriumpho. Parisiis, 1621, in^".