L. Hx
ElcnwAl.» (Eduard). Médecin et naturaliste célèbre, né à Mitau (Courlande), le 4 juillet 1795. Préparé à l'élude des sciences par son itère, simple instituteur, il suivit d'abord le gymnase de sa ville mitale, puis se rendit à Berlin où, de 1814 à 1817, il étudia la médecine et l'histoire naturelle. Après avoir visité Munich, Vienne, la Suisse, la France et l'Angleterre, il vint prendre le degré de docteur à Vilna en 1819, puis, après avoir quelque temps pratiqué à Milau et à Tuckum, passa à Dorpat, en 1821, s'y fit rece\oïr privat-docent et enseigna la zoologie, la minéralogie et la paléontologie. Cliargé en 1823 d'enseigner l'anatomie comparée et l'art obstétrical à Kasan, il entreprit en 1826 un voyage scientifique à la mer Caspienne, au Caucase et en Perse. A son retour, en 1827, il fut nommé professeur titulaire de zoologie et d'anatomie comparée à Vilna, en remplacement de Bojanus. Il partit de cette ville, en 1829, pour aller visiter les provinces occidentales de la Russie jusqu'à la mer Noire. Lors de la suppression de l'Université de Vilna, en 1851, il resta secrétaire des conférences de l'Académie médico-chirurgicale de la même ville, et fit des cours sur la minéralogie, la zoologie et l'anatomie comparée. Eu 1858, il devint secrétaire de l'Académie chirurgicale de Saint-Pétersbourg et professeur à cette même école, en même temps qu'il fut chargé d'enseigner la paléontologie à l'Institut des mines et de faire des conférences à l'École supérieure des ingénieurs. Vers cette époque, il entreprit de nouveaux voyages et parcourut l'Esthonie, la Finlande, le ^gouvernement de Pétersbourg et les provinces Scandinaves. En 1846, il fit une exploration géologique de l'Italie, de la Sicile et de l'Algérie. Eichwald a été, depuis Pallas, le plus infatigable voyageur qu'ait eu la Russie. Eu 1851, il se démit de ses fonctions officielles, fêta, le 18 mai 1869, le cinquantenaire de son doctorat, et mourut en 1876. Eichwald était conseiller d'État et membre d'un grand nombre de sociétés savantes. On peut dire qu'il fut le paléontologiste le plus distingué de la Russie. Les principaux de ses nombreux ouvrages sont :
I. Diss. de sslachis Aristotelis. Vilnœ, 1819. — II. De regni animalis Hmitibus atque evolutionis gradibus. Dorpati Livon., 1821. — lll.Zoologia specialis; Vilnse, 1829-1851. — IV. Observationes de Phijsalo et de Ddpliino. Petersburgi, 1829. — V. Naturhislorische Skizze von Lithuaneii, Vol/iynien und Podolien. Vilna, 1830. — VI. Planlarum novarum f/uas in itinere Caspio-Cauctisio observavit fasciculi. Vilna et Leipzig, 1851-1855, in-fol. — Su. Memoria Bojani. Vilnse, 1855. — VIII. Mémoire sur les richesses ininérnles des provinces occidentales de la Russie. Vilna, 1855. — IX. Allé Géographie des Kaspischen Meeres, des Kaukasus und des sûdlichen Russlands. Berlin, 1858. — X. Ueber das silurische Schichtensyslem von Esthiand. Petersburg, 1840. — XI. Die Urwelt Russlands. Petersburg, 1840-1847, 4 vol. — XII. FaunaCaspio-Caucasia. l'etershnrg, 1841. — Xlïl.Oryktognosie. Petersburg, 1846. — XIV. Geognosie. Petersburg, 1846. — XV. Naturhistorische Bemerkungen auf einer Reise durch Tyrol, etc. Moskau und Stuttgart, 1851. — XVI. Die Palaeontologie von Russland. Petersburg, 1851. L. ILv.
EILSEN (Eaux minérales de). 45
EICKEX (Geuhard-Wilhelm vo.n). Médecin allemand, né à Langenberg (Reuss) vers 1764, fut reçu docleur à k'na en 1789, puis se fixa à Mûlillieim et devint en 1796 conseiller du duc des Deux-Ponts. L'époque de sa mort nous est inconnue. On a de lui :
I Diss inauq. de noxis ex ■praetermatura pubertate oriundis in physica educatione marimonerc aùendendis. leufc. 1789, in-S". — II. Griuidlinicn zur Kennlniss der wichtiqsten Krankheilen des Mensclien, etc. Mannlieini, 1794, iii-8°. — III. Geddchtnàhlâtter: enlhaltend 'Sachrichtén von dem Leben und Charakter verdienter Aerzie und Naturforscher. ^lannheim. 1796, in-8°. — IV. Bemerkungen ûber die Brownsche Arznei/ehi-e, etc. Otïenbach.
1790 iii-S". V. Parallelen zwischen T/iier und Mensch, etc. Elberi'eld, 1798, in-8°. —
VI. Seuei- Gesundheits-Katechismtis, etc. Soling-eii u. Elberfeld, 1810, in-S". — VII. Il a publié: Neiies medicin. Archiv f. Léser ans allen Stànden. Mannheim, 1795-179(5, in-8°, 3 livr. L. Hx.
EIDEXBUTH (Werner). Médecin accoucheur, professeur ordinaire d'accouchements et directeur de l'école de l'institution des sages- femmes du duché d'Ârenberg. La date de sa naissance et celle de sa mort nous sont inconnues. On cite de lui :
I. Die Kiuist, leiclit und gliicklich zu gebâven. Ein Taschenbuch fur Frauenzimmer. Aachen, 1817, in-S". Une autre édition porte le titre suivant, d'après Callisen : Anweisung zum leichlen und glïtcklichen Gebâren; ein Leilfaden bei dcr Geburlsgeschichte fur Schwangere, Gcbârende, liindbetterinnen, und vorzûglich fur Hebammen. Ziveite umgearbeitete und mit Zusâtzen verm. Auag., ibid., 182-3, in-8°. — III. Das gebârende Weib, oder Yersuch eines Leitfadens bei der Geburt, fiir Hebammen. Aachen, 1825, in-8'. A. D.
EILSEX (Eaux MiisÉiuLES de). Athermales, sulfatées calciques moyennes.^ carboniques faibles, sulfureuses faibles. En Prusse, dans la principauté de Schaumburg-Lippe, à 6 kilomètres de Biickeburg, qui est une station du chemin de fer de Cologne à Minden, près d'Arnsberg, au pied des montagnes du Ilarrlberg et du Suutelgebirg, à 91 mètres au-dessus du niveau de la mer, dans une belle et riche vallée, émergent du muschelkalk 9 sources. Nous nous contentons d'indiquer les quatre principales qui se nomment : Georgenbrunnen (source de Georges), Julianenquelle (source de Julien), Augenbrunneii (source des yeux) et JSeuiviesenbninnen (source de la nouvelle prairie). L'eau de toutes les sources d'Eilsen est claire, transparente et limpide, quoiqu'elle laisse déposer une couche notable de boue noirâtre au fond de ses bassins, son odeur est manifestement sulfureuse, son goût est hépatique et un peu amer ; dîs bulles gazeuses, les unes grosses et bruyantes, les autres fines et s'épanouissant sans aucun bruit, la traversent constamment ou s'attachent aux parois de ses fontaines. La température de l'eau de toutes ces sources est, en général, de 15 degrés centigrades. Sa densité n'est pas connue. Dumesnil a fait l'analyse chimique de l'eau d'Eilsen, ainsi que de la boue qu'elle laisse déposer; il a trouvé dans 1000 grammes de l'eau et de la boue les principes suivants :
GEORGEN- JOLIANEN- Al'GEN- KErWIESEN-
BFl'.VXEN'. QPELLE. BRtJ.VXEN. BRCWVEX.
Sulfate de chaux I,9i05 2,1530 1,9520 1,8343
— soude 0,'7323 0,6270 0,5980 0,4090
— magnésie. ..... 0,6005 0,5225 0,6840 0,4890
Carbonate de chaux 0.21-25 0,1900 0,2000 0,1995
— magnésie 0,1915 0,2290 0,1920 0,2545
Chlorure de magnésium 0,1220 0,2540 0,0985 0,1635
Phosphate de chaux traces. 0,0001 traces. traces.
Oxyde de fer traces. 0,0001 traces. traces.
Acide silicique traces. 0,0062 0,0045 0,0065
Alumine » » traces. traces.
Total les matières fixes. . 5,79Jd 5,9619 5,7290 5,5385
46 EILSEN (Eaux minérales de).
Gentim. Ccntim. Centira. Contim.
cubes. cubes. cubes. cubes,
i hydrogène sulfuré . . . 6o,5 'Sji 70,7 64,5
acide carbonique. . . . 70,8 77,4 72,5 63,8
hydrogène carboné. . . 3.7 5,9 5,6 5,2
oxygène 2,6 2,8 2,2 2,6
Total des gaz 142,4 1.ï9,5 149,0 153.9
On voit, en comparant les totaux des analyses des sources principales d'Eil.'^en, combien elles se ressemblent, tant parleurs principes fixes que par leurs éléments
gazeux.