‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.31Chapitre 10 sur 67 · L. Un · texte numérisé non relu

L. Un

DE SAXCTIS (TiTO-Livio). Médecin italien, né à San-Marlino-di-Cliieti, le

10 juillet 1817, d'une famille pauvre. 11 se rendit à Naples pour y e'iudier la médecine en même temps que la peinture. Il ?e lit professeur de littérature pour vivre. Ses études terminées, il entra dans la marine, puis donna des cours privés de chirurgie, et en 1860 fut nommé au concours professeur ordinaire de palholoi^ie chirurgicale à l'Université de Naples. Il se distingua comme professeur et comme écrivain et fit faire de grands progrès à la chirurgie napolitaine. En même temps que sa chaire de chirurgie, il conserva celle de littérature et s'occupa de peinture et remplit les fonctions de chirurgien au Collège de la marine. Il mourut à Naples le 8 février 1883, laissant un Trattato dipatologia cliinirgica très-ostimé et un grand nombre de mémoires et de monographies, parmi lesquels nous mentionnerons particulièrement ceux qu'il a donnés à VEnciclopedia medica. L. H>'.

DE VILLE (jEAîi-CuARLES-AMiÎDtE). Chirurgien distingué, mort le 20 août 1885 à la maison de santé d'Ivry, où il était soigné depuis plus de dix-sept ans.

11 fit ses éludes à Paris, fut nommé interne des hôpitaux en 1841, aide d'auatomic de la Faculté en 1843, prosecteur des hôpitaux en 1846, puis concourut d'une manière remarquable pour l'agrégation en 1847, et pour le Bureau central en 1850. Le plus bel avenir l'attendait lorsque survint le coup d'État. « Anatomiste expert, dit P. ISroca, chirurgien savant, opérateur habile, il faisait à l'Ecole pratique de la Faculté de médecine, comme professeur particulier, des cours de pathologie externe et de médecine opératoire, où son talent oratoire attirait une foule d'élèves enthousiastes. Ce fut là qu'un commissaire de police, accompagné de deux agents, vint l'arrêter le 13 décembre 1851, au moment où il allait commencer sa leçon. Il n'avait pris aucune part au mouvement insurrectionnel qui avait suivi le 2 décembre... Mais il était fils du représentant Deville, qui était alors détenu à Belle-Isle pour sa participation à l'affaire du 13 juin 1849 ; il n'en fallut pas davantage pour motiver son arrestation. » 11 devait être déporté à Gayenne; le navire sur lequel il avait été embarqué, battu par la tempête, dut relâcher à Brest; ses amis mirent celte circonstance à profit pour obtenir la commutation de sa peine en exil. 11 se lendit à Londres où l'attendait la misère, mais il ne se découragea pas et continua ses travaux scientifiques, fréquentant les musées, les écoles, les hôpitaux, et publiant d'intéressants mémoires. Il étudiait surtout avec ardeur au musée d'anatomie pathologique de Guy s Hospital, recueillant des matériaux pour ses publications. L'un des travaux les plus remarquables qu'il mit au jour à cette époque, c'est son mémoire relatif aux Hernies du testicule, et qui parut en 1853 dans le Moniteur des hôpitaux. Il publia encore dans le même recueil : Coup d'œil sur la chirurgie anglaise. Des hernies crurales et Revue clinique des hôpitaux anglais. Mais un jour il sévit refuser la porte du musée, sous prétexte qu'il dessinait les pièces. Or, il ne savait pas dessiner. P. Broca a exposé les détails de cette triste affaire dans un article sur le Droit international en matière de science {Gaz. hebd. de méd., 13 janv. 1854).

Deville dut renoncer à la carrière scientifique et, pour vivre, se livra à la clientèle. Il y t-éussit si bien que la première année il gagna 25 000 francs. Il acquit en peu de temps une belle fortune. Mais ses malbeurs avaient fiappé son imagination. Il voyait partout la main de la police impériale, et n'osait même plus confier de lettres à la poste. En 1861, il fut pris d'un accès de manie aiguë et quelques mois après ses parents le ramenèrent en France et le placèrent finalement dans lu maison de santé d'Ivry. L. Hk.

DIACÉTAIUIDE. VotJ. Amides.

DIACÉTIKE. Voy. Glvcérides et Glïcol.

DIA€tf-:TOBR09inYDRIl«E. VoiJ. GlïCÉRIDES.

DlACÉTOCnLORHTDRINE. Voy. Glvcérides.

Dli%.cÉTYLÈî\'E. Vacétylène résultant de l'union directe du carbone et ■de l'hydrogène sera étudié à l'article Hïduocarbures. Le diacélylène, (C*H*), prend naissance par l'action de la chaleur sur l'acétylène : c'est un hydrocarbure très-volatll encore incomplètement connu. D.

DIACÉTVLOPnÉNl'LÈTME OU MAPBTALIXE. Voy. Naphtaline.

DIACÉTYLURÉE. Poudre cristalline blanche, peu soluble dans l'eau froide et dans l'alcool, insoluble dans l'éther. S'obtient en chauffant plusieurs jours à 100 degrés de l'urée avec l'oxychlorure de carbone. D.

DIALDÉDYDE. {CWO")^. S'obtient en traitant le glycol par le chlorure de zinc ou tout autre corps déshydratant ; c'est un liquide qui bout à 110 degrés centigrades {voy. Aldéhïde). D.

D1AL.LYLE. L'allyle, peu étudié encore à l'époque où il a été mentionné dans ce Dictionnaire {voy. Allïle), est, on l'a vu, le radical d'un groupe de composés dits allyliques, supposé exister dans les essences d'ail ou de moutarde. M. Wertheim ayant signalé l'existence d'une série allylique, MM. Bcrthelot et de Luca ont montré qu'elle dérivait tout entière de l'élher allyliodhydrique ou propylène iodé, formé aux dépens de la glycérine : ils sont parvenus à faire la synthèse de l'essence de moutarde et MM. Gahours et Hoffmann ont reconnu ensuite l'alcool allylique. En traitant cet éther (C^lPl) par un sel d'argent, on produit un autre éther qui, décomposé par un alcali, donne l'alcool allylique.

L'allyle, qui appartient au groupe des radicaux homologues, peut, quand il est en liberté, se doubler; il constitue alors le diallyle. Celui-ci s'obtient en traitant l'éther allyliodhydrique par le sodium. Il a l'odeur de l'éther, une densité de 0,684 à 14 degrés centigrades, brûle avec flamme et bout à 59 degrés. II se combine à 4 équivalents de chlore, de brome et d'iode, et se dissout dans l'acide sulfuriquc. D.

DIAMIDES oc BIAUIDEâ. Voy. AmidES.

DIAmiDOIWAPUTALIIVE OU IVAPHT1XÈ\E-DIAIIIIIVE. Voy. NAPHTA- LINE, p. 40G.

DIA1III!\ES. Alcalis diammoniacaux, qu'on distingue en primaires, secondaires, tertiaires, quaternaires, suivant que les deux molécules d'ammoniaque nécessaires pour épuiser la réaction génératrice sont unies à i, à 2, à 5, à 4 molécules d'alcool diatomique (Berthelol). Les alcalis de la quatrième espèce sont les oxydes de diammonium composés. D.

DIAMYLACÉTAL. OR' (O.C^H")^ Liquide d'une densité de 0,8347 à 15 degrés centigrades, insoluble dans l'eau, bouillant à 210», 8. On l'obtient en faisant chauffer à 80 degrés un mélange de 1 volume d'aldéhyde, 5 volumesd'alcool amylique et 1 volume d'acide acétique cristallisable. Un procédé plus simple consiste à faire passer un courant de gaz acide carbonique à travers un mélange d'alcool amylique et d'aldéhyde. D.

DIAMIXE. C*"H" = (C*H")*. Isomère avec l'hydrore de décyle. Liquide incolore, d'une odeur aromatique, d'une saveur mordicante, insoluble* dans l'eau, miscible à l'alcool et à l'éther. 11 s'obtient par l'action du sodium en excès sur l'iodure d'amyle. L'opération se fait dans un ballon surmonté d'un réfrigérant en serpentin; on recueille^ ce qui passe à 158 degrés (Wurtz) {voy. Di- AMYLiQUES [Combinaisons]) . D.

DIAIMYLÈIME. Voy. Amylène.

DIAMYLOXALIQL'E (Acide). Corps composé de filaments soyeux, solubles dans l'eau, insolubles dans l'eau et dans l'éther, qui fondent à 120 degrés centigrades; le diamyloxalate d'éthyle (un des éthers obtenus par la digestion à 70 degrés de l'oxalate d'éthyle et de l'iodure d'amyle) est traité par l'eau de baryte; il en résulte un diamyloxalate de baryum, d'où l'on sépare l'acide. C'est de l'acide oxalique dans lequel deux atomes d'oxygène sont remplacés par (G^H'^)-.

DIAMYLVALÉRAL. CW* (O.C^H")^ Liquide d'odeur désagréable, insoluble dans l'eau, bouillant à 240 degrés environ; densité, 0,849 à 7 degrés. S'obtient en chauffant 1 volume de valéral, 3 volumes d'alcool amylique et 1 volume d'acide acétique. D.

DIAIXILIDE. Voy. ÂNILIDES.

DiARACmiVE. Les arachines sont des substances neutres analogues aux stéarines. L'arachide renferme de la triarachine (î;oî/. Arachide et Distéarine).

DIATÉRÉBIQUE (Acide). G**H*^0"'. Un des dérivés des alcools triatomiques, qui fait partie du groupe des acides-alcools bibasiques et monoalcooliques (Berthelot). D.

DIAZO... Les composés diazdiques ont été étudiés à un point de vue

Mi ADDENDA.

général, au mot Diazoïques {Combinaisons). Ces composés sont très-nombreux; nous ne nous arrêtons qu'aux, plus importants.

Diazobenrîne. VoiJ. PuÉNYLAMlNE.

Diazobenzoïques (AciDEs). Il en existe trois, dérivés de l'acide nitro-benzoïque {voy. ce mot). L'acide métazobenzoique, le mieux connu, est produit par l'aclion du sodium sur le métanitrobenzoale de soude.

Diazobenzol. Cocps buileux, qui dérive de l'aniline et de l'acide azoteux : un courant de cet acide passant dans de l'eau où l'on a délayé de l'azotate d'aniline donne lieu à la formation d'azotate de diazobenzol (matière explosible), qu'on précipite par l'alcool et l'élher. La solution traitée par la potasse donne le diazobenzol potassique, duquel on sépare le diazobenzol au moyen de l'acide acétique.

Diazonaphty lamine. (C-*'H''Az^,AzO''H). On la Connaît à l'état de composé salin. L'azotate se produit par l'action de l'acide azoteux sur l'azotate de napbtylamine délayé dans l'eau froide. On filtre et Ion évapore dans le vide. On obtient des ai;^uilles blancbes. Corps explosible.

Diazophënols- S'obtiennent en faisant agir sur l'aniline les oxyphénols, résultant eux-mêmes de la réduction des pbénols nitrés isomères. D.

DiBE^'ZYLA.!niME. La beuzylamine, obtenue en faisant agir l'hydrogène naissant sur le benzonitrite dissous dans l'alcool et en dégageant l'hydrogène par le zinc et l'acide sulfurique, a pour formule Cll'Az. Si l'on substitue deux atomes d'hydrogène au radical de l'alcool benzylique, on a la dibenzylamine {pWy.Wkz; liquide visqueux, incolore, d'une densité de 1,035 à 14 degrés centigrades, soluble dans l'alcool et l'éther. La dibenzylamine se produit dans la décomposition à 250 degrés du chlorhydrate de tribenzylamine. D.

OlBROiiliiiDRl.\E. Voy. Glycérides.

DtBL'TYRIXE. Voy. BuTYRIîJE,

DICULOBACÉTIQUE (Acide). C*H^Cl*04. S'obtient par l'action prolongée du chlore sur l'acide monochloracétiquc en présence de l'iode. Bout entre 190 et 191 degrés; se solidifie au-dessous de 0 degré. P.

DICOLORUYDRIIVE. Voy. Chlouhydrine.

DICK (Hermann). Médecin allemand, né à Spire le 25 novembre 1814, mort à Klingenmùnster (Palatinat) le 22 février 1879. II fit ses études à frankentheil et à Berlin, puis en 1849 devint médecin pensionné à Hombach et plus tard àLandstuhl, enfin fut nommé directeur d'un asile d'aliénés nouvellement créé à Klingenmùnster. Il n'entra cependant en fonctions qu'après un voyage de deux ans, de 1853 à 1855, en Allemagne et à l'étranger; à son retour, il publia : Reiseskizzen ûber das non- r est raint- System in englischen und die Beseitigung der Zellen iw franzôsischen Irrenanstalten {Allgem. Zeitschr. f. Psychiatrie, Ed. XIII, 1856). Le gouvernement bavarois lui accorda, pour

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recompenser ses services, le titre de conseiller aulique (voy. AUgem. Zeitschr. f. Psychiatrie, Bd. XXXVI, p. 504, 1880). L. Hn.

DICOllÉllVE. Se forme quand on chauffe la codéine avec l'acide sulfurique coiicentré ou avec de l'acide phospliorique. 1).

DiCl'AAAMiDE. Voy. Gyanajiide.

DICVAI\'IQUE (Acide) ou oiCARBI.^IDE. S'obtient par l'action de l'acide azoleux sur la cyanurée, suspendue dans l'eau chaude. 11 se rapproche d'ailleurs plus de l'urée que de l'acide cyanique. Il se présente sous forme de cristaux jaune clair. D.

DIESIIVG (Karl-Moriz). Célèbre helminthologiste allemand, né à Cracovie, le 16 juin 1800. Il étudia la médecine à Vienne, mais, obéissant à un goût particulier pour les sciences naturelles, il travailla dès 1822 avec succès à la seclion helminthologique du cabinet zoologique, sous la direction de Bremser. En 1826, il fut reçu docteur en médecine {Diss. de nucis vomicae principio efficaci), puis devint assistent de botanique, obtint trois ans après un posle au cabinet d'histoire naturelle et devint, en 1845, premier conservateur adjoint. Personne n'était plus apte que lui pour remplir ces fonctions. En 1850-1851, il publia son Systema lielminthum (Vienne, 2 vol.), excellent ouvrage qui fut imprimé aux frais de l'Académie des sciences. Mais sa vue, affaiblie par l'emploi du microscope, l'empêcha de travailler au troisième volume de cet ouvrage. Dès 1852, il fut mis à la retraite avec pension. Quoique aveugle, il publia encore jusqu'en 1865 une série de travaux dans les Denkschriftea et les Silzungsberichte de l'Académie de Vienne (clas^e de malhëm. et de se. nat.). Ces mémoires réunis ensemble forment un beau volume avec 26 planches magnifiques. Il mourut le 10 janvier 1867 [Hirsch's biogr. Lexicon, II, 184).

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