L. IL
EHRLICH (Johaxn-August). Né le 22 juillet 1760, à Wilthen, près Bautzen. Fils d'un chirurgien, il fit ses premières études au gymnase de Zittau, puis alla étudier la médecine à Leipzig. Il voyagea ensuite en Hollande, en Angleterre, en Irlande, en France, en Italie et en Suisse, et a publié deux volumes contenant des relations intéressantes d'opérations chirurgicales, observées par lui daus les hôpitaux de la Grande-Bretagne. On trouve dans cet ouvrage des faits intéressants d'extraction de l'œil, de laryngotomie, de castration, de rétrécissement de Tœsapbage, de lithotomie, de fractures diverses, etc. Revenu à Leipzig en 1792, pour y exercer son art, il devint successivement chirurgien de l'hôpital Saint-Georges, de l'hôpital Saint-Jean, de l'école Saint-Thomas, et de 1806 à 1815 il fut choisi comme médecin en chef du lazaret militaire français établi dans cette ville. Il passa à Dresde en 1819 et y mourut le 4 juin 1853. On cite de lui :
I. Geschichle einer complicirten Schusswunde mit schweren Zufallen, und ihrer Eeilung durch die Opération. In Abhandlungen der phys. med. Soc. zu Erlaiigen, 1. I, p. 277, 1810. — II. Chirurgische Beobachtungen : t. I. Chirurgische, auf Beisen und vorzïiglich in den Hospilàlevn zu London gemac/tte Beobachtungen , nebst Angabe verbesserter Operalionsarten. Leipzig, 1795, in-S", avec fig. représentant des instruments nouveaux ; t. II. Chirurgische Beobachtungen , nebst hinzugefïtgter Beschreibung der in England
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gebrâuchlichen CJiarpie-Maschinen. Ibid., 1825, in-S". — III. Observation d'une rélentiou d'urine due à la pi-ésence d'une double vessie. In Journ. complémentaire des se. méd.y t. XXXVt. p. 24, 1830. — IV. Observation d'une luxation des vertèbres cervicales. Ibid., p. 56 ù 62. Ces deux dernières observations sont traduites de l'ouvrage précédent. A. D-
EDRn^^iV (Les). Famille de médecins et de savants strasbourgeois, tous dignes d'être mentionnés.
Ehrmann (Jean-C.4ri;tien). Né à Strasbourg en 1710, mort dans la même ville le 16 août 1797. Il fut reçu docteur dans sa ville natale en 17,13, puis nommé successivement professeur extraordinaire de médecine et en 1782 professeur ordinaire, et ouvrit cette année son cours de clinique par un programme sur une rai'e édition de Galien, celle de Venise, 1490. Plus taixl, il obtint la charge de médecin pensionné de la ville et le décanat du Collège des médecins. Gœlhe a fréquenté ses cours, ainsi qu'il le dit lui-même dans son autobiographie. On cite de ce savant médecin :
I. Dissert, de fœniciilo (praes. Boeder). Argentorati, 1752, in-'i''. D'après Haller, cette thèse devrait être attribuée à Hermann et non à Ebrmann. — II. Dissert, de cuniino. Argentorati, 1733, in-i", — III. Marci Mappi historia plantarum alsaticarum jiosthuma, opéra et studio J. C. Ehrmann. Argentorati, 1742, in-4°. — IV. II a publié l'étlition de l'ouvrage suivant : Pharmacopoeia argentoratinensis, incl. magislralus jussu revisa et ad usum hodiernu7n accomniodata a coUegio medico. .\rgenlorati, 1757, in-fol. — V. On lui a. attribué à tort une thèse Sur Vaction du mercure qui est en réalité de Spielmann et de- J.-Frédéric Ehrmann, l'un des fils de notre Ehrmann. L. Hn.
Ehi-inann (Jeais'-Chrétien). Fils du précédent, naquit à Strasbourg en 1749, prit le diplôme de docteur à Bàle en 1772 et quelques années après se fixa à Francfort-sur-le-Mein, où il devint en 1796 médecin de la garnison. 11 fut élu en 1779 correspondant de l'Académie royale des sciences de Paris et fut nommé en 1808 conseiller médical éniérite. Il se retira en 1821 à Spire, oiî il mourut le 31 août 1827, laissant divers ouvrages qui se rapportent à la médecine humaine et à la médecine vétérinaire.
C'est surtout comme écrivain satii'ique qu'il se distingua; il démasqua avec une verve remarquable les travers et les défauts des médecins de son temps ; ses écrits, en nous permettant de nous faire une idée exacte de l'état de la médecine et de la chirurgie à la fin du dix-huitième siècle, présentent par cela même un grand intérêt et nous fournissent des données précieuses pour apprécier les progrès qu'a faits depuis lors l'art de guérir. Du même âge que Goethe,, il eut des relations assez intimes avec l'immortel poète. C'est lui enfin qui fonda l'Ordre des conseillers auliques détraqués; les archives de cet ordre et la plupart des ouvrages d'Ehrmann sont conservés à la bibliothèque de la ville de Francfort. Nous citerons de lui :
I. De colchico autumnali. Basileae, 1772, in-4''. Reçus, in Baldinger sylloge opusc. med. pract., t. V, p. 61. — II. Praktische Versuche in der Darmgicht der Pferde. Strasshurg, 1778, in-8°. — III. Praktische Versuche in der Mauhperre oder Birsclikrankheitder Pferde. Frankfurt a. M., 1779, iii-S». — IV. Praht. Versuche im Dampf der Pferde. Frankf. a. 31., 1780, in-8°. — V. Beitrâge zur Aufklârung des Trippers. Frankf. a. M., 1780, m-%°. — VI. Versuch einer Gesthichte verscliiedener Kenntnisse aus der Saturlehre und Physik. Wien, 1783, in-8°. — VII. Psychologische Fragmente zur Macrobiotik odcr der Kunst sein Leben au verlângeren. Frankfurt a. M., 1797, in-8°. — VIII. Ueber dcn Kuhpockenschwindel, etc. Frankfurt a. M., 1801, 3 fasc in-8''. — IX. Rhapsodien in Bezng auf tcchnische Heilkunde, Chirurgie und gerichtliche Arzneywissenschaft- Frankfurt a. M., 1^03, in-S". — X. Geheime Instruction fiir Wundârzte bei Leichen, Leichenôffnungen, Sterbefàllen, etc. Frankfurt a. M., 1799; cet opuscule devenu extrêmement rare a été réimprimé
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par Stricker dans ses Beitrâge zur ârztl. CuUurgeschichte. Frankfurt, 1865, in-8">. — XI. Die Nachlmenschen. Frankfurt, 1795, et Die enttarvten Naclitmenschen. Frankf., 1795, analysés tous deux dans le môme ouvrage de Stricker. — XII. D'après Stricker, Ehrmann serait aussi l'auteur de : Briefe iiber die Galanlerien von Urankfurt a. Mein. Leipzig, ITOl-HOS, in-8°, dont le même Stricker a rendu compte dans Virchow's Arch., Bd. LXXX. — XIII. L'ouvrage intitulé : Medicinische Boche, pragmalisch dargestellt. Frank!., 1801, in-8°, lui revient sans doute. — XIV. Enfin on lui a encore attribué ■- Untersuchung der Frage : ob der Tripper eine Krankheit eigener Art odcr ein venerischer Zufall sey? Frankf. a. M., 1808, in-8°. Cet opuscule, d'après Dezeimeris, serait en réalité sorti de la plume de Ehrmann Stellwag, médecin de Spire, mort en 1827, le même qui a publié une topographie de cette ville sous le titre : Essai d'une topographie médicale de la ville de Spire. Mayence, 1808, in-8°. L. Hn.
Ehrmann (Jea.vFrédékic). Frère du précédent, vit le jour à Strasbourg en 1739 et y prit le bonnet de docteur en 1761 . Il se fixa dans sa ville natale où il exerça la médecine avec le plus grand succès et fut nommé, en 1782, professeur de clinique médicale à l'Université. Il renonça à sa chaire l'année suivante et mourut du typhus en 1794.
11 a laissé deux dissertations pleines d'érudition et une traduction allemande de la médecine de Home.
I. Diss. de hydrargijri praeparationum inlernarum in sanguinem effectibus (praes. Spielmann). Argentorati, 1761, in-4°. Réimpr. dans Witvver, Delect. diss. medicarum argentoratensium, t. I, p. 175, et dans Sandifort, Thésaurus dissertationum. . ., t.I, n" xx. —
II. Diss. demorbo calarrhali benigno apud nos epidemico. Argentorati, 1762, in-4°.