L. Hn
DIÉTUACÉTIQUE OU CAPROÏQL'E (.\cide). Voy. CaproÏque [Acide).
EîIÉTHOXALIQUE (Acide). Acide oxalique dans lequel 1 atome d'oxygène est remplacé par (G^IP)*. On l'obtient en vaporisant l'éther éthylique obtenu par l'action du zinc-éthyle sur l'oxalate d'éthyle. Cristaux fusibles à 74°, 5; un peu solubles dans l'eau. D.
DIÉTffllLACÉTOKE. Par l'actiou successive du sodium et de l'iodure d'éthyle sur l'éther acétique, on obtient une liqueur jaune paille, plus légère ijue Teau, qui, par la dessiccation et la distillation, se divise en deux parties, dont l'une bout entre 204 et 208 degrés et l'autre entre 120 et 160 degrés. La première renferme de Y éthylacétocavbonate d'éthyle et du diéthylacétocarhonate d'éthyle. Le diéthylacétone s'obtient en décomposant le second de ces corps par la baryte. Liquide incolore, d'odeur camphrée, peu soluble dans l'eau, soluble dans l'alcool et l'éther, bouillant entre 154 et 159 degrés. Inoxydable à l'air. D.
DlÉTHYLAMIiXE. Liquide très-inflammable, miscible à l'eau, bouillant
à 570,5. On produit d'abord du bromliydrate de diélhylamine par la combinaison du bromure d'éthyle avec Télbylamine dissous dans de l'eau, et l'on dégage la base en traitant ce sel par la potasse. D.
DiÉTHTL.iMLiiKE. lluile incolore, bouillant à 2i5°,5 ; sa composition est C«H^— Az(G2ll^)^ ■ D.
DIÉTHYLBEKZOL. S'obtient par l'action du sodium sur un mélange de bromomélbylbenzol et de bromure d'éthyle. D.
DIÉTHYLIKE. VoiJ. GlycÉRIDES.
DIÉTHYLURÉE. Prismes fusibles à H2»,5 ; solubles dans l'alcool et l'eau. Se décompose par l'ébullition avec la potasse caustique en éthylamine et acide carbonique. S'obtient par l'action du cyanate d'éthyle sur l'éthylamine. D.
DIETL (Josef). Né en 180-4 à Podbuze, en Galicie, étudia les sciences à Lemberg et la médecine à Vienne, et prit le diplôme de docteur dans cette dernière Université en 1829. Il se fixa dans la capitale autrichienne et y devint, en 1841, premier médecin et, en 1848, directeur de l'hôpital régional de Wieden. En 1851, il fut appelé à Cracovie pour occuper la chaire de pathologie spéciale et prendre la direction de la Clinique médicale; il conserva ces fonctions jusqu'en 1865. En 1861, il devint député au Landtag et plus tard auReichsralb. En 1866, il fut élu président de Cracovie et peu après membre de la chambre des seigneurs d'Autriche. Enfin, en 1872, il devint membre et directeur de la classe de& sciences mathématiques et naturelles de l'Académie des sciences de Cracovie. Il mourut le 18 janvier 1878 et fut enterré aux frais de l'État.
Dietla écrit une foule de mémoires sur des sujets variés de médecine, qui ont paru dans les journaux médicaux, en langue polonaise ou en langue allemande ;: il a écrit en particulier sur les stations sanitaires de Galicie {Hirsch''s biogr. Lexicon, 11, 184). L. Hn.
DIEUDOMIVÉ (Jean-François-Joseph). Médecin belge, né à Bréda, le 18 juin 1810, fil ses premières études à Bruxelles, puis se livra à la médecine à Louvain, où il fut reçu docteur en 1854. Après avoir complété son instruction médicale à Paris, où il suivit surtout Dupuytren, il s'établit à Bruxelles oir il fut peu après nommé membre du Conseil de salubrité et de la Société des sciences médicales, qu'il présida par la suite; plus tard, il devint membre de l'Académie de médecine, de la Commission de statistique, du Conseil de santé supérieur, etc. Dicudoiiné mourut à Bruxelles, le 10 août 1865, de la rupture d'un anévrysme de l'aorte. Il a publié un grand nombre d'articles dans le Journal de médecine, de chirurgie et de -pharmacologie de Bruxelles, de 1845 à 1865, et divers mémoires sur l'hygiène publique, la thérapeutique, etc., et le Compte rendu des travaux du Conseil de salubrité publique... 1860 {Hirsclis biogr. Lexic, II, 185). L. Hn.
DIEUXIVOTE (Les deux). Sous ce nom on connaît deux médecins qui, dans leur temps, ont occupé à Paris une grande position, sinon par leurs écrits, du
moins par leur clientèle el le rôle qu'ils ont joue dans le sein de la Faculté de médecine.
Dieuxivoye (Bertin). Né au Mans, en 1620, fut reçu docteur régent à Paris, le 25 décembre 1648, occupa le décanat dans les années 1682-1685, mourut âgé de quatre-vingt-dix ans, le 2 mai 1710, et fut enterré à Saint-Paul, ainsi que le constate l'acte suivant :
Paroisse Saint-Paul. Le 2» (mai 1710), Monsieur Bebtin Dieu.vivoïe, conseiller médecin ordinaire du Roy, PAncien de Messieurs de la Faculté de médecine de Paris, et ancien Doyen d'icelle, est décédé rue Saint-Antoine, âgé de quatre-vingt-dix ans, ou environ; dtiquel le corps a été inhumé dans la Chapelle de la Communion de Saint-Paul, sa paroisse, le 5° courant, en présence de Simon Bertin Dieuxivoye, correcteur des contes, et de Eustacue Louis Caupentier, trésorier de France, à Paris, beau-frère, qui ont signé.
Dieuxivoye ; Carpentier.
Berlin Dieuxivoye est auteur, outre d'une thèse et d'une brochure, dont nous parlerons tout à l'heure, des thèses suivantes :
L An parentibus jam senibus nali prudentiores? (alf.), 1647. — IL An maribus, ut fœminis (jravissimis ex veneris abstinentiâ affeclus? (alf.), 1647. — III. An ablactalis purgalio frequens? (afi.), 1648. — IV. An lingua hœsitantes melancholici? (aff.), 1649.
Dieuxi'voye (Bertin-Simon). Fils du précédent, et de Catherine Lefèvrc. Il naquit à Paris, fut reçu docteur le 25 août 1683, et mourut le 16 août 1725, laissant ces thèses :
I. An quœ primo partu marem générant fœcundiores? (aff.), 1683. — II. An à vomilu partus facilior? (neg.), 1684. — III. An aer Parisinus sa(ubris ? (aff.), 1684. — IV. An calor et frigidus sunt qualitates principes et maxime actuosœ ? (aff.), 1684. — V. An deinoliendœ difficili enlerocele emeticum ? (aff.), 1686.
Quant à la thèse et à la brochure de Dieuxivoye le père, auxquelles nous avons fait allusion, elles firent un assez grand bruit, qu'elles ne méritaient guère. 11 est bon pourtant d'en parler, ne fût-ce que pour faire connaître un petit coin des mœurs médicales de l'époque.
Bertin Dieuxivoye ayant à présider à la thèse quodlibétaire de Louis Gallais, proposa cette question (51 janvier 1558) :
Quartance Peruvianus Cortex ? (L'écorce du quinquina est-elle bonne contre la fièvre quarte?), et il concluait par l'affirmative.
Mais en même temps il regrette que l'on ne puisse se procurer le suc cyrénaïque {Succum Cyrenaicum), bien propre, selon lui, à venir en aide au quinquina et à remplacer la thériaque.
Dieuxivoye fit plus encore : Dans un « tirage à part » de sa thèse, et qui fut largement distribuée, il dijonidi un Appendix de succo Cyrenaico, où il reproduit cette opinion que le fameux médicament, indiqué par Galien, était à jamais perdu pour nous.
De là une réponse que s'attira Dieuxivoye de la part de son collègue à la Faculté, de Philippe Douté, qui soutint {Philippi Douté, — De succo Cyrenaico Diatriba. Ad Bertinum Dieuxivoye... Parisiis, 1658, in-4° de 51 p.) que le suc cyrénaïque se vendait dans les officines, et qu'on pouvait se le procurer aisément, quoique caché peut-être sous un autre nom.
De là encore une réplique de Dieuxivoye {Appendicis de liquore Cyrenaico defensio, Parisiis, 1659, in-4*' de 80 p.) {Voy. du reste les articles Laser, Laserpitium et Silphium de ce Dictionnaire). A. G.