DÉPENSES
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Commence à fonctionner.
Commence à fonctionner.
Commence à fonctionner.
Nouvelles créations.
Commencent à fonctionner.
Quant au dispensaire spécial pour enfants, les faits n'ont pas tardé à en démontrer l'utilité, on pourrait presque dire la nécessité. Trois mille cent quarante enfants y avaient été amenés du 16 mai 1885 au 50 avril 1884. Ce dispensaire ouvert pour toutes les familles sans exception peut l'être à des conditions particulières, on l'a vu plus haut, pour les enfants envoyés par les souscripteurs de la Société philanthropique. Ces enfants sont admis, si elles le désirent, à un traitement de trois mois sur la présentation de la carte de souscription. Or, du jour de la fondation au 50 avril 1884, 421 enfants ont été inscrits et suivis jusqu'à la fin du traitement, qui a duré en moyenne quatrevingt-dix jours. De plus, le dispensaire a reçu, dans le même espace de temps, 5141 enfants consultants gratuits, pour lesquels les bains, douches, pansements, opérations, médicaments, etc., out porté à 50 000 le chiffre des actions médicamenteuses.
Nous ne pouvons négliger, en terminant cet article, de mentionner un dispensaire tout re'cemment ouvert dans le XIV" arrondissement (Observatoire) par Madame Heine, à qui l'on devait déjà une école professionnelle d'aveugles. Il a été inauguré avec une certaine solennité le 12 août 1884. Le personnel médical qui y est attaché répond à tous les besoins de la pratique et comprend, à cet effet, des médecins spécialistes.
Du reste, Paris n'a pas, on le sait, le privilège des dispensantes. Il en existe beaucoup d'autres dans diverses grandes villes de France et à l'étranger, mais il y aurait peu d'intérêt à en faire l'objet d'une étude particulière.
A. Dechambre.
DITTERICH (Georg-Ludwig). Né à Wurzbourg, le 8 mars 1804, fit sos études dans sa ville natale, à léna, à Munich et à Erlangen, et fut reçu docteur à cette dernière Université en 1829. 11 se fixa à Munich, où il rédigea de 1845 à 1855 la Neue-Med. Chir. Zeitiing, jadis publiée à Salzbourg, puis à partir de 1870 les Bliitter fur Hellwissenschaft. En 1849, il devint professeur honoraire et, en 1851, professeur extraordinaire à l'Université de Munich. Il mourut le 6 novembre 1875.
Ditterich s'est particulièrement occupé de la syphilis, sur laquelle il a publié, en 1842, deux volumes, ainsi que de la balnéologie, et a publié, entre autres, à cet égard, un ouvrage remarquable intitulé : Rlinische Balnéologie (Mûnchen, 1862. gr. in-8°. 2. Ausg., ibid., 1807, gr. in-8°). Yoy. Hirsch's biogr. Lex., II, 191. L. Hn.
DITTRICH (Franz). Médecin allemand, né à Nixdorf, en Bohême, le 16 octobre 1815, fit ses études à Prague sous la direction de Hyrtl et y fut reçu docteur en 1841. Il passa ensuite à Vienne et à son retour à Prague devint assistent de Jaksch et de Kiwisch, puis prosecteur danatomie pathologique, enfin fut nommé professeur dans cette même branche à Vienne en 1848. En 1850, il accepta la chaire de clinique médicale d'Erlangen. Il fut atteint en 1856 d'une affection cérébrale à laquelle il succomba en 1859.
Outre ses Berichte sur l'anatomie pathologique publiés dans la Prager Vierteljahrsschrift depuis 1845, il a mis au jour : Ueber den Laennecschen Lungeninfarct (Erlangen, 1850) et des recherches sur le cancer de l'estomac, la syphilis du foie, la sténose du cœur, la cardite [Prager Yiertelj., 1848, 1849, 1852) (voy. Allgem. deut. Biogr., Bd. Y). L. Hn.
DJEZLA. OIÎ DSCHEZLil (Ebn) OU AbOU Ali JaHJA Ben Isa Ebn D.(EZLA- el-
Bagdadi. Né chrétien à Bagdad, Djezla fréquenta l'école d'Abou Ali Ibn- el- Welid, qui le convertit à l'islamisme en 1074. Comme il était calligraphe, il devint écrivain auprès du juge suprême (Cadi) des Hanéfites à Bagdad. Plus tard il se livra à l'étude delà médecine et gagna la faveur du public par sa bienfaisance ; il soignait gratuitement les pauvres et leur délivrait des médicaments à ses frais. 11 mourut en juin de l'année 1100, laissant des ouvrages théologiques destinés à prouver la supériorité de la religion mahométane et des livres de médecine, parmi lesquels l'un intitulé Tahvien... (en latin Tacuin aegriiudinum et morborum) donne une énumératiou des maladies sous forme tabellaire avec leur traitement; ce livre a paru en latin (Argentorati, 1552, in-fol.), et en allemand (Strasbourg, 1555). Un autre ouvrage, Methodica expositio
eorum quibus homo vli solet, donne l'énumération alphabétique des plantes officinales et d'autres médicaments. Enfin Sontheimer attribne à Ibn Djezla un livre qui lui fut communiqué en 1845 par Pruner et qui est intitulé: « Le livre des médicaments simples d'Ibn-Beithar, les plus usités dans la médecine )>. C'est une compilation d'Hippocrate et des anciens médecins arabes. L. Un.
DOVER (Thomas). Médecin anglais, l'auteur de la poudre mixte d'opium, d'ipéca, etc., qui porte son nom et dont on trouvera la formule sous le nom usuel de Dower {Poudre de) (1''^ série, t. XXX, p. 550). Né dans le Warwicksbire, il devint bachelier eu médecine à Cambridge en 1687. 11 fut l'ami et probablement l'élève de Sydenham; après un voyage eu mer, il se fixa à Bristol et acquit de la fortune par l'exercice de son art. En 1708, il fréta un navire et partit pour un voyage commercial ; il eut le bonheur de délivrer à l'île Juan Fernandez le fameux Alexandre Selkirk, abandonné là depuis quatre ans et quatre mois, et dont les aventures ont donné lieu au charmant conte de Robinson Crusoé. De retour à Bristol en 1711, il exerça de nouveau la médecine, puis en 1721 s'établit à Londres et y fut admis licencié du Collège des médecins la même année. En 1728, il se rendit dans le Gloucestei^shire, oii il passa quatre à cinq ans, puis revint à Londres et y mourut vers 1841. Son ouvrage, Ancienl Physicians Legacy to His Country, est devenu populaire et a été réimprimé un grand nombre de fois. L. Hs.
DREYER (Johann-Traugott). Chevalier von der Iller, né en 1804, à Asch, en Bohême, entra dans l'armée comme aide-médecin. En 1830, il fut assistent à la clinique ophthalmologique de Jaeger, à Vienne, fut reçu docteur en 1851, et en 1835 fut envoyé à Innsbruck en qualité de chirurgien de régiment. Eu 1855, il devint professeur adjoint d'histoire naturelle à l'Académie militaire Joseph, en 1858 professeur titulaire, et parcourut tous les grades de la médecine militaire jusqu'à celui de médecin général d'état-major. Il prit part aux travaux d'un grand nombre de commissions officielles et obtint sa retraite en 1864. Il rendit de grands services dans l'organisation du service sanitaire lors des campagnes de 1848-1849 et de 1859. Il mourut le 17 septembre 1871.
Nova blepharoplaslices methodus. yindohonaie, 1831, gr. in-8°. L. Hn.
DRŒZE (Frederik-Jan-Haver). Né à Dordrecht, le 6 juin 1779, reçu docteur à Leyde en 1799, fit un séjour à Paris, puis devint en 1802 professeur de médecine à Dordrecht. Il mourut le 16 mai 1850, laissant plusieurs importants mémoires Sur l'opération de la hernie étranglée (Amsterdam, 1805 ; couronné), Sur la lithotomie (1815) eiSur le cancer (1824; couronné). L. Hn.
DUCA.SSE (Jean-Marie-Augdstin). Nous donnerons ici quelques renseignements complémentaires sur la carrière de ce savant médecin. 11 était fils d'un maître en chirurgie; il devint en 1808 professeur adjoint à l'École impériale de médecine de Toulouse, en 1850 professeur titulaire de médecine légale et d'hygiène, en 1859 professeur d'accouchements, et devint la même année directeur de l'École qui prit, en 1841, le titre d'École préparatoire de médecine et de pharmacie. Il était secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse, depuis 1841. Une surdité progressive le força à se démettre de ses diverses fonctions de 1851 à 1855. L. Hn.
426 ALlDENDA.
DUCHASi-tAlNC; de F0I\TBRESSIIV (Placide), Médecin et naturaliste distingué, né à la Guadeloupe vers 1819. Il fit ses études en France et s'appliqua à la médecine à Paris. Tout en faisant ses études médicales, il s'occupa d'histoire naturelle, en particulier de zoologie. Il fut reçu la même année, en 1845, docteur en médecine et licencié es sciences naturelles. Il retourna ensuite à la Guadeloupe et s'y livra à l'exercice de la médecine. En 1848, il quitta cette île et après un séjour à Sainte-Marthe, où il se distingua par son zèle à soigner les cholériques, il se rendit à Panama. Là il éleva une maison de santé et donna particulièrement ses soins aux voyageurs et aux capitaines de navires. Des jalousies locales et des tracasseries administratives le forcèrent à quitter le pays. Il passa alors quelque temps à la Guadeloupe, et enfin se fixa à l'îJe Saint- Thomas. Mais pour y exercer la médecine il fallait un diplôme danois; il eut le courage de venir le chercher en Europe et de subir de nouveaux examens. Il pratiqua alors la médecine à Saint-Thomas pendant quinze ans, puis en 1867 vint s'établir en France, dans le Périgord, avec sa famille. Il n'y jouit que peu d'années d'un repos qu'il avait si bien gagné. Une mort prématurée l'enleva à la science, le 16 septembre 1875.
Duchassaing s'occupa beaucoup de botanique et ramassa d'importants matériaux sur la flore des Antilles et de l'Amérique centrale, matériaux que Grisebach mit à profit dans sa Flora of West Indies; il se livra avec plus d'ardeur encore à l'étude des animaux, particulièrement des Invertébrés. Pendant son séjour à Saint-Thomas, il porta son attention particulièrement sur les Cœlentérés, les Spongiaires et les Échinodermes, ainsi que sur les Bryozoaires, les Crustacés, etc.
Malgré ces occupations si variées Duchassaing ne négligeait pas la médecine pratique, qu'il exerça partout où il résida avec zèle et succès. Nous citerons de ce savant médecin :
I. Recherches sur les formes dans le règne animal et sur les caractères que l'on peut en tirer. Th. de Paris, 1843, in-S". — II. Du mode de production des tubercules pulmonaires. Paris, 1844, in-4°. — 111. Avec Michelin. JVo^e sur deux ]>olypiers de la famille des Coraux, appartenant aux genres Solanderia et Pterogorgia. In Revue zool., 1846, p. 218. — IV. Avec Michelin. Note sur les genres Solayideria et Pterogorgia. Paris, 1846 (probablement tirage à part du précédent). — V. Note sur l'Oi-ibasia stagnalis, nouvelle espèce de Bryozoaire. In Annal, des se. nat., 5° sér., Zool., t. VIII, p. 581, 1847. — 'SI. Animaux radiaires des Antilles. Paris, 1850, in-S", 2 pi. — Vil. Note sur les mœurs des Crustacés des Antilles. In Revue et Magasin de zoologie, l' sér., t. 111, p. 77, 1851. — VIII. Essai de physiologie et de psychologie. Paris, 1874, in-12. L. Un.
DUCHEK (Adalbert). Médecin allemand, né à Prague le l" décembre 1 824, était le fils d'un médecin. Il fut reçu docteur à Prague en 1848, puis nommé médecin en second à l'hôpital des aliénés, enfin devint assistent de Hamcrnjk. Il s'occupa beaucoup d'anatomie pathologique et de chimie et, en 1855, passa à Lemberg, en qualité de professeur à l'École médico-chirurgicale. L'année suivante il fut appelé à Heidelberg et en 1858 fut nommé professeur de clinique médicale à la Josephs-Akademie, nouvellement rétablie. Lorsqu'en 1871 Skoda prit sa retraite, Duchek le remplaça dans ses fonctions qu'il conserva jusqu'à sa mort, arrivée le 2 mars 1882.
Duchek a laissé la réputation d'un clinicien distingué; il a fait preuve d'un jugement remarquable tant dans le diagnostic que dans le traitement des maladies. Tout ce qu'il a écrit porte l'empreinte d'un esprit juste et observateur. De 1861 à 1870, il fit partie du comité de publication des Wiener med.
Jahrbûcher et du Wochenhlatt der ZeiUckr. der /.. k. Gesellsch. d. Aerzte zu Wien. Outre des articles dans les journaux de médecine, Duchek a publié :
I. Ueberdie Wirbelluberculose. Diss. Prag, 1848. — II. Die Krankheilen der Kreislaufs-, Athmungs-, Yerdaunngs-, der Geschlechts- und Harnorgane. In Handb. der spec. Path. u. Thérapie, Bd. I. Erlangen, 1862. — III. Article Scoudut dans Pitha's u. Billroth's Ilandbuch , Bd. I, Abth. 2, A. Erlangen, 1876, in-8°. L. Un.
DUFOUR (Charles). Né le il janvier 1826, reçu docteur en 1854, soutint à cette occasion une thèse remarquable intitulée : Étude sur la tuherculisation des organes génito-vrinaires. L'un des premiers, en France, il s'occupa de recherches microscopiques et sous ce rapport rendit de grands services à ses collègues de la Société anatomique, dont les bulletins renferment un grand nombre d'intéressantes observations de lui. Dufour mourut le 14 février 18G1 {vog. Labbé, Bullet.Soc. anat., t. XXXVII, p. 590, 1862). L. Un,
DUIVIX (Robert). Né à East Brunton en 1799, étudia la médecine à Londres, aux hôpitaux réunis Saint-Guy et Saint-Thomas, fut reçu licencié de la Société des apothicaires en 1825, membre du collège de chirurgie en 1828, puis exerça son art à Londres. Il s'occupa spécialement d'accouchements et se lit recevoir membre de la Société obstétricale de Londres et fellow de la Société médicochirurgicale, dont il fut le vice-président. Il mourut le 4 novembre 1877, laissant des mémoires estimés publiés dans les Transactions of the Obstétrical Societg, etc. L. Hn.
DU PETIT. Voy. Petit.
DUPLAY (Mathieu-Simon-Jhstin-Maurice), plus connu avec le prénom d'Auguste qui ne lui appartenait pas, mais sous lequel on le désignait dans sa famille, de telle sorte que par la suite il signa lui-même A. Duplay. Ce savant médecin vint au monde à Paris, en 1805. Il fut reçu au concours interne en 1826, passa le temps de son internat successivement à la Maternité et à la Charité et obtint la médaille d'or des hôpitaux. II soutint sa thèse inaugurale en 1835, fut nommé chef de clinique de Rostan, à la Pitié, puis fut reçu au Bureau central et devint successivement médecin de l'hospice des Incurables hommes, de l'hospice de Bicètre et enfin de l'hôpital Lariboisière. Il se retira en 1870, avec le titre de médecin honoraire des hôpitaux. Enfin, Duplay mourut à Paris en 1872. 11 était le père de Simon Duplay, le sympathique professeur de pathologie externe de la Faculté de Paris.
Duplay avait concouru sans succès pour l'agrégation en 1838. En 1865, il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur à l'occasion de l'épidémie de choléra. Les mémoires assez nombreux qu'il a publiés dénotent un grand sens pratique et un rare talent d'observation. Nous citerons :
I. Des ramollissements de l'utérus et principalemetit de son ramollissement garigréneux. Th. de Paris, 1833, in-4°. — II. Des maladies dissimulées. Th. du conc. d'agrég. Paris, 18â8, in-4°. — III. Résumé de la clinique médicale de l'hôpital de la Maternité de Paris pour janvier 1830. \n Journ. hebd. de méd., 29 mai 1850. — IV. Observations de choléra recueillies dans le service de M. Raijer. In Arch. gén. de méd., 1" sér., t. XXIX, p. 57, 1832. — V. Observât, de parotides survenues pendant le choléra, etc. Ibid., p. 365, 1832. — VI. Du choléra enté sur la gastrite et la g astro- entérite, etc. Ibid., 1" sér., t. XXX, p. 29, 1832. — VII. De quelques faits intéressants observés à l'hôpital de la Charité, 2" sér., t. I, p. 161, 373, 1833. — VIII. De l'ampliation morbide de l'estomac, considérée surtout sout
le rapport de ses causes et de son diagnostic. Ibid., 2» sér., t. III, p. 166, 325, 1853. - IX. Hevue de la clinique médicale de M. le prof . Boston, etc. Ibid., 2" sér., t. IV, p. 411, 1834. — X. De l'amaurose suite de la colique de plomb. Ibid., 2" sér., t. V, p. 5, 1834. —
XI. Observation d'une altération (rès-gi-ande du sang Présence d'une quantité très-grande de pus dans les systèmes artériel et veineux, etc. Ibid., 3° sér., t. VF, p. 223, 1834. —
XII. Observation de maladies des centres nerveux recueillies dans le service de M. le prof. Rostan. Ibid., p. 306, 478. — XIII. De la suppuration des vaisseaux lymphatiques de l'utérus à la suite de l'accouchement. Ibid., 2» sér., t. VII, p. 293, 1855. — XIV. De la présence du pus dans les vaisseaux ly^nphatiques de l'utérus à la suite de l'accouchement. Ibid., 2» sér., t. X, p. 308, 1836. — XV. Quelques observations tendant à éclairer l'histoire de la phlébite. Ibid., 2' sér., t. XI, p. 58, 1836. — XYI. Observations de maladies du cervelet. Ibid., 2" sér., t. XII, p. 261, 1836. — XVII. Recherches sur le sperme des vieillards. Ibid., 4" sér., t. XXX, p. 385, 1852. — XVIII. Du traitement des kystes de l'ovaire par l'injection iodée. Ibid., 5° sér., t. I, p. 194, 1853. — XIX. Recherches sur les changements et les altérations que présente chez les vieillards l'appareil sécréteur et exci'éleur du sperme. Ibid., 5-= sér., t. VI, p. 129, 428, 1855, etc. L. Hs.
DURET (Jacques). Médecin français, né à Nuits (Côte-d'Or), vers 1795, reçu docteur à Paris en 1817. Dès 1812, il débuta comme chirurgien aide-major et prit part à la désastreuse campagne de Russie. Après avoir acquis ses grades, il se fixa dans sa ville natale et y exerça la médecine et la chirurgie avec un zèle qui ne se démentit jamais ; les infirmités d'une haute vieillesse seules l'obligèrent à renoncer à la pratique.
Duret était maire de Nuits, membre du Conseil général pendant la plus grande partie du règne de Louis-Philippe, et devint chevalier de la Légion d'honneur en 1847. 11 fut chirurgien de l'hospice de Nuits pendant plus de trente ans et obtint 5 médailles d'argent pour services rendus comme vaccinateur. Membre de plusieurs sociétés savantes, il s'occupa en outre avec succès de botanique et d'archéologie. Par son testament, il légua au Jardin botanique de la ville de Dijon son herbier, qui était considérable, et une trentaine de volumes de botanique rares et précieux, et à sa ville natale environ 1200 volumes de .sa bibliothèque, avec un herbier des plantes de la Côte-d'Or. Il a publié, entre autres :
I. Sur l'hystérie. Th. de Paris, 1817, in-4°, n" 91. — II. Avec M. Lorey : Flore de la Côted'Or ou description des plantes indigènes et des espèces le plus généralement cultivées ei acclimatées, etc. Dijon, 1831, 2 vol. in-8°, avec 7 pi. L Hn.
DVRSY (Emil). Anatomiste très-distingué, né ù Griinstadt. Palatinat, le 5 avril 1828, fit ses études à Heidelberg, où il fut l'un des meilleurs élèves de Henle, et y lut reçu docteur en 1852, devint en 1854 le prosecteur de Luschka à Tubingue et en même temps privat-docent et, en 1861, professeur extraordinaire. Ce savant professeur mourut le 16 mars 1878. Ses travaux sont surtout relatifs à l'anatomie humaine et à l'embryologie (tfïVsM's Biogr. Lexic, Bd. 11, p. 245). Nous ne citerons que les principaux :
I. Beitr. zur Kenntniss der Muskeln, Bander und Fascien der Haut. Heidelberg, 1852. -
II. Ueber die Fascien und Schleimbeutel der Fusssohle. In Henle's Zeitschr., 1855. —
III. Die Muskellehre in Abbildungen, zum Gebrauche bei Prâparirûbungen. Tiibingeii,
1860, in-4°, 60 pi. — IV. Anatomischer Atlas 1. Abth. Muskeln und Blutgefâssb
Lahr, 1861, gr. in-4°, 16 pi. — V. Ueber den Wolf/'schen Kôrper, etc. In Naturforsclier- Versammlung, 1864. — VI. Der Primitifstreif des Huhnchens. Lahr, 1867, 3 pi. — VII. Zur Entwickelungsgeschichte des Kopfes des Menschen und der hôheren Wirbelthiere. Tiibingen, 1869, avec allas de 9 pi., in-4°. — VIII. Gypsmodelle des menschlichen Gehirns, etc. Lahr, 1878, 2 pi. — IX. Naturgeschichte der deutschen Schlangen, 1853. L. Hn.
DUTCHER (P.). Médecin américain, né à Durham, Greene Country, New-
York, le M octobre 1818, commença l'étude de la médecine en 1854 à New- York, prit ses degrés en 1859, au Collège des médecins et des chirurgiens de cette ville, puis pratiqua à Cooksbury et à Eaton, et enfm se fixa en 1847 à Enon Valley, où il resta dix-sept ans. En 18()4, il accepta la chaire de médecine j)ratique au Collège médical de Cleveland et jouit dans cette ville d'une grande réputation. 11 mourut le 50 janvier 1884, laissant un grand nombre d'articles dans les journaux de médecine. 11 fut fellow de l'Académie de médecine de Cleveland, qu'il présida en 1868. L. Hn.
DUVERNOY (Jean-Geokges). Quelques renseignements complémentaires sur cet éminent anatomiste ne seront pas déplacés. II avait dii étudier l'anatomie sur des chiens, mais, lorsqu'en 17'25 il fut appelé à Saint-Pétersbourg, il disposa des cadavres de tous les individus morts subitement dans la rue ou des suicidés ; il disséqua en outre divers animaux rares, éléphants, lions, léopards. C'est lui qui établit que les os trouvés en Sibérie et jusqu'alors décrits comme provenant d'éléphants avaient appartenu à des mammouths. En 1741, il revint à Tubingue et mourut, en 1759, à Amstâdt, dans le Wurtemberg, où il exerçait la médecine. L. Un.
DYSCHRoniE. Voy. Taches.