INTENSITÉ
DESCE!\D.\.NT.
ASCENDAiNT.
FERMETDRE.
OUVERTURE
FERMETURE
OUVERTURE
Repos.
Repos.
Secousse.
Secousse.
Repos.
Secousse.
Secousse.
Secousse.
Secousse.
Secousse.
Secousse.
Secousse.
Repos.
Repos.
Repos.
Secousse.
Il reste bien entendu que dans toutes ces épreuves l'excitabilité du nerf n'a subi par elle-même aucune variation autre que celles résultant de l'application même du courant excitateur, sans quoi on peut supposer que le tableau ci-dessus représentant l'ordre de succession des contractions serait modifié. L'influence des conditions propres aux nerfs a été étudiée. On n'a pas oublié que chaque portion du nerf ainsi isolé et séparé présente une exagération, puis une diminution de son excitabilité avant que son dépérissement soit complet. L'intensité du courant restant la même (il convient de choisir la valeur minima), l'excitabilité seule changeant avec le temps, trois stades se présenteront à l'observateur en somme très-semblables à ceux des lois de la secousse.
Le nerf ayant au début son excitabilité normale, on aura deux contractions de fermeture, une pour chaque courant, ascendant et descendant. L'excitabilité augmentant au bout d'un moment, le résultat sera le même que si l'on renforçait l'intensité du courant. On aura donc les quatre contractions de la deuxième phase du tableau ci-dessus. Mais bientôt, pendant que la zone d'hyperexcitabilité se déplace, envahissant successivement chaque point du nerf en se rapprochant du muscle, une zone de moindre excitabilité la suit et un moment arrive où l'une de ces zones est sous-jacente à l'un des pôles pendant que l'autre est sous-jacente à l'autre; quand le pôle négatif (le plus excitant des deux) se trouvera sur la zone excitable il y aura contraction, et c'est ce qui arrive à la fermeture du courant descendant; mais, par contre, il y aura absence de contraction à la fermeture du courant ascendant, parce que le pôle négatif se trouve alors placé sur la zone inexcitable. Le dépérissement graduel et spontané du nerf produit ici ce qui plus haut était dû à l'action modificatrice des forts courants, à savoir une distribution de l'excitabilité telle que la contraction devient impossible avec certaine orientation du courant.
Entre ces stades principaux il y a, bien entendu, des intermédiaires. Le tableau suivant dressé par Nobili montre la succession décroissante des effets à partir du moment où l'excitabilité commence à atteindre son maximum, c'est-à-dire à
partir de la deuxième phase. Pour le compléter, il faudrait y ajouter la première phase caractérisée par les deux secousses de fermeture, plus la phase où seul le courant ascendant agit, au moment de sa fermeture.